mardi 4 août 2009 - par Christian Delarue

Sarkozysme : Déconstruire le césarisme démocratique

Evoquer le césarisme sarkozyste c’est diriger la lumière sur le personnage, ses discours (1) et ses pratiques, ainsi que vers ses proches collaborateurs ou collaboratrices (2). C’est aussi diriger la lumière vers les médias et l’opposition. Le regard porté vers le personnage permet de faire des comparaisons avec des contemporains comme Berlusconi et au passage de montrer l’entourage des courtisans. La comparaison montre aussi que le personnage autoritaire n’est pas un dictateur à l’image de l’Italie de Mussolini, de l’Espagne de Franco, du Portugal de Salazar, de la Grèce des Colonels, de la France de Pétain, etc.

Mais cela ne tient pas à une autolimitation du personnage mais renvoie à l’analyse du contexte, celle des institutions qui restent démocratiques, quoiqu'en pente descendante ; celles aussi des dynamiques contradictoires à l’œuvre et notamment des diverses oppositions. Car le sarkozysme n’est pas une dictature militaire ni une dictature de notables. Le régime politique n’est pas dictatorial et encore moins fasciste même si les traits de la forme pénale et policière se renforcent. Le peuple peut décider, peut voter, peut manifester. Il le peut d’une façon très limitée, très modeste mais il peut. Pourquoi ne le fait-il pas ou si peu ? Il faudra tenter de répondre à cette question.

* Le rapprochement avec le bonapartisme.

On peut rapprocher ce type de pouvoir personnalisé du bonapartisme qui admet et même s’appuie sur le suffrage démocratique mais en effectue un détournement populiste (3) de type extrême-droite. André et Francine Demichel (4) définissaient le bonapartisme comme "une dictature de fonctionnaires et de bureaucrates soigneusement triés par le pouvoir. L’institution des préfets est à cet égard très révélatrice". Les deux derniers conflits du semestre 2009 dans le champ universitaire et celui de l’hôpital montre une volonté de "préfectoralisation", avec la décision de placer des autorités disposant de pouvoirs importants directement subordonnés au volonté du César républicain français.

Le bonapartisme serait, selon André et Francine Demichel, "la traduction historique d’une situation d’équilibre entre les classes. La bourgeoisie, pour maintenir cet équilibre, est amenée tout en conservant bien entendu son pouvoir économique, à déléguer son pouvoir politique". Sommes-nous dans cette situation ? La crise financière qui a débouché sur une crise économico-sociale sévère pour les travailleurs a mis en accusation le capitalisme. Évoquer sans euphémisme le capitalisme prédateur, c’est un premier élément de gagné au plan de la bataille idéologique. Un élément faible cependant car d’une part c’est seulement le mauvais capitalisme financier et parasitaire qui a été accusé et d’autre part les dirigeants ont annoncé bien vite leur désir soit de le "moraliser" (droite sarkozyste), soit de le "refonder" (néosolidarisme centriste).

Dans l’opposition au Sarkozysme on trouve donc les courants pour une alternative systémique de type éco-socialiste et les courants simplement "néo-solidaristes centristes" (5) qui s’appuient sur J-M Keynes, E. Durkheim, L. Bourgeois, C. Bouglé dans cadre de la refondation et de l’alternance. L’enjeu de la réponse semble être "l’unité sans perdre ses spécificités" pour évacuer le césarisme démocratique.

* L’offre de changement déçoit une partie du peuple...

Il ne suffit pas de dire (6) que les partis de gauche sont divisés et que les syndicats de salariés sont trop nombreux. Certes cette division dans les deux champs de la représentation (politique et sociale) est problématique mais elle est fondée sur des réalités. Faire l’unité avec le Parti socialiste (PS) au moment ou se dernier penche de tout son corps vers la droite et que certains de ses membres s’y précipitent n’est pas chose facile pour l’autre gauche, à sa gauche. L’autre gauche est celle qui part en lutte, comme elle peut, avec ce qu’elle a, contre le monde-marchandise, la finance prédatrice et l'accaparement des richesses communes. Car c’est bien la logique marchande, si valorisée par le néolibéralisme et notamment l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui généralise le dol et la compétition mortifère, qui porte de la corruption et du carriérisme chez les élites, de l’individualisme et de la cupidité chez les possédants, et du sécuritarisme au sein de la société. Il faut aussi évoquer la xénophobie institutionnalisée et le racisme multiforme montant, le sexisme qui perdure, la laïcité mise à mal . Mauvaise pente ! C’est peu de dire que cette logique globale fait évidemment le jeu du conservatisme et du césarisme.

Pour éradiquer le césarisme démocratique, il y a surtout besoin d’autres valeurs qui ne s’imposent pas d’emblée, notamment celle qui préfère la valeur d’usage à la valeur d’échange, celle qui refuse le capitalisme productiviste, celle qui milite pour un nouveau partage du temps de travail contraire au sarkozysme. Il y a besoin d’une "vraie gauche" avec un autre rapport au peuple, aux travailleurs, aux services publics. Faut-il rappeler que nous devons tous et toutes participer à la production de l’existence sociale. Que cela s’organise politiquement et démocratiquement. Encore faut-il poser le principe républicain. Dans ce cadre, il n’y a pas d’une part celles et ceux qui travaillent 60 heures par semaine à un rythme élevé et avec des sursalaires et d’autre part celles et ceux qui sur le bord regardent trois euros en poche les champions du travail salarié. En conséquence, la gauche mandarinale ne saurait remplacer la droite préfectorale. Or on ne sens pas, c’est le moins qu’on puisse dire, au sein du PS une gauche qui ose le changement. De celle-là, il ne faut donc rien attendre, que des coups-bas avouent même de nombreux salariés ayant subis précarités et chômage partiels. Et pourtant pour le coup de boutoir anti-sarkozyste, il va sans doute oser une unité à l’image de celle construite par les syndicats pendant le premier semestre 2009.

* L’insignifiance du monde et le formatage des esprits

Une mauvaise opposition n’explique pas tout de l’installation du césarisme démocratique . Si l’école démocratique a bien fait monter le niveau scolaire, les médias ont su faire baisser le niveau d’analyse critique. La marchandisation du monde constitue la base structurelle de l’ensemble . On se trouve donc face à une montée de l’insignifiance du monde de par un triple formatage des esprits : D’abord celui des médias "libres" en Occident et celui des religions ailleurs. Pas tous les médias évidemment. Et les religions sont aussi subdivisées. Mais la tendance lourde est là. Et ce formatage se cache derrière le pluralisme. Nous avons le sentiment de choisir notre divertissement. Ce divertissement a très souvent pour trame principale la fuite des questions cruciales aujourd’hui posées à l’humanité. Ensuite celui de la séduction marchande et de ses frustrations chez les déshérités. Ici, il faut pointer l’envers de la médaille marchande qui se trouve dans la sphère productive. Il y a une combinaison du travail du négatif. A côté de la fatigue montante dû à l’intensification généralisée du travail aux fins de rentabilité du capital, y compris dans les secteurs non marchands, il faut noter, non pour le stigmatiser, "l’embourgeoisement" relatif d’une partie du peuple-classe. Une de ses formes apparaît avec le plaisir avéré pour l’installation dans le confort. Et cela n’affecte pas que la couche supérieure financièrement aisée du peuple-classe. On ne saurait pour comprendre le consentement au césarisme démocratique en cours porter uniquement le regard vers la petite-bourgeoisie indépendante (professions libérales aisées) et la petite-bourgeoisie salariée (les échelons de commandement supérieur du privé et du public) qui n’ont pas encore subi les effets de la crise, ni même leurs enfants (5). Au sein du bloc d’en-bas (les prolétaires à moins de 3000 euros par mois) cette disposition inscrite dans la chair comme habitus travaille à une relative passivité et à la désorientation.

La montée de l’insignifiance du monde mène aussi bien au vote Sarkozy qu’à l’abstention, en tout cas au désintérêt de la chose publique. Car il n’y a pas que la montée du religieux, notamment intégriste, à pointer du doigt en ce début de siècle. L’obscurantisme se généralise sur tous les fronts. Les cerveaux se ramollissent. Ils gardent leur efficacité pour l’intelligence technicienne, pour la rationalité instrumentale, celle qui vient qualifier la force de travail , celle qui ensuite vient confirmer la qualification comme compétence. Mais, comme citoyen, le désert de la pensée progresse sur deux fronts. Les esprits sont de plus en plus coincés entre l’intensification du travail (pour ceux et celles qui travaillent) et l’abrutissement médiatique délivré aussi bien pour le repos du "guerrier économique" que pour le chômeur oisif. A cela s’ajoute le journalisme à sensations qui déploie "le poids des mots et le choc des photos" . La censure existe toujours mais ce n’est pas elle qui formate les esprits à l’acceptation du monde tel qu’il va.

Jamais les raisons de se révolter n'ont été aussi fortes , jamais les pesanteurs confortables du repli familial et du divertissement médiatique n'ont été plus puissantes. La capacité d’endormissement des consciences par les grands appareils d’influences médiatiques est surprenante. Ils disposent il est vrai de gros budgets, d’experts en techniques de propagande et de désinformation.

L’idéologie médiatique fonctionne à flux tendu sur les deux registres les plus perturbateurs pour l’individu : d’une part la monstration de ce qui est beau et séduisant - stars ou objets marchands - assimilé à ce que possèdent les riches et qui suscite l’envie des déshérités et d’autre part la monstration de ce qui est laid, puant, terrorisant et qui insécurise le peuple tout comme les riches . L’esprit du "chacun pour soi" se marie bien avec l’esprit de consommation marchande lié au besoin de confort généralisé. Comme l’esprit de "lutte des places" s’intègre à merveille à l’esprit de la concurrence généralisée du crédo du libéralisme économique. Un tel ensemble génère au mieux un souci de conservation de son pré carré et une demande politique sécuritaire.

Pourtant, tout n’est pas noir.

D’abord, il existe une presse critique. Il existe toujours des réseaux de solidarité de lutte éloignés des tactiques compassionnelles. Il existe un désir d’apprendre et de changer le monde. Il faut qu’il puisse se présenter aux lieux de débats et se confronter aux pensées critiques. Et exiger ensuite la démocratie véritable.

Christian DELARUE

Notes :

1) Nous renvoyons pour ses discours comportant un traitement de l’histoire aux historiens. Lire par exemple"L’histoire bling-bling" par Nicolas Offenstadt

2) Nadine Morano ou le triomphe du vide

3) Ambiguïté du mot populisme :

* Pour les uns, le terme recouvre l’attitude des mouvements politiques de gauche qui veulent le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple dont ils font partie . Le peuple se distingue ici nettement de la classe dominante la bourgeoisie. On pourrait parler de peuple-classe. L’idéologie déployé est démocratique et égalitariste : justice sociale et justice fiscale. La critique du capitalisme y est courante mais avec des variations et donc des courants divers.

* Pour les autres, à l’extrême-droite, le populisme est une critique des élites politiques et médiatiques mais pas de la classe dominante. Il ne s’agit pas d’abaisser les pouvoirs de la bourgeoisie mais de remplacer les élites qui font le jeux de l’étranger, qui sont trop tournées vers l’extérieur. Ce populisme nationaliste débouche très souvent sur une xénophobie et un racisme mal cachés.

* Enfin, le terme est utilisé en science politique pour englober l’un et l’autre des usages. Il donne lieu à de multiples débats de repositionnement avec des variations historiques. Ce terme est donc a manier avec précaution pour qui entend être bien compris.

* Un essai : Contre le populisme montant. C Delarue

4) dans "Les dictatures européennes" d’André et Francine DEMICHEL (PUF 1973) Voir plan

5) CONTRE LA REFONDATION NEOSOLIDARISTE DU CAPITALISME PRODUCTIVISTE Fiche de synthèse Christian Delarue

6) Libertés, les blogueurs s’inquiètent : vers le Césarisme démocratique ? http://www.lepost.fr/article/2009/01/09/1380155_libertes-les-blogueurs-s-inquietent-vers-le-cesarisme-democratique.html

7) Certains dans cette couche dite "petite-bourgeoise" en perçoivent même encore les fruits.

http://cvuh.free.fr/spip.php?article170



81 réactions


  • arturh 4 août 2009 10:52

    Une leçon de « démocratie » par un co-fondateur d’Attac, organisation en état de mort cérébrale depuis qu’il a été révélé que l’organisation des élections de sa direction avaient été grossièrement truquées.

