vendredi 25 août - par Sylvain Rakotoarison

Raymond Barre, un véritable homme d’État (1)

« Je préfère être impopulaire qu’irresponsable. » (5 septembre 1980).

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J’ai été barriste, je reste barriste. Je ne sais pas combien il en reste encore aujourd’hui, mais s’il devait n’en rester qu’un, je suis prêt à être celui-là !

Plus je regarde le passé derrière moi, plus je vois cette quasi-trentaine d’années de perdues par l’irresponsabilité et le manque de vision des dirigeants de la France, plus je reste persuadé que l’élection de Raymond Barre à la Présidence de la République en mai 1988 aurait changé la face des choses en France. Le pays aurait alors accepté de s’occuper de ses vrais problèmes, aurait eu le courage de faire des réformes pour enrayer son déclin et amorcer sa renaissance. Et le premier des courages, cela aurait été d’arrêter la fuite en avant du clientélisme électoraliste onéreux qui a fait grimper la dette publique à des niveaux inimaginables.

Il y a exactement dix ans, le 25 août 2007, l’ancien Premier Ministre Raymond Barre est mort, à l’âge de 83 ans, au Val-de-Grâce, quatre jours avant un autre Premier Ministre, Pierre Messmer, dans le même hôpital parisien. Cela faisait quatre mois qu’il était hospitalisé et plusieurs années qu’il était malade. Les obsèques furent célébrées le 29 août 2007 par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

À la fois gaulliste détesté par les gaullistes et démocrate-chrétien détesté par les démocrates-chrétiens, à la fois libéral détesté par les centristes et centriste détesté par les libéraux, il cultivait son don très personnel de l’indépendance intellectuelle et politique.

On a vu que pour gagner une élection présidentielle, il fallait plutôt être chef de meute que loup solitaire. Qu’importe, puisque face à l’Histoire, il aura eu raison. C’est le syndrome Pierre Mendès France, ou encore Jacques Delors, ou encore Michel Rocard : si j’avais été à la magistrature suprême, cela se serait passé autrement… L’actuel Premier Ministre Édouard Philippe l’a bien expliqué à ses colistiers du Havre lors de la campagne municipale de mars 2014 pour son renouvellement de maire : un homme sans conviction qui ne s’occupe que des stratégies politiciennes n’a aucun intérêt ; un homme de conviction incapable de voir la dimension politique ne sera jamais au pouvoir et ce n’est même pas la peine d’en parler. En d’autres termes, il faut des convictions et l’ambition pour réussir.

Le Président François Mitterrand avait reconnu, en 1988, la qualité de celui qui avait été l’un de ses adversaires les plus redoutables à l’élection présidentielle : Raymond Barre était, selon lui, un « véritable homme d’État ». Et c’est vrai que depuis une dizaine d’années, on peut se demander où ils sont, les "véritables hommes d’État" d’aujourd’hui ?

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Un peu comme Simone Veil et d’autres personnalités très indépendantes, Raymond Barre n’appartenait pas au sérail politique. Il avait hésité et avait préféré l’agrégation en économie au diplôme de l’ENA. Cela ne l’a cependant pas empêché d’être un haut fonctionnaire respecté et écouté par De Gaulle au point d’avoir fait preuve d'un certain talent de persuasion lorsqu’il fallait éviter la dévaluation du franc en automne 1968 alors que tout le monde la réclamait, et en particulier le gouvernement français lui-même (Raymond Barre a toujours sous-estimé publiquement l’importance de son rôle à cette époque où il travaillait à Bruxelles comme numéro deux de la Commission Européenne).

Son caractère trempé, prêt à avoir raison contre tout le monde, pouvait agacer avec son air professoral qu’il a toujours gardé, anobli par le Président Valéry Giscard d’Estaing du titre ronflant de « l’un des meilleurs économistes de France », une qualification qui lui colla à la peau un peu comme, plus tard, quand Jacques Chirac a parlé de son fidèle Alain Juppé comme « le meilleur d’entre nous ». Son amour de la langue française et des subjonctifs imparfaits ajoutait avec saveur quelques bons mots, comme sa revendication d’être un « extraterrestre » dans le « microcosme politique », loin des « porteurs de pancartes, ceux qui scribouillent, jacassent et babillent, le chœur des pleureuses et le cortège des beaux esprits, des milieux qui ne vivent que de manœuvres, d’intrigues et de ragots » (27 septembre 1978).

