vendredi 29 novembre - par Michel DROUET

« Richesse et compétitivité » versus « Pauvreté et restriction »

Ce qui se passe en ce moment va bien au-delà d’une réforme supposée apporter plus de justice entre les retraités et mettre fin à ces fameux régimes spéciaux. Ce qui se passe c’est la pose d’une brique supplémentaire dans le mur de l’argent, celui qui sépare les nantis et les rentiers du reste de la plèbe qui se débat dans son quotidien.

Ce qui se passe en ce moment, c’est le lent délitement de la protection sociale à la Française, celle qui coûte si cher à nos très chers milliardaires qui n’en peuvent plus de ces traîne savates qui attendent un ruissellement hypothétique pour pouvoir boucler leurs fins de mois.

Ne pas se laisser intoxiquer

Le discours gouvernemental qui ne fait que relayer le discours néolibéral avec son cortège de « réformes » plus régressives les unes que les autres, consiste en fait à opposer ceux qui bénéficieraient d’un « régime spécial » par rapport aux allocataires du régime général. C’est faire peu de cas de l’histoire et des circonstances qui ont été à l’origine de la création de ces « régimes spéciaux » bien antérieurs à celui de 1945 instituant un régime général d’assurance vieillesse (« La faute à Colbert » – Article de Pierre Feydel – Marianne du 22 au 28 novembre) « Avant d’être un droit pour tous les travailleurs, les pensions furent créées pour remercier les serviteurs de l’Etat à mesure du développement des entreprises et des services publics ». Les choses débutent en 1673 avec les marins puis les militaires, sous la révolution, les artistes en 1698, les fermiers généraux en 1768, la Banque de France et la Comédie Française au début des années 1800…etc,… C’est en 1910 que la loi institue un régime d’assurance retraite obligatoire pour les salariés les plus modestes.

Ainsi donc, les serviteurs de l’Etat dont les soldes n’ont pas été toujours à la hauteur de leurs attentes comparées aux salaires des travailleurs du privé (c’est particulièrement vrai jusqu’à la fin des trente glorieuses) pouvaient donc « compenser » le coûteux privilège de la stabilité de l’emploi par la perspective d’une carrière évolutive et l’espérance d’une pension de retraite plus favorable que dans le privé.

En prenant pour argent comptant le discours gouvernemental consistant à opposer les salariés des deux secteurs, on risque d’arriver à une situation « perdant-perdant ». Croire que taper sur les régimes spéciaux fera avancer les droits des salariés du privé serait une grossière erreur

Un système plus juste ?

On remarquera qu’aujourd’hui la proposition d’un régime universel « pour plus de justice » propose un nivellement par le bas, là où toute l’histoire de la construction du système montre que les régimes spéciaux ont plutôt servi d’exemple pour tirer vers le haut un régime général. Donc, on fige les choses de manière définitive avec ce régime.

Formidable régression donc que cette proposition gouvernementale téléguidée par le patronat et relayée par le néolibéralisme et la mondialisation. Chaque individu doit désormais être responsable de lui-même et s’organiser pour survivre en cas de coup dur. Finie la solidarité nationale qui prévalait jusque-là.

Le paradoxe, c’est que, sous couvert d’un régime universel à points, s’appliquant à tous les salariés qu’ils soient du public ou du privé, on s’apprête, en complément, parce que les pensions servies seront en baisse, à créer un système où les fonds de pensions seront rois, c’est-à-dire un système avec des « pseudo caisses » ou des « pseudo régimes » plus nombreux qu’actuellement.

En un mot, on démolit un système, pas toujours parfait, certes, pour offrir aux assurances et aux fausses mutuelles un marché colossal auquel les salariés seront priés de souscrire, sans garantie (l’histoire des fonds de pension est édifiante) sur leurs propres deniers s’ils veulent survivre après leur retraite. Encore que l’allongement de l’âge du départ à la retraite combiné à des difficultés à se soigner pour les plus pauvres, notamment, aboutiront immanquablement à diminuer l’espérance de vie. Jackpot assuré !

S’en prendre aux retraites, le dernier must du combat néolibéral

A y regarder de plus près, il s’agit d’un lent processus, parfois brutal, consistant à « libérer l’économie » et les « charges » qu’elle supporte, préjudiciables à « la compétitivité » et il existe des précédents récents, en matière de santé par exemple (déremboursements, faillite organisée de l’hôpital public, politique du prix du médicament organisant la pénurie ou les surcoûts pour les malades…). De régression en régression, il deviendra bientôt nécessaire de s’endetter pour soigner son cancer, comme aux Etats Unis, par exemple.

C’est aussi la fausse politique sociale gouvernementale sur le reste à charge zéro qui ne coûte rien à la sécu mais est répercuté sur les mutuelles et donc le consommateur final (chapeau les artistes). Transférer la charge sur les mutuelles et donc l’individu au final, procède de la même logique que celle qu’on nous prépare avec les fonds de pension pour les retraites.

C’est aussi la « réforme des indemnités chômage » dont les effets délétères commencent à se faire sentir sur les plus vulnérables. Sur ce point on nous garantit que les mesures gouvernementales en faveur de l’emploi (CICE, exonération de cotisations sous un certain plafond de salaires, baisse de l’impôt sur les sociétés,…) vont provoquer un « ruissellement » sur l’économie : bel euphémisme, alors même que l’ampleur des sommes déversées sur les entreprises auraient pour le moins dû provoquer un raz de marée sur les créations d’emploi.

Il est vrai que ces milliards ont été donnés sans contreparties et sans contrôle de leur utilisation (on regardera avec intérêt l’interview de F. Hollande, l’artiste du CICE, par Elise Lucet, dans lequel il indique benoitement que les contrôles étaient exercés dans les entreprises…). A ce niveau-là difficile de parler de naïveté. On penche plutôt pour la collusion

Bientôt des assurances individuelles pour s’assurer contre les aléas de la perte d’emploi ? Pourquoi pas au point où nous en sommes de la dérégulation sociale. Et puis, à côté des cadeaux faits aux entreprises, de nouveaux régimes d’assurances privées, ce serait bon pour les dividendes, non ?

Voilà comment la « Richesse et la Compétitivité » s’organisent sur le dos des salariés, qu’ils soient du public ou du privé.

Pour aller plus vite encore…

Comme la « réforme » comporte tout de même des risques (autant on peut ne pas se sentir concerné par les attaques contre la sécu si on n’est pas - encore - malade, ou par l’indemnisation du chômage si on pense avoir un emploi stable) parce que la réforme des retraites touchera tout le monde, il est important pour le gouvernement de créer un contexte anxiogène. On a déjà vu la culpabilisation des « privilégiés » déjà à l’œuvre. On ressort également les phrases toutes faites sur les usagers pris en « otage ». Devant l’enjeu, il devient donc urgent d’hystériser le débat, en ajoutant un bon gros déficit des retraites en 2025, déficit qui selon l’économiste H. Sterdyniak est construit de toutes pièces ou bien organisé par la suppression d’emplois ou la modération des salaires et la non compensation d’exonérations de cotisations retraites (cf les HS et les primes « désocialisées…)

 On rappellera que les mêmes causes produisent les mêmes effets sur le budget de la sécurité sociale qui d’équilibré en début d’année et devenu déficitaire de 5 Milliards en fin 2019… Cherchez l’erreur !

Ajoutons à cela les fameux 53 % que représentent les « charges » sur les salaires versés par les entreprises en passant sous silence leur utilité sur l’équilibre des comptes sociaux.

 

Par contre on oubliera pudiquement de vous dire que le nombre de millionnaires en France ne cesse de croitre, que la rémunération du capital a augmenté sept fois plus vite en 10 ans que le prix du travail et que l’emploi dans les entreprises du CAC 40, (bénéficiaires du CICE - Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi…) a baissé de 10% en France depuis 10 ans et augmenté de 4% dans le monde, que la fraude fiscale et sociale n’est plus que mollement combattue sous Macron.

Mais tout cela, vous l’aurez compris, n’est pas suffisant pour enrayer la volonté de « réforme » et la pauvreté et les restrictions ont de beaux jours devant eux…

Mais. si c’est pour faire le lit de la richesse et de la compétitivité, alors, il ne nous reste plus qu’à nous incliner…

 



193 réactions


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 09:27

    Bonjour,

    Macron fait ce que lui demande Bruxelles en application du Pacte de stabilité et de croissance, que la France a signé en 1997.

    Feuille de route pour 2018/2019 :

    .

    « Actuellement, 37régimes de retraite coexistent en France. Ils concernent des catégories de travailleurs différentes et fonctionnent selon des règles qui leur sont propres.

    .

    Une uniformisation progressive de ces règles améliorerait la transparence du système, renforcerait l’équité entre les générations et faciliterait la mobilité de la main-d’œuvre.

    .

    Une harmonisation des règles de calcul contribuerait également à une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

    .

    Si les réformes des retraites déjà adoptées devraient réduire le ratio des dépenses publiques de retraite à long terme, un système des retraites plus simple et plus efficient générerait des économies plus importantes et contribuerait à atténuer les risques qui pèsent sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme.