    On peut faire confiance à notre auteur sur la pertinence de ses connaissances en matière de « césarisme démocratique », étant « co-fondateur » d’une association, ATTAC, qui avait, dès le départ, un seul programme : programme qui a été, depuis sa création, respecté à la lettre : que Bernard Cassan soit Président.

    Cet article est une nouvelle occasion de vérifier comment le mot « démocratie » est continuelle insulté par les ennemis de la Démocratie, quelque soit leur bord.

    On en a encore vu récemment le triste spectacle avec le « Mouvement Démocrate » (Modem), dont la « démocratie » se manifeste surtout par le fait que vous, moi, savions avant même qu’il soit créé qui en serait « élu » Président. Comme nous savons tous, en admettant que cette caricature de « parti démocratique » existe encore en 2012, quel sera son candidat à l’élection présidentielle.

    Après les élections russes où vous, moi, savions qui serait élu et à quel poste avant même que les « élections » commencent. Après les élections américaines où personne, six mois avant l’élection, pouvait savoir qui serait élu. Après les élections européennes où nous savons tous qu’à la fin, en raison d’une alternance impossible, ce sera Barroso qui sera « élu » Président de la Commission par le Parlement Européen, nous savons dans quel camp nous nous situons. Avant même que les « élections législatives démocratiques » européennes commencent, nous savions d’avance ce qui se passerait. raison pour laquelle l’bstention à ces élections a battu un nouveau record.

    Voici donc un article qui nous rappelle que depuis deux siècles, la Démocratie est continuellement vaincue en Europe,

    Après plus de deux siècles de défaites continuelles de l’aspiration à la Démocratie en France et en Europe, cet article est une bonne occasion d’en faire une nouvelle fois le constat et le diagnostic.


    • Christian Delarue Christian Delarue 4 août 2009 16:45

      Arturh,

      Le Mrap est un des membres cofondateur d’ ATTAC. Je ne vois pas en quoi il y a du « césarisme démocratique » dans cela. Les « trucages » datent du printemps 2006. Le MRAP ne participe au CA d’ATTAC que depuis décembre 2006. Depuis juin 2006, il y a eu clarification et renouvellement de l’équipe dirigeante d’ ATTAC France qui depuis se redéploie et participe aux réseaux européens d’ATTAC ainsi qu’aux forum altermondialistes. L’altermondialisme a vocation comme la gauche politique et le syndicalisme a se porter à la hauteur des enjeux. Mais c’est difficile.

      A lerma,

      Je ne perçois aucun revenu pour mes fonctions associatives. Je suis par ailleurs travailleur salarié. Je milite bénévolement de 20 à 35 heures par semaine en plus de mon travail. Certain(e)s font bcp plus tjrs aussi bénévolement. Le monde associatif enrichie le pays grâce à ses retraités. Voilà une production bénévole de « valeur d’usage » qui n’est pasz dans le PIB ! Au total, à quoi set la calomnie de quelqu’un que vous ne connaissez pas ? Quelle petite entreprise parlez-vous ? Quel manque de transparence ? TSS ? Vous évoquez Julien Dray mais je ne suis pas élu politique. Par ailleurs, tous les élus politique ne perçoivent pas de super salaires. Mais certains gagnent bcp trop notemment du fait du cumul des mandats.

      CD


    • arturh 4 août 2009 17:02

      « .... Depuis juin 2006, il y a eu clarification et renouvellement de l’équipe dirigeante d’ ATTAC France ... »
      §§§§§§§§

      Faux, faux et archi-faux. Avant 2006, Bernard Cassen était Président d’Attac. Depuis le trucage des élections à la direction et votre soit-disant « renouvellement de la direction », Bernard Cassen est toujours Président.

      Attac est typiquement une organisation selon le principe du totalitarisme où le seul véritable programme est le maintien de la direction. Tout le reste n’est que du baratin pour justifier le maintien de cette direction en place.


    • arturh 4 août 2009 16:32

      « Le peuple, lui, est toujours perdant dans l’affaire !
      On parle, on décide pour lui ! »
      §§§§§§§§§§

      Heu... c’est pas ce que vous êtes en train de faire ? Ce n’est pas le sujet même de votre réaction ? Parler « pour le peuple ».

      Une bonne occasion de rappeler ceci :
       
      Si, à d’autres époque, « le peuple » a pu avoir une signification politique générale, depuis la fin du 19ème siècle, le « peuple » n’est plus qu’une chose, ne sert plus qu’à une chose : le « peuple » n’est plus qu’un mot qui ne sert que dans le vocabulaire du Totalitarisme, qu’il soit de droite ou de gauche. « Un Peuple, un Empire, un Chef »... « ennemi du peuple »... « peuple juif »... « petit père des peuples »... etc, etc...

      Ce vocabulaire, cet emploi du mot « peuple » qui ne vise qu’une chose, nier l’individu, est le fondement même du Totalitarisme communiste ou fachiste du 20ème siècle.

      Dans ce vocabulaire, le « peuple » a une fonction : pour prouver qu’il existe, il n’y a qu’un seul moyen. Et c’est un moyen de terreur : montrer du doigt ceux qui n’en font pas partie.

      Suivant les versions du Totalitarisme, on sait aujourd’hui comment ils découpent des « tranches sociales » dans la société, avec le but avoué de les exterminer ou les faire disparaître d’une manière ou d’une autre pour faire sortir un « peuple » « pur ». Evidemment, cette « purification » n’a jamais de fin, puisque le principe du Totalitarisme communiste ou fachiste est de se maintenir au pouvoir parce qu’il reste toujours des « ennemis du peuple » et que leur tâche « historique » n’est donc jamais terminée.

      Ce « travail » d’extermination étant, bien entendu, le fondement même du rôle historique que se donnent les dirigeants autoproclamés du « peuple ».


      C’est également une occasion de rappeler ce principe fondamental de l’Humanisme, et donc de la Démocratie : il n’y a que des individus. Le « peuple », dans la réalité politique de la Démocratie, ça n’existe pas, parce que la Démocratie ne peut tenir compte que de l’individu, qui est le seul à pouvoir être la source du pouvoir politique. 


      Le « peuple » est le sujet de l’Histoire pour le Totalitarisme.

      L’individu, la femme, l’homme, est le sujet de l’Histoire de la Démocratie.


    • arturh 4 août 2009 18:17

      « On ne parle pas de fachisme depuis bien longtemps », dans un article ou dans les commentaires, on se gêne pas pour comparer Sarkozy à Mussolini !

      « Lourd » ? C’est tout ce que vous avez trouvé ? Léger au contraire. Théoriser ? Non, c’est très pragmatique.

      « Citoyen » un terme « bien pensant » ? C’est sûr qu’on ne risque pas entendre parler de « citoyens » par les autorités chinoises, cubaines ou coréennes. Eux, ils savent « bien penser ». « Peuple » chinois, coréen, cubain...

      Il est vrai qu’un discours de Castro qui n’utiliserait que le mot « citoyen » et jamais « peuple », ça tiendrait pas la route cinq minutes, chez un type qui a donné l’habitude de discours qui duraient des heures.

      Tenez, essayez vous-même : « Le peuple cubain soutient Fidel Castro ». Aucun problème ! Forcément ! Si quelqu’un ne soutient pas Castro, c’est qu’il ne fait pas partie « du peuple ». CQFD.

      Par contre, « le citoyen cubain soutient Fidel Castro », ça passe encore ciq minutes, le temps qu’on se rende compte qu’on a quand même intérêt à bien le choisir, le citoyen en question.

      Et « la grande majorité des citoyens cubains soutiennent Fidel Castro », essayez de développer ça cinq minutes, et vous avez écrit un sketch de Coluche !!!


    • Jean-paul 9 août 2009 04:10

      Le peuple soutient Fidel Castro (journal Granma )
      En pratique si le citoyen ne soutient pas Fidel Castro il est considere comme anti social ainsi que sa famille .


  • Montagnais Montagnais 4 août 2009 13:06

    Vous écrivez : "La comparaison montre aussi que le personnage autoritaire n’est pas un dictateur à l’image de l’Italie de Mussolini"..

    Encore heureux ! Merci..

    Au delà de l’amusant effet de distorsion sémantique, comparer Zébulon à Mussolini, c’est comparer Bourvil à Manstein, l’eau de vaisselle à l’eau de Vichy, Johnny à Pavarotti, BHV à Proust..

    Quand aux notions de Gauche-Droite, elle ne permettent plus aujourd’hui que d’animer la rubrique Politique de la Gazette de Clochemerle.

    Intéressant à lire cependant.


  • tvargentine.com lerma 4 août 2009 13:23

    Rien qu’en lisant votre CV on comprend que dans votre vie,vous n’avez pas beaucoup travaillé en dehors de votre petite entreprise qui d’ailleurs manque beaucoup de transparence.

    Votre article du TSS,les français n’en veulent plus

    Par compte,il vous demande de bien vouloir nous expliquer votre financement, dans toutes vos associations dont vous semblez géré

    Percevez vous une rémunération ,une indemnisation,des frais que vous vous faites remboursé ????????????

    Expliquez nous,car après le bilan de JULIEN DRAY et son enrichissement ,il est normal de demander de la transparence

    Dans l’attente de vous lire ici

    http://www.tvargentine.com/

     

     

     

     

     

     


    • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 4 août 2009 13:49

      comique et nostalgique de la stasie(en meme temps) !!!
      décidement lerma est revenu en forme !


    • Christian Delarue Christian Delarue 4 août 2009 16:49

      Arturh,

      Le Mrap est un des membres cofondateur d’ ATTAC. Je ne vois pas en quoi il y a du « césarisme démocratique » dans cela. Les « trucages » datent du printemps 2006. Le MRAP ne participe au CA d’ATTAC que depuis décembre 2006. Depuis juin 2006, il y a eu clarification et renouvellement de l’équipe dirigeante d’ ATTAC France qui depuis se redéploie et participe aux réseaux européens d’ATTAC ainsi qu’aux forum altermondialistes. L’altermondialisme a vocation comme la gauche politique et le syndicalisme a se porter à la hauteur des enjeux. Mais c’est difficile.

      A lerma,

      Je ne perçois aucun revenu pour mes fonctions associatives. Je suis par ailleurs travailleur salarié. Je milite bénévolement de 20 à 35 heures par semaine en plus de mon travail. Certain(e)s font bcp plus tjrs aussi bénévolement. Le monde associatif enrichie le pays grâce à ses retraités. Voilà une production bénévole de « valeur d’usage » qui n’est pasz dans le PIB ! Au total, à quoi set la calomnie de quelqu’un que vous ne connaissez pas ? Quelle petite entreprise parlez-vous ? Quel manque de transparence ? TSS ? Vous évoquez Julien Dray mais je ne suis pas élu politique. Par ailleurs, tous les élus politique ne perçoivent pas de super salaires. Mais certains gagnent bcp trop notemment du fait du cumul des mandats.

      Votre propos est abusif. .

      CD


    • arturh 4 août 2009 18:20

      « .... Depuis juin 2006, il y a eu clarification et renouvellement de l’équipe dirigeante d’ ATTAC France ... »
      §§§§§§§§

      Faux, faux et archi-faux. Avant 2006, Bernard Cassen était Président d’Attac. Depuis le trucage des élections à la direction et votre soit-disant « renouvellement de la direction », Bernard Cassen est toujours Président.

      Attac est typiquement une organisation selon le principe du totalitarisme où le seul véritable programme est le maintien de la direction. Tout le reste n’est que du baratin pour justifier le maintien de cette direction en place.


    • arturh 4 août 2009 18:23

      Bienvenue sur Agoravox, un des rares endroits où on prend encore Attac au sérieux.


  • Cug Cug 4 août 2009 13:27

     Sarko, le président bling bling amis des riches et des people.
     Le président de droite libérale collé aux basque de grands banquiers, financiers et industriels qui promettait même de développer le crédit hypothécaire (subprime) pour que les pauvres français accèdent aussi à la propriété en 2007, c’est dire son talent !
    Ce type hormis une capacité politique sauce, Pasqua, Chirac, Balladur, Balkany et compagnie ,n’a rien à proposer si ce n’est du Reagan, Blair, Tatcher ...
    Bref un type largué et en retard de 20 ans .... qui ne propose somme toute que la politique libérale qui échoue si bien chez nos voisins anglo-saxons.


    • Mycroft 12 octobre 2012 14:02

      Vous savez, l’école apprend des choses plus utiles que l’orthographe. Réfléchir en fait partie.

