mercredi 9 juillet 2008 - par Rage

Travailler plus, toujours plus, pour... ?

Il y a déjà six mois, je proposais un article d’étape évoquant les principales dispositions évoquées par le gouvernement pour mettre en œuvre le « travailler plus pour gagner plus ».

Cristallisées par la loi dite « TEPA », les rustines telles que les allègements des charges sur les heures supplémentaires, la monétarisation des RTT, la possibilité de travailler le dimanche, les primes annuelles non imposables (etc.) ouvraient une large brèche sur les 35 heures.

Non content d’en constater l’inefficacité structurelle – malgré des statistiques tirées du chapeau – le gouvernement a voulu aller plus loin : travailler plus longtemps la semaine (48 heures), plus longtemps dans la vie (40 puis 42 ans avec en ligne de mire la position du Medef) et enfin, plus longtemps dans l’année.

I. Plus de travail pour moins de pouvoir d’achat

Le député Jean-Frédéric Poisson (UMP) porte un amendement qui plafonne le forfait jour, notamment pour les cadres, à 235 jours de travail par an, soit plus exactement 365 jours – les samedi et dimanche (104), les congés payés (25) et le 1er mai.

En faisant passer de 218 à 235 le seuil maximal de jours de travail par an pour les salariés au forfait, sauf accord contraire conclu dans une entreprise ou une branche (autrement dit le fait du prince à la grâce de l’employeur), les cadres seront légalement soumis à travailler lors de leurs jours de congés ou, même pire, à pouvoir les prendre sans être payés !

Le système actuel permettait via le forfait jour (plafonné à 13 heures/jour) aux cadres de se « driver » dans la gestion de leur temps de travail tout en ayant la capacité de prendre des jours de repos.

En élargissant les plafonds, une fois encore, le gouvernement ouvre la porte aux employeurs peu regardants d’ouvrir grand les vannes du temps de travail.

Il n’est à n’en pas douter que les cadres, ou même les salariés, ne verront pas grand-chose à l’élargissement de leur temps de travail sur leur feuille de paie.

En effet, si l’employeur, dans un processus privilégiant la course au moins-disant, décide que le cadre devra réaliser 45 heures/semaine, 235 jours/an pour un salaire de xxxx euros, que pourra répondre le cadre-employé en face ?

Si l’on prend le cas des nouvelles recrues, elles devront accepter ces conditions pour des salaires qui, on peut s’y attendre, seront proches de ceux octroyés « avant » pour moins d’heures et moins de jours. Quelle sera de plus leur marge de négociation s’il existe dans l’équipe un "fou du travail-célibataire-passionné" qui accepte le lance-pierre quand certains souhaiteront faire moins ? Qui aura la promotion si l’un refuse les heures sup’ et l’autre accepte ?

C’est la course aux échalotes et à la "prostitution sacrifice" au travail. La pression sur le travail des femmes n’en sera du reste qu’accrue, notamment à l’embauche entre 25 et 35 ans.

In fine, les grands gagnants sont les employeurs.

En effet, le gouvernement vient de leur servir sur un plateau d’argent la capacité d’exploiter un peu plus leur personnel pour des coûts marginaux, mais avec un « volume horaire » supplémentaire conséquent.

Ce capital volume ne signifiant pas forcément plus de performance, d’autant plus qu’en tirant plus la corde sur les salariés en place on risque d’aggraver encore le mal-être au travail, il peut signifier plus de marges et de bénéfices globaux.

II. Tout devient plus compliqué

En rognant sur les progrès sous l’étendard de la « liberté » des horaires, on ouvre la porte à la mise à géométrie variable du temps de travail et plus encore à l’opacité grandissante du ratio « rémunération/temps de travail ». Il est du reste fort à parier que les individus payés à l’heure verront leur ratio horaire irrémédiablement chuter.

La déréglementation du travail salarié s’inspire d’un modèle « cadre sup libéral » qui n’a de sens que si celui qui souhaite travailler plus, travaille pour son propre compte et conserve le choix de le faire ou non. En l’occurrence, sans avoir le droit de choisir, l’alignement sera fait automatiquement par l’employeur : le rapport de force employeur-salarié n’en sera que plus inégal.

