samedi 8 mai - par Sylvain Rakotoarison

Napoléon Bonaparte selon Emmanuel Macron

« Au fond, de l’Empire, nous avons renoncé au pire, et de l’empereur, nous avons embelli nos meilleurs. Commémorer ce bicentenaire, c’est dire cela. Simplement. Sereinement. Sans céder jamais à la tentation du procès anachronique qui consisterait à juger le passé avec les lois du présent. Mais en retraçant ce que nous sommes, nous, Français. » (Emmanuel Macron, le 5 mai 2021).

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On pourra dire ce qu’on veut, on pourra apprécier ou ne pas apprécier le Président de la République, Emmanuel Macron a eu raison de commémorer ce mercredi 5 mai 2021 à l’Institut de France, devant des lycéens, le bicentenaire de la mort de Napoléon Ier. Il n’y a pas d’incompatibilité ni de contradiction à ce que la République commémore l’empereur, d’autant plus que le Premier Empire était une sorte d’aboutissement transcendantale de la République de la Révolution, sa conclusion et son "osmose" dans la nation française. C’était un exercice délicat, périlleux, notamment à cause des polémiques que l’annonce de ce discours a suscitées, et le Président de la République s’en est très bien tiré, sur la forme comme sur le fond.

On dit qu’Emmanuel Macron aime bien les commémorations. Mais c’est justement le rôle du chef de l’État, "père de la Nation", de revenir sur des moments essentiels qui ont façonné notre histoire de France. La République française n’est pleinement française que lorsqu’elle est la France dans sa totalité, et donc, dans son époque prérépublicaine, époque que je placerais avant la Troisième République, étant donné que les deux premières républiques n’étaient que des parenthèses courtes de l’histoire. On peut d’ailleurs comprendre à quel point les pères fondateurs de la Troisième République avaient peur que cette dernière se terminât en eau de boudin, euh, en eau d’empire, vu l’issue des deux précédentes républiques (d’où le régime d’assemblée pour éviter tout culte de la personnalité).

Emmanuel Macron aime bien l’histoire de France et en cette période, il est servi. En 2020, ce fut l’année De Gaulle, et ce mois-ci, après Napoléon, comme chaque année, le 8 mai 2021 à 18 heures, il commémorera le 76e anniversaire de la Victoire sur les forces nazies, le 9 mai 2021 dans l’après-midi, Strasbourg, la fête de l’Europe qui rappelle le fameux discours de Robert Schuman. Enfin, même si son agenda ne le dit pas encore, on pourra imaginer qu’il pensera au 40e anniversaire de la victoire de François Mitterrand, histoire de rappeler son origine socialiste, ce Président qui a si souvent célébré, dont le Bicentenaire de la Révolution.

On se souvient aussi que son premier acte de campagne politique fut pour honorer sainte Jeanne d’Arc le 8 mai 2016 à Orléans, refusant de laisser le FN (devenu RN) préempter ce personnage important de la culture française (du reste, Jeanne d’Arc est l’exemple de la réconciliation de l’Église et de la République après la loi de séparation). Et on se souvient aussi de ses multiples célébrations de la figure historique de Clemenceau, notamment le 11 novembre 2017.

Comme l’explique Thierry Sarmant, conservateur en chef du patrimoine au Service historique de la Défense, dans l’ambitieuse "Histoire mondiale de la France" (sous la direction de Patrick Boucheron, éd. Seuil), Napoléon était mégalomaniaque : « Napoléon ne met pas de bornes à ses ambitions : il s’imagine aussi bien maître de l’Europe ou du monde que souverain de la France. "Je suis Charlemagne", écrit l’empereur à son oncle Fesch le 7 janvier 1806. Dans le "système fédératif" imaginé par lui, le "Grand Empire" embrasse la France proprement dite et les États vassaux à la tête desquels sont placés des princes de sa famille ou à lui alliés (…). Avec le temps, Napoléon succombe à la démesure, en vint à croire à sa quasi-légitimité de droit divin, à imaginer sa dynastie comme une quatrième "race royale", après les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens. Les années passent, le rappel des origines révolutionnaires et nationales de son pouvoir lui devenait de plus en plus désagréable. Le 11 novembre 1812, en pleine retraite de Russie, il annonçait à Cambacérès depuis Smolensk son projet d’organiser dans l’église des Invalides [où il allait être enterré] une cérémonie "solennelle et religieuse" où serait prononcé un discours "ayant pour objet de rétablir dans toute sa pureté cette maxime fondamentale de la monarchie : ‘Le roi ne meurt point en France’. "… Le magicien s’était laissé prendre à sa propre mystification. ».