      L’orthographe est juste la maîtrise d’un langage complètement mal fichu, mal pensé, crée par des littéraires dépourvus de la plus petite once de capacité réflexive, langage bien vite abandonné par toute personne qui essais de modéliser des pensée un peu complexes et profonde (qui eux, utilisent des langages bien plus propres, a forte base mathématique, non ambigus et aux règles strictement logiques et non basé sur des listes d’exceptions).

      Savoir écrire sans faute ne fait pas de vous quelqu’un d’utile, alors qu’un chercheur en science peu sans soucis publier massivement même avec des10 fautes toutes les 20 lignes. L’orthographe n’est que de la forme, cette dernière n’importe que pour véhiculer le fond, et l’orthographe est très peu porteuse de fond. Donc l’orthographe est un gadget jolie mais à l’utilité contestable.

      Mais il est vrai que les anciens, bien peu capable de comprendre les trucs scientifiques modernes, décalés au niveau de l’informatique, pour masquer leur incapacité à comprendre la technologie ou la science, se réfugient dans ce qui est un des dernier domaines pour lequel ils ne sont pas mauvais. Quel dommage qu’il ne serve t’a rien. 

      Car ce n’est certainement pas en étant bon en orthographe qu’on crée des richesse pour la société. Mais bien en créant de nouvelle technologie, en publiant, en trouvant les réponses qui ne l’ont pas été. Et sachant que les problèmes les plus simples ont été réglés par nos ancêtres, le fait qu’on arrive à régler ceux qui restent prouvent que notre niveau n’est pas si faible.


  • TitIndien TitIndien 4 août 2009 13:51

    Mais qui a dit que la démocratie était la meilleur solution ?

    De plus Reagan à fait tomber le pire des système, le communisme, au moins avec le capitalisme on a le choix entre être pauvre ou riche ...

    le capitalisme étant l’exploitation de l’homme par l’homme , le communisme est exactement le contraire !


    • SALOMON2345 4 août 2009 17:18

      A TITINDIEN

      Vous pensez que les 50 millions (connus) de pauvres aux USA on choisi de ne pas être riches et que - par goût - ils ont choisi de rester des prolétaires... comme au temps de Chaplin ?
      Etes-vous pour l’égalité dans la pénurie ou l’inégalité dans la richesse ?
      Salutations


  • easy easy 4 août 2009 14:05



    Pour tous ceux et celles qui focalisent sur notre Président, il se produit automatiquement des jeux de projection et de transfert en eux.

    La première particularité de N Sarkozy est d’aimer être vu et utilisé.
    Il se montre et s’offre, bien plus que n’importe quel prédécesseur (Mais n’oublie pas de se gratifier pour la peine bien entendu)
    Alors, le plus automatiquement du monde, il fait l’objet, plus que tout autre, de projections et de transferts.
    Ce n’est pas de lui qu’on parle quand on en parle, mais de nous qui avons été captivé par le personnage au point qu’il hante nos jours et nos nuits.


    Il y a donc désormais, une masse significative de gens qui ne peuvent plus s’en passer. Diable ou saint homme, il leur est devenu indispensable.
    Cette masse est bien entendu dissonnante puisqu’il y a tantôt projection, tantôt transfert mais ensemble, elle marionnettise le personnage. Du coup, il ne peut pas ressortir de lui une image unique. S’enclenche alors une lutte entre ceux qui veulent le voir en repoussoir et ceux qui veulent le voir en exemple.
    Il n’y a pas lutte entre lui et nous mais entre une partie d’entre nous et une autre partie d’entre nous.

    Chaque camp s’étonne que l’autre puisse voir le chef différemment pendant que nul ne pense à s’étonner qu’un personnage aussi marqué puisse être perçu si différemment.

    Car enfin, ce ne sont pas spécialement les milliardaires qui l’idéalisent, c’est p’tet même le contraire. Ce ne sont pas les critères d’argent qui font le regard des gens sur NS mais leur propre bazar psychologique. C’est leur histoire personnelle, familiale qui invervient dans ces projections et transferts. C’est donc nonobstant les classes sociales ou les niveaux de fortune que se dessinent les deux camps

    N Sarkozy est marionnettisé et il l’a voulu, c’est sa part de masochisme. C’est un jeu de tu me tiens je te tiens par la barbichette qui est difficile à démêler mais qui existe. Le lien est très fort, les ficelles sont très fortes entre ce personnage et ceux qui n’en décollent plus.

    Pendant que le Président abuse de l’image de notre peuple en affirmant qu’il a décidé de quelque chose au nom de nous tous, ses attachés font ce qu’ils veulent de son image par le truchement de dessins, de photos bien choisies, de photos montages, de caricatures, d’analyses détaillées, d’éloges, de critiques, etc.


    Mohamed VI vient de faire quelque chose d’étonnant. En quelque sorte, il a interdit qu’on parle de lui. En bien ou en mal, peu lui importe, il ne veut pas être marionnettisé. Il travaille dans l’ombre. Tout le contraire de notre lanterne.


  • TitIndien TitIndien 4 août 2009 14:56

    Bein disons qu’il y en a qui aiment les marionnettes et en parler, et d’autres qui agissent , ça serait plus constructif d’arrêter d’attaquer la personne, pour lequel j’ai ma propre idée mais que je juge pas nécessaire d’afficher, avec de l’humour encore ça pourait devenir une satire, mais le manque de talent des pundits fait frémir !

    y aurait il que ça à attaquer ?

    allez messieurs, à part critiquer les personnages ou les habitudes des gens qui font tourner la France avec jalousie , ou sont les idées, le idées , les idées ? 

    Jamais vu autant d’audi noire corbillard ces jours ci, pas jaloux mais comment ils font pour respirer sous le cania du sud de la France en été ?


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 4 août 2009 15:41

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec l’auteur sur un point essentiel de l’article : le Président Sarkosy a un style césariste. C’est Napoléon IV, et quand on a un peu trop lu Victor Hugo sur Napoléon III, ce n’est pas un compliment. A part H Guaino qui se rêve peut être en Talleyrand des temps modernes, cela ne peut faire plaisir à personne.

    Le césarisme est d’abord l’aveu d’une régression, puisqu’il est impossible d’imaginer dans une société complexe, où la position régalienne de l’Etat est en recul, d’imaginer que la concentration du pouvoir soit un progrès. Bien entendu, lorsque l’on entend un ministre de la République annoncer, 8 jours après l’ordre donné par N Sarkosy de se recentrer sur la sécurité en période pré-électorale, la mise en place de portiques de contrôle dans les lycées, on a forcément un peu honte. Nous n’avons pas seulement un ministre courtisan, nous avons le spectacle d’une démocratie assujettie aux contingences les plus frustes de la légitimation par l’élection, et par-delà la politique est réduite au présent sans perspective. Ce n’est là qu’un exemple de ce que nous voyons en permanence.

    Je partage aussi la préoccupation de l’auteur de favoriser l’émergence de lieux de débat et que une crise est aussi une source d’opportunité. A mes yeux, le césarisme de Sarko, présenté par lui-même comme un volontarisme, met davantage en évidence les limites du pouvoir politique de l’Etat.

    La dernière phrase de l’article nous invite à « exiger ensuite la démocratie véritable ». Il me semble qu’il y a en premier lieu un problème d’identification de la réalité de nos organes politiques institutionnels qui n’exercent peut être plus tout à fait le rôle central de mise en cohérence sociale qui était le leur il y a 50 ans. La démocratie n’a plus de lieu de décision simple. C’est ce que prouve par exemple tous les jours le travail fait ici et là dans le cadre des agenda 21 (quand ils ne réduisent pas au décorum bien entendu) : il y a une mutitude de séquences de pouvoirs pour organiser dans notre société, les professionnels y jouent un rôle au minimum complémentaire des élus du suffrage universel, et il faut aussi faire participer tous les partenaires usagers y compris si l’on veut réformer en profondeur, tant les décrets ne suffisent plus.

    Où est la démocratie véritable ? D’abord, la demander sur le ton de l’exigence est un acte de foi. On peut y adhérer, mais une condition quasiment ontologique qui singularise la démocratie est d’admettre que ce n’est pas une obligation. Il faut bien enregistrer cette particularité. Ensuite, il faut certainement faire l’effort de recadrer un peu le schéma de réalité pour que la démocratie prenne plus de vérité, et cela commence par relativiser un peu le rôle du suffrage universel dans la fabrication politique démocratique. Je pense qu’aujourd’hui encore, peu de gens sont prêts à ce réalisme indispensable en rupture avec ce que Daniel Innerarity (1) dénonce dans la posture héroïque et désespérement suranée des politiques, dont le césariste Nicolas Sarkosy est une caricature.


    • Céline Ertalif Céline Ertalif 4 août 2009 15:47

      Oups, j’ai validé avant de corriger... et j’ai oublié la note :

      (1) Daniel Innerarity, Le futur et ses ennemis, éditions Climats, 2008.


    • SALOMON2345 4 août 2009 17:40

      Que de fines nuances exprimées ici dans votre message et notamment merci pour insister sur la faiblesse du décret, avancé comme seul symbole de l’acte de démocratie !
      Vulgairement parlant, les esprits un peu paresseux disent marron pour évoquer la terre de sienne, l’ocre rouge, la terre d’ombre, etc, de même que pour eux, spaghetti, coquillettes, tagliatelles, ne sont que des nouilles !
      Plus sérieusement, quittant l’art et la gastronomie, il en est de même pour les idées et aujourd’hui, à force de vouloir simplifier ce qui est complexe et riche de nuances, on arrive à parler « popu », genre « brèves de comptoir » ; citant Victor Hugo, celui disait aimer le Peuple mais redoutait...la foule... !
      Salutations


    • arturh 4 août 2009 16:38

      J’adôôôôôôôôôôre les commentaires laudateurs faits à l’article. Elles démontrent que leurs auteurs auraient bien mérité Fidel Castro, ou Ceaucescu, ou Kim Jong Il, ou Ahmadinedjad, ou.....


    • Jean-paul 9 août 2009 04:24

      @ popu
      Par vos insultes ,vous vous rabaissez .
      Sarkozy repassera en 2012 .Vous avez qui a proposer comme autre candidat  ???????


    • Christian Delarue Christian Delarue 9 août 2009 12:11

      Réponse pertinente de Léon je crois.

      Alain Duhamel. et Médiapart ont échangé sur le point de savoir de quel Napoléon - Bonaparte, premier consul, ou Napoléon III.- se rapprochait Nicolas Sarkozy. L’intérêt me parait limité. Il focalise sur des personnalités et au-delà sur un mode d’exercice du pouvoir mais pas sur ce qui fait système.

      Le chroniqueur politique a quand même écrit un ouvrage fort épais, La Marche consulaire, que l’on trouve dans les grande surface qui, sauf le respect du à ce talentueux journaliste, noie sous la densité du propos la spécificité de la configuration que je nomme césarisme démocratique avec ses deux versants démocratie et autoritarisme.

      Par contre mon article ne met pas suffisamment en exergue le fait que le mouvement social du printemps 2009 s’est affronté durement à la volonté combiner « préfectoralisation » et marchandisation forcenée dans les Universités et les Hôpitaux publics. Ce que Philippe Corcuff a pertinemment nommer "bureaucratie de marché" et que j’ai évoqué en termes de résitance sous le titre : Bunkérisation du service public, un concept de résistance à l’impérialisme des libéraux.

      Christian D.

      http://www.betapolitique.fr/Bunkerisation-du-service-public-un-29660.html


  • easy easy 4 août 2009 16:46



    Quel besoin avons-nous de comparer constamment notre lanterne à un autre de nos chefs ?
    Est-ce que nous manquons à ce point d’arguments qu’il nous faut aller en voler dans les épuisettes des autres ?
    On dit facilement Napoléon ou César. Mais quel Napoléon, quel César ? Que savons-nous mieux de ces anciens voire très anciens que nous ne savons pas de notre contemporain ?

    Nous connaissons Jules César et Napoléon 1er, leur façon de gouverner si bien que ça ?
    Non sans blague !


    Pour les uns NS tiendrait de NI, pour d’autres de NIII, mazette, quel jeu de jambe ! C’est à se demander ce que les Français connaissent de ces deux Napoléon 
    Quoi ? C’est Hugo qui doit nous expliquer si NS est plutôt NI ou NIII ?
    Bin oui, voilà exactement ce sur quoi je suis tombé un jour sur le Net. On demandait à « Victor Hugo » de trancher la question.


