vendredi 28 avril - par Alexis Toulet

Présidentielle - La Gouvernance contre le Peuple

Peu avant le premier tour de l'élection présidentielle, Diana Johnstone, universitaire et journaliste américaine, opposante active à la guerre du Viêt Nam puis critique déterminée de la politique militaire américaine dans les décennies qui suivirent, et depuis longtemps établie à Paris publiait une analyse percutante du phénomène Macron.

Ce « regard américain de gauche » sur le président d'En Marche éclaire grandement les enjeux de l'éventuelle accession au pouvoir d'Emmanuel Macron, et il prend encore plus de sens à l'approche du second tour et d'un choix qui promet d'être historique. Or, ce qu'il met à jour est plus qu'inquiétant...

Mercredi 26 avril, Jacques Attali, l'un des mentors que suivit Emmanuel Macron lors de son ascension fulgurante, qualifiait le sort des centaines de licenciés du site de Whirpool à Amiens d' "anecdote". A la surprise du journaliste qui l'interrogeait, il répondait :

C'est en effet une anecdote dans un contexte plus large de création d'emplois, c'est une anecdote non pas au sens péjoratif du mot mais ça s'inscrit dans un contexte plus large

Ce qui était ajouter à l'outrage le mensonge. Le chômage toutes catégories confondues, tel que mesuré on ne peut plus officiellement par l'INSEE a augmenté continûment de 3,5 millions jusqu'à plus de 6,2 millions depuis 2008 c'est-à-dire pendant les deux derniers quinquennats - dont le dernier où l'influence du conseiller économique puis Ministre de l'Economie Emmanuel Macron put donner à plein - et n'est absolument pas en voie de résorption, contrairement à ce que prétendait Jacques Attali.

Demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi - Ensemble des catégories - France métropolitaine

Continuer dans la même direction ?

Sans doute, le candidat avait le bon sens de ne pas laisser paraître le mépris exposé tout ingénument par le mentor. Il se retrouvait cependant sifflé et chahuté par les ouvriers du site Whirlpool de sa propre ville natale, dont beaucoup n'avaient pas attendu la sortie de Jacques Attali pour se faire une opinion sur son protégé, et sur la politique qu'il défendait.

Emmanuel Macron à Whirlpool

Mais qui est Macron, justement ? Qui représente-t-il, et comment comprendre son ascension ?

Voici l'analyse de l'universitaire et journaliste Diana Johnstone, fine connaisseuse de la France.

 

Original en anglais - Diana Johnstone, 31 mars 2017 pour Counterpunch

Traduction en français - Par l'auteur, traduction déjà publiée par Le Grand Soir

Préambule, liens et notes - Alexis Toulet pour le Noeud Gordien, 27 avril 2017

Il ne faut pas trop rire de l’élection présidentielle française de 2017. Elle se présente de plus en plus comme la rencontre historique entre deux conceptions de la vie politique, totalement opposées. D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables.

Souvent dans l’histoire, les événements politiques en France ont marqué les époques et clarifié les dichotomies, à commencer par la distinction, aujourd’hui sur le déclin, entre « gauche » et « droite ». Cette élection pourrait en être un.

C’est quoi, la “gouvernance” ?

Il devient de plus en plus clair que l’élite dirigeante transatlantique a décidé depuis un bon moment que la démocratie représentative traditionnelle ne convient plus au monde globalisé basé sur la libre circulation du capital. Il faut passer au nouveau système, la « gouvernance », un terme emprunté au monde des affaires. Il s’agit de la bonne gestion de grandes entreprises, unies dans un seul but et dédiées au maximum d’efficacité. Cette origine se reconnaît dans certains aspects de la gouvernance politique : l’unanimité quant aux « valeurs » et objectifs ; l’utilisation de comités spécialisés pour traiter certaines questions délicates, un rôle attribué à la « société civile » et aux « organisations non-gouvernementales » ; l’utilisation de la psychologie et de la communication pour former l’opinion publique ; l’isolement des trublions ; et surtout la cooptation des dirigeants.

La vie politique en Occident correspond de plus en plus à cette description. Malgré l'alternance des partis au pouvoir, les politiques les plus fondamentales sont toujours les mêmes.