Avec son ton pontifiant et son assurance de premier de la classe, Raymond Barre était forcément sujet à la caricature, ce qu’il apprécia à sa juste valeur, n’étant pas, lui-même, exempt d’humour et d’autodérision : « Ma détente, lorsque j’étais à Matignon, était de lire le grouillement du microcosme dans "Le Canard enchaîné". Je n’ai jamais vraiment souffert d’être caricaturé. » ("L’enfer de Matignon", documentaire de 2007). Babarre l’éléphant, ou encore Barzy le nounours dans le "Bébette Show" de Stéphane Collaro, sa marionnette des "Guignols de l’info", ou encore la tortue de la fable, il adorait évidemment les excellentes imitations de Thierry Le Luron, notamment celles avec Bernard Mabille imaginées dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat en 1984-1985.




Ce fut ce même entêtement à vouloir avoir raison contre tous, et donc, à se moquer de ne pas être aimé, de ne pas être apprécié à sa juste valeur, qui a fait parfois dériver Raymond Barre à la fin de sa vie.

On lui reproche régulièrement sa maladresse lors de sa réaction sur TF1 au terrible attentat antisémite de la rue Copernic le 3 octobre 1980 (il était alors Premier Ministre) : « Cet attentat odieux qui voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic. ». Il avait dû s’expliquer devant les députés le 8 octobre 1980 en réaffirmant que malgré la tournure de la phrase qui pouvait susciter l’ambiguïté, celle de considérer que les Juifs étaient coupables et n’étaient pas des Français, ses "compatriotes juifs" faisaient bien partie de "l’ensemble de la nation" et qu’il n’y avait pas opposition. Mais il n’avait pas voulu dire simplement qu’il avait été maladroit et qu’il le regrettait.

Ce reproche l’a rendu très amer pendant les décennies qui ont suivi cette malheureuse polémique. Juste avant de mourir, dans ses dernières déclarations publiques avant de tomber dans le coma, sur France Culture, interrogé par Raphaël Enthoven le jeudi 1er mars 2007 dans l’émission "Le rendez-vous des politiques", il a franchi la ligne rouge en "se lâchant", en évoquant le « lobby juif » contre lui. C’était hélas une triste illustration du fameux "naufrage de la vieillesse" dont parlait De Gaulle pour expliquer Pétain.

Il a aussi choqué beaucoup de monde (dont moi) en parlant de son ancien collègue universitaire à Caen, Bruno Gollnisch (élu FN condamné pour propos négationnistes) qui était un conseiller municipal de Lyon qui « se conduit correctement » : « Moi, je suis quelqu’un qui considère que les gens peuvent avoir leur opinion, c’est leur opinion. Et par ailleurs, quand je les ai vu fonctionner dans un climat particulier, je reconnais leurs qualités. (…) Certes, je blâmais les propos de M. Gollnisch, mais j’ai tellement entendu les propos de M. Gollnisch à Lyon que cela finissait par ne plus m’émouvoir. Quand on entend à longueur de journée tout ce qui se dit à droite et à gauche, à la fin, on n’y porte plus attention. Et j’ai dit en parlant de Gollnisch que je blâmais ce qu’il avait dit, mais que pour le reste, je l’avais connu et que c’était un homme bien. C’était un bon conseiller municipal et que ceux qui ne sont pas satisfaits de cela pensent ce qu’ils veulent. ».

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Quant à son ancien Ministre du Budget, Maurice Papon, condamné bien plus tard, le 2 avril 1998, à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l’humanité, il était pour lui « un grand commis de l’État ». Avec cette question à la clef, à faire frémir : « Alors, nous nous trouvons devant un phénomène essentiel : est-ce que tous les fonctionnaires de l’État qui étaient en fonction à l’époque auraient dû abandonner leurs responsabilités ? Ou au contraire, rester, pour essayer de limiter la casse (…) et de préparer l’avènement de la République qui suivrait ? ».