    De l’empereur NIII nous semblons n’en savoir que ce que V Hugo aura bien voulu nous en dire.
    Bin voyons ce que notre grand écrivain disait de simples édiles municipaux qu’il n’avait jamais rencontrés (1832 Guerre aux démolisseurs) 

    Ainsi, pour jeter bas cette tour de Louis d’Outremer, presque contemporaine des tours romaines de l’ancienne Bibrax, pour faire ce que n’avaient fait ni béliers, ni balistes, ni scorpions, ni catapultes, ni haches, ni dolabres, ni engins, ni bombardes, ni serpentines, ni fauconneaux, ni couleuvrines, ni les boulets de fer des forges de Creil, ni les pierres à bombardes des carrières de Péronne, ni le canon, ni le tonnerre, ni la tempête, ni la bataille, ni le feu des hommes, ni le feu du ciel, il a suffi au dix-neuvième siècle, merveilleux progrès ! d’une plume d’oie, promenée à peu-près au hasard sur une feuille de papier par quelques infiniment petits ! méchante plume d’un conseil municipal du vingtième ordre ! plume qui formule boiteusement les fetfas imbécilles d’un divan de paysans ! Plume imperceptible du sénat de Lilliput ! plume qui fait des fautes de français ! plume qui ne sait par l’orthographe ! plume qui, à coup sûr, a tracé plus de croix que de signatures au bas de l’inepte arrêté !

    Et la tour a été démolie ! et cela s’est fait ! et la ville a payé pour cela ! on lui a volé sa couronne , et elle a payé le voleur ! 


    Whaiiii ! Comment il les traite ! Comment il abuse de mots et d’insultes !
    Pourquoi reprocher à des édiles leur inculture ? Après tout si dans un village il n’y a que des illettrés, il faut bien piocher dedans pour en faire des édiles non ?
    Et puis qu’en sait-il Hugo que ces édiles sont illettrés, qu’ils ne signent que d’une croix ?
    Que d’accusations gratuites !

    Hugo peut très bien avoir eu raison sur le fond en ce qui concerne la destruction du patrimoine si elle est faite pour des raisons trop « petites » ou sans considération mais je ne trouve pas regrettable que Haussmann ait rasé des milliers de vieilleries. 

    En fait, on aurait peut-être mieux fait de toujours construire le neuf autour du vieux en cercles concentriques. On aurait alors le Paris de 1100 intact mais la future Notre Dame devra être édifiée vers l’actuel stade de France pour ne rien démolir et la Sorbonne serait aux environs de Meaux.
    Non vraiment je suis très content que Hugo ait sensibilisé les gens sur la question du patrimoine, mais je désapprouve le mépris dont il fait preuve envers les incultes. Alors qu’il a fait son beurre sur des personnages misérables, il ne leur aurait confié aucune responsabilité. Lui il peut les manipuler, pas l’inverse


    Percevoir NIII au travers des textes à l’acide de Hugo-la-haute-autorité-morale, en déduire le portait d’un NIV et le plaquer sur notre NS, c’est se tromper et tromper.
    Critiquons notre chef pour ce qu’il est, pas pour ce que nous cherchons qu’il soit (par projection ou par transfert)


  • COLRE COLRE 4 août 2009 16:48

    Ch. Delarue,

    Je découvre par hasard votre article car votre CV ne me donnait pas envie de vous lire, et puis… J’ai trouvé votre papier parfaitement remarquable.
    Assez étonnée de tant de talent subtil, entre une détermination énergique et une franche tolérance, je suis allée regarder vos précédents articles et interventions, et je n’ai pas été déçue. Voici une intelligence aiguë des questions que l’on se pose ici et ailleurs et j’admire vos réponses.

    J’y reviendrai. Comme quoi, il faut se méfier des préjugés… et de votre appartenance au MRAP (smiley clin d’oeil) !

    Je conseille à tous les lecteurs de faire comme moi : de ne pas s’arrêter au CV (qu’il attire ou qu’il repousse), et de vous lire attentivement.


  • Blé 4 août 2009 17:11

    Depuis quand la bourgeoisie adhère t-elle a un parti de droite ou de gauche ?
    La bourgeoisie ne connait pas de parti, elle ne connait que les institutions qui peut la maintenir au pouvoir.
    Sarko est l’homme utile pour aller plus loin dans un régime très dure mais que l’on qualifiera de démocratique puisque que les femmes et les hommes qui produisent les richesses ont le droit de voter pour choisir « leur Maître ».
    Le vent du néolibéralisme qui a soufflé très fort a porté Sarko au pourvoir parce qu’il a menti au plus grand nombre, seuls les initiés à ce jour ne peuvent se plaindre de sa politique. Les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres, n’était-ce pas le but de son élection ?
    Les électeurs de classes modestes voulaient du changement, voulaient vider ces fainéants de fonctionnaires, vider les gens qui se lèvent tard, vider les gens qui vivent sur les largesses des aides sociales cela a été d’autant plus facile que les média ont tous chanté (à part quelques uns mais très peu) la même chanson. Ce fameux modèle français tant décrié qui aujourd’hui (soit disant) amorti les effets de la crise.
    A présent tous se rendent que la lutte que mène Sarko ce n’est pas contre la crise (elle lui sert) mais contre la plus grande majorité de la population (classes moyennes et modestes).
    Les riches qui sont au P.S (qui occupent le terrain) bénéficient des mêmes avantages que les riches qui sont à l’U M P.


    • Christian Delarue Christian Delarue 6 août 2009 11:41

      Blé,

      En temps de crise, la bourgeoisie via le MEDEF et sa présidente défend le candidat qui est le plus proche de ses intérêts généraux .

      Nicolas Sarkozy, notre César, cache mal la bourgeoisie sous le peuple-nation.

      C’est ce qui le distingue du centrisme politique qui cache les concessions faites aux grands possédants.

       La démocratie représentative suppose qu’une majorité de citoyens, plus ou moins hétéroclite, soutient le candidat élu ou qui souhaite l’être. Disposer d’un filtre de classement permet de voir qui sont les gagnants et les perdants. Cette catégorisation n’est pas individualiste, celle qui évoque la lutte des places pour la prime de fin de mois. Non pas qu’il faille négliger cette dernière mais plutôt que la lutte des places est un pan de la lutte des classes. La classe dominant souhaite favoriser la lutte des places pour accroitre la division du peuple-classe et pour masquer son propre pouvoir de domination et surtout d’exploitation. Puisque c’est elle surtout qui empoche le fruit du travail réalisé par les producteurs.

      Notre César, élu grace aux grands appareils d’influence idéologique, use des catégories englobantes, Entreprise, Nation, Famille pour favoriser la composante déjà bien positionnée, le capital face au travail, les hommes par rapport aux femmes, la bourgoisie par rapport au peuple-classe, les nationaux par rapport aux migrants. Une catégorie le travail comprise comme capacité lui permet de faire travailler plus ceux qui travaille déjà et de laisser au chômage ceux qui travaille pas ou moins. Il s’éloigne ainsi du principe qui veut que nul ne doit être exclus de participation à la production sociale de l’existence (sauf handicape) ce qui ne signifie pas travail intensif et travail plus de 30 heures par semaine. Car qui travail intensément et 45 heures par semaine prend nécessairement le travail d’un autre qui n’en a pas tout comme celui qui gagne 7, 8 ou 10 fois le SMIC prend l’argent à celui qui n’en a pas. La liberté sans l’égalité et la fraternité s’appelle domination organisée. Les propriétaire du capital en sont les organisateurs et les profiteurs. Ce sont eux qui s’enrichissent à partir du travail des travailleurs producteurs tant du privé que du public.

      * Le peuple-classe comme catégorie sociopolitique est utile pour situer un discours politicien.

      Le peuple-classe diffère du peuple-nation car en-bas des résidents étrangers extra-communautaires y sont introduits alors que la bourgeoisie nationale y est exclus. Plus le candidat politique est à gauche et plus son discours va se caler sur le peuple classe, plus le candidat politique est de droite et plus son discours ou ses présupposés va concerner une fraction du peuple-nation. Les candidats que l’on pourrait ici nommer centristes tentent des positionnements atypiques car grosso modo ils demandent des efforts à tous, à « ceux d’en-haut » et à « ceux d’en-bas ». Reste à savoir qui paie vraiement. Dans le système actuel, le pouvoir de récupération des avantages perdus est nettement du côté de la bourgeoisie et des couches supérieures juste en-dessous (cadres supérieurs)

      En politique, soit on accepte l’état des rapports sociaux soit on cherche à les changer. On les change en vu de réduire les inégalités sociales ou au contraire pour les accroître. Réduire les inégalités politiques ne passe pas que par des réformes sur la fiscalité. Il s’agit aussi de prendre des mesures qui renforcent le service public et qui limitent le marché.En effet, on sait aujourd’hui que les services publics et la sécurité sociale sont des appuis de redistribution des richesses vers le bas et des appuis anti-crise sociale. Il y a aussi les discours plus spécifiques adressés qui concernent les catégories les plus fragilisées : les jeunes, les femmes, les personnes racisées subissant la discrimination raciste.

      * La démocratie représentative suppose qu’une majorité de citoyens,soutient le candidat élu. Il en découle un discours particulier.

      1 - Tous les candidats aux élections, doivent adresser un message à des électeurs situés et non à des citoyens abstraits. Même quand il fait référence à des valeurs universelles il va chercher à montrer qu’une majorité d’électeurs a intérêt à les soutenir. La compétition politique étant rude, il est possible - et cela se fait - de s’adresser un jour à tel catégorie de population et un autre jour s’adresser différemment aux autres catégorie suivant la composition sociale présumée. La différence ne pourra être au mieux que de style mais parfois le candidat joue sur les contradictions possibles du programme politique de son parti quand il en tient compte.

      2 - Les meilleurs candidats ont tous un discours d’intérêt général qui semble s’adresser à tous et toutes En fait il s’adresse bien souvent à une très large fraction de la population, mais pas à tous. Quand un candidat s’adresse à tous il faut chercher à savoir qui est exclus du discours. Souvent il y a ceux et celles qui ne votent pas, qui n’ont pas le droit de vote . Ce qui signifie qu’il s’agit d’un cercle qui est au mieux celui du peuple-nation. Dire, « au mieux » n’est pas exact, car ce cercle est nécessairement plus étroit . Il y a toujours des couches sociales qui en quelques sorte font les frais des politiques préconisées. Ces couches différent selon les politiques préconisées. Par exemple, la question climatique concerne l’ensemble des membres d’une population sur un territoire, ceux qui votent et ceux qui ne votent pas. Mais selon la solution préconisée tous ne souffriront pas pareillement.

      3 - La différence entre la gauche et la droite porte sur les sort réservé, même dans un discours d’intérêt général, à ceux d’en-haut (la bourgeoisie et le management supérieur), aux indépendants (artisans, commerçants et paysants) aux salariés avec des distinctions variables puisque le salariat est très nombreux soit le prisme sera privé-public en recoupant éventuellement avec une idée de stratification sociale puisque le fonctionnaire de base (C, B, A) n’est pas le haut-fonctionnaire qui pantouffle

      Christian DELARUE


  • Christian Delarue Christian Delarue 4 août 2009 17:20

    Que voilà un message positif vivifiant ! Gros merci COLRE. Je vais chercher à vous lire. Pour les strokes négatifs, je crois qu’ils vont plus à la fonction qu’à la personne. Ce n’est pas fait pour me nuire même si internet garde tout.... Donc je ne censure pas. Christian


  • Christian Delarue Christian Delarue 4 août 2009 18:02

    Le césarisme démocratique montre terme à terme un mélange contradictoire d’autoritarisme et de démocratie. Il fallait situer cela avec plus de précisions au regard de certaines catégories léguées par la science politique notamment du côté des dictatures. Avec un ouvrage ancien celui des Demichel, je n’ai pas vraiment pris les derniers acquis ! Mais la trame de l’ouvrage m’a inspiré. Il y a un volet, que ne n’ai pas développé alors que je l’ai pourtant étudié ailleurs - la critique de la représentation pour déboucher sur les formes de gouvernance. Cela aurait permis de montrer que l’inversion de la démocratisation si caractéristique du césarisme démocratique a un passé. Et que ce passé est constitué par la dégénérescence du citoyen. J’ai préféré prendre l’angle de l’opposition affaiblie car on trouve des analyses de cela sur le net. J’ai cité un lien.