D’ailleurs, en quelque sorte, aujourd’hui, vouloir être Président de la République, c’est se comporter comme Napoléon, se croire indispensable et providentiel à la France.

Thierry Sarmant souligne aussi la dualité des sentiments et ressentiments sur Napoléon, déjà au jour du sacre, le 2 décembre 1804 : « Les uns dépeignent un Napoléon pâle, ému et grave, les autres un despote qui craint d’être taché par les saintes huiles et qui réprime des bâillements pendant la messe. ». Aucune gloire n’a été consensuelle de son vivant.



C’est cette dualité qu’Emmanuel Macron a choisi de décrire dans son discours (qu’on peut lire dans son intégralité ici) devant des lycéens, mais aussi son épouse Brigitte et le prince Jean-Christophe Napoléon Bonaparte, prétendant au trône impérial (34 ans, HEC, Harvard et gestionnaire de capitaux privés à Londres), accompagné de l’épouse de celui-ci, Olympia von Arco-Zinneberg.

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Rappelant le discours de Napoléon lorsqu’il fut élu à l’Institut de France, le 25 décembre 1797 : « Les vraies conquêtes, les seules qui ne donnent aucun regret, sont celles que l’on fait sur l’ignorance. », Emmanuel Macron a commenté : « La lutte contre l’ignorance. L’amour du savoir et de l’histoire. La volonté de ne rien céder à ceux qui entendent effacer le passé au motif qu’il ne correspond pas à l’idée qu’ils se font du présent. Non. Napoléon Bonaparte est une part de nous. Il l’est parce que dire son nom continue de faire vibrer partout mille cordes d’imaginaire (…). Bien peu de destins, il faut le dire, ont façonné autant de vies au-delà de la leur. C’est ce qui fait que nous sommes rassemblés ce jour. ».

Au passif de Napoléon, "évidemment" : « Napoléon, dans ses conquêtes, ne s’est jamais véritablement préoccupé des pertes humaines. (…) Nous avons ensuite, et depuis lors, placé la valeur de la vie humaine plus haut que tout, que ce soit dans les guerres ou dans les pandémies. ». L’esclavage aussi : « Napoléon (…) a rétabli l’esclavage que la Convention de 1794 avait aboli. ».

À son actif : « Napoléon, ainsi fidèle à l’esprit de 1789, a gravé dans le marbre l’égalité civile entre les hommes dans le Code civil, la protection de la loi pour tous avec le Code pénal. ». Et Emmanuel Macron d’évoquer les améliorations à ces actions, l’égalité entre les femmes et les hommes et l’abolition de la peine de mort.

Toujours à son actif, les arts (dont militaire), les sciences (les grandes écoles, etc.), l’éducation (le baccalauréat) : « La vie de Napoléon est (…) un chant de la raison. Sans doute est-ce en effet l’un de ceux qui poussa le plus loin en pratique l’héritage des Lumières, la confiance en la science, l’art de l’organisation et tout cet héritage du XVIIIe siècle. ».

Mais la raison de commémorer Napoléon arrive vite dans le discours du Président de la République. Lui qui croit à la méritocratie, à l’absence de fatalité dans les vies humaines, l’exemple de Napoléon comme "premier de cordée" fait par lui-même, est absolument essentiel : « La vie de Napoléon est (…) une ode à la volonté politique. À ceux qui jugent les destins figés, les existences écrites à l’avance, le parcours de l’enfant d’Ajaccio devenu maître de l’Europe démontre qu’un homme peut changer le cours de l’histoire. (…) On aime Napoléon parce que sa vie a le goût du possible. Parce qu’elle est une invitation à prendre son risque, à faire confiance à l’imaginaire, à être pleinement soi. (…) À chaque instant et en tous aspects, il réinventa son existence et fut infiniment libre. Une force qui va. ».

Il faudrait être naïf pour ne pas interpréter une telle phrase comme une allusion à peine voilée d’une potentielle analogie entre l’empereur et lui, qui a l’habitude de dire qu’il "prend son risque" et tous les deux se sont d’ailleurs illustrés par une grande jeunesse.

Et paradoxalement pour un "preneur de risque", Emmanuel Macron a refusé de prendre parti sur les conditions historiques de Napoléon : « Nulle volonté de juger les conditions d’accès au pouvoir (…). Nulle volonté non plus de dire si Napoléon a concrétisé ou au contraire dévoyé les valeurs révolutionnaires. ».