    .

    Selon une étude récente, l’alignement de différents régimes de retraite des secteurs public et privé réduirait de plus de 5 milliards d’EUR les dépenses publiques à l’horizon 2022. »


    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 09:45

      @Fifi Brind_acier
      Cela ne nous avait pas échappé : la réforme des retraites est avant tout destinée à faire des économies sur le dos des retraités avec surtout un avantage considérable pour les futurs fonds de pension qui ne manqueront pas de prospérer sur leur dos.
      Au final, nous aurons un système faussement uniformisé puisque ces fonds de pension divers et variés faciliteront l’opacité du système voulue par les financiers.
      On se rapproche petit à petit de ce qui se fait en matière de dépenses de santé aux Etats Unis et qui va finir par arriver également chez nous.
      Les 5 milliards d’économies sur les dépenses publiques se traduiront par autant et même plus de dépenses privées des cotisants. C’est cela qu’il faut expliquer aux futurs retraités.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 10:04

      @Michel DROUET
      Il y a longtemps que j’ai compris ! Contrairement à vous, je lis chaque année la feuille de route économique et sociale envoyée par les fonctionnaires de Bruxelles, à chaque gouvernement européen. Elle arrive en mai/juin chaque année.

      Et je connais depuis 2007, ce que le MEDEF demande à la Commission européenne : de liquider tout le modèle social français, issu du CNR.
      .
      Je vous ai détaillé dans un commentaire en dessous, la feuille de route que Hollande a reçue et qu’il n’a pas appliqué en totalité.
      .
      Sans doute a-t-il pensé que la réforme du droit du travail suffisait à le rendre impopulaire, et il a refilé la patate chaude de la réforme des retraites, à Macron...


    • Alain Alain Alain Alain 30 novembre 11:36

      @Fifi Brind_acier

      « Macron fait ce que lui demande Bruxelles »

      Oui mais Bruxelles fait ce que l’ultralibéralisme des ultrariches lui demande.
      Le problème n’est pas européen, il est mondial.
      Marx voulait faire l’internationale des prolétaires du monde.
      Ça n’a pas marché et au contraire on se retrouve avec une société d’individus pour qui, seul compte, le « sauve qui peut ».
      Quant à eux, les ultralibéraux ont réalisé la leur d’internationale et dominent le monde jusqu’à son effondrement prévisible pour le siècle prochain. Effondrement dont ils sont les vrais responsables en s’accaparant à leur seul profit inutile tous les moyens nécessaires pour commencer la lutte contre l’extinction probable de l’humanité.
      Alors lâchez - nous la grappe avec Bruxelles, la solution n’est pas là et vous nous faites perdre du temps et des forces pour nous défendre et peut-être tenter de sauver le monde.


    • Michel DROUET Michel DROUET 30 novembre 12:08

      @Alain Alain
      Bien d’accord !


    • Sparker Sparker 30 novembre 13:38

      @Alain Alain

      Je plussoie...


    • Le421 Le421 30 novembre 13:51

      @Fifi Brind_acier
      Sainte fatigue !!
      Pour vous, tout est « de la faute à Bruxelles »...
      C’est tellement simple.
      A la limite, le pauvre petit Macron n’y est pour rien, le pôvre !!

      Sans déconner.


    • chantecler chantecler 1er décembre 07:20

      @Alain Alain
      Tout juste et à ce sujet le passage de Lagarde du FMI , imbibé du néolibéralisme ,imposé à tous les pays des plus démunis au plus avancés , à la commission européenne est éclairant .
      Beaucoup pensent : « c’est le système ». !
      Mon oeil !
      C’est l’émanation d’une secte , de l’oligarchie qui en s’enrichissant de manière exponentielle a pris le pouvoir (et tous ses leviers).
      Le reste , leur politique , c’est l’art de diviser , d’enfumer et de semer la peur .


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 14:07

      @Alain Alain
      Le problème n’est pas européen, il est mondial.

      A ke non ce n’est pas pareil ! Le libéralisme est mondial, mais seuls les pays européens ne sont pas des pays souverains, et ça fait toute la différence !
      Les pays européens ne décident plus de leurs propres lois..
      Si vous ne faites pas la différence, c’est gravissime.
      .
      Si les électeurs, et/ou les Députés décidaient de conserver le modèle social actuel, et n’appliquaient pas les traités, cela coûterait à la France entre 0,2 et 0,5% du PIB, soit autour de 4 milliards d’euros de sanction financière.
      .

      C’est écrit dans le Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro :
      .
      Aussi longtemps que l’État membre ne se conforme pas à sa décision de mise en demeure, le Conseil peut, sur recommandation de la Commission, prononcer des sanctions, notamment le dépôt non rémunéré d’une somme variant entre 0,2 et 0,5% du PIB, en fonction du degré de dépassement de la valeur de 3% de déficit public. Ce dépôt est converti en amende au bout de 2 ans si le déficit excessif n’est pas comblé.


      Et si l’Etat en question ne rentre pas dans les clous, les autres pays lui tomberont dessus.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 14:11

      @Le421
      Pour vous, tout est « de la faute à Bruxelles »...

      .
      Ce serait mieux si vous lisiez les Traités, mais faut pas trop vous en demander...
      « La liberté c’est l’esclavage, et l’ignorance, c’est la force »
      Alors, restez ignorant.
      .
      PS : Pourquoi la FI veut violer les Traités, s’ils sont anodins ??


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 14:21

      @chantecler
      de l’oligarchie qui en s’enrichissant de manière exponentielle a pris le pouvoir (et tous ses leviers)


      Exact, et c’est cette oligarchie qui a rédigé tous les Traités à son profit.
      Donc, il faut dire qu’ils sont anodins, et qu’il faut y rester.
      J’ai tout bon ?
      .
      Je me demande comment vous faites pour devenir des experts en acrobaties européistes ?

      « La France est 6e économie mondiale, mais la pauvre, elle ne peut pas se débrouiller seule ».

      « Les oligarques sont des escrocs, mais il faut rester dans l’UE qu’ils dominent ».

      « L’Europe nous protège, mais la Chine nous pille » etc etc


  • Arogavox 29 novembre 09:47

    La fausseté profonde c’est d’esquisser une suppression des « régimes spéciaux » sans aller jusqu’au bout du raisonnement, juste pour l’illusion ( pour créer un ’résonnement’  ?  de cloches !).

     Comment la Constitution en vigueur, qui prétend assurer une égalité devant la loi, peut-elle admettre des statuts (« Ensemble des dispositions législatives ou réglementaires ») différents ? Une même collection de lois différentes pour différentes castes ne saurait donner l’illusion d’une « égalité en droit » !

     (cf le cas d’une « égalité-des-chances » qui tirerait au sort un unique jupiter ayant droit à tout, tandis que tous les autres n’auraient droit à rien : la loi définie avant le tirage au sort étant la même pour tous, aurions-nous pour autant une égalité devant la loi ?)

     Idem : favoriser une caste de riches (sous prétexte qu’ils seraient susceptibles d’investir smiley) ... pour bien orienter les ressources économiques du pays) c’est encore créer une sorte de « régime spécial », et c’est contraire à l’article 3 de la Constitution :

    "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.


    Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice "


    • Arogavox 29 novembre 10:03

      noter ici mon effort pour vous laisser déduire par vous-même que l’égalité voulue par notre Constitution ne peut être, avant tout, qu’une égalité en dignité, sous-entendue dans l’égalité [en dignité] devant la loi ... car c’est cette dignité indifférenciée qui implique un même traitement de la Justice pour chaque ’frère’.


    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 10:07

      @Arogavox
      Certes, la souveraineté Nationale appartient au peuple, mais encore faudrait-il que ce peuple puisse voter en connaissance de cause, c’est à dire instruit des conséquences de son vote.
      A l’heure de la mondialisation, le vote n’est plus qu’une simple formalité que l’on exerce après avoir pris connaissance des promesses (qu’ils s’empresseront d’oublier) de chaque candidat et des avis "éclairé3s de nos commentateurs politiques et économistes de tous poils, bien du côté du manche.
      Autant dire que la souveraineté populaire est loin de s’affirmer.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 10:09

      @Arogavox
      Vous avez bien raison, égalité, fraternité ! Je suis tout à fait favorable pour une égalité par le haut, alignons les régimes de retraites sur les plus favorisés !! 
      .
      Pour les financer, on pourrait faire passer le CICE de 40 milliards à 4 milliards, réservés aux PME/PMI, par exemple..., et le reste, pour financer les retraites.


    • JL JL 29 novembre 10:27

      @Fifi Brind_acier
       
       bravo ! Vous voyez qu’on eut faire ça même en étant dans l’UE.


    • Jason Jason 29 novembre 11:09

      @Arogavox

      Deux remarques à vos propos : 1. « une égalité devant la loi, » Cette égalité n’est pas, n’a jamais été une égalité de conditions. Il suffit de faire des lois ad hoc et le tour est joué.