    A propos du citoyen ce dernier ne se résume pas à l’individu qui le droit de voter car il peut voter « en aveugle » faute de débat sérieux . Mais c’est quand même la base de la démocratie . Et cette base est en régression alors qu’il s’agit de l’étendre . Évidemment cela ne tombera pas du ciel. Il importe qu’il y ait un réveil, un réveil des individus du peuple-classe, y compris de ceux et celles qui n’ont pas encore le droit de vote. Le peuple-classe ne se résume pas à un signe pour le totalitarisme ainsi que le résume un contradicteur. Cette notion précise quel citoyen il s’agit de mobiliser par les urnes et dans la rue. La couche supérieure du peuple-nation que l’on peut nommer bourgeoisie est elle constamment mobilisée derrière son César afin qu’il mène une politique à son profit. L’acte de vote est pour elle secondaire. La démocratisation comme processus change la donne. C’est un enjeux que porte ATTAC. Il suffit d’aller visiter la rubrique démocratie.
    Introduction : aller vers une autre démocratie, citoyenne et populaire
    D’autres contributions sont encore plus pointues.

    Christian D.


    • arturh 4 août 2009 19:21

      Il suffit de lire l’article cité à la lumière de ce que j’ai écrit plus haut sur le fait que « le peuple » n’est constitutif que d’un discours totalitaire aujourd’hui, que déconstruit l’utilisation du mot citoyen.

      On voit bien comment l’auteur, gêné, se sent obligé de mentionner en passant le citoyen, mais rapidement, parce qu’il s’agit d’un discours d’exclusion qui ne peut être basé sur « le peuple ».

      Et il n’est pas besoin d’être expert en lecture entre les lignes pour comprendre que ce dont il s’agit dans ce dévelopement sur la « démocratie », qui n’est qu’un sous-produit honteux de l’ancien discours sur la Dictature du Prolétariat, c’est de la problématique visant l’interdiction à certaines couches sociales de la population de participer à la vie politique en raison du fait que les individus qui la constituent n’appartiennent pas au « peuple ».

      « Il ne s’agit pas de supprimer totalement le marché mais de réduire sa place et son influence qui place, via la concurrence généralisée et la » main invisible « du marché, les forces du profit avant tout et notamment des firmes multinationales au lieu et place d’un espace de décision démocratique pour le peuple et les citoyens ordinaires. »

      « Le peuple et les citoyens ordinaires ». Ah ! Ah ! Il y a donc une différence. ?

      L’article est signé, comme celui d’Agoraox, par :
      Christian DELARUE Membre de la commission nationale « Démocratie ».

      Vous ne le saviez peut-être pas, mais Christian DELARUE, tout membre du MRAP qu’il est, est aussi candidat au poste de « sélectionneur officiel des citoyens ordinaires faisant partie du peuple ».

      C’est une fonction qui a d’illustres prédécesseurs.

      J’aimerai pas être dans la cave quand on va m’interroger pour vérifier si je suis bien un « citoyen ordinaire », au nom de ce genre de distingo entre « peuple » et citoyen.

      Evidemment, on notera aussi que notre « Membre de la commission nationale » Démocratie « ne peut absolument pas écrire son article en utilisant exclusivement le mot »citoyen« , ou »individu« , parce que ça ficherait tout par terre.

      En réalité, et on l’aura bien compris, Christian DELARUE et membre d’une commission qui lutte contre la Démocratie en utilisant de mot et en le salissant à l’occasion.

      Récemment, un intellectuel français d’une autre trempe mais dans la même tendance a enfin craché le morceau : Oui, pour en finir avec le capitalisme, il faut d’abord en finir avec la Démocratie. Il s’agit d’Alain Badiou, l’auteur de »De quoi sarkozy est-il le nom« , un confrère en antisarkozysme pavlovien de Christian DELARUE , donc. A

      Mais au moins, Alain Badiou, lui, est cohérent. Il dit clairement de quoi l’antisarkozysme pavlovien est le nom : la lutte acharnée contre l’Humanisme, le Siècle des Lumières et leur enfant, la Démocratie.

      Alain Badiou est l’élève du célèbre philosophe criminel Althusser qui disait : »Le marisme n’est pas un humanisme.

      En se rapprochant de ces thèses, Christian DELARUE est cohérent avec Attac, mais il trahit le MRAP, pour lequel IL NE PEUT Y AVOIR AUTRE CHOSE QUE DES INDIVIDUS.


    • arturh 4 août 2009 19:40

      Si j’étais vous, je laisserais tomber Spinoza pour vous consacrer à votre sport en chambre...


    • Christian Delarue Christian Delarue 4 août 2009 19:58

      Le MRAP c’est l’amitié entre les peuples, pas entre les Etats. C’est aussi un mouvement pour donner la citoyenneté aux résidents extra communautaires (donc à ce jour hors du peuple-nation). Nombreux sont ceux qui sont au MRAP particulièrement sensibles aux individus, citoyen ou non, qui subissent un cumul de dominations, d’oppressions, de mépris 1 celui de classe (classisme), 2 celui de genre (sexisme) et 3 celui du racisme. En somme il y a un point commun fort entre le MRAP et ATTAC, c’est d’agir pour l’émancipation humaine notamment dans ces trois ordres.


    • arturh 5 août 2009 08:02

      Le MRAP ne défend pas les « peuples » mais les indididus contre cette atteinte au droit de l’HOMME qu’est le racisme et l’anti-sémitisme.

      En tant que tel, le MRAP se doit de défendre tout INDIVIDU quelqu’il soit, y compris le plus « riche », le plus « capitaliste », contre toute forme de racisme.


  • BA 4 août 2009 18:52

    La Tribune, mercredi 15 avril 2009, page 3 :

    En France, l’Etat a versé 10,5 milliards d’euros aux banques françaises pour les recapitaliser :

    - 3 milliards d’euros au Crédit Agricole
    - 2,55 milliards d’euros à BNP Paribas
    - 1,7 milliard d’euros à la Société Générale
    - 1,2 milliard d’euros au Crédit Mutuel
    - 1,1 milliard d’euros à la Caisse d’Epargne
    - 0,95 milliard d’euros à la Banque Populaire.

    Vous avez bien lu ? Nos impôts ont servi à recapitaliser la BNP de 2,55 milliards d’euros.

    Et ce soir, nous apprenons que la BNP va distribuer 1 milliard d’euros à ses traders.

    Les contribuables français donnent 2,55 milliards d’euros à la BNP pour la sauver de la faillite, et ensuite la BNP va distribuer 1 milliard d’euros à ses traders.

    Conclusion : si nous étions encore un grand peuple, nous serions déjà en train de pendre les traders de la BNP à la lanterne.

    Si nous étions encore un grand peuple, nous serions déjà en train de guillotiner les dirigeants de la BNP.

    Mais, malheureusement, nous sommes devenus un peuple d’esclaves.

    http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-deuros-provisionn%C3%A9-pour-les-traders-de-bnp-paribas.html


    • arturh 4 août 2009 19:34

      Cet argent a été prêté, mais évidemment, « donné » ça fait mieux.

      Et au fait, « les traders » de la BNP, ça n’existe pas. La BNP, c’est comme le Parti Socialiste, c’est obligatoirement dirigé par un fonctionnaire. Plus précisément un Haut Fonctionnaire Enarque.

      La seule question qui se pose à la BNP, c’est comme la seule question qui se pose au Parti Socialiste (ou à la Société Générale, d’ailleurs) : quel est l’énarque qui va remplacer l’énarque à la direction ?

      C’est d’ailleurs les haut Fonctionnaires Enarques du Trésor Public qui ont prêté l’argent (donné selon vous). Normal. Comme ils attendent leur tour pour prendre la place, vont quand même pas laisser couler la boite, non ?

      Réfléchissez avant de dire des conneries.

      Les dirigeants de la BNP de simples « traders » ? Non mais il est fou cuila ! C’est un « libéral » ou quoi ?

      Quoi ? Une grande institution financière française qui ne serait pas dirigée par un fonctionnaire ? Non mais faut l’enfermer ce BA !


    • BA 4 août 2009 21:36

      L’Etat français, et donc les contribuables français, ont payé très très cher pour sauver la BNP de la faillite.

      «  En avril 2009, l’Etat français devient le premier actionnaire de BNP Paribas avec 17 % du capital.  »

      http://fr.wikipedia.org/wiki/BNP_Paribas

      Dans ces conditions, il est insupportable que la BNP se prépare à distribuer 1 milliard d’euros aux traders de la BNP.

      http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-deuros-provisionn%C3%A9-pour-les-traders-de-bnp-paribas.html


    • arturh 5 août 2009 08:06

      Il est surtout insupportable que les fonctionnaires qui profitent de leurs privilèges pour diriger la BNP, puisque la BNP est OBLIGATOIREMENT dirigé par des fonctionnaires, et pour s’enrichir, alors qu’ils ne prennent strictement aucun risque.

      Parce qu’en cas d’échec, ils ne peuvent pas être sanctionnés, puisqu’ils sont fonctionnaires. Et qu’à ce niveau, un fonctionnaire est toujours « responsable » mais jamais « coupable ». Au pire, ils reviendront travailler dans son ministère.


    • Crazy Rider mambo 5 août 2009 16:59

      Merci BA de rappeler ces vérités amères... Nous sommes bien des esclaves, et à mon regret, nous le resterons encore pour 3+5 ans. Ce gouvernement (quel honte de voir des pseudo-intelligents gouverner la France) va continuer à nous.... sans qu’on puisse brancher....
      Ah, j’ai oublié qu’on est sous opium. Ou bien tout simplement des moutons râleurs qui se tapent entre eux et qui se tirent à longs couteaux...
      Certes sur AV, j’ai lu pas mal d’articles de qualité ! A la lecture, nous remarquons un consensus entre les auteurs et les lecteurs. Ils sont souvent souvent pour un changement profond de cette société. Je regrette tout de même ces tiraillements inutiles des uns par rapport aux autres....
      Malheureusement, on reste toujours au niveau théorique. Le gouvernement dort tranquillement et il a de beaux jours devant lui...
      Il serait vraiment bien utile de mettre cette energie à créer un dynamisme de l’acte et d’encourager la mise en oeuvre d’une pratique cohérente pour refuser avec force et détermination ce marasme national.

      Par exemple, pourquoi pas créer un Collectif pour former une Assemblée Constitutive (CAC) ayant pour objectif une destitution des 40 godillots (Ceux qui tiennent tout d’abord le pouvoir, CAC40 du pouvoir). En mettant en oeuvre réellement une idée, croyez moi le gouvernement se réveillera de son long sommeil..

      A plus


  • Crazy Rider mambo 4 août 2009 19:23

    @l’auteur !
    Merci pour cet article. On a encore 3 ans à attendre....à moins


    • arturh 4 août 2009 19:38

      Avec ce niveau d’opposition, rajoutez cinq. Et encore, heureusement qu’il a tenu sa promesse de limiter la présidence française à deux mandats.

      Parce que quand on voit où en est l’opposition à Sarkozy aujourd’hui avec cet article et ses réactions, occupé à creuser le fond de la piscine, dans 3 ans + 5 ans + ans, elle sera en Chine !


    • arturh 5 août 2009 09:43

      Et bien moi, j’en suis malade de la gauche.

      Quand je vois où elle en est, j’ai honte. Quand je lis un article comme ça et la veulerie de la majorité de ses réactions (bon d’accord, on est sur Agoravox, qui est rapidement devenu un temple de la veulerie pleurnichade qui ne s’est pas remis de la chute du Mur de Berlin), mais quand même, j’ai honte de ce que la gauche est devenue.


  • Christian Delarue Christian Delarue 4 août 2009 20:13

    Depuis 2006, ATTAC s’est doté d’une co-présidence avec Aurélie TROUVE et Jean-Marie HARRIBEY.

    Bernard CASSEN n’a pas été réélu. Il n’est donc pas membre du Conseil d’Administration et donc pas du bureau exécutif. Il est toujours membre d’ ATTAC France notamment de sa commission internationale. Et c’est très bien.

    Ceux qui ont le plus mal vécu cette période ont quitté ATTAC en 2006 et 2007. Entretenir la haine ne sert à rien. A ce propos qui êtes vous pour un tel harcèlement sur des plats si refoidis ?