Aux Etats-Unis, le remplacement de la démocratie par la gouvernance est facilité par le système des deux partis. Les électeurs n’ont de choix qu’entre deux candidats, tous les deux sélectionnés et approuvés par les principaux actionnaires de l’entreprise nationale. Tout allait bien jusqu’au moment où la grande favorite de toute l’élite, Hillary Clinton, fut battue par un intrus, Donald Trump. La réaction hystérique sans précédent montre bien le refus de l’élite de céder le pouvoir à l’outsider, qui est toujours loin d’avoir pris tout le pouvoir. (1) Quoi qu'il arrive, l’accident Trump illustre le mécontentement grandissant de la part des populations soumises à une globalisation dite inévitable qui les laisse sans perspective.

Hillary Clinton elle-même affectionne le terme « gouvernance » pour qualifier ses objectifs, notamment dans ses relations avec Goldman Sachs et la « société civile ». Mais même Hillary n’était pourtant pas un produit aussi pur de la gouvernance que le candidat français Emmanuel Macron.

La Gouvernance personnifiée

Il suffit de regarder les couvertures des magazines pour saisir le rôle de Macron dans l’élection actuelle. Son joli minois accompagne une pléthore d’articles triviaux qui célèbrent le Wunderkind - l'enfant prodige - comme une vedette du show business. En janvier, la magazine Foreign Policy présentait Macron au public américain comme « le politicien français anglophone et germanophile que l’Europe attend ».

Son parcours professionnel ne laisse aucun doute sur les raisons pour lesquelles les médias apprivoisés perçoivent dans cet Emmanuel-là le Messie de la croissance.

Né à Amiens il y a 39 ans, Emmanuel Macron a passé une grande partie de sa vie à l’école. Comme la plupart des dirigeants français, Macron a accumulé des diplômes prestigieux. Il a raté l'ENS mais a fait Sciences Po et l'ENA, et fut admis en 2004 à l’Inspection Générale des Finances. A l’IGF il s’est fait remarquer par un homme d’influence, Jean-Pierre Jouyet, qui l’a recommandé à Jacques Attali, le plus spectaculaire des gourous de haut niveau, qui, depuis 35 ans, régale les dirigeants de ses visions futuristes (Jérusalem en tant que future capitale du monde, par exemple). En 2007, Attali a coopté Macron dans sa prestigieuse « Commission pour la libération de la Croissance », chargée par le Président de la République de formuler des recommandations afin de relancer la croissance économique en France.

L’objectif principal de ce cénacle de grands patrons était d’ « instaurer une nouvelle gouvernance au service de la croissance ».

Inutile de souligner que les 40 membres de la commission représentaient les intérêts du grand capital, et pas seulement le capital français. Parmi les voisins invités à formuler la liste de 316 propositions pour remodeler la France se trouvaient la Deutsche Bank et Nestlé. Tout ce beau monde légua au jeune Macron un carnet d’adresses bien rempli.

En 2008, sur recommandation d’Attali, Macron est passé à la Banque Rothschild, où il est rapidement devenu millionnaire, grâce à sa commission sur un achat par Nestle qui valait neuf milliards de dollars.

Comment expliquer une ascension digne d’un roman de Balzac ? Il était « impressionnant » se souvient Attali. Emmanuel « était très habile, extrêmement apprécié de tous les membres de la commission. Il n’a antagonisé personne et s’est créé des relations personnelles, et pour un gamin de cet âge, arriver immédiatement à être visible par 40 personnes puissantes, influentes et qui jugent, c’est un accélérateur de carrière extraordinaire. »

Voilà le mot clé de l’ascension sociale : les « relations ».

Alain Minc, un autre bon connaisseur des réseaux du pouvoir, commente la réussite de Macron en expliquant qu’un banquier d’affaires doit être intelligent, souple, rapide et charmant – qualités nécessaires pour « un métier de pute ».

Macron exprime sa sagesse en petites phrases.

« Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires. »

Ou bien :

« On se fout des programmes ! Ce qui compte c’est la vision ! »

Il est clair qu’il possède une vision parfaite des sommets.

Comment former les gouverneurs de la gouvernance

Le chemin vers le sommet est balisé de contacts. L’élite de la gouvernance se reproduit par la cooptation. Ils se reconnaissent, ils se sentent, ils s’entendent.