      2. Vous dites : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants ». L’électeur se désiste de sa souveraineté en la confiant à ses représentants. Rien ne lie plus l’élu à son électeur dans un contrat moral unique dans lequel l’une des parties ne doit rien à l’autre (en dehors des périodes d’élections).

      Le ver est donc dans le fruit, et on en voit le résultat depuis que les élections existent.

      P.S. vous aimez citer Rousseau qui a dit quelque part que la volonté ne se délègue pas. Ce n’est pas le seul paradoxe du bonhomme.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 13:01

      @JL
      bravo ! Vous voyez qu’on eut faire ça même en étant dans l’UE.


      Rêve ! Si vous faites ça en restant dans l’ UE, vous avez la Cour de Justice sur le dos, et une astreinte de plusieurs millions d’euros à payer !
      .
      Orban, l’oracle du FN, a une amende à payer de 1,49 milliard d’euros, pour corruption et malversations diverses. Comme la Commission n’était pas certaine qu’il paye, ils ont enlevé la somme des transferts financiers que la Hongrie devait recevoir. Pour la France, ils peuvent soustraire l’astreinte du montant de la PAC.


    • JL JL 29 novembre 13:29

      @Fifi Brind_acier
       
       
       ’’Si vous faites ça en restant dans l’ UE, vous avez la Cour de Justice sur le dos, et une astreinte de plusieurs millions d’euros à payer !’’
       
       
       Alors vous dites tout et son contraire, puisque, faut-il vous le rappeler, c’est vous-même qui avez écrit plus haut :
       
      ’’... on pourrait faire passer le CICE de 40 milliards à 4 milliards, réservés aux PME/PMI, par exemple..., et le reste, pour financer les retraites.’


    • Ruut Ruut 29 novembre 13:38

      @JL
      Sauf que Fifi elle, elle sort en premier de L’UE et des contraintes liées, puis elle applique ce truc.

      Elle est donc cohérente et dans la légalité.


    • JL JL 29 novembre 14:11

      @Ruut
       
      Avec des « si » on peut promettre la lune.
       
      La France a un poids considérable dans l’UE. Les politiques de droite et libérales font qu’elle s’y conduit comme le dernier des petits pays, c’est ça l« égalité » libérale ! Pas besoin de défaire tout ce qui a été fait pour qu’elle prenne le rang qui lui revient, et qu’attendent d’elle tous les peuples d’Europe, qu’ils soient français ou pas.


    • Fergus Fergus 29 novembre 16:32

      Bonjour, Arogavox

      « Comment la Constitution en vigueur, qui prétend assurer une égalité devant la loi, peut-elle admettre des statuts (« Ensemble des dispositions législatives ou réglementaires ») différents  ? » 

      Tout simplement parce que, dans ce domaine, l’égalité n’a aucun sens ! Ce qui compte  ou devrait compter —, c’est l’équité.

      Or, l’équité n’est pas l’égalité. Si tel était le cas, il faudrait admettre qu’il est normal qu’un employé de bureau aux horaires normaux soit traité de la même manière  nombre d’annuités identique et taux de remplacement analogue  qu’un ouvrier du bâtiment dehors par tous les temps ou un conducteur de transport en commun exposé à des commandes de service incluant par roulement des soirées, des nuits, des week-end et des jours de fête.

      L’équité vers laquelle on devrait tendre dans une réforme réellement au service du peuple dans ses différentes composantes serait de prendre en compte tous les assujettissements de pénibilité ou d’horaire, quel que soit le statut des travailleurs. 


    • Arogavox 29 novembre 21:14

      @Jason
      D’abord ce n’est pas moi qui dit !! : je n’ai fait que citer la Constitution en vigueur aujourd’hui en France ! ... et justement, il se trouve que concernant ce point précis des ’représentants’, je ne peux pas avoir jamais laissé entendre que je cautionnais l’oxymore d’une « démocratie » dite « représentative ».
       Cela n’empêche pas que ma citation montre que, même en faisant l’effort de vouloir se conformer à notre actuelle Constitution, on tombe effectivement, avec le droit et les lois actuelles, devant des incohérences.
        
       Par contre, je ne sais pas si (et où) Rousseau a dit que la volonté ne se délègue pas, mais cela me paraît loin d’être faux ! Or, il n’en en tous cas pas dit qu’une démocratie ou que la « Volonté générale » puisse être déléguée ... alors je ne vois pas à quel paradoxe vous faites allusion. 
       D’autre part une attaque ad hominem sur un auteur n’a jamais prouvé que toutes les phrases qu’il a pu produire soient nulles et non avenues !


    • Eric F Eric F 29 novembre 21:24

      @Fifi Brind_acier
      « Pour la France, ils peuvent soustraire l’astreinte du montant de la PAC »
      Et si la France déduit cela de la contribution qu’elle verse à l’UE, alors l’UE ne jouera pas deux fois à ce petit jeu.
      Quoiqu’il en soit, Macron n’applique pas cette politique du fait de consignes de Bruxelles, mais par profonde conviction néolibérale.


    • Eric F Eric F 29 novembre 21:42

      @Fergus
      « l’équité n’est pas l’égalité »
      ouaih, mais le rond de cuir de l’administration publique a actuellement des conditions de retraites plus avantageuses que l’ouvrier en bâtiment. Le principe de « points » pourrait permettre l’attribution de points supplémentaires de pénibilité permettant de partir plus tôt en retraite, mais on voit que c’est une course à l’échalote, où chaque profession met en avant des contraintes spécifiques, la pénibilité n’étant pas seulement musculaire : le mec de R&D « au forfait » qui télétravaille la nuit et le dimanche pour tenir les délais, la prof qui a affaire à des rebelles, la caissière aux horaires instables et aux clients caractériels, l’infirmier des urgences qui soigne, rassure, et prend des gnons, etc...
      Concernant les bus, tout dépend si les astreintes sont payées double et récupérées, alors que dans la restauration ça fait partie du standard.


    • Arogavox 29 novembre 23:40

      @Fergus
      Ben non, ce n’est pas l’équité ! Vous tombez à pieds joints dans le contre-sens que les bienpensants ’en avance’ de notre modernité décadente ont fait avaler à une majorité qui ne réfléchit plus par elle-même. C’est bel et bien l’égalité en dignité qui est première ! : l’exigence d’équité ne fait qu’en découler.
        Pourquoi le mot « égalité » aurait-il été utilisé à la place du mot « équité » dans notre Constitution ? … Pensez-vous vraiment que votre génération a muté vers de nouvelles lumières succédant à vos aïeux restés arriérés ?
        
       Abolition des castes ! des dignités différentes : et pas seulement entre ex Noblesse, Clergé et Tiers-Etat.
       
       Rien à voir avec les ridicules concepts de mêmeté ou « d’égalité des chances » que nos jeunes générations ont gobé sans y prêter la moindre attention ! 

       Votre contre-sens persistant et incorrigible sur ce mot « égalité » dans notre Constitution nationale est consternant et inquiétant.
        


    • JL JL 30 novembre 08:31

      @Fergus
       
      ’’, dans ce domaine, l’égalité (devant la loi) n’a aucun sens ! Ce qui compte — ou devrait compter —, c’est l’équité’’

       L’équité est une notion hautement respectable. « L’équité devant la loi » est un concept révoltant dans tous les sens du terme. C’est le retour aux privilèges de l’Ancien Régime. La voie vers le servage légal. S’il y avait un seul combat à mener c’est bien ce concept horrifique : la loi est bien le dernier domaine à préserver. La loi est le sanctuaire de l’égalité.
       
        
      Ps. Mais peut-être vouliez vous parler de la justice ? L’équité c’est déjà la justice. Ce serait donc un oxymore.

       
      « Les animaux malades de la peste » est une belle parodie de la revendication de l’équité devant la loi.
       
       


    • JL JL 30 novembre 08:32

      @JL
       pardon, un pléonasme.


    • Aimable 30 novembre 09:06

      @JL
      Vous avez raison pour la lune , beaucoup l’ont promise et la promettent encore , mais personne ne la pas encore décrochée et jamais personne ne la décrochera sinon virtuellement et le virtuel ... .


    • Fergus Fergus 30 novembre 09:13

      Bonjour, JL

      L’égalité n’existe pas dans l’existence ! Si ce n’est dans des textes de référence qui sont de facto déconnectés de la vie réelle.

      Dans celle-ci, il y a  et il y aura toujours des personnes plus riches, mieux portantes, plus chanceuses, plus intelligentes que d’autres.

      Il est donc impossible d’effacer ces inégalités.

      Il est en revanche possible d’en corriger les effets par des politiques équitables ayant pour objectifs d’améliorer les revenus des gens modestes, de soigner les malades et les infirmes, d’atténuer les effets du chômage, d’employer des personnes à l’intellect limité, etc.

      C’est vers cela que la société devrait tendre, pas vers une illusoire égalité qui ne trouve à s’exprimer que dans quelques domaines de principe comme les droits civiques, l’éducation ou l’accès aux soins.