    • arturh 5 août 2009 07:53

      Admirez le déni de la réalité de notre « spécialiste de la »démocratie« . Admirez l’innocent  »Bernard Cassen... est toujours membre d’ ATTAC France notamment de sa commission internationale. Et c’est très bien."

      Incapable d’écrire la vérité noir sur blanc : Bernard Cassen est toujours Président d’Attac aujourd’hui.

      Cette organisation ne se relèvera pas de la supercherie de 2006. On voit ici, avec cette incapacité à assumer la simple vérité que Bernard Cassen est bien toujours Président d’Attac, pourquoi.


    • arturh 5 août 2009 07:56

      Et au passage, admirez aussi le « Ceux qui ont le plus mal vécu cette période ont quitté ATTAC en 2006 et 2007. »

      Ben tiens, manière de dire que ceux qui ont laissé Bernard Cassen à la Présidence d’Attac ont « bien vécu cette période ».

      Attac est bien une organisation stalinienne ou, quand on découvre le trucage des élections, ce sont les électeurs qui sont virés et le Président reste en place !

      Et ce déni vient d’un type qui vient acuser à mi-mot Sarkozy d’être contre la Démocratie.


    • Arculfe 5 août 2009 10:11

      Arturh,

      Excellente analyse des allégations de l’auteur.


  • Rough 4 août 2009 21:22

    @l’auteur...vous vous êtes gouré votre nom ce doit christophe delarue....et l’autre c’est jean-marie harribo....
    article à chier...vous avez un boulot et ensuite vous faites encore jusqu’à 35 heures pour attaque...c’est sur vous devez envier des mecs qui ne font que 60 heures et empochent un sursalaire alors que vous vous devez vous contenter d’un soussalaire....
    J’aime bien vos concepts aussi...le peuple-classe...Heuh ! Par rapport à la bourgeoisie classieuse ou ou prolétariat déclassé ?
    La gauche mandarinale c’est celle qui se nourrit de nids d’hirondelle en opposition idéologique avec la gauche caviar .. ;C’est bien ça ?
    J’admire votre remarquable sens des réalités avec ces prolos à 3000 euros par mois alors que le médiane des salires doit êtes à 1500 euros en France...
    Ce qui monte monsieur c’est surtout l’insignifiance, pour ne pas dire le vide intersidéral, de votree pensée....Magnifique exemple d’abrutissement médiatique même si le média en question est AV....


  • Rough 4 août 2009 21:24

    au temps pour moi....son nom c’est jean-luc delarue bien sur...


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 4 août 2009 22:26

    Je suis allée voir : Introduction : aller vers une autre démocratie, citoyenne et populaire . Cela ne me fera pas adhérer à ATTAC, c’est sûr ! je me sens bien plus en accord avec l’article ci-dessus qu’avec celui écrit dans le cadre militant d’ATTAC.

    Le peuple-classe et le peuple-nation, drôle de vocabulaire, cela n’a jamais beaucoup existé en-dehors de la propagande. A mon humble avis, être démocrate ce n’est rien de tout cela : c’est favoriser l’autonomie des individus et des groupes et recourir à l’hétéronomie (ou pouvoir par autorité lointaine) quand une protection par délégation est nécessaire uniquement, c’est faire accéder le plus grand nombre à à la responsabilité dans notre avenir collectif et pour les générations futures. Il y a évidemment, à mon sens, une continuité indissociable entre démocratie et fédéralisme : on peut dire ça autrement, penser global agir local, cela revient à peu près au même.

    Surtout, être démocrate c’est renoncer au rêve perdu de l’unanimisme : à la nation, au peuple, à la classe révolutionnaire et missionnaire. La démocratie a ceci de commun avec la laïcité : le réalisme impose d’admettre la diversité et de renoncer à l’homogénéité religieuse, fût-ce dans le cadre d’une religion sociale. Il faut construire, l’avenir est toujours urgent. Je crois qu’il vaut mieux lire Illich que les épigones de Bourdieu pour se saisir des questions du XXIème siècle.


    • arturh 5 août 2009 09:36

      « Le peuple-classe et le peuple-nation, drôle de vocabulaire, cela n’a jamais beaucoup existé en-dehors de la propagande. »

      Et quelle propagande ! Il faut voir d’où elle vient !


    • Christian Delarue Christian Delarue 5 août 2009 10:47

      Céline,

      Il y a des champs de démocratie (dans l’entreprise, dans la sphère politique pour des élus, dans la planification pour choisir des projet de dev durable) . Il y a pour conquérir ces champs des processus de démocratisation. Aujourd’hui on est en régression puisqu’on ne soumet plus les questions essentielles aux électeurs. A la place on a des cercles de gouvernances avec des experts, des syndicaliste, des patrons, des religieux qui décident bien moin des citoyens.

      La reconquête démocratique vise à voter mieux et bcp plus souvent. Faire voter aussi les résidents étrangers extracommunautaires.

      Il faut aussi développer massivement les services publics car le service public permet la décision politique donc la démocratie alors que le marché ne connait que le consommateur, celui qui est solvable. Le marché s’adresse au portefeuille mais pas au citoyen qui ne décide que dans des choix offerts nécessairement restreints par le système marchand orienté vers le profit via le filtre de la rentabilité.

      Il faut changer et développer la fiscalité. Le service public et la fiscalité sont des vecteurs de la redistribution financière vers le bas. Rien d’utopique.

      Il ne s’agit pas de rêver à l’unanimisme mais de démasquer les fausses entités aliénantes qui surplonbent les individus et qui les emprisonnent. Les individus ne planent pas hors sol, ils sont pris dans des rapports sociaux dont le principal est capital-travail mais aussi propriétaire-locataire, hommes-femmes, plus le racisme.

      L’autonomie des jeunes passe par l’emploi et un revenu décent. Défense du bloc social des 3000 euros par mois et moins. Autonomie des groupes  ? Que faut-il comprendre ? Communautarisme ? Fédéralisme ? Pour l’Europe ? Accolée à celle de l’UE, si peu sociale, si peu démocratique, si peu laïque, si peu protectrice du droit des femmes, de la paix ?

      Le peuple-classe, une catégorie sociopolitique intermédiaire.
      http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article463

      CD


    • Céline Ertalif Céline Ertalif 5 août 2009 20:41

      Je doute que l’on puisse se mettre d’accord sur bien des plans. Mais au moins, et concrètement, on peut l’être sur plusieurs combats comme celui du droit de vote aux immigrés notamment. Je me souviens avoir collé des affiches avec JM Harribey pour la défense des droits des travailleurs immigrés, il y a déjà bien longtemps. C’était à Bordeaux.


  • Paul Cosquer 4 août 2009 23:34

    Il n’a fait que deux ans de mandat et il est déjà « en panne d’essence » (peut-être parce qu’il est siphonné), je te dis pas comment il va se faire « déconstruire » la tronche en 2012...


    • arturh 5 août 2009 09:38

      C’est ça, continuez à ce niveau, continuez à être incapable de parler d’autre chose que de Sarkozy, et en 2012, pour la première fois dans l’Histoire de la Vème République, on aura un Président qui sera réélu au premier tour !


    • Jean-paul 9 août 2009 04:32

      @ Paul Cosquer

      Je te dis pas comment il va se faire deconstruire la tronche en 2012 .

      Par Qui ????????????????????????????????????????????????????????
      Bayrou ?
      Veuillez expliquer !!!!!!


  • Paul Cosquer 4 août 2009 23:36

    Delarue, vous avez un lien de parenté avec l’assommant assommeur au saumon ?


  • Le péripate Le péripate 5 août 2009 00:13

    Comment connaître la valeur d’usage, si ce n’est par la valeur d’échange ?

    Je ramasse les copies demain matin.

    Bonne nuit.


    • Christian Delarue Christian Delarue 5 août 2009 10:45

      http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5054

      extrait de Arracher la valeur d’usage avec les dents !

      II - Quelques courtes mais essentielles distinctions critiques reprises de diverses contributions scientifiques beaucoup plus développées de Jean-Marie Harribey. Le dernier de ces textes, auquel nous renvoyons pour qui souhaite approfondir est "Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt"

      1 - Le PIB n’est qu’un thermomètre !

      * Le produit intérieur brut est un indicateur qui additionne toutes les valeurs ajoutées monétaires dans un pays donné en une année. Deux gros défauts inversés sont à retenir .
       Défaut 1 (en absence) : les activités non évaluées de façon monétaire n’y sont pas intégrées. Cela exclue le travail domestique, le travail bénévole ou associatif.
       Défaut 2 (en trop) : les activités nuisibles, destructrices et celles polluantes y sont intégrées.

      * Il est important de retenir néanmoins que le PIB contient le produit non marchand qui est offert par les administrations publiques et dont le paiement est socialisé grâce à l’impôt. C’est pourquoi le PIB est, malgré ses défauts, un indicateur toujours utilisé. Il est utilisé avec d’autres comme l’IDH - indice de développement humain - qui associe le PIB par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’instruction.

      2 - Valeur-travail et « valeur travail ».

      Le premier sens concerne une théorie économique, celle qui fait du travail la source de la valeur (et non le capital), alors que le second concerne une option philosophico-politique qui prête volontiers à l’intensification et à l’allongement de la durée du travail salarié alors que le principe anthropologique voudrait lui que "tout être humain puisse participer à la production de l’existence sociale" Tous mais sans souci de performance. Sur la productivité lire note 4.

      3 - Les trois sortes de travail productif.

      Tout d’abord, le travail productif n’a rien à voir avec la matérialité ou non de son résultat. Ensuite, il n’y a pas de travail productif en soi. Le travail productif se définit en regard du rapport social en vigueur :
       productif de valeur pour le capital ou bien
       productif de valeur monétaire non marchande ou bien
       productif de simple valeur d’usage.

      Quand un économiste parle d’improductivité c’est d’une improductivité de valeur pour le capital et non d’une improductivité de valeur d’usage. Et si l’on veut encore parler des activités parasitaires, alors il faut les voir plus du côté des pratiques financières et même des activités marchandes , celles menées sur les interstices rentables des activités des administrations publiques fortement productrices de valeur d’usage.

      4 - Valeur d’usage, valeur d’échange.

      L’amitié ne se vend pas (en principe) donc elle n’est pas une valeur d’échange sur un marché. Elle ne se vend pas, elle ne s’achète pas. Elle s’accepte (ou non) et se partage. Notons que c’est bien sa non valeur d’échange qui lui donne sa pleine valeur. Citons dans ce registre Jean-Marie Harribey qui signale que "Le lait bu par le nourrisson au sein de sa mère a une valeur d’usage mais n’a pas de valeur d’échange« . De même, »la lumière du soleil n’a pas de valeur d’échange".

      CD


    • Le péripate Le péripate 5 août 2009 10:55

      Merci de ce rappel. A noter que ce n’était pas la question. Si tous comprennent bien la différence qu’il y a entre l’amitié et une marchandise, je ne crois pas qu’il y ai un marché de l’amitié. C’est d’ailleurs un procédé récurrent pour montrer que le marché n’aurait aucun sens de citer l’amitié, comme ici, ou le plus souvent les produits intellectuels.
      Or si j’ai une pomme et que je la cède, je n’ai plus de pomme, alors que si j’ai une idée et que je la cède, à l’évidence je l’ai encore.
      Au delà de ce truisme, la question est donc que pour une marchandise « arracher la valeur d’usage avec les dents » consiste forcément à confier à une administration le soin de fixer arbitrairement la valeur d’échange.


    • Christian Delarue Christian Delarue 5 août 2009 20:04

      Il me semble que vous avez répondu à la question : pour produire et distribuer de la valeur d’usage il faut passer par un service public démocratique, par une économie non marchande.


  • Arculfe 5 août 2009 10:20

    Malgre une tres bonne analyse des faits qui ont pousse au regne sans partage de monsieur Sarkozy, l’article se cantonne dans une critique ad hominem improductive, dans une opposition sans aucune proposition concrete, alors meme qu’il denonce l’inconsistance de l’opposition qu’il represente.

    Un opposant qui reproche au pouvoir en place l’inconsistance de l’opposition c’ est bien le comble de l’irenisme !


  • Christian Delarue Christian Delarue 5 août 2009 10:23

    Les dirigeants de la BNP sont des haut-fonctionnaires ! ? Je l’ignorais. S’ils sont réellement fonctionnaires ils perçoivent alors un traitement en fonction de leur indice statutaire plus des primes. Rien de plus à ma connaissance.