Aujourd’hui, en réaction à une telle observation, la police de la pensée risque de crier au complotisme. Mais il n’y a ni complot ni conspiration car il n’y en a pas besoin. Ceux qui pensent de la même manière s’accordent sans problème. On n’a pas besoin de consigne.

Par ailleurs, les sentinelles de la pensée qui crient « conspi » dans ces cas semblent croire que ceux qui possèdent un immense pouvoir, surtout un pouvoir financier, ne l’utiliseaient pas. « Que le peuple décide ! » penseraient-ils généreusement. A la manière de George Soros, par exemple.

En réalité, ceux qui possèdent beaucoup de pouvoir non seulement l’utilisent, mais ils sont convaincus qu’il doivent l’utiliser, pour le bonheur de l’humanité, pour le bien général. De leur position supérieure, ils ne doutent pas qu’ils savent ce qu’il faut faire, alors pourquoi permettre aux masses ignorantes de causer un gâchis ? C’est dans cet esprit qu’il y a quarante ans, David Rockefeller a fondé la Commission Trilatérale, pour remédier à un « excès de démocratie » qui amènerait les classes travailleuses à formuler trop de revendications. (2)

L’idéologie de nos jours fait en sorte que les masses se divertissent en se querellant sur les questions d’identité, sur quel groupe est plus victime que les autres, sur combien de genres faut-il reconnaître, et qui faut-il « haïr » pour lutter contre le crime de « haine ».

Pendant ce temps, les membres de l’élite délibèrent entre eux et décident.

Grâce à Jouyet, en 2007 Macron fut coopté par le club des Gracques, qui se consacre à la propagation des « valeurs » basées sur l’idée que l’Etat social keynésien est dépassé par la globalisation et la construction de l’Europe.

En 2011, Macron fut coopté par le Club de la Rotonde, qui conseilla au Président Hollande d’infliger à la France un “choc de compétitivité” – c’est-à-dire de favoriser l’investissement en réduisant les dépenses publiques et les coûts du travail.

En 2012, Macron fut accueilli par la French-American Foundation, qui se vante de sélectionner les « jeunes leaders » de l’avenir.

En 2014, l’arriviste est arrivé. Le 31 mai et le 1er juin de cette année, Macron assistait à la réunion annuelle de Bilderberg, tenue à Copenhague. Cet aréopage de sommités fut fondé en 1954 par le Prince Bernhard des Pays-Bas. Pas un mot n’en sort pour informer le public du consensus qui peut s'y réaliser. (3)

Et le programme ? 

Abondamment vu et approuvé, Macron passa du rôle de conseiller du Président Hollande à Ministre de l’Economie, des Finances et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls, où il se pressa de faire adopter l’agenda de la Commission Attali, sous prétexte de promouvoir la croissance et, bien sûr, de « créer des emplois ». On compte parmi ses exploits la vente du secteur d’énergie d’Alstom à General Electric (4) contre le refus de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

Au gouvernement, Macron a réussi à faire adopter les mesures les plus impopulaires de la Présidence Hollande, ce qui n'est pas peu dire. Sa « Loi pour la Croissance », dite Loi Macron, allait dans le sens des directives de Bruxelles exigeant de nombreuses dérégulations de l’économie, mais n’a pas pu obtenir une majorité au parlement. Elle a dû être adoptée en recourant à l’Article 49.3 de la Constitution qui permet au Premier Ministre d’adopter une loi sans vote du parlement. (5)

Sa réussite suivante, la « réforme » (ou démantèlement) de la Loi Travail, portait le nom de la jeune Ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui donnait un joli visage et une appellation évoquant la « diversité » à une législation qui a suscité des semaines de protestations, divisé le Parti Socialiste et qui obligea Valls à utiliser encore une fois l’Article 49.3.

A la suite de cela, l’histoire passa à l’humour noir. Le passage « à feu et à sang » de Macron à travers le gouvernement Hollande/Valls a laissé le Parti Socialiste divisé et démoralisé. Suite à quoi, Macron quitte le champ de ruines politiques pour se présenter comme l’alternatif, l’héroïque champion « de l’avenir », « ni droite ni gauche », dans son nouveau mouvement vigoureusement appelé En Marche. Il condamne ce qu’a fait le gouvernement socialiste dans la perspective de faire la même chose, mais plus intensément et sous une autre étiquette.