Et de poursuivre : « Quand on a des responsabilités essentielles dans un département, une région ou à plus forte raison, dans le pays, on ne démissionne pas. On démissionne lorsqu’il s’agit vraiment d’un intérêt national majeur. (…) Ce n’était pas le cas car il fallait faire fonctionner la France. (…) [Les fonctionnaires qui étaient en place] ont essayé tant bien que mal de limiter ce drame qu’a été la persécution des Juifs. ». En rajoutant : « Il y a dans ce pays une hypocrisie fondamentale à chercher quelques boucs émissaires alors qu’il faut bien le reconnaître : si le pays a continué à fonctionner, c’est parce que le Général De Gaulle a maintenu ceux qui étaient en place quand il le pouvait. ».

Cette déclaration m’a fait frémir car "l’intérêt national majeur", arrêter la déportation des Juifs et leur future extermination, si ce n’était pas majeur… Sa justification, Raymond Barre l’a donnée avec la caution d’un gaulliste insoupçonnable, Olivier Guichard, venu comme lui témoigner au procès Papon.

Pour l’absence de regret de Maurice Papon, Raymond Barre l’a mise sur le compte de la fierté (la même que la sienne) : « Il lui a manqué la phrase disant que ce qui avait été fait sous son autorité était quand même regrettable et qu’il l’avait fait parce qu’il pensait que c’était son devoir de le faire. Je crois que c’est cela et il n’a jamais rien dit ensuite, parce que M. Papon était un homme fier. C’est un homme qui exerçait de grandes responsabilités, ce n’était pas quelqu’un à dire : "Je regrette ce que j’ai fait". ».

Il a conclu cette interview ainsi : « Je m’excuse, je vous ai parlé très franchement. Que vous me fassiez passer pour un antisémite, pour quelqu’un qui ne reconnaît pas la Shoah, j’ai entendu cela cent fois, et cela m’est totalement égal. ». En fait, cela ne lui était pas du tout égal, cela l’avait meurtri très profondément mais l’amour-propre débridé par la vieillesse lui a fait prononcer des paroles qui allaient bien au-delà de ce qu’il a toujours représenté dans la vie politique française, à savoir un homme aux réflexions raisonnables et mesurées.

Je me permets ici de retranscrire ici ma réaction à la suite de cette interview, en pleine compagne présidentielle de 2007 : « J’ai écouté Raymond Barre sur France Culture le 1er mars 2007. (…) À la question sur l’absence de vraies mémoires, Raymond Barre a l’humilité de dire que cela nécessitait un travail soutenu de documentation qu’il ne se sentait pas en mesure d’accomplir à sa fin de vie (…). Comment dire l’émotion chaque fois que j’écoute Raymond Barre ? C’est sa démarche qui m’a fait apprécier la classe politique, sa fermeté, sa grandeur d’esprit qui m’ont entraîné dans sa campagne en 1988. C’est un peu le père politique de François Bayrou, l’un des trois (nouveaux) candidats imposés par Raymond Barre aux partis lors des élections législatives de mars 1986 (avec Christine Boutin, passée à l’UMP, et Bruno Durieux, devenu ministre de Michel Rocard). » (8 mars 2007).


Puis, je suis revenu sur les propos polémiques : « Hélas, les propos entendus à propos de Maurice Papon en disant qu’un fonctionnaire ne démissionne pas, sauf en cas de force majeure, de son poste, sont évidemment condamnables, car l’Occupation allemande, n’est-ce pas une force majeure ? François Bayrou a réagi sur RTL dans le journal de 12 heures 30 du 7 mars 2007 en exprimant son malaise et en expliquant que Raymond Barre a gardé beaucoup de rancœur contre les réactions de sa déclaration à la suite d’un attentat antisémite, et qu’il en parlait souvent lorsqu’il souffrait à la suite des traitements thérapeutiques très difficiles. Mon admiration pour l’homme ne peut compenser ma révulsion contre ces propos-là, dommage. ».