    • arturh 5 août 2009 15:19

      Les dirigeants de la BNP sont des hauts Fonctionnaires « en disponibiltés ». Ce qui leur pemet de se payer le salaire qu’ils veulent. Ils ont en plus le privilège de pouvoir retourner quand il veulent dans leur ministère et de retrouver leur ancien salaire, augmentés en fonction de leur ancienneté comme s’ils n’avaient jamais quitté leurs postes.

      Il est de toute façon totalement impossible que les postes de directions de la BNP ne revienne pas à un Fonctionnaire.

      C’est un des plus extraordinaire privilège (entres autres) de la Fonction Publique qu’on puisse trouver dans le monde.


    • Christian Delarue Christian Delarue 5 août 2009 19:56

      PANTOUFLAGE PRIVE PUBLIC : Eléments pour poursuivre le débat

      http://www.legrandsoir.info/Avec-la-crise-la-verite-de-l-Etat.html

      Etat néolibéral, République bannière et pantouflage au sommet.

       :

      Nombreux sont ceux qui comme Bernard Maris, ce 30 avril au matin, critiquent la trahison scandaleuse d’une fraction de personnages haut placés qui ont commencé par faire une carrière, courte parfois, au service de l’Etat et donc au service de l’intérêt général, en principe au moins, avant d’aller dans le privé servir la logique de profit, de marchandisation et de privatisation... et surtout se servir soi-même. Une double dérive.

      Pour une définition du pantouflage on peut lire aisément « En savoir plus sur le pantouflage » (1). Au passage on y apprend que les pantoufleurs, phénomène ancien du XIX ème siècle, sont de nos jours à la fois l’origine et le produit de la vague de privatisation des années 86 et suivantes. Le pantouflage a favorisé la constitution d’un capitaliste managérial d’un nouveau genre formé par l’Etat après passage à l’ENA. Ils constitue une "élite politicoadministrative étroite" (cf D Chagnolleau) relativement verrouillée sur elle même.

      I - CRITIQUE DU PANTOUFLAGE

      D’abord les critiques les plus entendues puis celle plus radicale mais moins courante.

      A) Les premiers niveaux de critique :

      1) La première critique : la confusion du sommet et de la base de la fonction publique.

      Il ne suffit pas de souligner l’aspect peu moral de cette pratique, même si un commission de déontologie intervient. Il importe en premier lieu de dire que la mesure de généralisation (2) de 2007 à tous les fonctionnaires n’a que peu à voir avec le pantouflage des hauts fonctionnaire. Dans un cas il s’agit de personnages qui sont des hauts dirigeants, qui passant du public au privé, participent aux décisions des sociétés transnationales et ramassent au passage des revenus exorbitants (mesurés en X fois le SMIC) , des revenus non distribués à ceux et celle qui travaillent, qui produisent. Dans l’autre cas, le salarié sous statut public devient salarié sous contrat privé. Dans les deux situations il reste travailleur. Quand à la mobilité interne aux différentes administrations elle est en cours de développement. La chose n’était pas particulièrement favorisée auparavant.

      2) La seconde critique plus décisive : l’importation du « sale boulot » (C Dejours) effectué dans le privé.

      Dans ce cadre on évoque le pantouflage qui opère dans l’autre sens, du privé vers le public : Après des années au sommet des grandes entreprises, comme à Vivendi-Véolia par exemple (3) on passe au sommet de l’Etat pour le moderniser sur le modèle de l’entreprise privée. Il s’agit alors de libéraliser L’Etat, de le rendre « modeste » et plus efficace, de rendre la force de travaail plus soumise et plus travailleuse (la fameuse « valeur travail » et la « culture de résultats ») . Le pantouflage dans ce sens vise à introduire artificiellement dans le public ce qui est déjà si nuisible dans le privé à savoir la dureté des rapports sociaux capitaliste de production. Autrement dit on introduit au coeur de la fonction publique par ce pantoufflage ce qu’il y a de plus barbare dans la société civile.

      Enfin il s’agit globalement de mettre l’Etat beaucoup plus au service du capital qu’il ne l’est déjà et ce par le jeux de ces pratiques malsaines qui mélangent les genres. On touche alors là la critique fondamentale de second niveau qui s’en prend à la racine du système.

      B) Second niveau de critique : vers la République bananière

      1) La dilution des frontières public-privé : Le pantouflage c’est un peu comme le partenariat public privé (PPP) ou les techniques de contractualisation, cela participe de la tendance contemporaine à diluer la frontière entre le secteur public et le secteur privé au profit de l’appropriation privé et donc de la dépossession du plus grand nombre.

      2) La collusion avec la bourgeoisie : C’est aussi sans doute aussi autre chose, à savoir une collusion avec la classe dominante. Et c’est grave. Cela participe de la corruption de la République (cf Yves MENY 4). On tend vers la République bananière.

      II - PERSPECTIVES POUR UNE ALTERNATIVE

      Il importe certes de rappeler la vocation du fonctionnaire en terme de service de l’intérêt général non rabattu sur la rentabilité mais cela ne saurait suffire.

      A ) Promouvoir une autre déontologie du fonctionnaire

      Les hauts fonctionnaires doivent s’attacher tant que faire se peut, par logique de résistance, à ne pas mettre l’Etat au service du capitalisme et de sa logique mais au contraire - mais là il ne faut pas trop se faire d’illusion sur ce pouvoir en positif au temps du retour au « pur capitalisme » (M Husson) - tendre à la satisfaction des besoins sociaux du peuple-classe. Après 1946 apparait la forme Etat social (lire ici Nicolas Benies) . L’Etat est alors un appareil ambigu car au coeur d’un rapport de force . Il est fondamentalement au service de l’accumulation du capital mais n’est pas totalement au service de la bourgeoisie et des grandes entreprises capitalistes notamment celles côtées en bourse et très internationalisées. En effet, toute une tradition juridique lui accorde des missions sociales fortes qui viennent construire le social ce qui est faire plus que compenser les défaillances du marché. Il ne faut pas accorder à cette tradition plus que ce qu’elle a pu obtenir au meilleur de son temps à savoir la pratique légitimée du « socialisme municipal » et celle de "l’économie mixte".

      B) Briser la logique des revenus faramineux qui démoralise les hauts fonctionnaires tentés par la cupidité outrancière.

      Les très hauts revenus et le prestige seraient les vecteurs attractifs des hautes sphères managériales privées contre les hauts fonctionnaires. Ces derniers sont très bien payés mais ils voient qu’ils pourraient avoir plus encore dans le privé et avec plus de prestige encore. En termes frommien on peut voir que la dynamique de l’ultra-cupidité et l’hyper possesssivité est à l’œuvre contre l’être du fonctionnaire. Il faut briser cette logique car l’appel à une autre déontologie ne saurait suffire en présence d’une telle dérive systémique.

      En outre, les stocks-option et les primes aux licenciements ne sont que l’écume du système et pourtant c’est cela qui génère aujourd’hui la colère des licenciés. C’est cela qui discrédite aussi, au passage, le dispositif administratif en cours de "salaire au mérite". La justice sociale avec ses deux volets le salarial et le fiscal admet sans doute des différentiation de revenu mais sur des bases justes et sans surprises et surtout avec deux grandes limites, un plancher en dessous duquel on ne saurait descendre, un plafond au-dessus duquel on ne saurait dépasser.

       Le plancher c’est le salaire minimal du travail salarié et le revenu minimal de civilisation pour les sans emploi. Ce salaire doit permettre de vivre correctement. Il n’est pas nécessairement élevé dans une société riche de services publics qui allouent les prestations de satisfaction des besoins élémentaires selon une grille de tarification qui prévoie la gratuité pour les sans emploi.

       Le plafond se calcule en terme de multiplicateur du salaire minimal de travail salarié. Il ne saurait être à deux chiffres : celui qui reçoit 10 fois le SMIC empêche de vivre décemment celui qui est en-bas de l’échellle sociale. La société civilisée doit impérativement le ponctionner pour faire vivre les plus défavorisé.

      La période de la mondialisation néolibérale correspond à une montée de la contractualisation qui favorise le fort contre le faible. Le rôle de la loi a changé. Il y a la loi qui pose des statuts socialement sécurisant pour le public et le privé et la loi qui contractualise et fragilise les individus face à la "concurrence libre et non faussée". Il y a la loi qui ôte les protections entre le fort et le faible et la loi qui les garantie. Contre la République du darwinisme social et néolibéral, il faut assurer le principe républicain : Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité.

      Christian Delarue

      1) En savoir plus sur le pantouflage.

      http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20090225.CHA1447/e n_savoir_plus_sur_le_pantouflage.html

      Lire aussi l’étude suivante : DU PANTOUFLAGE OU LA « DESCENTE DU CIEL » par Dominique CHAGNOLLAUD I - La naissance du pantouflage II - Les cause du pantouflage :Perte de prestige, Moindre revenu

      http://www.revue-pouvoirs.fr/IMG/pdf/80Pouvoirs_p77-87_pantouflage.pdf?PHPSESSID=7f76a2fd8170f64515910fc04e9cd376&gt ;&gt ;

      2) Pantouflage des fonctionnaires : le décret de la loi du 2 février 2007 publié au JO

      http://www.maire-info.com/article.asp?param=8272&PARAM2=PLUS

      3) Pantouflage, corruption structurelle ? /anticor.org/2009/04/21/pantouflage-corruption-structurelle/>

      http://anticor.org/2009/04/21/pantouflage-corruption-structurelle/

      4) Yves Mény : La Corruption de la République

      http://www.oboulo.com/yves-meny-corruption-republique-9788.html

      Sur un couac datant de 1996 cf. Pantouflage : l’onde de choc Par Delanglade Sabine, publié le 19/12/1996

      http://www.lexpress.fr/informations/pantouflage-l-onde-de-choc_619968.html


    • arturh 6 août 2009 11:22

      Il ny a qu’une réponse à ça : interdiction de la « mise en disponibilité : tout fonctionnaire qui veut quitter son poste doit démissionner définitivement de la Fonction Publique. C’est ça, »Egalité".

      Evidemment, la proposition que vous pointez se garde bien de le proposer...


  • Christian Delarue Christian Delarue 5 août 2009 10:54

    Je vous ai déjà répondu. Pour rien semble-t-il.
    Question : pourquoi êtes-vous si obsédé de B ernard CASSEN et de ce qui s’est passé en 2006 ? Vous avez donc si peur d’ATTAC ?

    NB Allez donc vérifier sur le site d’ATTAC France qui est qui ?


    • arturh 5 août 2009 15:14

      Bernard cassen est Président d’Attac. Le reste, c’est du baratin. Bernard Cassen a été « élu » Président d’Attac, après des élections qui se sont avérées truquées.

      Bernard Cassen a été « élu Président » d’Attac à sa création. Il l’est toujours. Comme je le disais en introduction, c’est en réalité le seul programme d’Attac qui ait jamais été vraiment mis en application parce que c’était d’abord et avant tout ça, le programme d’Attac. Et ceux qui ne sont pas contents d’avoir Bernard Cassen comme Président d’Attac, surtout après les « lections » truquées de 2006 sont virés de l’organisation. C’est ça, la « démocratie » à Attac.

      Je ne suis pas obsédé par Bernard cassen. Je fais cette remarque à propos d’un article où vous pontifiez sur la « démocratie », au nom d’une association, Attac, dont vous avez l’obligeance de nous communiquer en plus une des contributions sur la question de la « démocratie » que vous y avez faites !!!

      Vous voulez parler de « démocratie » ? Parlons en !

      Et pour la quatrième fois, je vois que vous êtes incapable d’écrire noir sur blanc comment s’appelle le Président de l’organisation à laquelle vous appartenez.

      Vous commencez par une article sur la « démocratie », et vous concluez par un summum d’hypocrisie.


  • Christian Delarue Christian Delarue 5 août 2009 19:50

    Aurélie TROUVE et Jean-Marie HARRIBEY élu en 2006 sont co-présidents d’ATTAC, membre du bureau et du CA ; Bernard CASSEN n’a pas été réélu en 2006. Il avait déjà fait plusieurs mandats. Il n’est donc plus au bureau exécutif ni à fortiori au conseil d’administration. Ce qui vous trompe dans votre propos c’est qu’il est jusre resté président d’honneur et rien d’autre. Il n’est plus dirigeant d’ATTAC France. Par ailleurs personne n’a été « viré » de l’association en 2006. Certains sont partis et sont allés militer ailleurs, d’autres sont restés.

    Pourquoi tant d’agressivité avec quelqu’un que vous ne connaissez pas ? Qui se cache derrière ce pseudo ? ...