En ce moment, Macron arrive en tête des sondages avec Marine Le Pen pour le premier tour. Les grands médias font ce qu’ils peuvent pour que le charme du banquier suffise pour gagner l’élection à la Présidence de la République.

Les Médias et le Peuple

Malgré l’influence croissante d’Internet, la grande majorité de la population compte toujours sur la télévision et la presse pour s’informer. Dans cette élection, assez déroutante pour les gens peu politisés, les médias ont atteint un record de partialité. Echaudés par la catastrophe Trump, les gardiens médiatiques de la bonne pensée en France singent leurs collègues américains en cherchant des boucs émissaires à blâmer pour les déconvenues de la gouvernance globale. Cela doit être la faute des Russes ! Ou des « fake news » prodiguées par les sites qui ne suivent pas la ligne du journal Le Monde.

Parmi les onze candidats, les gardiens médiatiques de la bonne pensée s’émerveillent du jeune génie Macron, traitent ses rivaux principaux en délinquants, jettent quelques os aux petits candidats anodins, et ignorent les autres. Soutenu par les grands médias, Macron est le candidat de la gouvernance autoritaire, contre tout ce qui reste de la démocratie française.

 

1 - C'est bien plutôt le contraire exact qui est confirmé de semaine en semaine depuis l'investiture de Donald Trump

2 - Qu'on en juge sur pièces, dans le texte même du rapport de la Commission Trilatérale en 1975 (en anglais)

Certains des problèmes de gouvernance dans les Etats-Unis résultent aujourd'hui d'un excès de démocratie (...) Une plus grande modération de la démocratie est au contraire nécessaire.

Comme le remarque à raison Diana Johnstone, il n'y aucune conspiration - parce que rien n'est dissimulé.

3 - C'est certes le droit le plus strict des puissants de ce monde - des mondes politique, économique, médiatique, etc. - que de se réunir pour discuter de leurs intérêts communs. Le point remarquable étant la discrétion absolue sur le contenu comme les conclusions des échanges. Sans doute un effort pour parer tout "excès de démocratie"...

4 - Une opération tout-à-fait positive du point de vue des intérêts des Etats-Unis naturellement. Le problème étant qu'Emmanuel Macron était bien censé être ministre français de l'Economie, et non américain...

5 - Emmanuel Macron a d'ailleurs déclaré ouvertement qu'en cas d'élection il utiliserait à plein cette méthode, dès le début de son mandat. La dérégulation n'attend pas.



32 réactions


  • Taverne Taverne 28 avril 17:21

    Diabolisation de Macron et stigmatisation, par méconnaissance, de la loi « Travail »

    On dirait que la dédiabolisation de Le Pen se transforme en diabolisation de Macron. C’est d’une totale absurdité. Que connaissez-vous de la loi Travail par exemple ? En fait, c’est la loi «  relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels ».

    Tout le monde fait une fixation sur une seule disposition de cette loi. C’est une obsession ridicule. 

    Des textes d’application sortent régulièrement. Prenons l’un des derniers : l’arrêté du 8 mars 2017. C’est le dernier que je connaisse, je ne le reprends donc pas exprès pour aider Macron. Que dit ce texte ? Il fixe le cahier des charges du contrat de professionnalisation expérimental adapté aux demandeurs d’emploi les moins qualifiés. En effet, la loi du 8 août 2016 (dite « loi Travail ») prévoit que le contrat de professionnalisation peut être proposé à certains demandeurs d’emploi en situation de fragilité, sans que ce contrat débouche sur l’une des qualifications habituelles mentionnées dans le code du Travail. C’est une chance nouvelle pour les demandeurs d’emploi ciblés, ceux qui figurent parmi les moins qualifiés et les plus éloignés du marché du travail, y compris ceux qui en sont écartés pour inaptitude physique et ceux qui sont reconnus travailleurs handicapés. Est-ce que cette expérimentation en faveur des moins qualifiés n’est pas une bonne initiative ? On sait que ces personnes forment le plus gros contingent des chômeurs.