Emmanuel Macron a donné aussi un autre élément positif dans le bonapartisme, la souveraineté nationale : « Le fait est qu’après des mois de tâtonnements et d’hésitations, il sut donner une forme durable à la géniale intuition révolutionnaire de la souveraineté nationale. (…) Napoléon compris très vite la nécessité de répondre au vertige de la fin du droit divin, en la substituant par une autre légitimité, une autre transcendance. Ce fut pour lui, le peuple français. Tout ce qui est fait sans le peuple est illégitime. Mais derrière le peuple français ainsi déclaré, ainsi installé comme nouveau foyer d’une souveraineté nationale, d’une transcendance ainsi trouvée, il n’y avait évidemment pas les libertés démocratiques. Il y avait tout de suite encore la forme de l’État. (…) Son ultime intuition fut de vouloir combler le vide laissé par la figure du roi le 21 janvier. ». En ce sens, De Gaulle fut aussi un continuateur de Napoléon.

Mais Emmanuel Macron finit en reconnaissant que sur les libertés, Napoléon a été "mauvais" : « Il ne pouvait (…) tout à la fois ancrer la Révolution et interdire aux Français le goût de la liberté dont elle était porteuse. En cela, 1789 fut plus fort que Napoléon. ».

En somme, cette dernière phrase résume toute la prudence élyséenne qui consiste à prendre le bon tout en relativisant le mauvais de Napoléon, la relativisation se fait en fait comme en considérant des lacunes qui sont comblées par la suite de l’histoire (l’esclavage est un sujet assez éloquent de ce point de vue, en 1848, il est définitivement aboli), plaçant l’œuvre de Napoléon dans un ensemble de progrès dont il fut à la fois un accélérateur (organisation de l’État) et un freineur (libertés publiques).

C’est pour cette raison qu’Emmanuel Macron a réussi son discours du 5 mai 2021, un exercice tellement difficile qu’il ne pouvait pas ne pas s’y soumettre. Il l’a fait sans passion débordante et avec un réel respect de toutes les opinions d‘aujourd’hui. C’était son rôle de Président de la République, dont l’une des missions est de fédérer le sentiment national.
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Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (06 mai 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Napoléon Bonaparte selon Emmanuel Macron.
Discours du Président Emmanuel Macron sur Napoéon Ier le 5 mai 2021 à l’Institut de France à Paris (texte intégral et vidéo).
Du haut de ce Président, quatre ans vous contemplent.
Napoléon, De Gaulle et Macron.
Emmanuel Macron, deux ans après.
Emmanuel Macron et les 5 ans d’En Marche.
Le "chemin d’espoir" d’Emmanuel Macron.
Allocution télévisée du Président Emmanuel Macron, le 31 mars 2021 à Paris (texte intégral et vidéo).
Emmanuel Macron sera-t-il un Président réformateur ?

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37 réactions


  • troletbuse troletbuse 8 mai 11:08

    Une différence de taille de Micton avec le grand Napoléon : Les femmes  smiley


    • Rinbeau Rinbeau 8 mai 21:51

      @troletbuse

      Attention aux femmes et aux hommes cachés !
      Pour l’école, les femmes de bonaparte, c’est joséphine ! Comme on est loin du compte puisqu’il a notamment couché avec ses trois sœurs !
      Quand à l’homosexualité, il y a tâté, si je puis dire !
      Ce qui n’est pas anachronique puisque sous louis 14 déjà, 80 pour cent des courtisans étaient homosexuels !

      Pour les merdias les femmes de macron, c’est brigitte..Mais ?


    • @Rinbeau

      On a aussi Benalla...


    • troletbuse troletbuse 8 mai 21:54

      @Philippe Huysmans, Complotologue
      C’est une Gallet Jade ?  smiley


    • microf 8 mai 22:45

      @troletbuse

      Grand Napoléon ? Une personne qui a fait retablir l´escalvage ?

      Lorsqu´il rétablit l´esclavage Napoléon dit ceci : Je suis pour les Blancs car je suis un Blanc je n´ai pas d´autres raison, et celle-ci est la bonne.
      Comment peut-on accorder la liberté á des africains, á des hommes qui n´ont pas de culture ? :

      Il ne faut pas oublier qu´il voulait règner sur le monde, la Russie, l´Afrique, sans oublier les Amériques en savent quelque chose sur votre grand homme.

      Poser cette question aux esclaves de l´époque ou á leurs descendants, ils vous répondront.