    • Fergus Fergus 30 novembre 09:15

      Bonjour, Aimable

      Je partage votre commentaire à JL.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 09:16

      @JL
      Oui, après la sortie de l’ UE, c’est dans le programme de l’ UPR, que vous n’avez pas lu, évidemment : 

      Proposition n° 75 : Révision et réduction du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) à 4 milliards d’euros.



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 09:19

      @JL
      La France a un poids considérable dans l’UE.

      Si la France a un poids considérable, elle peut très bien se débrouiller sans l’ UE.
      Il faudrait savoir, quand il s’agit de rester dans l’ UE, la France est importante, quand il s’agit d’en sortir, la France n’est plus rien.
      .
      Comment fait donc la Suisse, qui n’a pas d’accès à la mer, pas de ressources énergétiques, pour avoir conservé ses industries, parmi les plus modernes du monde ?? Elle s’est bien gardé de rejoindre les euronouilles.


    • exol 30 novembre 09:21

      @Fergus
      « d’employer les personnes à l’intellect limité » , de quoi vous plaignez vous , on vous a bien donné un travail à vous et à ce titre la société à fait un devoir lourd de conséquence . Cela me fait penser à l’histoire de Coluche « Gugusse » , où le gars difforme et mongolien veut draguer.


    • JL JL 30 novembre 09:25

      @Fifi Brind_acier
       
      ’’ Il faudrait savoir, quand il s’agit de rester dans l’ UE, la France est importante, quand il s’agit d’en sortir, la France n’est plus rien.’’
       
       Hé bien, cela ne me choque pas, en effet.
       
      Ps. Tout le monde ne peut pas être Suisse.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 09:26

      @Eric F
      Macron n’applique pas cette politique du fait de consignes de Bruxelles, mais par profonde conviction néolibérale.

      Et tous les autres pays, ils le font par « conviction libérale » ?? Si vous regardiez les liens que je mets, vous auriez déjà compris pourquoi ils sont obligés d’appliquer les décisions européennes.

      S’ils ne le font pas, les autres pays lui tombent dessus.

      Et si ça ne suffit pas, c’est la Cour de Justice européenne.

      Et si vous n’êtes pas d’accord, pourquoi voulez-vous y rester ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 09:34

      @Arogavox
      Ce que vous en comprenez pas, c’est que les statuts de la fonction publique et des entreprises nationalisées, ont été généreux sur les retraites, en échange de la sécurité de l’emploi et de plus faibles salaires que dans le privé.
      .
      Ces statuts ont été négociés à la Libération, et tout le monde trouvait que c’était normal. Dire maintenant aux salariés qui ont fait confiance à l’Etat, qui ont signé un contrat avec l’ Etat, qu’ils ont été moins payés, et qu’en plus ils doivent avoir une retraite minable, c’est une rupture de contrat.

      C’est ainsi qu’ils le vivent, et vous ne pourrez rien au ressenti qu’ils se sont faits gruger.


    • JL JL 30 novembre 09:49

      @Fergus
       
       l’équité est une auberge espagnole. Curieusement, quand l’État arbitre en faveur des riches, les libéraux appellent ça du pragmatisme (*) ; quand il arbitre en faveur des pauvres, ils appellent ça de l’idéologie.

       
       Inégalité en langage néolibéral se dit équité. Les inégalités sont plus ou moins injustes, ou selon que vous êtes de l’autre coté, plus ou moins justes. Cet équilibre entre juste et injuste, à savoir, le plus juste possible ou le moins injuste possible, n’est pas une donnée en soi.
       
       C’est pourquoi nous avons besoin de repère : ce repère c’est l’égalité en droit.
       
       (*) cf. la théorie du ruissellement.


    • Michel DROUET Michel DROUET 30 novembre 09:49

      @Fifi Brind_acier
      Je confirme ! Lorsque je suis entré dans la fonction publique, les salaires, à équivalence de métier, étaient d’environ 20 % inférieurs à ceux du privé. Quelques années plus tard, et en raison des « crises » et du début des licenciement massifs dans le privé, la courbe s’est inversée et au final, je n’ai jamais eu à regretter mon choix compte tenu de l’intérêt que je portais à mon travail et aux usagers du Service Public.
      J’ai eu une progression de carrière que je n’aurais jamais pu avoir dans le privé et j’ai aujourd’hui une retraite correcte que j’ai payée en partie avec mon début de carrière poussif.
      En résumant, j’ai fait le pari de la fonction publique, qui est une valeur sûre, pas comme la Française des Jeux ou ADP.


    • Jason Jason 30 novembre 10:54

      @Arogavox

      Je ne vais pas remonter aux citations que vous faites de ce cher homme ; je ne suis pas si pointilleux. Relever une contradiction n’est pas, à mon sens, une attaque ad hominem.

      Dois-je vous faire une confidence : en général, je n’aime pas vos commentaires, dans lesquels vous cherchez surtout à avoir raison aux dépens de la vérité. Chacun ses goûts...

      Mais, je continuerai à vous lire, soyez-en sûr et vous faire sentir mes fleurets.


    • Arogavox 30 novembre 11:15

      @Fifi Brind_acier
      Ce que vous ne comprenez pas, c’est que rien ne vous permet de prétendre m’apprendre ce que vous n’avez pas compris que j’ai compris sans attendre vos leçons !
        Reste que le sujet de votre « ont été plus généreux » est bien « les statuts » , or, par définition ces statuts sont des non égalités en droit !
         Se plier à un « principe de réalité » incitant à composer avec les faits ne saurait empêcher pour autant de défendre une recherche de cohérence (de non mensonge) dans les principes censés être respectés (pour permettre dans le futur une évolution honnête souhaitable) !


    • Arogavox 30 novembre 11:43

      Est-il concevable d’être à ce point bouché à l’émeri (ou encore pire, faire semblant de l’être), juste parce qu’au fond on ne s’avoue pas (à soi-même ou entre intervenants) qu’on ne veut pas reconnaître la même dignité à chaque citoyen !

      (parce qu’en fait, si on détourne la vraie signification étymologique du mot ’démocratie’ c’est bien parce qu’on sait qu’il est porteur de consensus, qu’il se rapproche de la ’Volonté générale’, mais que voulant être distingué(e) pour son « mérite » on vise en fait à de l’aristocratie (au sens étymologique) sans (se) l’avouer.

        

        Une même dignité est pourtant tout le contraire d’une abolition des différences : c’est ce qui permet de les additionner pour une union qui fait la force. (Ceux qui comprennent cela auront reconnu la citation que je me retiens de reproduire ici à cause de petits malins qui regardent le doigt quand on leur montre la lune)

       

       Quant à ceux qui se tirent une balle dans le pied en ne voyant pas qu’ils n’établissent que la preuve de leur propre prétention en prétendant détenir « la vérité », qui croira que ce ne sont pas eux-mêmes qui « cherchent surtout à avoir raison » au lieu de se contenter de mettre en oeuvre un peu de raison dans leurs arguties ?


    • Sparker Sparker 30 novembre 13:51

      @Arogavox

      Je suis assez d’accord avec votre com, surtout le premier paragraphe.
      C’est consternant que cette notion d’égalité en dignité ne soit pas comprise par des gens se disant de « gauche ». Et qu’on nous ressorte des inégalités de conditions pour justifier le maintien de différences de traitements. 


    • Arogavox 30 novembre 14:45

      @Sparker
      Ouf ! merci.
       J’insiste en précisant que là où le terme « inégalité de conditions » pourrait relancer un débat d’interprétation, on pourrait parler plutôt de différences de contextes, et remarquer ensuite que ce que vous nommez « différences de traitements » sou-entend différences de traitement par le droit (Le droit du travail -consubstantiel à tout ’contrat de travail’ s’appuyant sur des lois différentes selon les statuts) ... donc non « égalité devant la loi » !
       ce qui contrevient à l’article 1 de notre Constitution française en vigueur :
      « l’égalité devant la loi de tous les citoyens »
       (chercher le mot « égalité » dans le texte de notre Constitution !)


    • JL JL 30 novembre 19:15

      @Arogavox
       
      Article 1 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »
       
       « Mes chers concitoyens, ne séparez jamais l’égalité de la liberté » François Mitterrand
       
       Que les idiots utiles au profit des ennemis de la république revoient leur copie.


    • Arogavox 30 novembre 20:32

       @JL :

        ??

       lien avec ma réaction ?

       Qui sont vos « idiots utiles » (en quoi ? pourquoi ?) au profit de quels « ennemis de la Répubique » ?

       Qui est censé avoir (eu ?) l’idée saugrenue de séparer l’égalité de la liberté ? … sinon ceux-là mêmes qui en la formulent cette sottise !


    • kimonovert 30 novembre 20:55

      @Fergus

      Quelle démagogie !


    • Fergus Fergus 1er décembre 08:40

      Bonjour, kimonovert

      La « démagogie » est de faire croire à une possible égalité qui n’a jamais existé et n’existera jamais nulle part dans la vie réelle !

      Certes, elle doit être affichée et devrait être mise en oeuvre sur les droits fondamentaux (civiques, accès au logement, au travail, aux soins), mais dans les modalités de la vie en société, c’est bien d’équité dont nous avons besoin. 