Je n’évoque même pas le cas de ceux qui, coincés par l’obligation de trouver un emploi, se retrouveront à brader leur temps pour des salaires de misère : pas de chômage, mais des travailleurs pauvres : est-ce réellement un progrès ?

Pour les citoyens non. Pour les employeurs, c’est certain. Sauf à ce que les tensions dans le travail n’explosent et transforme le slogan de N. Sarkozy en une démotivation rampante qui nuira encore un peu plus à la croissance : on ne construit rien quand les hommes ne croient pas à ce qu’ils font et dans le système dans lequel ils évoluent.

A trop regarder dans le rétroviseur, on risque de prendre le mur.

La classe politique est déconnectée des réalités de terrain : leur erreur n’en est que plus grave.

Quand agir sur les salaires et les impôts serait trop efficace et trop simple, il est tellement plus aisé d’agir à la marge sur les avantages des uns ou des autres...

Que les bas salaires, les temps partiels, les retraités, les seniors, les étudiants, les employés de PME... se rassurent : leur feuille de paie évoluera à la marge alors que la concentration des profits se fera pour une frange silencieuse qui sait pertinemment - et depuis longtemps - que travailler rapporte tellement peu qu’il vaut mieux savoir faire travailler les autres pour son compte et feindre d’être actif. Tous les gestionnaires de SCI vous le diront...

La doctrine utilisée par la droite n’est pas nouvelle, d’autant plus qu’elle prend comme points de repères les Etats-Unis, la Chine ou le Japon :

Plus un individu travaille, plus il est censé produire de richesses. Plus il produit de richesses, plus il est attractif pour la sphère des encadrants et plus il est possible pour une large frange de vivre sur la production de la base.

Aujourd’hui – Cf. article de Forest Ent

- les crises qui secouent « l’argent facile » dans l’immobilier (notamment Américain/Subprimes) occasionnant des éclaboussures sur le secteur boursier et la croissance mondiale puis le report sur d’autres « valeurs porteuses » comme le pétrole ne permettent plus à la sphère encadrante de générer suffisamment de profit pour maintenir son train de vie.

Il est donc nécessaire de recentrer l’action sur la base productive, notamment en France, en tirant un peu plus sur la corde.

III. Une stratégie vouée à l’échec

Tirer sur la corde, sans doute.

Faut-il encore qu’elle ne craque pas.

Les messages subliminaux de la nécessité impérieuse de cotiser plus longtemps, d’être moins remboursé ou de devoir se serrer la ceinture n’auraient de sens que si structurellement les abus étaient combattus.

Autrement dit, on pourrait y croire si l’exemple venait d’en haut.

Loin de ces réalités-là, le train de vie de l’Etat n’a lui pas diminué.

- Les salariés payent toujours autant de cotisations à la Sécu alors que celle-ci rembourse de moins en moins de frais courants, mais de plus en plus de « thalassos » et autres « chirurgie esthétique ».

- Les cotisations retraites ne baissent pas alors que les petites retraites plafonnent (une augmentation de 5 %/an sur cinq ans revient à donner moins de 30 €/individu et par an d’augmentation) et que certaines mises en retraites anticipées sous prétexte de loi Fillon 2004 se paient au prix fort.

- Les postes fixes de charge de la vie courante sont tous en croissance exponentielle, qu’il s’agisse du logement, du pétrole ou de la nourriture. Ces postes font donc d’heureux bénéficiaires, mais pénalisent la « masse » qui voit le niveau de l’eau monter.

- Les prélèvements sont toujours à des niveaux élevés, mais avec des canaux différents (on poursuit les bénéficiaires de la prime « 1 500 € » alors que l’on oublie de s’attaquer aux niches des placements locatifs, par exemple) et les dépenses de fonctionnement de l’Etat toujours plus lourdes pour un service rendu qui n’a guère évolué depuis vingt-cinq ans.

La liste pourrait s’allonger de l’immobilisme structurel, intellectuel et stratégique qui mine le pays sur le fond.

Mais il est tellement plus facile de se retourner sur les « rameurs », ces derniers n’ayant plus le temps de faire entendre leur colère, surtout à une époque où les grèves passent inaperçues (notamment parce que le dialogue n’existe pas, mais également parce que les syndicats l’usent à mauvais escient) !

Le seul problème étant, au final, qu’à force d’envoyer des missiles balistiques jour après jour, on risque de générer une profonde exaspération couplée à une difficulté de terrain qui pourrait bien faire exploser le couvercle que l’on a soigneusement apposé sur la société française.