    • Gorg Gorg 28 avril 17:31

      @Caverne

      Blablablabla... Tu as déjà essayé de vendre du dentifrice... ? Tu devrais essayer... Je crois que Colgate cherche des vendeurs... Tu as toute tes chances... Tu pourras toujours montrer le sourire Micron aux futurs acheteurs... Pfff


    • Pie 3,14 28 avril 17:36

      @Taverne

      Je suis assez d’accord avec vous.

      Les articles anti-Macron sont pléthoriques.

      Entre ceux des militants FN, ceux issus directement de la propagande russe, ceux des militants d’extrême-gauche, ceux des insoumis frustrés par la défaite, ceux des soutiens UPR on assiste à un déferlement complètement absurde qui minore systématiquement le danger que Le Pen fait peser sur l’avenir de ce pays..

      Heureusement ce forum n’est pas représentatif de l’ensemble de la société française mais même si l’image est déformée cela en dit long sur l’état de notre démocratie.





    • covadonga*722 covadonga*722 28 avril 17:53

      @Pie 3,14
      mais même si l’image est déformée cela en dit long sur l’état de notre démocratie.


      yep elle agonise et c’est un devoir chrétien de l’achever !!!

    • Bernard Lermite Bernard Lermite 28 avril 17:58

      @Pie 3,14
      « ... issus directement de la propagande russe ... »
       
      Ca, c’est bien de « l’argumentation » de Macroniste !  smiley

      Pffft ! 


    • Shawford Shawford 28 avril 18:00

      @covadonga*722

      Amen

      Ma Dœlorean tourne comme une horloge smiley smiley


    • rogal 28 avril 19:02

      @Pie III,XIV
      Ne manquait plus que la propagande du Saint-Siège.


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 28 avril 19:24

      @Pie 3,14
      « Entre ceux des militants FN, ceux issus directement de la propagande russe, ceux des militants d’extrême-gauche, ceux des insoumis frustrés par la défaite, ceux des soutiens UPR »


      Sans oublier ceux des citoyens qui veulent le bien de leur pays et s’inquiètent des dangers du projet de M. Macron.


    • Pie 3,14 29 avril 00:49

      @Alexis Toulet


      En revanche chez vous pas d’inquiétude envers Le Pen.

      Nous n’avons pas la même définition du bien pour notre pays.

    • izarn izarn 29 avril 10:10

      @Taverne
      Réformette à la con...S’il y avait pour de bon un reprise de l’emploi, tout ce blabla réformette serait inutile ! Foutage de gueule ! Blabla creux, et vide de sens sur les fondamentaux.
      La situation de l’euro trop fort est catastrophique pour nos PME et industriels. Ce qui nous empeche d’exporter...La dérégulation excessive dans l’euro fort est un crime :

      Tout comme le fait d’attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l’ont précédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l’arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler. Comme je l’ai précédemment indiqué, nous faisons face à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré : « Aujourd’hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu’ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 » et qu’il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m’apparaît une méprise monumentale, je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage !

      Maurice Allais (Prix Nobel d’économie français)

      Ceci a commencé depuis les années 70, et l’accélération du rapprochement économique avec l’Allemagne. Parfaitement débile au niveau économique, mais validé pour construire cette UE en perdition...
      Pourquoi continuer avec le capitaine du Titanic, aprés avoir subit le capitaine de pédalo ?

      Il faut de toute urgence délocaliser Macron !


    • Ar zen Ar zen 1er mai 12:25

      @Pie 3,14

      Un article complet sur le programme formidable que nous propose Macron. 

      Un article complet avec de vrais morceaux de GOPE dedans. A déguster sans modération.


    • Ar zen Ar zen 1er mai 12:26

      @Taverne



      Un article complet sur le programme formidable que nous propose Macron. 

      Un article complet avec de vrais morceaux de GOPE dedans. A déguster sans modération.


  • BA 28 avril 17:43

    En France, qu’est-ce que la nouvelle aristocratie ?

    Réponse :

    C’est la caste formée par les hommes politiques européistes, les grandes banques françaises, les grands patrons, les journalistes de la presse papier, les journalistes de la radio … et bien sûr les journalistes de la télévision.