    • JL JL 1er décembre 09:54

      @Fergus
       
       qui peut croire à une égalité en tout ? Vous prenez les gens pour des idiots ?
       
      Et si quelques idiots y croyaient, ce ne serait pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Même les plus nostalgiques élitistes de l’Ancien Régime n’oseraient pas tenir ce discours !
       
       ’’dans les modalités de la vie en société, c’est bien d’équité dont nous avons besoin.’’
       
       L’équité ne se décrète pas, elle se construit. Et c’est seulement au nom de l’égalité en droit que ça peut se faire.


    • JL JL 2 décembre 09:49

      @JL
      bis repetita : inégalité en langage néolibéral se dit équité.
       
      Entre l’égalité et l’équité, existe une zone de plus en équitable. A l’extérieur de cette zone, existent de part et d’autre, deux zones non équitables : la discrimination positive d’un coté, l’iniquité de l’autre. 
       
      La limites entre l’équité et la discrimination positive fait toujours débats. En revanche, la frontière entre l’équité et l’iniquité est claire : c’est l’égalité. Voilà pourquoi l’égalité est un repère incontournable.
       
       La théorie du ruissellement est la casuistique de l’iniquité.


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 09:50

    Les réductions de dépenses publiques étaient déjà demandées pour 2015/2016, ce qui n’a pas été fait avec Hollande, est fait par Macron, qui fait tout bien comme on lui dit de faire, what else ?

    .

    « Il sera essentiel d’intensifier les revues de dépenses et, pour que celles-ci produisent les résultats attendus, de recenser de larges domaines de réduction des dépenses.

    .

    La France devrait veiller à ce que les objectifs de réduction des dépenses tiennent compte du taux d’inflation proche de zéro.

    .

    Dans le même temps, les économies résultant des coûts plus faibles que prévu de la dette publique, du fait de taux d’intérêt plus bas, devraient être consacrées à la réduction du déficit.

    .

    Par ailleurs, il est impossible de dégager à court terme d’importantes économies sans ralentir considérablement la croissance des dépenses de sécurité sociale, qui ont représenté 26% du PIB en 2014, soit près de la moitié des dépenses totales du secteur public.

    .

    Des économies de 11milliards d’EUR sur les dépenses de santé sont prévues pour 2015-2017, mais des efforts supplémentaires seront nécessaires pour limiter les hausses de dépenses dans ce domaine.

    .

    Il est notamment possible de renforcer encore la mise en œuvre des politiques de maîtrise des coûts dans le domaine des prix des médicaments et des dépenses hospitalières.

    .

    Le déficit du système de retraite pourrait continuer à se creuser dans les années à venir et les réformes des retraites menées précédemment ne suffiront pas à le combler.

    .

    En particulier, le déficit imputable aux régimes des agents de l’État et des salariés des entreprises publiques continue de peser sur le déficit global du système de retraite.

    .

    De plus, la situation macroéconomique a une grande incidence sur la viabilité du système de retraite, et notamment sur la situation des régimes de retraite complémentaire. Une action décisive doit être engagée pour rétablir la santé financière de ces derniers. »


    • Eric F Eric F 29 novembre 21:53

      @Fifi Brind_acier
      Si la consigne générale est d’optimiser les dépenses publiques pour réduire le déficit, cela relève du bon sens élémentaire, UE ou pas, la Suisse ou la Norvège y sont pareillement astreints. L’euro avec ses taux particulièrement bas voire négatifs -sans attaque contre la monnaie- est pour l’instant plutôt un facilitateur, la dette a pu être reconvertie à moindre taux, réduisant la charge annuelle des intérêts. La balance entre recettes et dépenses reste du domaine du gouvernement, mais il est contraint par l’environnement mondial, les entreprises délocalisent vers des pays à moindre coût de production et moindre pression fiscale.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 09:49

      @Eric F
      Si la consigne générale est d’optimiser les dépenses publiques pour réduire le déficit, cela relève du bon sens élémentaire, UE ou pas

      On dirait Libé ou le Monde ! On vous paye pour la propagande, ou vous êtes un benêt néo conservateur ?? Vous connaissez l’endettement de la France du temps de de Gaulle ? Quasiment rien, l’état empruntait à la Banque de France à taux 0%.
      .
      C’est une dette sciemment organisée par les banques et les Traités.
      On pouvait envisager que les Etats empruntent directement à la BCE avec des intérêts très faibles ou à taux 0%. Mais c’est interdit par les Traités, les Etats doivent emprunter aux banques privées avec intérêts.

      Et plus une économie va mal, plus les taux d’intérêts explosent, la Grèce a emprunté jusqu’à 29%, un taux usuraire.
      .
      Sans le Traité de Maastricht, la dette publique de la France serait un non sujet.
      Evolution de la dette publique, avec et sans Maastricht.


    • Yaurrick Yaurrick 30 novembre 13:22

      @Fifi Brind_acier
      Si il suffisait d’imprimer des billets sans contrepartie pour rendre un état prospère, cela se saurait... Les taux d’intérêts ne font qu’illustrer le risque que les états ont de faire défaut.
      Rappelons nous les habitants de la République de Weimar, ou plus récemment au Zimbabwe, où il fallait 5000 milliard de dollars zimbabwéen pour un euro


    • Eric F Eric F 30 novembre 15:06

      @Fifi Brind_acier

      Eh non ! du temps du général de Gaulle le budget était à l’équilibre, et lorsqu’il y avait des besoins de financement il y avait des grands emprunts publics (Pinay...). Les « avances » de la banques de France étaient rares et rapidement remboursées. La propagande est de votre fait, en réécrivant l’histoire (idem sur la loi de 73, totalement incomprise).
      Dans la période actuelle de redéploiement de la dette, je suis tout à fait d’accord que la BCE devrait prêter directement aux états plutôt que par l’intermédiaire des banques privées avec des taux très bas fixés par la BCE (ceci dit, les banques n’y gagnent rien au passage à ces taux), et les taux usuraires pour les pays surendettés sont effectivement une ineptie puisque ça les enfonce dans l’insolvabilité -mais la Grèce a bénéficié de la remise d’une partie de sa dette-. Ce point doit être effectivement remis en cause (pour l’instant l’Allemagne fait obstruction, mais son très faible taux de croissance et la faiblesse de ses banques vont peut-être l’amener à évoluer).
      Mais imaginons un retour au franc et un gouvernement faisant marcher la presse à billets pour alimenter le budget : attaques de la monnaie, inflation, baisse du pouvoir d’achat. Ce n’est pas pour rien que les gouvernements ont renoncé à solliciter la BDF au milieu des années 80, après plusieurs dévaluations.

      Vous ne pouvez pas à la fois dire que la Commission a tort de pousser à l’équilibre budgétaire, et que la dette est sciemment organisée par les traités : s’il y a équilibre, plus de dette.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 14:28

      @Eric F
      La règle de la dette à 3% du PIB n’a aucun sens du point de vue économique, c’est pourtant une invention 100% française demandée par Mitterrand.

      Les banques ont tout intérêt à ce que les Etats s’endettent.


    • Yaurrick Yaurrick 1er décembre 15:21

      @Fifi Brind_acier
      Comme quoi la mauvaise gestion du budget est bien dans l’ADN de l’état. Et après on reproche à ceux qui veulent une gestion en bon père de famille d’être les ennemis de l’état... Quelle hypocrisie.


    • Eric F Eric F 1er décembre 19:19

      @Fifi Brind_acier
      L’intéressant article dont vous donnez le lien indique que le chiffre de 3% a été fixé dans les années 80 pour correspondre aux circonstances d’alors ; ceci étant, le principe de fixer une butée « soutenable » parait judicieux. C’est un peu comme la limite de vitesse sur autoroute, pourquoi 130 plutôt que 120 ou 140, la valeur précise est arbitraire, mais fixer une limite a du sens, et l’ordre de grandeur parait adapté.
      A propos du ratio de déficit budgétaire par rapport au PIB, il est intéressant de noter que celui des USA est dans les mêmes ordres de grandeur que le nôtre : exemples 2,5% en 2015 (Obama), 4,6% en 2019 (Trump), on voit que ça gravite autour de 3%.

      A propos de déficit, ci joint une courbe montrant que le budget était excédentaire sous de Gaulle et Pompidou https://france-inflation.com/img/solde_public_france.png (ne pas tenir compte des prévisions du quinquennat Hollande, le tableau date de 2013)


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 10:18

    Les retraites par capitalisation aux Pays Bas. C’est la cata !

    "C’est un article du FT, le Financial Times qui nous donne des nouvelles de la crise des retraites aux Pays-Bas. Les taux (d’intérêts) sont bas. Trop bas ! Pour capitaliser, il faut avoir du rendement, sinon, la capitalisation ne sert strictement à rien.

    .

    Et c’est exactement ce qui arrive à des millions de retraités néerlandais. Ils seront confrontés à une réduction substantielle de leur revenu de retraite pour la première fois l’année prochaine, alors que le gouvernement néerlandais s’efforce d’éviter une crise du système de pensions du pays, doté de 1 600 milliards d’euros .