L’année 2008 sera à n’en pas douter une année noire pour ceux qui n’ont pas les moyens de faire entendre leur voix. On peut donc en corollaire se poser la question du gouffre existant entre le malaise des Français et l’absence quasi totale d’intervention d’une opposition digne de ce nom.

La résignation gagne, pour combien de temps encore ?



58 réactions


  • Jovial Jovial 9 juillet 2008 13:15

    Depuis hier, dans mon entourage, je commence à entendre des "Je regrette mon vote d’il y a un an".
    Et moi je commence à me demander à qui je devrais foutre des claques. A ceux qui ont oublié d’allumer leur cerveau l’année dernière où à ceux qui ne font que voter les lois qu’ils avaient plus ou moins clairement annoncées à l’époque.


    • tSbeNjY tSbeNjY 9 juillet 2008 13:40

      Hé bien je ne regrette pas mon vote d’il y a un an.
      Il faudrait être de mauvaise foi pour arguer que l’illuminée du poitou aurait fait mieux !

      Nan mais sérieux... entre deux maux on choisit toujours le moindre, non ?

      tSbeNjY


    • Ronfladonf Ronfladonf 9 juillet 2008 13:44

      Et moi je sais à qui je les donnerais les claques : à ceux qui ont fait passer la mégère du Poitou au 2e Tour...

      http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news

      Ca aurait pas été mieux avec le PS au pouvoir... Cette élection leur était servie sur un plateau d’Argent... Ils ont quand même réussi à la perdre....

      Maintenant qu’on a bien regretté le bon vieux temps... si on passait aux commentaires de cet article ?

      Oui c’est dégueulasse, 17 jours à travailler en plus... mais où est-il écrit que ce sera sans contrepartie ?
      On y perd un peu : les RTT que je ne prenais pas de toute facon ne seront plus majorées de 10%, mais à ce que j’en sais, les jours seront bien payés(enfin... à leur niveau habituel...), non ? Remettez moi sur le droit chemin si je me trompe. Mais il me semble que pour une modification de contrat de travail comme celle la, il faut un avenant signé par le salarié...

      Or, ici, je ne vois rien qui me laisse penser que cette loi a un effet rétroactif... Les contrats déjà signés ne seront affectés que sur un avenant signé avec l’employeur... Autrement dit, on a un vrai pouvoir sur notre patronnat si on se sert les coudes : Il faut que la majorité des cadres déjà embauchés refusent la négociation sur ce point !


      Ah, oui c’est sans compter sur les syndicats "représentatifs"... Il va vraiment falloir qu’on apprenne à les tenir en laisse ceux-là... L’expérience m’a montré qu’il ne faut JAMAIS les laisser négocier des accords avec le patron en notre nom...


    • RilaX RilaX 9 juillet 2008 13:47

      C’est bien de penser a votre paume, mais pensez aussi a ceux qui arrivent sur le marché du travail. Ils vont negocier quoi eux ?


    • foufouille foufouille 9 juillet 2008 13:54

      quand on est un bobo bourgeois......


    • Ronfladonf Ronfladonf 9 juillet 2008 13:58

      J’y pense...

      Ceux qui sont déjà en place ONT le pouvoir de faire flancher le patronnat en refusant de signer un avenant qui les désavantage ; OK.

      Si on vire TOUS les cadres actuels, je suis pas sûr que les employeurs auront assez de petits jeunes pour les remplacer, et y réfléchiront à 2 fois avant de jouer à ca...

      Il faut pas oublier qu’en laissant faire, on laisse une minorité imposer son désir à TOUT LE MONDE.

      Etant jeune et naïf, j’ai cru que le peuple avait encore le pouvoir de se révolter quand il y a trop d’abus...


    • Ronfladonf Ronfladonf 9 juillet 2008 14:02

      D’autant que comme les conditions ne seront pas vraiment engageantes....

      Ceux qui sont sur le marché du travail ont aussi un vrai pouvoir...

      Mais comme je l’ai dit, on est tellement occupés à garder notre travail pour payer ses crédits et sa voiture qu’on n’a plus le temps de penser à se révolter quand le baobab s’enfonce un peu plus dans notre fondement...