      Une petite retropective sur qui fut ce Napoléon.
      De 1794, en 1802 les esclaves étaient libre, plus d´esclaves.
      Mais á 1802 lorsque Napoléon envoi le Leclerc pour rétablir l´esclavage, il donne ces instructions : Je ne veux pas qu´on laisse vivre des hommes, des femmes, des colines, des montagnes, des personnes éduquées, ne laissé vivre que des enfants de douze ans.
      Les armées Napoléonienne avaient des méthodes de tortures terribles, l´une de ces methodes c´était le gazage.
      Des hommes, femmes, enfants étaient enfermés dans des cales de bataeux et étaient gazés au soufre.
      Hitler admirait Napoléon, certainement c´est de lui qu´il a appris la méthode de gazage qu´hitlert utilisera contre les Juifs.

      En 1803, Haiti réussit á vaincre les armées de napoléon, et le 1 janvier 1804, l´Indépendance du Haiti est proclamée par Jean Jacques Desaline.
      La population Haitienne avant la campgne de guerre des Armées Napoléon, s´élévait á plus de cinq cent mille. En 1804 de cette population n´en restait que la moitié, les autres massacrés par les armées de Napoléon.

      Lorsque RICHMOND arrive dans les Caraibes pour rétablir l´esclavage. Il demande á ce que tous les soldats démissionnent de l´armée et qu´ils soient relevés de leurs fonctions et refaits des esclaves.
      En Guadeloupe le 10. Mai 1802 Louis Delprèch né d´une mère esclave, et Joseph Ignace qui était contre le rétablissement de l´esclavage, avaient fait un voeu á leurs soldats noirs de mourir avec eux si le besoin se faisait sentir.
      Les deux officiers préféreront mourir avec leurs troupes de soldats noirs que de se rendre.
      Le 10 Mai 1802, Louis Delpréch fit placarder sur les mûrs de Basse-Terre un appel á la résistance, il écrit " Je vous recommande de lire justement s´il vous plait, á l´Univers entier le derneir cri de l´innocence et du désespoir.

      Voila le grand homme Napoléon.


    • troletbuse troletbuse 8 mai 23:00

      @microf
      On ne peut juger un homme d’un autre siècle avec nos considérations actuelles.
      Philippe de Villiers ainsi que d’autres le dit très bien dans ses interview sur les réseaux sociaux.
      Que se passe-t-il aujourd’hui en Chine, en Birmanie, en Colombie, etc ?
      Probablement des horreurs !
      Les exécution se faisaient bien au milieu de la foule.
      On ne peut juger avec notre sensibilité actuelle.
      Un exemple personnel :
      J’ai vécu mon enfance à la campagne. Chaque famille élevait un cochon, des lapins et des poules et on assistait à la mise à mort du cochon, et des animaux de ferme sans être choqués alors qu’aujourd’hui je suis incapable de tuer un quelconque animal sauf une mouche ou une guêpe. Alors ?


    • microf 9 mai 16:39

      @troletbuse

      Ne cherchez pas á changer de sujet en parlant de la Chine, de la Birmanie, de la Colombie.
      On parle ici d´un sujet bien précis á savoir Napoléon qui a été commémoré il ya quelques jours.
      La commémoration en fait n´est pas mauvaise même d´une personne comme Napoléon qui a fait beaucoup de mal.
      Laissons ce qu´il a fait aux noirs, ils ne sont rien, pas éduqués, sans culture.
      Regardez vous même ses campagnes militaires chez ses frères Blancs qui ont une culture, ses frères Blancs qui sont éduqués comme lui, les millions de morts qu´il a causé chez ses frères Blancs.
      Ce ne sont pas les africains sans culture ni éducation, mais ce sont ses propres frères BLANCS qui l´ont mis hors état de nuire car il avaient vu que ce Napoléon était une personne mauvaise, dangereuse, ses frères Blancs l´ont envoyés en exil oú il est mort.

      Revenons á Chine, la Birmanie, la Colombie comme cela vous imtèrèsse.
      Les Chinois, Birmans ou Colombien quoi qu´ils fassent, restent et le font chez eux, entre eux.
      L´action des chinois, des Birmans, des colombiens n´a aucune influence sur moi, ni sur vous, mais celle de Napoléon influera dans ma vie, dans la vie de nombreux en Europe, dans la vie des personnes qui vivent dans les Caraibes, á vie.