    .

    Et si une intervention de dernière minute du gouvernement peut éviter des coupes significatives dans les retraites l’année prochaine – et une révolte des syndicats -, ne serait-ce que temporairement, le monde se trouvera bouleversé par les problèmes auxquels est confronté le système de retraite néerlandais en… déficit de fonds...


    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 10:34

      @Fifi Brind_acier
      C’est bien pour cela que je dis que les fonds de pension sont une arnaque et que le système qui a déjà connu des problèmes va bientôt se fracasser, en laissant les petits épargnants sur le carreau.
      Les fonds de pension à la française pour compléter les retraites, c’est non !


    • Jason Jason 29 novembre 11:55

      @Michel DROUET

      Bonjour,

      Je ne suis pas complètement de votre avis sur les fonds de pension.

      Certains ont fait faillite, comme aux USA, privant les retraités de leurs revenus.

      Cependant, il en existe qui sont vertueux, car strictement encadrés par des lois. C’est le cas de TIAA-CREF (Teacher’s Insurane Annuity Association) aux USA. Existant depuis 1924 ils fournissent de bons compléments de retraites aux enseignants, mais au prorata de ce qui a été versé, bien sûr. Les coûts de gestion sont minimes, autour de 1%. C’est, je crois une association à but non lucratif.

      Il suffit, pour que ça marche de ne pas laisser ces fonds aux mains des banques ou d’instituts peu scrupuleux. Le fera-t-on en France face aux lobbies de la finance ? A voir...

    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 12:14

      @Jason
      Si c’est une association, je veux bien vous croire. Quant à faire pareil en France, je suis comme vous, un peu, voire très réservé par rapport à la puissance des lobbies et la perméabilité des élus.


    • Yaurrick Yaurrick 29 novembre 12:35

      @Michel DROUET
      Et sinon, laisser chacun libre d’abonder à la caisse de retraite de son choix, ça vous semble surréaliste ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 13:08

      @Jason
      Avec des taux négatifs comme actuellement, où trouvez-vous le rendement pour assurer les retraites ??

      « L’effondrement a déjà commencé »
      par Charles Sannat.


    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 13:33

      @Yaurrick
      Oui, le système est basé sur la solidarité. Pour ceux qui voudraient économiser pour leurs vieux jours, les solutions d’épargne classiques existent et pour les plus riches, il y a au choix la bourse , l’investissement sur les chevaux, les lingots d’or ou un ryad à Marrakech... (liste non exhaustive)


    • Jason Jason 29 novembre 13:44

      @Fifi Brind_acier

      Bonjour,

      Les taux négatifs n’ont rien à voir avec les rendements des actions ou des obligations dans lesquels ces fonds investissent.


    • Eric F Eric F 29 novembre 22:01

      @Jason
      Les taux négatifs impactent les obligations d’état qui figurent dans de nombreux supports de placement. Pour les actions et obligations d’entreprises, le problème vient en cas de krach, pour l’instant il est artificiellement repoussé par des injections massives des banques centrales dans le « circuit financier », ça ne durera pas éternellement. Par contre ces banques centrales s’interdisent d’injecter ces mêmes sommes dans les budgets publics ou sociaux, c’est idéologique.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 09:52

      @Jason
      Les taux négatifs n’ont rien à voir avec les rendements des actions ou des obligations dans lesquels ces fonds investissent

      On se demande bien pourquoi les USA ne trouvent plus assez de couillons pour acheter de la dette américaine...


  • foufouille foufouille 29 novembre 10:35

    une bonne euthanasie obligatoire pour les vieux ferait des économies.


    • Pere Plexe Pere Plexe 29 novembre 17:50

      ...sans doute.
      Mais pas autant que l’euthanasie des cons de tous ages.


    • Jason Jason 29 novembre 18:55

      @Pere Plexe

      Là, vous allez faire un trou de plus dans le budget de la Sécu. Pour des raisons purement financières, la Chambre votera contre. Les affreux ont un bel avenir devant eux.


  • exol 29 novembre 10:49

    Pas d’accord , la vrai égalité sociale c’est un régime unique pour tous , de retraites et de sécurité sociale , et une solidarité pour les exclus du travail ( handicapés , longue maladie , chômeurs). En ces temps difficile , il faudra prévoir aussi la régulation de l’immigration clandestine qui pose problèmes et déficit aux caisses sociales et ainsi que tous les touristes Européens venant se faire soigner à bon compte par le contribuable français . La démographie vieillissante du pays et la fuite des entreprises vers des lieux fiscaux et sociaux plus cléments , aggravent le déficit des caisses et la fiscalité du pays étant à son maximun les marges de manoeuvres sont faibles .


    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 12:23

      @exol
      Un régime unique, pourquoi pas, à condition qu’il ne soit pas aligné sur le plus faible existant, mais sur le meilleur.
      Le tourisme médical existe également pour les français (vers la Hongrie, le Maroc...). S’agissant de la fuite des entreprises, c’est une fuite limitée, compte tenu des cadeaux faits aux entreprises (CICE). Dont on reste en France en diminuant les emplois et on externalise à l’étranger pour faire encore plus de bénéfices.


    • Fergus Fergus 29 novembre 16:35

      Bonjour, exol

      « Pas d’accord , la vrai égalité sociale c’est un régime unique pour tous , de retraites et de sécurité sociale , et une solidarité pour les exclus du travail ( handicapés , longue maladie , chômeurs). »

      Je suis d’accord avec vous. Encore faudrait-il que ce régime soit, comme le dit Michel Drouet, tiré vers le haut et non pas vers le bas comme le projet de retraites que concocte Macron.


    • nono le simplet nono le simplet 29 novembre 16:36

      @exol
      toi tu es communiste !


    • Pere Plexe Pere Plexe 29 novembre 18:07

      @exol
      La justice, et en particulier la justice sociale, n’est pas l’égalitarisme.
      Les salaires, les conditions de travail, les avantages des uns et des autres sont différents. Les conventions collectives sont elles aussi différentes d’un secteur à un autre.
      Des lors en quoi le calcul de la retraite devrait être unique ?
      C’est tellement absurde que même les promoteur de cette arnaque ont déjà prévu de nombreuses exceptions.
      Pour rappel les effroyables « regimes speciaux » concernent 1,5% des actifs
      Qui peut croire que leur suppression pourrait arranger quoi que se soit ?
      Qui peut être assez naïf pour ne pas voir que le but final est de faire des économies sur le dos de tous ! et que le battage autour de ces fameux régimes spéciaux n’est qu’un écran de fumé pour désigner des boucs émissaires et masquer les intentions réelles ? 


    • exol 29 novembre 18:11

      @nono le simplet
      Moi non , mais mon Pépé l’était lui. Quand il en avait un coup dans le nez je te raconte pas les tirades anti patronat .


    • Eric F Eric F 29 novembre 22:13

      Avant de parler de tirer vers le haut, il faut poser la question du financement, car le taux d’actifs par rapport aux retraités n’est pas un simple détail qu’on peut glisser sous le tapis, c’est le nerf de la guerre. Alors, pour ne serait-ce que maintenir un niveau pas trop dégradé (il ne faut pas se leurrer, l’équation est redoutable), il faudra augmenter la part de PIB consacré aux retraites en fonction de la proportion de retraités dans la population, et donc élargir l’assiette des cotisations au delà de la seule masse salariale, par exemple la valeur ajoutée du fonctionnement de l’économie. Au détriment d’autres postes de dépense, inévitablement.


    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 22:34

      @Eric F
      Je parle un peu de tous les cadeaux faits aux entreprises sans contreparties, comme le CICE, par exemple, ou bien encore de la fraude fiscale et sociale...


    • Eric F Eric F 30 novembre 09:55

      @Michel DROUET
      Le CICE a été remplacé par une réduction pérenne de charges sur les bas et moyens salaires pour ne pas pénaliser l’embauche. Mon point de vue n’est pas qu’il faille augmenter systématiquement les cotisations sociales des entreprises, car la globalement pression reste plus forte en France que dans les pays voisins, mais d élargir l’assiette pour qu’elle ne repose pas uniquement sur la masse salariale en reportant une partie de ces cotisations par exemple sur la valeur ajoutée, pour prendre en compte l’automatisation et la sous-traitance délocalisée -le système actuel constitue un bonus fiscal aux entreprises qui licencient-. Cette contribution serait prélevée à la source sur les entreprises locales, et sous forme additionnelle à la TVA sur les produits importés (tout comme il existe une taxe recyclage variable selon les types de produits).
      Bien sûr, indépendamment de cela, la fraude fiscale et sociale doit être plus fermement combattue. Notons aussi que la directive sur les travailleurs détachés constitue une « niche » en matière de prélèvements sociaux, il faudrait prélever une contribution différentielle par rapport à celle du pays d’origine.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 10:00

      @Pere Plexe
      Je crois bien que ce qui intéresse nos escrocs, ce sont les milliards de réserve que les régimes indépendants, genre avocats ou notaires, ont dans leurs caisses...
      Voilà, j’ai retrouvé le document !
      .
      « L’objectif caché de Macron est de mettre la main sur les 160 milliards d’excédents des régimes privés ! »

      "Pour Bruno Retailleau des Républicains, « l’objectif caché de Macron est de mettre la main sur les 160 milliards d’excédent des régimes privés ! »

      Voici l’essentiel ce qu’il a dit lors de cette émission chez Ecorama.