    • pseudo pseudo 9 juillet 2008 14:25

      @tSbeNjy

      Je ne sais pas si elle aurait fait mieux, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait difficilement pu faire pire !


    • norbert gabriel norbert gabriel 9 juillet 2008 15:53

      ouais, mais persévérer dans la sarkomania béate, ça devient une forme de masochisme pervers, sauf à être dans les 15 ou 20 % qui bénéficient des remboursements fiscaux....


    • Monolecte Monolecte 9 juillet 2008 16:57

      Le truc que tu as oublié, c’est que si on vire tous les cadres en place, ils devriendront des chômeurs... tu sais, les gars qui doivent désormais accepter un emploi raisonnable au bout d’un an, même payé 57% de leur ancien salaire, sous peine de se retrouver sans rien...
      Suffit donc de virer tous les insiders qui se pensaient bien au chaud et que la solidarité avec les outsiders n’a pas trop étouffé jusqu’à présent, les laisser marner un an dans leur jus avec l’accompagnement de l’ANPE sur le dos et au bout du compte, ils prendront de force les miettes qu’on voudra bien leur laisser.

      Elle te semble plus cohérente, la politique de ce gouvernement, avec juste ce petit changement de perspective ?


    • Rage Rage 9 juillet 2008 17:11

      Bonjour,

      Il ne s’agit plus de dire : S.Royal n’aurait pas fait mieux, mais plutôt d’avoir conscience que N.Sarkozy nous renvoit directement à la case 19ème siècle.
      La campagne de 2007 est finie : aujourd’hui la réalité est là.

      Et pour compléter mon article je citerai les phrases suivantes de Robert Castel :
      "Il faut continuer à défendre la valeur travail, parce que l’on n’a pas encore trouvé d’alternative consistante
      au travail pour assurer l’indépendance économique et la reconnaissance sociale dans une société moderne.
      Mais aussi rappeler qu’il y a travail et travail. Le travail est essentiel en tant que support de l’identité de la
      personne à travers les ressources économiques et les droits sociaux auxquels il donne accès. Au contraire,l’institution de formes dégradées d’emploi au nom de l’exigence de travailler à tout prix et à n’importe quel prix conduit aussi à la dégradation du statut de travailleur et, finalement, de la qualité de citoyen. Il ne suffit pas de " réhabiliter le travail ", comme se propose de le faire le président de la République : il faudrait respecter la dignité des travailleurs."

      En un mot : il a tout compris. Et l’on va totalement à l’inverse de ce bon sens de terrain.


    • nephilim 10 juillet 2008 10:12

      @ronfladonf
      Vous etes l’expression même de ce qui nous a ammené un president aussi naze ; vous ne pensez qu’a votre petit cul.


    • Fred 15 juillet 2008 11:25

      Moi des fois je regrette mon vote du deuxième tour (puisqu’il était différent du premier) et puis je regarde qui était en face et je me dis, à ouai c’est nul mais ça aurait pû être pire.


    • Fred 15 juillet 2008 11:28

      J’ai une question. Bosser tous les jours mis à part le weekend, les vacances (25 jours) et les jours fériés sans RTT, c’est un peu le cas des cadres des petites boites non ? Ces mêmes cadres doivent subir l’endettement de la France lié aux 35h (16 milliards de réduction de charge par an) sans bénéficier des 35h, qu’est-ce que cette loi va changer pour eux ?


    • Fred 15 juillet 2008 11:35

      Ensuite votre commentaire sur le célibataire "fou du travail-célibataire-passionné", voyons le problème à l’envers. Maintenant c’est normal si Robert père de famille part à17h pour aller chercher les petits chez la nounou pendant que le "fou du travail-célibataire-passionné" bosse 2 heures de plus par jour sans vraiment avoir de différence ce salaire. J’espère bien que ce célibataire sera augmenté plus que ses collègues qui choisissent leur vie de famille, chacun fait des choix. Je comprends entièrement que certains préfèrent leur vie de famille mais si un autre employé travaile 10-20% de plus, c’est normal qu’il soit payé 10-20% de plus et que en cas de profit juste de l’entreprise ça soit lui qui soit avancé.