      J´aurai préféré que Napoléon reste en France et fasse en France ce qu´il veut.
      Mais sortir hors de ses frontières et vouloir envahir le monde en sèmant la mort et la désolation comme il l´a fait est mauvais.
      Pensez-vous que les Russes oublieront un jour Napoléon ? Que les Autrichiens oublieront un jour Napoléon ? Que les africains oublieront une jour Napoléon ? que Caraibéens oublieront un jour Napoléon ?

      Les idées néfastes de Napoléon ont traversées et continueront á traverser les siècles.
      Hitler qui était un admirateur de Napoléon, et il l´a beaucoup copié...
      Lorsque Napoléon rétabli l´esclavage, le gazage des enafnts, femmes, hommes enfermés dans des cales de bateaux, se multiplient, Hitler le fera avec les Juifs.
      Le retablissement de l´esclavage a beaucoup causé de massacre, Hitler admirateur de Napoléon en a fait faire commettre de nombreux.
      Les campagnes militaires de Napoléon á travers l´Europe allant jusqu´en Russie oú ses armées seront vaincues. Hitler l´admirateur de Napoléon le fera, il ira á travers l´Europe, et jusqu´en Russie, pareil comme Napoléon qui échouera á Waterloo sonnant ainsi son glas, Hitler échouera á Stalingrad sonnant ainsi le glas de la défaite nazi.

      Napoléon doit être jugé car sa réthorique raciste, zénophobe, Antisémite, a été reprise par cet Hitler, et a causée beaucoup de mal.
      Cette réthorique de Napoléon raciste, zénophobe, Anti-sémite est aujourd´hui reprise par un certain nombre de personnes, et, connaissant les précédants, c´est dangereux.
      Ce qu´a fait Napoléon repris par Hitler, peut encore recommencer, c´est pourquoi, il faut le juger pas pour le condamner, mais pour dire que ses idées étaient mauvaises, que ses idées ont conduits au désordre et chaos dans lequel nous vivons aujourd´hui, vous en Occident, et moi en Afrique ou d´autres dans les Caraibes.
      Comme par hazard, Napoléon meurt en Afrique, cette Afrique qu´il méprisait.

      Lisez ce que dit le gouverneur de l´île après la mort de Napoléon.

      " Napoléon mourut le 5 mai 1821. Le lendemain, le gouverneur de l’île, sir Hudson Lowe, jusqu’alors en perpétuel conflit avec son ancien prisonnier, vint en personne s’assurer de sa mort et déclara alors à son entourage : « Hé bien, Messieurs, c’était le plus grand ennemi de l’Angleterre et le mien aussi ; mais je lui pardonne tout. À la mort d’un si grand homme, on ne doit éprouver qu’une profonde douleur et de profonds regrets11. »"

      Moi aussi n´éprouve aucune qu´une profonde douleur et de profonds regrets pour sa mort, car s´il avait mis ses idées au service du bien et non du mal, il aurait mérité ce nom de grand homme avec un grand H.


  • sirocco sirocco 8 mai 13:04

    Ce post est complètement hors sujet mais il donne une info intéressante incasable ailleurs et avec un peu de chance il sera lu par tous ceux qui viennent moinsser Rakoto par habitude.

     

    Un homme de 43 ans interpellé dans la nuit du 30/04 au 01/05/21 a été retrouvé « pendu » dans une cellule du commissariat de Périgueux (Dordogne). Info France Bleue du 04/05. L’enquête a été confiée à la police, évidemment...

    Vous n’en avez pas entendu parler par vos médias favoris ?... Normal : ils n’ont pas le temps de tendre le micro à Dupond-Moretti pour l’entendre dire que sa « main ne tremblera pas » (savais pas qu’il était parkinsonien...) et traiter d’autres sujets mineurs comme celui-ci. Et puis c’est pas une nouvelle très glamour alors ça ne nous intéresse pas.

    Le 07/05 le procureur de Périgueux a été en mesure d’annoncer après 6 jours d’enquête intense que des investigations poussées ont pu conclure que l’homme s’était pendu dans sa cellule à l’aide de la couverture que les flics lui avaient obligeamment remise pour pas qu’il prenne froid dans sa cellule, le pauvre... Eh oui, avec ces images de femmes Gilets jaunes traînées par les cheveux sur le bitume, on en oubliait que le flic français a le cœur sur la main (arrêtez de rigoler).

    Sans compter que tout le monde sait bien qu’il n’y a rien de plus efficace qu’une couverture pour se pendre... ça vous cisaille de cou aussi sûrement que le fil coupe le beurre.