      « Soit on cotise plus, soit on touche moins (en désindexant) soit on travaille plus longtemps ! C’est vrai.

      Les régimes spéciaux c’est moins de 400 000 personnes sur 18 millions de retraités ! Donc une réforme des retraites ce n’est pas uniquement une réforme des régimes spéciaux ».

      Bruno Retailleau parle également très bien des raisons pour lesquelles les pensions des parents qui ont eu des enfants vont considérablement chuter puisqu’il y a une révision envisagée des trimestres de compensation qui sont octroyés aux familles qui touchent 8 trimestres par enfant soit 24 trimestres de bonus pour une maman de trois enfants par exemple ».

      Enfin, Bruno Retailleau de conclure que le mobile semblerait bien être de la main sur les excédents de 160 milliards qu’il y a dans les caisses des complémentaires privées pour venir boucher les déficits et les trous des régimes… public !

      Charles SANNAT


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 10:05

      @Eric F
      Il faudrait surtout augmenter les salaires, pour augmenter les cotisations sociales et créer des emplois. Mais en restant dans l’ UE, bernique !

      La Commission ne veut pas qu’on augmente les salaires, ça pénalise la sacro sainte « compétitivité », quant aux emplois, n’en parlons pas...


    • Cadoudal Cadoudal 30 novembre 10:14

      @Fifi Brind_acier
      Le salaire mensuel brut moyen en Hongrie s’est établi à 321 200 forints (998 EUR) en août, en hausse de 10,1% par rapport au même mois de l’année précédente, l’Office central de la statistique (KSH).

      https://ecopeco.org/2019/10/28/le-salaire-moyen-hongrois-en-hausse-de-10-sur-un-an-mais-reste-bas/


    • Michel DROUET Michel DROUET 30 novembre 10:45

      @Eric F
      Bonjour Eric F
      Cette réduction pérenne de cotisations sociales (et non pas de charges) qui remplace le CICE, n’est ni la première ni la dernière sans doute. Le premier effet est de diminuer les recettes des caisses de l’assurance maladie et de l’assurance vieillesse, d’où la quasi-obligation de recourir à une « réforme des retraites » qui reverra à la baisse toutes les pensions. Et quand cela ne va pas assez vite, le gouvernement créé des HS et de Primes de fin d’année « désocialisée et défiscalisées » (la défiscalisation augmente le déficit de l’Etat ou sert de prétexte à la suppression de services publics).
      Maintenant, la "pression qui reste plus forte que dans les pays voisins (ce qui n’est plus tout à fait vrai en ce qui concerne l’Allemagne où le coût du travail est proche du notre) est un leurre, car on accrédite la thèse selon laquelle toutes les entreprises françaises sont en concurrence avec les pays voisins, ce qui est totalement faux car les entreprises qui exportent ne sont pas les plus nombreuses.
      La solution avancée par certains aurait consisté à n’attribuer le CICE (et donc les baisses de cotisations pérennes) qu’aux entreprises qui exportent, mais là également il y a un biais, car les entreprises qui exportent le plus ont créé des emplois à l’étranger tout en en détruisant en France et tout cela en profitant du CICE.
      Donc, la baisse de charges uniforme entre l’entreprise de plomberie qui ne travaille qu’en France et les entreprises du CAC 40 qui ont des succursales à l’étranger est une grosse arnaque et surtout un cadeau énorme fait à ces dernières et à leurs actionnaires.
      L’entreprise de plomberie n’est en concurrence qu’avec les autres entreprises de son environnement géographique et la baisse des charges sur ces entreprises ne produit rien d’autres, (hormis une éventuelle baisse du prix payé par les clients), qu’une augmentation de la marge et donc des bénéfices ainsi qu’un accroissement du déficit des régimes sociaux.
      Je vous rejoins en ce qui concerne les travailleurs détachés qui eux constituent une véritable concurrence pour ces entreprises.
      Je regarde actuellement avec intérêt le blocage des dépôts de carburants par les entreprises de travaux publics qui se plaignent de ne plus bénéficier du gazole détaxé.
      En bonne logique libérale, ils devraient répercuter cette hausse sur leurs clients, mais ils ne souhaitent pas le faire apparemment. Peut-être se rendent-ils compte que les recettes de leurs clients (les collectivités locales par exemple) baissent et qu’ils devront renoncer à faire des travaux, ou bien que l’immobilier n’est pas en bonne santé actuellement, compte tenu des prix qui bloquent les investissements (malgré les taux bas), ce qui diminue le volume des programmes.


    • Eric F Eric F 30 novembre 10:45

      @Fifi Brind_acier
      Vous focalisez sur la Commission, mais les entreprises s’en battent l’oeil, elles regardent le cout de production et s’installent là où il est bas, j’en sais quelque chose, la multinationale où je travaillais a délocalisé à tour de bras, ce qui ne l’a pas empêché de disparaitre en fin de compte les concurrents asiatiques ayant phagocyté le domaine. Et les consommateurs achètent les produits en regardant le prix, qui donc achète un jean 100 euros parce que fabriqué en France quand le même vaut 15 euros fabriqué en Asie ? En sortant de l’UE, avec une monnaie faible la compétitivité augmentera, mais le pouvoir d’achat sur les produits à bas cout importés s’effondrera, pas sur les produits haut de gamme, c’est le dilemme....


    • Eric F Eric F 30 novembre 11:08

      @Michel DROUET
      Le problème de cout comparatif du travail dépend du secteur, c’est moins critique dans le luxe ou les produits sophistiqués que dans les produits courants, or l’industrie française par exemple automobile était plutôt sur les produits courants. Il ne s’agit pas seulement de la question d’exporter mais aussi d’importer ce qui coute moins cher que ce qui est fabriqué localement, or le fait est indéniable que nos usines perdent des parts du marché intérieur (le groupe Renault fabrique à l’étranger plus de la moitié de ce qu’il vend en France).
      Vous évoquez les artisans ou TPE locaux, mais leur marge est faible, et ils sont en concurrence avec des groupes qui recourent aux travailleurs détachés, si bien que nombre de secteurs comme le bâtiment utilisent le travail clandestin sous la pression.
      On en arrive, à cause du cout du travail à envoyer en Chine des troncs d’arbres qui sont débités en planches en Chine pour être réexportées vers des entreprises françaises d’ameublement ! Bien sur le cout des transports intercontinentaux relève du dumping sauvage. Et si on fait tout en France, c’est trop cher et personne n’achète. Je connais le problème ayant fait toute ma carrière dans le secteur concurrentiel, les théoriciens du public n’en n’ont pas l’idée.

      Là où je vous rejoints c’est sur le caractère pernicieux de la défiscalisation des heures sup et des primes, ce sont des « effets d’aubaine » (les heures sup sont déjà bonifiées) au détriment des régimes sociaux.
      Je ne vois donc, encore une fois, d’autre piste que l’élargissement des cotisations sociales sur des bases autres que la seule masse salariale, qu’il ne faut surtout pas enchérir.

      Vous montrez, avec l’exemple du BTP les implication d’augmenter les prélèvements sur les entreprises dans le cadre d’une baisse des investissements ou du pouvoir d’achat ; Ceci dit, l’immobilier n’est pas tellement à plaindre, en périphérie des grandes métropoles les lotissements, programmes de petits immeubles et immeubles de bureau poussent comme des champignons, où les prix de terrain sont moindres qu’en centre métropole (du reste l’inflation de Paris ou bordeaux n’est pas générale, il y a d’énormes distorsions)


    • Michel DROUET Michel DROUET 30 novembre 11:22

      @Eric F
      Le paradoxe de l’automobile qui fabrique la majorité de sa production à l’étranger, c’est qu’avec la consolidation du CICE en baisse pérenne de cotisations sociales, elle aura le beurre et l’argent du beurre et les actionnaires seront heureux.
      Je ne partage pas votre analyse concernant les marges faibles des artisans et TPE, malgré la concurrence des travailleurs détachés, mais je suis d’accord avec vous concernant les troncs d’arbres débités en Chine dont je ne vois ni l’intérêt économique ni l’intérêt écologique bien sûr et qui semble plutôt être la conséquence du manque d’offre dans le secteur en France.
      Enfin, et j’avais oublié de le noter, il serait bon que le financement du ou des régimes de retraites soit élargi. (à la valeur ajoutée ou à la taxation des transactions financières ?)


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 11:26

      @Eric F
      C’est l’Etat qui décide des augmentations du SMIC, qui se répercute ensuite sur tous les autres salaires. Et donc, la Commission ne veut pas que l’ Etat augmente le SMIC !