  • JPC45 9 juillet 2008 15:29

    1-Il ne me semble pas que le travail le dimanche soir dans la loi TEPA (j’ai même un fort doute !)
    2-J’aimerais avoir la preuve que les remboursements Thalasso et chirugue esthétique augmentent !
    3-j’ai du mal à voir qu’avec 5% par an pour les retraites ça fasse 30 Euros par an. La aussi à revoir


    • foufouille foufouille 9 juillet 2008 15:53

      effectivement c’est plutot par mois et pour le minimum vieillesse qui est de 600 en gros


    • JPC45 9 juillet 2008 16:00

      en effet et pour être précis ce n’ets pas les cotisations retraites qui financent le minimum veillesse donc c’est complètement faux


    • Rage Rage 9 juillet 2008 17:21

      1. L’ouverture des enseignes commerciales le dimanche engage la possibilité de dimanche ouvrés, donc de dimanche soirs puisqu’à ce stade on ne décompose pas encore les jours.
      Pour un étudiant, c’est marrant : il gagne plus en peu de temps.
      Pour les autres, c’est la destructuration familiale et la roulette patronale pour qui sera dispo le plus souvent.
      Une brèche dans les jours de repos, c’est la destructuration des ryhtmes de vies : autant dire qu’il ne faudra pas s’étonner dans 20 ans d’avoir des enfants en manques de repères familiaux...

      2. Les remboursements Thalasso et esthétique existent et pèsent de part leur coût important par tête. Ce ne sont pas forcément les plus gros budgets qui sont à raboter, mais aussi les petits qui coûtent très cher pour peu de bénéficiaires (notamment les niches fiscales sur le volet finance).

      3. Une petite retraite doit avoisiner les 600€ (je n’ai plus le montant plancher en tête, il est même peut être moindre). 25% en 5 ans ça fait moins de 5% par an de hausse. 5% de 600€ = 30€. Donc 30€/an.
      Avec une inflation à 3-4% cela signifie maintenir au sous-sol les petites retraites.

      CQFD


    • JPC45 9 juillet 2008 17:34

      CQFD ? vous allez un peu vite

      1-l’ouverture le dimanche n’est pas dans la loi TEPA
      2-les remboursements thalasso et chirurgie esthétiques coutent peu (en proportion). Pour la chirurgie c’est plus les complémentaires (gros dépassement) qui prennent en charge (mais elles controlent de plus en plus)
      3-600 Euros par mois avec un majoration de 5% ça fait 30€/mois soit 360 € par an


    • foufouille foufouille 9 juillet 2008 18:26

      vrai pour la retraite
      par contre la thalasso et cie coute tres cher mais le remboursement est pour les copains
      pour la chirurgie, il doit y avoir un Koperatoire au de la du quel c’est 100%. suffit de arler de traumatisme. et meme la part secu doit rester elevee


    • sisyphe sisyphe 9 juillet 2008 18:28

      par JPC45 (IP:xxx.x3.185.107) le 9 juillet 2008 à 17H34

       


      3-600 Euros par mois avec un majoration de 5% ça fait 30€/mois soit 360 € par an

      Moins l’inflation.
      Quelle manne !!!!
      On va voir débouler tous les retraités dans leurs yachts, vers leurs marinas privées !

      Encore un peu de champagne ??

    • Rage Rage 9 juillet 2008 23:17

      Effectivement 30€/mois donc 360€/an (faute de frappe).
      Cela ne change pas le fait qu’avec 630€/mois on ne va pas loin...

      Pour thalasso and co, c’est peu en part relative, mais bcp en part absolue par tête.
      Pour exemple équivalent, un bénéficiaire d’éxonérations sur l’IR à 90% sera sans doute un cas rare en valeur relative, mais pour le bénéficiaire ce sera énorme par tête. C’est la mécanique du "tout pour les uns, rabottage pour tous les autres" qui est condamnable.

      Le travail le dimanche n’est pas dans la loi TEPA, mais dans les discussions corollaires sur la durée du travail et l’ouverture le dimanche. La TEPA n’est qu’un amuse gueule, la suite arrive : les cadres commencent à comprendre leur douleur...

      C’est un peu comme à la française des jeux in fine : A qui le tour de morfler ?