    Le proc a annoncé que d’autres investigations étaient nécessaires pour déterminer comment l’homme s’était pendu avec sa couverture dans sa cellule du commissariat de Périgueux le mode opératoire, si vous préférez. Le temps de faire venir un plombier pour qu’il installe à la hâte au plafond un tuyau accessible en se mettant debout sur la banquette ?...

    Bien sûr que non ! C’est moi qui ai de bien mauvaises pensées s’agissant de notre police exemplaire et irréprochable ! D’ailleurs je vais de ce pas m’infliger une punition !


    • pierre 8 mai 17:24

      @sirocco
      alors cela appel plusieurs questions, quel type de couverture ( je veux dire genre couverture de survie ou vraie couverture) avec une vraie couverture on ne peut se pendre. Il faut la laminer en bandelettes, et autre question pourquoi était-il en GAV ? Perigueux c’est super calme non ?


    • sirocco sirocco 8 mai 20:21

      @pierre
      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dordogne-un-homme-meurt-en-cellule-de-degrisement-au-commissariat-de-perigueux-1620118438

      L’homme aurait été interpellé en état d’ébriété durant la plage de couvre-feu.
      Pas de détails sur la couverture pour le moment...

      Les policiers de Périgueux en ont profité pour décrocher quelques plaques au plafond et balancer des dossiers au sol avant de laisser les journalistes prendre la photo, pour faire croire à la vétusté des locaux (pourtant la façade de l’hôtel de police ne semble pas si délabrée !) et réclamer des bâtiments rénovés.
      Affaire à suivre...

      Sauf peut-être au milieu des bois, il n’y a plus d’endroits « calmes » en France.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 10 mai 10:48

      @sirocco
      "Un homme de 43 ans interpellé

      "

      Un homme : Quelle couleur ? Quelle race ? Que faisait-il en France ?
      Interpelé : la raison de son interpellation ?


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 mai 15:37

    « Une fois encore s’allait justifier le mot de Saint-Évremond : « le Français est surtout jaloux de la liberté de se choisir son maître ». 
    - Louis MADELIN (1871-1956), Histoire du Consulat et de l’Empire, Le Consulat, 18 brumaire an VIII (1937-1954)

    Madelin était un historien et un élu (député conservateur). Il a été évincé de l’université par Lavisse qui lui reprochait officiellement de réhabiliter Fouché et de ne pas « adhérer » à la Révolution mais qui, en fait, a fait en sorte d’évacuer de la scène d’autres « récits » que le sien qui n’était qu’une continuité de la version officielle(reprise par Macron), écrite par Michelet, lui-même commandité par Napoléon III qui a construit le mythe flamboyant de son oncle à partir d’une réalité sordide.

    Aujourd’hui, qui connait Madelin ? Il ne fait jamais bon de vouloir rétablir la vérité.


  • Comment peut-on juger le passé, nous n’y étions pas ? Hannah Arendt fut la maîtresse de Heidegger, antisémite...Ce qui vaut pour la Bible qui subit certainement de nombreux remaniements en fonction de la politique..


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 mai 15:49

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      il ne s’agit pas de juger, mais de comprendre, ne serait-ce que pour mourir moins cons, mais aussi pour éviter de se faire couillonner comme nos aïeux, toujours prompts (parait-il) à partir se faire massacrer, la fleur au fusil, pour engraisser ceux-là mêmes qui les maintenaient dans une dépendance servile.

      Ne pas être curieux de l’histoire, c’est se condamner à faire comme eux, ce que font les inconditionnels des séries TV et des réseaux sociaux..


  • Claude Courty Claudec 8 mai 17:39

    Pour le moins curieux ce culte voué par une démocratie, à quelques décennies de gloire et de fastes, ainsi qu’aux traces d’une administration imposée par un général félon devenu dictateur.

    N’est-ce pas oublier un peu facilement que ce fut en abusant de la République que Bonaparte s’est fait sacrer empereur des Français pour les saigner à blanc en un peu plus d’une décennie, pour le plus grand profit – d’une durée aussi brève que son règne – de ses proches et de sa cour bien entendu, renouant ainsi avec les régimes que 1789 avait abolis.

    N’est-il pas tant d’autres domaines que la gloire impériale et ses héros, qui ont fait de la France ce qu’elle est, et dont elle puisse s’honorer sans réserve ?


  • Rinbeau Rinbeau 8 mai 19:42

    bonaparte et macron ont en commun la médiocrité !

    Portés littéralement par les milieux d’affaires,

    comme disait Audiard il me semble, « ceux sont des cons qui osent tous, c’est 

    à ça qu’on les reconnait ! »

    Tous deux ont laissé leur humanité au porte manteau !