      "Depuis 2013, le salaire minimal en France suit la règle d’indexation qui lui est applicable, sans augmentations ad hoc. Il a, de ce fait, augmenté plus lentement que les salaires de référence (1,23% en 2017, contre 1,31% pour le salaire moyen), dans un contexte de faible inflation et de croissance modérée des salaires.

      Si, selon des critères internationaux, le salaire minimal est élevé par rapport au salaire moyen, son coût a été fortement réduit par les réductions de cotisations sociales.
      Ces réductions
      seront renforcées et pérennisées à partir de 2019.

      Si l’indexation du salaire minimal est importante pour préserver le pouvoir d’achat des travailleurs, le mécanisme actuel (qui est unique dans l’UE) est susceptible de limiter l’ajustement des salaires à l’évolution de la conjoncture, ce qui peut avoir des conséquences négatives pour la compétitivité.

      Un groupe d’experts indépendants évalue chaque année le salaire minimal et fournit des avis non contraignants sur son évolution. En 2017, ce groupe a recommandé une révision de la règle d’indexation, qui consisterait par exemple à ne tenir compte que de l’inflation. 

    • Eric F Eric F 30 novembre 12:11

      @Fifi Brind_acier
      L’augmentation du SMIC ne se répercute pas sur tous les salaires, il n’y a plus d’« échelle mobile » depuis longtemps. Cela a conduit à ce que la proportion de travailleurs au SMIC avait fortement augmenté parce que celui-ci avait « rattrapé » les salariés qui étaient juste au dessus. Ceci a conduit à une distorsion structurelle, les prestations de base devenant trop couteuses par rapport au pouvoir d’achat moyen, d’où la disparition d’emplois à faible valeur ajoutée (il reste des pompistes en Italie cela fait longtemps qu’il n’y en n’a plus en France).
      Commission ou pas, le problème relève de l’environnement économique mondialisé et notre tissu économique (les pays comme l’Allemagne, la Suisse ou la Suède sont depuis longtemps positionnés sur des secteurs haut de gamme ou à technologie très sophistiqués, ce sont des marchés de niche où les places sont prises, la France était performante sur des secteurs où les pays à bas cout ont désormais pris la prééminence).


    • chantecler chantecler 1er décembre 07:45

      @Michel DROUET
      Allons, allons : le premier dirigeant chinois s’est vanté récemment « d’avoir fait sortir 800 millions de Chinois de la pauvreté » en industrialisant à mort ce gigantesque pays ...
      Avec la complicité de la big oligarchie qui a transféré usines et capitaux et qui en a fait son beurre ...
      Et naturellement il a raison .
      Mais en simplifiant et en contrepartie , des centaines de millions d’européens connaissent la pauvreté et la crainte de l’avenir ...
      La Chine a tiré profit d’une situation unique , de concurrence faussée , et nos pays ont plongé les uns après les autres .


    • Michel DROUET Michel DROUET 1er décembre 09:08

      @chantecler
      Exact : la course au profit pour quelques uns...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 14:37

      @Eric F
      Vous avez lu ce que demande la Commission à propos des salaires en France ?

      NB : La Suisse n’est ni dans l’ UE, ni dans l’euro.

      Et oui, l’économie française n’est pas l’économie allemande, et les Français ne sont pas les Allemands. Il ne fallait donc pas se pacser dans un système mondialisé.

      Il fallait garder sa souveraineté et avoir des accords de coopération avec l’ Allemagne et pi c’est tout. C’est ce que voulait de Gaulle, mais pas les Américains.

      Mais c’est bien, vous commencez à reconnaître que ça ne marche pas pour la France, tous les espoirs sont permis...


    • Yaurrick Yaurrick 1er décembre 15:25

      @Fifi Brind_acier
      L’augmentation du SMIC et plus largement de tous les salaires sans contrepartie de gains de productivité est un vecteur d’inflation et de chômage... Vous pouvez le déplorer, mais les faits sont avérés et documentés.


  • Spartacus Spartacus 29 novembre 11:11

    Notez l’hypocrisie des gauchistes si prompts a dénoncer les inégalités, ils sont au contraire pour faire perdurer l’inégalité la plus injustela pire des inégalités.

    L’inégalité en droits.

    Eux ils veulent un « statut spécial ».

    Quelle farce et circonvolution intellectuelle des gens qui osent se prétendre du coté de la lutte contre les inégalités.

    Les clowns de l’inégalité, les fonctionnaires qui jouent les vierges effarouchées qu’on veuille changer le scandale de leurs privilèges en droits sociaux....

    Juste honteux et bassement corporatiste et matérialiste pour leur petit profit personnel caché sous de la moraline et arguments spécieux....

    La vérité c’est que les discours sur les inégalités, c’est beaux à fanfaronner quand c’est pas leur gueule, mais dès que ça les touche, c’est une démonstration que les propos ne sont que des postures et n’ont rien a foutre des inégalités. 

    Les fonctionnaires, la fonction publique n’est qu’un monde hypocrite, et pas très beau. 


    • Michel DROUET Michel DROUET 29 novembre 12:25

      @Spartacus
      Ben voyons...
      Le seul qui trouve grâce à vos yeux, c’est « tout pour ma tronche, rien pour les autres ».
      Avec ce genre de discours vous pourriez vous passer de commenter celui des autres.


    • Spartacus Spartacus 29 novembre 15:53

      @Michel DROUET
      « tout pour ma tronche, rien pour les autres ».

      Non. Je ne veux surtout pas de droits supérieurs aux autres, et ceux qui trouvent grâce a les yeux sont les gens, les talents qui s’enrichissent sans user de droits supérieurs aux autres.

      Vous OUI. N’inversez pas le sens des valeurs et ne faites pas de procès d’intentions..

      Ne soyez pas condescendant, acceptez d’être contredit sur vos paradoxes égalitaristes.

      Essayez seulement de regarder dans le miroir des valeurs humaines et étiques et mettre vos opinions face à vous même et vos revendications..

      Et si au lieu de jouer le déni et le hors sujet ou la diabolisation de ceux qui contrarient vos certitudes et donniez avis sur ceux des lens qui veulent des des droits supérieurs aux autres ?

      Donnez nous votre avis de la revendication inégalitariste « plus de droits sociaux pour ma tronche » notez le mot « droits »...
      J’ai hâte de voir la justification de l’inégalité par un égalitariste....   smiley


    • Pere Plexe Pere Plexe 29 novembre 18:28

      @Spartacus
      la pire des inégalité... ? Diable
      Quel est donc la différence entre les taux de remplacement des uns et des autres ?
      Elle est complètement négligeable dans la plupart des cas.
      Par contre elle baisse régulièrement pour tous, privé ou public. Un peu plus vite pour le public.
      C’est incomparable au différence de revenus qui vont de un à six entre le premier décile et le dernier. Et surtout à celui du patrimoine qui lui va de un à 2000 pour les déciles extrêmes !


    • titi 29 novembre 19:13

      @Pere Plexe

      « Par contre elle baisse régulièrement pour tous, privé ou public. Un peu plus vite pour le public. »

      Le système de retraite par répartition est une chaine de Ponzi.

      Faites le calcul mis en place en 1945, nécessitant 37,5 années de cotisation. Les premiers « retraités » du système l’ont donc été en 1982...et depuis le système est en déficit.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 10:12

      @Spartacus

      J’ai hâte de voir la justification de l’inégalité par un égalitariste.... 

      Entre 2013 & 2018 :

      Chez Renault, les actionnaires +106%, les salariés : + 3%
      .
      Chez l’équipementier Faurécia : actionnaires : +306%, salariés : -2,8%
      .
      Chez Pernod Ricard, les actionnaires : +44%, les salariés : +5,6%


    • Spartacus Spartacus 30 novembre 11:52

      @Fifi Brind_acier

      Jamais de réponse leur paradoxe et leur immonde hypocrisie de réclamer l’injustice la pire. Des privilèges en droits.

      Toujours des hors sujet jaloux et comparaisons débile pour éviter de répondre aux faits en plus fausses.
      Comparer des salaires avec des revenus d’actions. C’est juste con en plus d’être hors sujet et en plus en vérifiant totalement faux.
      Un salaire est donné en fonction d’un contrat de travail, et de la qualité à le remplir. Il est donc logique qu’il suive l’inflation.
      Les dividendes sont donnés en fonction des résultats de l’entreprise et le risque.

      Renault en 2009 et 2010 : aucun dividendes versés. Les salariés n’auraient pas été payés dans cette période ? Pourtant l’argent des économies des actionnaires a bien été immobilisé ces années là ?
      Et chacun peut voir dans le lien que les dividendes versés sont entre 0 et 3.5% soit loin de la farce hors sujet https://www.bnains.org/archives/action.php?codeISIN=FR0000131906

      Diaboliser les autres, n’enlève pas les faits et ne répond pas à la question de tes privilège de fanfaronne ..

      Répond donc honnetement à la question étique de l’incongruité des revendications en privilèges en droits....

      La honte peut être ?
      La prise de conscience d’être dans le camp des envieux et responsables de l’appauvrissements des autres ?
      Admettre que vous êtes de beaux hypocrites, c’est dur pas vrai ?
      Pas assez de courage..


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