    • JPC45 10 juillet 2008 06:39

      630 e/mois ce n’est pas grand chose mais il faut ternir compte du patrimoine éventuel et aussi sur les autres sources (comme des aides au logement) cf les études de la DREES sir le sujet ainsi que la fiche du COR http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-847.pdf


    • foufouille foufouille 10 juillet 2008 10:39

      si on suit to raisonnement, les alloc familliales, etc

      tu veut compter le patrimoine ? pour faire quoi le redonner a l’etat ou aux riches ? pendant tu y es, tu devrait interdire la propriete a la caste des pauvres. comme ca tu serait sur qu’il n’aurait pas trop de chose

      et pour info pour obtenir le minimum vieillesse, on compte tous tes revenus imposable


    • JPC45 10 juillet 2008 11:03

      Merci je connais le minimum vieillesse et j’ai donné un lien qui explique que prendre 600 Euros sans prendre le patrimoine (immobillier) ou l’aide au logement est un peu réducteur.


    • foufouille foufouille 10 juillet 2008 21:26

      reducteur ?
      de quoi......
      c’est interdit pour les porc d’etre pauvre et d’avoir une maison quand on est vieux ?
      ca doit etre etre mieux pour la "droite" d’habiter en "HLM".........


    • sisyphe sisyphe 12 juillet 2008 11:29

      par JPC45 (IP:xxx.x35.8.126) le 10 juillet 2008 à 06H39

       
      630 e/mois ce n’est pas grand chose mais il faut ternir compte du patrimoine éventuel et aussi sur les autres sources (comme des aides au logement) 


      Patrimoine éventuel, hein ?????
      Bien sûr.... sauf pour tous ceux qui n’en ont éventuellement pas... (on parie que c’est la très grande majorité ?)
      quant aux "autres sources" ; à part l’aide au logement (qui peut faire au maximum dans les 280€ pour un locataire ; une fortune par rapport au prix des loyers), j’aimerais bien que JPC 45 nous les précise !
      Et, s’ils ont un "patrimoine" immobilier, ils ne bénéficient évidemment pas d’allocation logement ; celà va sans dire, mais je le précise, parce que ce n’est pas JPC 45 qui nous l’aurait révélé...

      Quels chiffres le JPC 45 va-t-il nous sortir de son chapeau de prestidigitateur, pour essayer, de nouveau, de nier l’évidence, et d’apporter de l’eau au moulin broyeur du système qu’il défend à tout prix et à tous chiffres... ??


  • ARTEMIS ARTEMIS 9 juillet 2008 16:23

    bonjour a tous et merci pour l’auteur de cet article


    je pense qu’il faut arrêtre d’opposer la gauche et la droite
    )A mon sens ELLES SE RESSEMBLENT MEME COMBAT
    le pouvoir corrompt nous le savons bien

    sous la gauche le droit du travail a été bradé Martine Aubry a commencé à faire des bétises incommensurables et des cadeaux somptueux au patronat et les syndicats tous inféodés aux partis politiques se sont tus honte à eux

    sarkozy fait une politique de droite pure et dure et les syndicats se taisent toujours pourquoi ?????

    JE PENSE QUE DANS LES ENTREPRISES IL Y AURA UN EFFET PERVERS A VOULOIR TROP TIRER SUR LA CORDE
    tout simplement l’absentéisme qui risque d’augmenter ,
    les dépressions qui risquent d’exploser car travailler plus c’est une chose on peut le faire sans problème mais travailler plus dans un contexte de pression permanent c’est ingérable à long terme il y aura un cout indirect à tous ces dérèglements
    et puis faire travailler plus et plus longtemps pourquoi il n’y a pas de travail pour tous cela va encore générer du chômage

    je suis pessimiste sur le devenir de nos enfants je crois qu’on va droit dans le mur....

    l


    • faxtronic faxtronic 10 juillet 2008 14:25

      faites comme moi, pas d’enfants. Deja que je me demande si je ne vais pas me suicider dans 10 ou 15 ans pour des raisons philosophiques, ce n’est pas pour avoir des enfants.
      Monde de merde


  • Forest Ent Forest Ent 9 juillet 2008 16:34

    Moi non plus, je ne pense pas que Mme Royal, pour qui j’ai quand même voté, ou M Bayrou, auraient fait beaucoup mieux. Mais pire, je ne vois pas ... C’est un record.