    Dangereux pour les peuples… 

    A jeter aux poubelles de l’histoire !


    • Rinbeau Rinbeau 8 mai 20:27

      @Rinbeau

      Ha ! j’oubliais.. Autre point commun, la détestation des Français !


    • sirocco sirocco 8 mai 20:29

      @Rinbeau

      « bonaparte et macron ont en commun la médiocrité ! »

      Vous imaginez macron à Austerlitz ?...


    • @sirocco

      Vous imaginez macron à Austerlitz ?...

      Il aurait négocié un accord avantageux avec les Russes et les Autrichiens au terme duquel il lui aurait été permis de rentrer à poil, sans armes et à pied, le pays quant à lui devenant de fait la propriété des vainqueurs.

      Il nous aurait dit que c’est un excellent traité pour le maintien de la paix en Europe et que ça va booster l’économie smiley


    • Rinbeau Rinbeau 8 mai 20:54

      @sirocco

      A saint Hélène bonaparte se confie beaucoup et donne la recette de ses victoires !
      Avoir toujours le double d’hommes que ses adversaires !
      Quel génie ! Un boucher qui gagnait à coups d’hommes !
      Cela dit, il n’aimait pas les Français.. D’ailleurs il n’aimait personne !
      Cà me rappelle quelqu’un. Voyons..

      Psychopathes vous dites ? C’est fort possible ! 


    • Claude Courty Claudec 9 mai 03:09

      @Rinbeau
      Est-haïr la France que de vouloir modérer la gloire que tirent tant de Français – républicains de surcroît – du souvenir d’un parvenu capable de telles recettes ?


    • devphil30 devphil30 9 mai 05:37

      @sirocco

      Impossible aucun endroit pour se cacher ...


    • Et hop ! Et hop ! 10 mai 22:52

      @Claudec

      Napoléon n’était pas un parvenu, il était noble, il avait été reçu au concours d’entrée à l’école militaire, il avait une spécialité d’ingénieur artilleur, ce qui est le niveau de Polytechnique.

      Si il n’y avait pas eu la Révolution, il serait devenu maréchal de France après avoir écrasé définitivement les punaises anglaises.


    • Claude Courty Claudec 17 mai 06:00

      @Et hop !

      Le parvenu est en l’occurrence celui qui – quels que soient son bagage et ses origines – a fait cocue la République pour parvenir à ses fins.

      Quant à votre « Si », ce n’est pas au conditionnel que s’écrit l’histoire. 


  • véronique 8 mai 20:38

    C’est quand même assez particulier d’encenser la République et de commémorer un homme qui y a mis fin.

    Et pour un président de la république, c’est cocasse. Ce n’est pas la première fois, puisqu’il avait tenté d’honorer la mémoire de Pétain, un autre fossoyeur de la république.

    Alors oui je sais, il ne faut pas juger avec les critères ou lois du présent ce qui appartient au passé.

    Cela dit, lorsque napoléon s’est livré à des crimes de guerre (siège de Jaffa notamment), ce ne sont pas des lois du présent qu’il violait, mais une loi de son époque.

    Ce qui est assez drôle, c’est que les hasards du calendrier ont conduit deux présidents anciens banquiers à célébrer celui qui avait fait d’une banque privée la banque de France.


  • ETTORE ETTORE 8 mai 21:17

    du chef de l’État, « père de la Nation »,

    Bon là j’ai arrêté  ! Trop débile, c’est trop de trop !

    Faut avoir du culot quand même pour sortir une glaire pareille !

    Le ZORG, père de la nation ?

    Dites Rakoto, qu’est ce qu’ils vous donnent à fumer ?

    De la vanille de Madagascar ?

    Le ZORG, pas foutu d’avoir une descendance, à se demander si il n’est pas hongre

    (et pas hongrois comme Sarkopilate ) père d’une nation ?

    Mais même au figuré, je refuse de l’avoir comme père, et récuse toute filiation.

    Je suis sûr que certains pourrait même l’accuser d’inceste, tellement « il mets profond » pour un père .

    Faut arrêter Rakoto, !

    Vous n’aurez jamais le marocain, même en bon mandarin, vous finirez comme un pépin desséché, à force de vous presser le b(p)ulb(p)e.

    Rakoto, z’êtes vraiment le Pulco de cet antre !


  • BA 9 mai 10:04

    La connerie d’Eric Zemmour.