Bref, cette ultime interview sur France Culture a eu de quoi rendre Raymond Barre à la fois impopulaire et irresponsable. C’est parce que j’apprécie beaucoup Raymond Barre, sa personnalité, son action, ses analyses, que j’ai voulu commencer par cette interview polémique pour solder son passif, faire un état des lieux, un inventaire sur ce qui a légitimement scandalisé beaucoup de Français.

Je reviendrai dans un prochain article sur la trajectoire de Raymond Barre, d’abord sa carrière, ensuite, sur l’élection présidentielle de 1988, puis sa pensée sur l’Europe et sur les institutions en particulier.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (25 août 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Raymond Barre, un véritable homme d’État (25 août 2017).
Disparition de Raymond Barre (25 août 2007).
Raymond Barre absent de l’élection présidentielle (12 avril 2007).
La dernière interview de Raymond Barre le 1er mars 2007 sur France Culture (texte intégral).
Triste vieillesse (8 mars 2007).

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15 réactions


  • Clocel Clocel 25 août 16:07

    Vrai qu’à la lueur de nos élites actuelles, nos anciennes buses pourraient bien passer pour des aigles...

    Au moins avec Barre, le centrisme mou prenait tout son sens, ni trop collabo, ni trop résistant, de la bonne grosse chair à cathos quoi ! smiley


  • Sun Tzu Sun Tzu 25 août 16:28

    C’est une éloge du politicien ou un réquisitoire contre son non-conformisme avec la pensée unique ? Vous voulez nous dire quoi au juste ? 


  • sylvie 25 août 16:59

    faire l’éloge d’une des personnes qui nous ont conduits là ou nous sommes, faut oser smiley


    • Jeekes Jeekes 25 août 20:53

      @sylvie
       
      Oui mais rakoto le lèche-fion, il ose tout c’est bien connu. et quotidiennement.
       
      C’est même à ça qu’on le reconnait...
       
       smiley
       


  • bob14 bob14 25 août 17:04

     le premier ministre français ne réussit à juguler ni l’inflation ni le chômage. La réussite de son plan est hypothéquée, entre autres, par le second choc pétrolier de 1979. Les résultats des plans Barre n’aideront pas la situation de la droite lors de l’élection présidentielle et des législatives de 1981 qui se solderont par des victoires de la gauche...bof pas terrible !


    • bob14 bob14 25 août 17:06

      @bob14...L’art du présentateur (Barre) fut précisément non pas d’enrober dans le miel des pilules telles que la forte hausse du prix de l’essence, l’arrêt de la croissance du pouvoir d’achat, la hausse de l’impôt sur le revenu, la majoration des cotisations de sécurité sociale, etc....


  • eric 25 août 18:33

    Pour l’avoir vu à différentes reprise, je reste persuadé qu’il a effectivement fait une maladresse de langage et non un lapsus soi disant révélateur. Au moins pas ce que l’on pourrait croire.

    Non pas vraiment que ses propos soient innocents en général, mais ils reflètent , il me semble, ce que pensent l’immense majorité des français : des gens, plus ou moins d’origine catholiques à un degré ou un autre de leur arbre généalogique, très universalistes donc, et qui n’ont une connaissance que très lointaine des différentes minorités, culturelles, religieuse, ethniques, qui habitent dans notre pays.

    « Les protestant ne croient pas à la sainte vierge », « les juifs sont français ou des français sont juifs », « les musulmans n’aiment l’homosexualité qu’active, comme les romains », et les arméniens, comme disait Aznavour je crois, c’est une province française....

    Ces propos ne peuvent choquer que des gens qui sont déjà atteint par l’idéologie communautariste anglo-saxonne.

    Chaque « communauté » aurait non seulement le droit d’exister en temps que communauté, mais également le droit que les autres sachent exactement ce qu’elles sont ? Encore aujourd’hui, la plupart des français ne peuvent se convaincre que ces nuances aient de l’importance. Un français et républicain et laïque, universaliste etc...

    La synagogue de Copernic, il se trouve qu’elle est libérale. Les rabbins sont habillés comme des pasteurs protestants. Distinguer un fidèle de Copernic d’un « français innocent », c’est sans doute pas mal plus difficile que de distinguer un Loubavitch d’un musulman traditionaliste. Mais qui cela doit il intéresser ?