    Sur le fond, le gouvernement a, dit-il, axé sa politique sur l’offre. C’est une erreur, car il n’y a pas de demande. Toutes ces lois auront pour seul effet de diminuer les salaires, donc la demande, ce qui va amplifier la crise. "Travailler plus pour gagner plus", c’était évidemment foireux, parce que les entreprises n’ont pas besoin de travailleurs.

    Pour autant, une politique de la demande comme aurait pu pratiquer le PS n’aurait pas fonctionné non plus à cause de l’UE et de la mondialisation. Ces schémas sont dépassés.

    De toutes façons, tous les gouvernements occidentaux sont libertariens. Ils favorisent par exemple la privatisation des secteurs-clé comme l’énergie, ce qui va coûter très cher aux contribuables. Ils auront donc tendance à accentuer les mécanismes qui favorisent la baisse de demande, comme la "flexibilité" et la "nationalisation des pertes". Ca amplifiera la crise, comme le procyclique l’a toujours fait.

    A propos de "nationalisation des pertes", il est possible que l’on voie bientôt ce qui en serait l’acte fondateur et le symbole le plus éclatant : la garantie de l’état US aux 2 énormes GSE que sont Fannie et Freddie. Vous saviez qu’AXA possédait 8% de Fannie ?


  • sisyphe sisyphe 9 juillet 2008 16:38

    « Plus de RTT ni de jours fériés »
    Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC :


  • Bof 9 juillet 2008 17:13
    Travailler plus, toujours plus, pour... ?...rattraper les conneries faites . = Surtout  : Perte de nos usines nationalisées et donc il faut, comme nos ainés l’ont fait pour nous , perdre nos EGOÏSMES et nous mettre au travail pour le BIEN DE L’ENSEMBLE. ET, oui.....se sacrifier pour nos enfants comme nos parents l’ont fait pour nous à la sortie de la guerre . Nous avons tout jété ...du crédit Lyonnais première banque Européenne que l’on nous avait annoncé, ELF et son savoir faire et ses réserves financières et industrielles , Sanofi premier laboratoire du monde en fabrication ET en inventions...NOUS avons tout perdu !...jusqu’à "MON" Usinor qui fait faire de très gros bénéfices à son propriétaire privé cequi lui permet d’acheter d’autres entreprises au grand profit de ses employés...encore une preuve de l’erreur d’avoir nationalisé nos biens ....les privés travaillent plus efficacement que nos fonctionnaires qui craignent l’épuisement malgré le petit nombre d’heure de travail annuel et surtout ils nous éloignent de l’imbecilité de nos retraites OBLIGATOIRES malgré la triste courbe de mortalité qui décole à l’age de la retraite obligatoire et de nos congés OBLIGATOIRES et des ponts et des départ avant l’heure et maintenant avant le jour ...de toute façon comme le travail payé est complétement inutile....le travail utile comme la comptabilité de la France serait fait en Inde !!!( à vérifier mais on ( ancien employé de la Banque de France) me l’a promis, au moins les chiffres sont fiables ! ...incroyable....) .
     Il y a tout à refaire pour remettre la France au travail...sinon, les habitants de Chine ou de l’Inde sauront le faire ...ceci leur éviteraient de s’en prendre à certains de leur propre peuple...nous serions leur peuple à exploiter....et nous travaillerions et serions contents de travailler pour si peu et pour eux et 24 heures sur 24 comme certains le font déjà en France parait-il ( derrière le dos de notre regrétée administration) .

    • foufouille foufouille 9 juillet 2008 17:26

      c’est de la faute des politiciens pas des francais
      ils se goinfrent en privilegiant leurs amis et font voter des lois qui leur donnent des "boulot" a vie


  • Bof 9 juillet 2008 17:41

    @ foufouille : tout à fait d’accord sur le vocabulaire. Ce sont nos politiciens qui ont pillés par volonté ou par incompétence ou bien autre cause que je ne peux voir d’ici. MAIS, c’est des particuliers du peuple comme moi qui en subit les conséquences.
     Et nous ne pourrons compter sur nos 22% d’illétrés et difficilement sur nos 30% de zupiens enfermés actuellement à double tour avec le prix du carburant et le hausse de prix de la bouffe pour remonter des entreprises performantes qui seules nous permettrons de nous en sortir ;
     L’unique façon est de cesser de nous comporter en EGOÏSTES , tous ensemble nous pouvons le faire comme nos parents l’ont fait. Combien y ont laissé leur vie ? c’est ça notre récompense que nous leur donnons ! 