    CD


    • arturh 6 août 2009 09:44

      Bernard Cassen est donc bien resté Président d’Attac, après avoir été le Président d’Attac au cours « d’élections » en 2006, qui ont été dénnoncées par des militants comme honteusement truquées.

      Les militants qui n’taient pas contents sont partis, et ceux qui protesttient ont été priés de partir.

      Evidemment, si Bernard Cassen est resté, c’est, encore une fois, parce que le seul véritable programme politique d’Attac, c’est que Bernard Cassen soit Président.

      Qui êtes vous pour maintenant pour venir donner des leçons de « démocratie » ?


  • Christian Delarue Christian Delarue 6 août 2009 10:31


    1) Vous avez tort et vous ne voulez pas le reconnaitre. Vous dites depuis le début que B C est président alors que c’est faux.

    2) Ce tort n’a pas d’enjeux pour vous ni pour moi ni pour la société ni pour la démocratie mais vous ne lâchez rien sur vos erreurs. Pauvre de vous !

    3) En plus vous m’accusez de non démocratie sans rien savoir de moi. Juste du fait que je suis membre de cette association. Triste misère des forum et de l’anonymat .


    • arturh 6 août 2009 11:12

      1) Je suis allé dans les textes que vous avez écrit pour montrer comment vous théorisez vous-même l’exclusion du droit le plus élémentaire en Démocratie. Et comment vous le faites selon le procédé classique du totalitarisme qui consiste à nier les droits de l’homme au nom du « peuple ».

      2) Pour preuve pratique, j’ai avancé cet élément indéniable, qui ne peut pas être nié, que Bernard Cassen, Président d’Attac dont vous vous vantez d’être « membre fondateur », au moment où les éléctions y ont été truquées, est toujours Président de cette association. Je n’ai rien à savoir de vous, ni vous de moi, il ne s’agit pas du débat.

      Le débat porte sur la Démocratie, et je me contente de relever ce que vous dites vous même y faire, et ce que vous en écrivez, et ce qui est de notoriété publique.

      Je reste donc parfaitement dans les termes d’un débat démocratique, en m’en tenant strictement aux fits.


    • Christian Delarue Christian Delarue 6 août 2009 17:11

      L’exigence de droits pour les humains n’est pas incompatible avec la référence au peuple !

      Le totalitarisme du tout marché soutnu par la droite prive les humains du peuple-classe du droit au travail, du droit à un revenu décent, donc du droit de vivre. Pour ma part je suis ce ceux qui exige des droits pour vivre correctement.

      Défense du bloc social à 3000 euros par mois !

      En temps de crise, la bourgeoisie via son organisation - le MEDEF - défend le candidat qui est le plus proche de ses intérêts généraux . Elle tente aussi, via N Sarkozy, « d’acheter » la gauche via les propositions de postes ministériels pour des personnalités de gauche, PS essentiellement.

      * Un vieux principe : « Diviser pour régner », quitte à user des catégories englobantes.

      Nicolas Sarkozy, notre César, cache mal son opportunisme pro-bourgeoisie sous le discours du peuple-nation.  Cela constitue-t-il une contradiction logique avec la caractérisation de populiste ? Non car le discours pour le peuple fonctionne à plein, notamment pour constamment le diviser. Le fait qu’il montre ses affinités pour la haute société n’empêche nullement un discours en défense d’une catégorie de peuple. C’est ce qui fait son succès. Il met un bon peuple contre un mauvais ce qui lui permet d’afficher sa défense des puissants de ce monde . C’est ce qui le distingue du centrisme politique (PS - Verts roses) qui lui cache les concessions faites aux grands possédants. César n’est pas pour autant moins hypocrite. Il continue de s’adresser au peuple mais pour le diviser en stigmatisant une fraction de celui-ci : les travailleurs contre les fainéants, les productifs et les improductifs (fonctionnaires), les bons immigrés et les mauvais mais sans proposer de solutions émancipatrices. Il propose au contraire d’approfondir le statu quo au plus grand bénéfice du capital et des grands possédants. Cet homme qui pourrait être perçu comme plutôt détestable pour le peuple-classe fini par être adopté . D’ou une interrogation lancinante exprimée dans : Sarkozysme : Déconstruire le césarisme démocratique

       La démocratie représentative suppose qu’une majorité de citoyens, plus ou moins hétéroclite, soutient le candidat élu ou qui souhaite l’être. Disposer d’un filtre de classement permet de voir qui sont les gagnants et les perdants. Cette catégorisation n’est pas individualiste, celle qui évoque la lutte des places pour la prime de fin de mois. Non pas qu’il faille négliger cette dernière mais plutôt que la lutte des places est un pan de la lutte des classes. La classe dominant souhaite favoriser la lutte des places pour accroitre la division du peuple-classe et pour masquer son propre pouvoir de domination et surtout d’exploitation. Puisque c’est elle surtout qui empoche le fruit du travail réalisé par les producteurs.

      Notre César, élu grace aux grands appareils d’influence idéologique, use des catégories englobantes, Entreprise, Nation, Famille pour favoriser la composante déjà bien positionnée, le capital face au travail, les hommes par rapport aux femmes, la bourgoisie par rapport au peuple-classe, les nationaux par rapport aux migrants. Une catégorie le travail comprise comme capacité lui permet de faire travailler plus ceux qui travaille déjà et de laisser au chômage ceux qui travaille pas ou moins. Il s’éloigne ainsi du principe qui veut que nul ne doit être exclus de participation à la production sociale de l’existence (sauf handicape) ce qui ne signifie pas travail intensif et travail plus de 30 heures par semaine. Car qui travail intensément et 45 heures par semaine prend nécessairement le travail d’un autre qui n’en a pas tout comme celui qui gagne 7, 8 ou 10 fois le SMIC prend l’argent à celui qui n’en a pas. La liberté sans l’égalité et la fraternité s’appelle domination organisée. Les propriétaire du capital en sont les organisateurs et les profiteurs. Ce sont eux qui s’enrichissent à partir du travail des travailleurs producteurs tant du privé que du public.

      * Le peuple-classe comme catégorie sociopolitique est utile pour situer un discours politicien.

      Le peuple-classe diffère du peuple-nation car en-bas des résidents étrangers extra-communautaires y sont introduits alors que la bourgeoisie nationale y est exclus. Plus le candidat politique est à gauche et plus son discours va se caler sur le peuple classe, plus le candidat politique est de droite et plus son discours ou ses présupposés va concerner une fraction du peuple-nation. Les candidats que l’on pourrait ici nommer centristes tentent des positionnements atypiques car grosso modo ils demandent des efforts à tous, à « ceux d’en-haut » et à « ceux d’en-bas ». Reste à savoir qui paie vraiement. Dans le système actuel, le pouvoir de récupération des avantages perdus est nettement du côté de la bourgeoisie et des couches supérieures juste en-dessous (cadres supérieurs)

      En politique, soit on accepte l’état des rapports sociaux soit on cherche à les changer. On les change en vu de réduire les inégalités sociales ou au contraire pour les accroître. Réduire les inégalités politiques ne passe pas que par des réformes sur la fiscalité. Il s’agit aussi de prendre des mesures qui renforcent le service public et qui limitent le marché.En effet, on sait aujourd’hui que les services publics et la sécurité sociale sont des appuis de redistribution des richesses vers le bas et des appuis anti-crise sociale. Il y a aussi les discours plus spécifiques adressés qui concernent les catégories les plus fragilisées : les jeunes, les femmes, les personnes racisées subissant la discrimination raciste.

      * La démocratie représentative suppose qu’une majorité de citoyens,soutient le candidat élu. Il en découle un discours particulier.

      1 - Tous les candidats aux élections, doivent adresser un message à des électeurs situés et non à des citoyens abstraits. Même quand il fait référence à des valeurs universelles il va chercher à montrer qu’une majorité d’électeurs a intérêt à les soutenir. La compétition politique étant rude, il est possible - et cela se fait - de s’adresser un jour à tel catégorie de population et un autre jour s’adresser différemment aux autres catégorie suivant la composition sociale présumée. La différence ne pourra être au mieux que de style mais parfois le candidat joue sur les contradictions possibles du programme politique de son parti quand il en tient compte.

      2 - Les meilleurs candidats ont tous un discours d’intérêt général qui semble s’adresser à tous et toutes En fait il s’adresse bien souvent à une très large fraction de la population, mais pas à tous. Quand un candidat s’adresse à tous il faut chercher à savoir qui est exclus du discours. Souvent il y a ceux et celles qui ne votent pas, qui n’ont pas le droit de vote . Ce qui signifie qu’il s’agit d’un cercle qui est au mieux celui du peuple-nation. Dire, « au mieux » n’est pas exact, car ce cercle est nécessairement plus étroit . Il y a toujours des couches sociales qui en quelques sorte font les frais des politiques préconisées. Ces couches différent selon les politiques préconisées. Par exemple, la question climatique concerne l’ensemble des membres d’une population sur un territoire, ceux qui votent et ceux qui ne votent pas. Mais selon la solution préconisée tous ne souffriront pas pareillement.

      3 - La différence entre la gauche et la droite porte sur les sort réservé, même dans un discours d’intérêt général, à ceux d’en-haut (la bourgeoisie et le management supérieur), aux indépendants (artisans, commerçants et paysants) aux salariés avec des distinctions variables puisque le salariat est très nombreux soit le prisme sera privé-public en recoupant éventuellement avec une idée de stratification sociale puisque le fonctionnaire de base (C, B, A) n’est pas le haut-fonctionnaire qui pantouffle

      Christian DELARUE


    • arturh 6 août 2009 19:12

      La Démocratie représentative exige qu’il soit strictement interdit de faire la moindre différence entre les citoyens, quelque soit leur origine social, leur race, leur religion, leur sexe etc. C’est le princip de la déclaration des droits de l’Homme, et le principe de la déclaration d’Indépendance.

      Toute tentative de différentiation entre les citoyens est un procédé d’exclusion qui mène irrévocablement au discours totalitaire.

      Le discours totalitaire, en procédent par catégorie abstraites, comme « le peuple », dont le porteur se réserve, évidemment, le rôle qui consiste à décider qui appartiint à quelle catégorie, en s’arrogeant ainsi, a priori, la totalité des pouvoirs, soit, donc, dans l’ordre, le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire, est bien le discours du pouvoir totalitaire en ce qu’il refuse catégoriquement la séparation des pouvoir, sans laquelle il ne peut y avoir de Démocratie.


    • arturh 6 août 2009 19:19

      Le discours totalitaire s’illustre en ce qu’il dcide, pour renforcer son discours au nom du « peuple », qui n’appartient pas au « peuple ». Dans le discours totalitaire fachiste ou communiste, celui qui n’appartient pas au « peuple » est désigné selon ses origines sociales : le Juif, le Patron, le Noir, peut importe.

      Il ne s’git évidemment pas dans le discours totalitaire de definir une bonne fois pour toute qui appartient au « peuple », mais d’agiter en permanence la menace d’être désigné comme n’appartenant pas au « peuple » dès qu’on remet en quetrion de discours totalitaire.

      On en voit l’exemple encore aujourdhui en Palestine, en Chine ou à Cuba. On en a vu l’exemple partout en Europe, y compris jusqu’à récemment en Europe de l’Est et dans les Balkans.


    • Christian Delarue Christian Delarue 6 août 2009 21:17

      L’origine sociale n’est pas la catégorie sociale. Tant qu’il y aura des rapports sociaux on continuera de nommer les individus qui y son inscrit par le nom qui convient et qui peut d’ailleurs varier : patron ou capitaliste ou manager d’un côté ; ouvrier, travailleur, salarié, producteur de l’autre. Nul « racisme social » ici.

      Si peuple-classe t’indispose pense à « bloc social des 3000 euros par mois et moins » en pensant que ce n’est pas la même chose. C’est juste un cadeau. Si tu es très au-dessus tu n’iras pas au goulag ! Tu devras bien payer tes impôts !


    • Jean-paul 9 août 2009 04:47

      Le manager est un travailleur salarie .
      le patron peut etre salarie dans sa propre entreprise .
      Par contre on ne dit plus un salarie mais un CDD ou un CDI .


  • Christian Delarue Christian Delarue 6 août 2009 16:57

    Vous continuez malgré mes messages à ne pas différencier président d’honneur et président (réel) une co-présidence en fait . C’est grave. Quel âge avez-vous ?


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