    Rappelons que Madame Barre était Hongroise et protestante. Elle trouvait comme moi que cela était nettement mieux que le catholicisme (conversation provocatrice d’après dîner...).
    A Budapest, sur l’église calviniste, il y a une plaque des juifs du coin pour remercier les protestant d’avoir seuls, accueillis les juifs, lors d’une inondation je crois au 17 ème siècle.

    Raymond Barre fut un de des rares hommes politique a savoir un peu d’économie. Il était simple et sympa. Toujours prêt à aider. Non seulement il m’a donné les droits de son manuel gratos pour la Russie, mais il a accepté de recevoir le traducteur et moi même pour travailler ; A l’époque, il n’y a avait pas de manuels d’économie non soviétique en URSS. Sa maladie de Pickwick prêtait aux caricatures, mais ne nuisait pas à son acuité intellectuelle.

    Donc oui, j’étais électeur pour Barre. Cependant, je me souviens de deux trucs. Pendant un dîner, il parlait avec un autre convive de, je croit, les vapeurs de la ligne entre la réunion et la métropole.

    C’était vraiment des générations avant moi....

    Dans les bagarres électorale, dans le quartier latin, le maire l’a soutenu. Le RPRà l’époque, a dégommé ce dernier avec l’accord et l’aide de tous les autres ( notamment les centristes, CDS).

    Je n’ai pas souvenir qu’il ai fait grand chose.

    Dans les réunions tupperware, que j’organisai, venait des hiérarques Barristes et cela donnait quand même l’impression d’un autre monde. De Chinovniks.

    Les autres personnalités dont vous parlez se sont fait des réputations à ne rien faire : Mendes, Delors, ou pas grand chose ( Rocard).

    Barre a mené une bonne politique. Comme exécutant. Mais je pense qu’il n’était pas vraiment un Politique, au sens tragique, grandiose, démago, populiste etc.. ;bref; français du mot.

    Rétrospectivement, je ne suis pas sur qu’il était adapté à un pays comme le notre.


  • sirocco sirocco 25 août 23:24

    Je me rappelle qu’à un moment, Raymond Barre a voulu fixer le prix des croissants qui avait tendance à s’envoler. Pendant quelques mois, on a pu acheter des croissants bon marché, que certains boulangers appelaient les « petits Barre ». Toutefois leur taille n’a pas tardé à diminuer drastiquement !


  • sarcastelle sarcastelle 26 août 08:33

    Il ne suffit pas en politique d’avoir des idées saines ; il faut aussi s’abstenir de signifier au contradicteur par l’intonation et les mimiques, qu’il n’est qu’un pauvre crétin. Cela aide à faire passer les bonnes idées. Il en résulte que certaines manières d’être sont en définitive celles d’un mauvais politique. 



  • Vraidrapo 26 août 10:34

    On a vu que pour gagner une élection présidentielle, il fallait plutôt être chef de meute que loup solitaire.

    Ca s’applique aussi en 2017 ?? smiley


  • mac 26 août 11:22

    Pour moi, en France, la vraie politique a disparu avec de Gaulle. Ses successeurs n’ont été que des suiveurs plus ou moins serviles.


  • zygzornifle zygzornifle 26 août 11:24
    un véritable homme d’État.....de ruines , demandez aux employés de Manufrance ce qu’ils en pensent ......

  • zygzornifle zygzornifle 26 août 11:25

    « Je préfère être impopulaire qu’irresponsable. » .... Bien souvent on est impopulaire parce que l’on est irresponsable.....


    • laertes laertes 26 août 19:40

      @zygzornifle : Zut, vous m’avez soufflé ce que j’allais écrire.
      J’allais dire : «  Je préfère être impopulaire qu’irresponsable. » (5 septembre 1980). » : Rien n’empêche d’être les deux à la fois...................ce qui fut son cas !


  • zygzornifle zygzornifle 28 août 13:22
    un véritable homme d’État.... des tas de quoi ? il a fait parti de ceux qui ont transformé le pays en scories et ça continue grave .....

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