    Cette solidarité entre les membres de la nouvelle aristocratie se dévoile parfois, involontairement, devant les caméras de télévision.

    Dernier exemple en date :

    La journaliste Ruth Elkrief fait un check passionnel avec Emmanuel Macron sur BFM TV.

    Une « rapide poignée de main »  : le soir qui suit son intervention à l’usine de Whirlpool d’Arras, le mercredi 26 avril 2017, Emmanuel Macron tenait un meeting dans la ville même.

    Surpris par le direct, Emmanuel Macron prend discrètement mais affectivement la main de Ruth Elkrief alors qu’il passe près des caméras.

    https://www.youtube.com/watch?v=6MkgJ9AJjVA


  • njama njama 28 avril 18:01

    Compte-tenu du personnage politique remarquable, c’est une opinion qui vaut son pesant de cacahuètes, même si l’on ne partage pas ce choix...

    INFO LE FIGARO - Gaulliste historique, juriste de formation, ex-députée européenne non inscrite, Marie-France Garaud se qualifie de « solide citoyenne de la France ». À dix jours de l’élection présidentielle, l’ex-conseillère de Georges Pompidou, estime que Marine Le Pen est la seule à pouvoir rendre à la France sa souveraineté. Elle explique pourquoi au Figaro.

    LE FIGARO. - Quel est l’enjeu de cette présidentielle ?
    Marie-France GARAUD. - La souveraineté française. C’est-à-dire, notre liberté.

    Comment jugez-vous les programmes des deux candidats ?

    J’ai le sentiment que Monsieur Emmanuel Macron n’a ni amour-propre, ni lucidité. Il étale ses faiblesses avec un extraordinaire masochisme. Il a un petit côté chien battu. Il ne respecte pas la France et il est même en train de détruire le support de son existence politique.

    Mais ne propose-t-il pas un projet ?

    Il n’a pas de programme économique. Il ne peut pas en avoir parce que nous ne sommes plus qu’un territoire à l’intérieur de l’Union européenne. Il faut sortir de là le plus rapidement possible, quel qu’en soit le coût, car mieux vaut la liberté que l’esclavage.

    Est-il réellement possible de sortir de l’UE ?

    Oui, parfaitement. Il suffit de décider ce que nous voulons. À la fin de la guerre, deux hommes avaient compris cela : De Gaulle et Churchill, qui n’a jamais aliéné les pouvoirs de son pays. Nous assistons à une tentative de domestication des pays européens, nous sommes placés devant l’éventualité d’un IVe Reich.
    [...]
    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/27/35003-20170427ARTFIG00361-marie-france-garaud-marine-le-pen-a-le-sens-de-l-etat.php


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 28 avril 19:25

      @njama

      La lucidité et le courage.

      Marie-France Garaud n’en manque pas. 

    • njama njama 29 avril 11:35

      @Alexis Toulet

      Marie-France Garaud, une très grande Dame certes, encore une des rares figures qui ne nous font pas désespérer totalement de la politique 


  • jef88 jef88 28 avril 18:34

    Gouvernance ? ? ? ?
    Pourquoi ne pas écrire, tout simplement, management ? ? ? ?


  • Jeekes Jeekes 28 avril 19:13

    « la démocratie représentative traditionnelle »
     
    Faudrait-il la regretter ?
    Elle qui est déjà en soi une monstrueuse fumisterie, une arnaque immonde !
     
     smiley
     


  • troletbuse troletbuse 29 avril 07:56

    Article excellent


  • BA 29 avril 08:32

    Dimanche soir, pour fêter la victoire d’Emmanuel Macron, trois banquiers de la banque Rothschild étaient au premier rang.


    Lisez cet article du Canard Enchaîné :


    Macron et ses groupies de la banque Rothschild.


    Dimanche 23 avril, deux associés gérants de la banque d’affaires Rothschild, avec lesquels Emmanuel Macron a travaillé durant près de quatre ans (de septembre 2008 à mai 2012), se pressent au premier rang du QG du Parc des expositions, porte de Versailles, pour filmer avec leurs téléphones portables l’arrivée du vainqueur du premier tour.