    A propos du Premier Empire, Eric Zemmour écrit : « Je ne suis pas de ceux qui aiment Bonaparte pour rejeter Napoléon. Je ne suis pas de ceux, comme notre président, qui conjuguent le en même temps, « le meilleur de l’Empereur et le pire de l’Empire ». Car, justement, son Empire n’était rien d’autre que la « Grande nation », comme disaient alors avec crainte et admiration les Allemands. Son Empire n’était rien d’autre que le retour de l’Empire carolingien de Charlemagne, c’est-à-dire un rêve millénaire d’Empire romain. »


    Fin de citation.


    C’est toujours la même connerie depuis deux mille ans.


    L’Empire romain, l’Empire carolingien de Charlemagne, le Saint Empire Romain Germanique, l’Empire napoléonien, le Deuxième Reich, le Troisième Reich, l’Union Européenne, encore et toujours ce « rêve millénaire d’Empire romain ».


    C’est encore et toujours le même rêve.


    C’est encore et toujours ce rêve d’unifier un continent.


    C’est encore et toujours ce rêve qui se termine à chaque fois par un effondrement lamentable.


    Frexit, vite.


    https://www.lefigaro.fr/vox/histoire/eric-zemmour-de-bonaparte-a-napoleon-j-assume-tout-20210507


  • ETTORE ETTORE 9 mai 13:23

    BA.....

    On voit bien que cela empire de pire en pire !

    Le dernier en « datte » ( histoire de se la faire mettre), semble empiriquement pire que les deux mille ans passés, qu’il soit romain, religieux, reich-statique, ou Your Hope.

    Quand c’est « pire », cela sous entend que déjà avant, c’était pas reluisant.

    Mais quand cela « empire », c’est que nous étions déjà dans le pire, et que cela devient urgent d’évacuer ces Empiriques malfaisants !


  • phan 9 mai 14:50
    « Près d’un tiers des soldats de la Grande Armée de Napoléon partis combattre en Russie ont été victimes d’infections et de fièvres transmises par les poux, selon de nouvelles analyses menées par une équipe franco-lituanienne sur des ossements de soldats retrouvés en Lituanie. Ce qui restait de l’armée napoléonienne, durement éprouvée par cette guerre à l’Est, a battu en retraite à Vilnius, en décembre 1812. C’est là qu’une fosse commune abritant les restes de centaines de soldats de Napoléon a été mise au jour en 2001. Des chercheurs du CNRS ont ainsi pu confirmer que le typhus, la fièvre des tranchées et la fièvre des poux avaient fait des ravages parmi ces hommes.
    En analysant des échantillons de terre, de tissus et de dents prélevées sur les ossements, l’équipe de Didier Raoult (CNRS-Université de la Méditerranée) a trouvé les traces de trois pathogènes transmis à l’homme par les poux  : Borrelia recurrentis responsable de la fièvre récurrente à poux, Bartonella quintana responsable de la fièvre des tranchées et Rickettsia prowazekii, agent du typhus. »

    Éliminer les poux, c’est possible, mais ce n’est pas autorisé !
    Un médicament existe, nous révèle le Pr Raoult : il est très efficace, pas cher et sans danger, mais il n’est pas autorisé pour cette indication : l’ivermectine.

    • Et hop ! Et hop ! 10 mai 22:55

      @phan : «  Éliminer les poux, c’est possible »

      Oui avec du Ziklon B et des chambres de fulmigation des vêtements.


  • Panoramix Panoramix 9 mai 18:40

    A la chute de Napoléon, la France était plus petite qu’à son arrivée au pouvoir, le pays était occupé, la population active décimée par les guerres, la France est restée affaiblie par rapport à l’Angleterre et l’Allemagne pendant le reste du siècle et même au delà.

    Reste l’« épopée », ça fait partie des racines et du ciment national, mais à quel prix.


  • Hufontaine 10 mai 08:45

    Que d’histoire ...


  • zygzornifle zygzornifle 10 mai 09:37

    Napoléon était un assassin doublé d’un équarisseur, lors de ses conquêtes il a laissé des ruines et des cadavres partout plongeant les familles dans le désespoirs et on l’honore encore quelle gâchis et quelle scandale.....

    C’était est un Hitler ou un Attila, il aurait eut la technologie des Nazis il aurait détruit au minimum la moitié de la planète, a gerber ..... 


  • Henri de Grossouvre Henri de Grossouvre 12 mai 15:08

    Non seulement il n’y a pas incompatibilité à ce que la République commémore l’empire et Napoléon mais il y a aussi une manière de continuité entre les deux


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