    Accompagné de Laurent Baril, star des fusions-acquisitions de la banque d’affaires, Olivier Pécoux, co-président du comité exécutif du groupe Rothschild & Co, est un brin gêné d’être repéré par une journaliste du Canard Enchaîné.


    « Je suis ici incognito », insiste le bras droit de David de Rothschild, alors qu’il fait partie des récidivistes. Le 13 juillet 2016, Olivier Pécoux avait déjà assisté au premier meeting parisien d’Emmanuel Macron.


    Ce 23 avril, Baril et Pécoux retrouvent un ancien camarade de la maison Rothschild : Lionel Zinsou, ex-conseiller de Laurent Fabius à Matignon et ex-premier Ministre du Bénin.


    Les trois banquiers s’émerveillent à l’idée que Macron, qu’ils ont connu « bébé », puisse l’emporter. Il serait le second Rothschild, après Georges Pompidou, à gravir sous la Ve République les marches de l’Elysée.


    L’Histoire – et les vraies gens – en marche …


    Source : Le Canard Enchaîné, mercredi 26 avril, page 2.


  • zygzornifle zygzornifle 29 avril 08:48

    la c’est le peuple des sans dents contre les dents pleines de caviar , les pièces rouges contre les billets de 500 , la France contre l’Europe et la mondialisation , Macron c’est le nuage de Tchernobyl qui contamine tout sur son passage , c’est le Ténia dans l’intestin .....


  • zygzornifle zygzornifle 29 avril 08:49

    c’est Bruxelles qui gagnera l’élection Macron n’étant que son chef de rayon .....


  • JL JL 29 avril 09:21

    Bon article, complet,

     
     mais je n’ai guère apprécié cela : ’’D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables.’’
     
    C’est stupide : la démocratie ne nous propose pas de choisir entre elle-même et son adversaire !
     
    Le système que l’auteur de ces lignes appelle démocratie est celui qui nous a conduit à marche forcée à cette alternative rédhibitoire, dramatique : voulez vous une maison sans portes ni fenêtres ou une maison close ? Un barnum ou une prison ?
     
    Moi je ne veux pas d’une maison où tout le monde peut entrer et sortir en y emmenant ses déjections et en emportant mes trésors. Et je ne veux pas davantage d’une prison gardée par des geôliers plus répréhensibles, plus pendables que les malheureux prisonniers.
     

     « Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient qu’un tas de connards à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs dirigent leurs vies. » (Tim Willocks)
     

    ps. Mais puisqu’il semble que l’élu soit déjà connu, je dirai : plutôt Macon sans moi que Marine Le Pen avec.

  • njama njama 29 avril 11:32

    Macron élu ou MLP élue, on est partis pour 5 années de grand souk vu que ni l’un ni l’autre n’auraient de majorité parlementaire ... et si en plus on obtient pour une fois un record d’abstentions et de votes non exprimés l’un et l’autre n’auront que peu de légitimité politique

    Préparons 2022 smiley


    • Alren Alren 29 avril 15:47

      @njama

      Après les législatives, ripoublicains et « socialistes » s’uniront pour voter les lois Macron. Elles seront gratinées pour les « gens ».
      Ils peuvent encore former ainsi une majorité ...
      Pas sûr mais possible.


    • Ar zen Ar zen 1er mai 12:33

      @njama


      Vous placez à quel endroit le curseur de la « légitimité » ? 

      Vous savez bien que les « merdias » dominants, dès le lendemain de l’élection, ne poseront les résultats de celle ci qu’en terme de pourcentages au regard des votes exprimés. Il ne sera plus question du pourcentage d’abstention. 

      Vous n’avez strictement aucune prise sur le contenu des merdias aux ordres des puissances de l’argent. La légitimité politique, ces puissances elles s’en moquent, elles savent très bien manipuler l’opinion pour faire élire leur candidat. Alors la légitimité politique elle passe au second plan, voire n’existe pas dans leur esprit. 

  • zygzornifle zygzornifle 29 avril 17:54

    Macron est un reptilien venu du fond de la constellation d’Orion pour conquérir la France puis l’Europe puis le monde , regardez le bien il a une tete de lézard endimanché et son épouse aussi a des traits carractéristiques de l’espèce , ce nest pas une couguard mais une lézarde .... lol


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