    • foufouille foufouille 9 juillet 2008 18:21

      nos parents n’ont rien fait a part 68. puis le gvt a compris la lecon et a prevu le changement sur 30a. petit a petit. de nos jours, on a internet pour un certain temps.......
      l’egoisme quand tu es ds la merde est obligatoire. la fraternite n’existe plus depuis longtemps. si tu explique aux gens que le gvt manipule les gens en racontant des conneries ils croie que tu es parano
      a part une revolution sanglante ou un altruiste qui gagne a l’euromillion je vois pas ce qui peut changer


  • Iroquois Iroquois 9 juillet 2008 18:33

    Dire que ça ne marche pas ou que ça marche semble relever du même fait. Y-a-t-il des mesures pour aller aussi vite dans un sens ou dans un autre avec des réformes qui commencent à s’appliquer ?


  • Radix Radix 9 juillet 2008 18:35

    Bonjour Rage

    "Sauf à ce que les tensions dans le travail n’explosent et transforme le slogan de N. Sarkozy en une démotivation rampante qui nuira encore un peu plus à la croissance : on ne construit rien quand les hommes ne croient pas à ce qu’ils font et dans le système dans lequel ils évoluent."

    On risque de se retrouver dans un système à la soviétique où chacun se dira : "ils font semblant de me payer, je fais semblant de travailler"

    Radix


  • impots-utiles.com 9 juillet 2008 19:04

    travailler plus pour.... rembourser la prime à la mobilité ??

    Des demandeurs d’emplois qui avaient perçu la prime à la mobilité (1.500 euros) se sont vus réclamer par le fisc le montant de cette prime, assortie d’une majoration de 150 euros de redressement. La faute à la réglementation. La prime a été instaurée en 2006 mais un certain nombre de chômeurs n’avaient pas vu la notice jointe à leur déclaration de revenus indiquant qu ’ outre le fait d ’ avoir repris un emploi à plus de 200 km de sa résidence principale , il fallait avoir été au chômage depuis plus de douze mois pour en bénéficier.

    http://www.impots-utiles.com/impots-confusion-autour-de-la-prime-a-la-mobilite.php



    • Radix Radix 9 juillet 2008 21:07

      Bonjour Bodidharma

      Excellent commentaire !

      Radix


    • Trashon Trashon 9 juillet 2008 21:22

      L’automatisation remplace rapidement le travail manuel

      L’informatique permet de faire exécuter à une personne les taches qui en demandais 10 voir plus

      Il n’y a pas assez d’emplois pour tout le monde

      Et il faudrait travailler plus ?

      Pour qu’il y ai plus de chaumage ?







    • golgoth 11 juillet 2008 13:48

      Désolé par avance mais je vais etre vulgaire.

      Post complétement con et inutile. Tout le monde sait que le travail est une necessité/contrainte depuis la nuit des temps. C’est une loi de la nature, fournir un effort ou inventer une technique pour amasser de la nourriture, trouver un abris, ect ...

      Si tu penses que tu peux vivre en étant allongé dans les champs à rien faire d’autre que de regarder les oiseaux voler (qui eux sont en plein "travail"), libre à toi d’essayer... Je crois que tu aura la réponse au bout de quelques heures.

      Le parallele avec les religions pronnant l’état de liberté et de non travail me fait hurler de rire. C’est vrai, la solution à tous nos problemes est dans la religion, qui détient la vérité supreme.

      C’est sur qu’avec ce genre de reflexion (et de gens qui approuvent en plus), on est pas près de sortir de la merde. Sortez de votre petit nuage, arretez de vous croire plus ouvert et intelligent que vous ne l’etes, ouvrez les yeux sur votre condition d’humain et bougez vous un peu.


      Pour en revenir au débat, je n’ai pas d’avis clair la dessus. Je suis conscient de la necessité de bosser plus si on veut pas se faire bouffer par les pays emmergents (qui sont actuellement trop content de sortir de la misère pour penser à leur confort de vie et tout ce qui concerne les RTT, congés payés, ect...). Mais en même temps, ca me fait clairement chier de bosser pour des fils à papa qui ont hérité leurs poste de PDG et/ou leurs actions et qui veulent à tout pris des chiffres de croissance à 2 chiffres pour faire comme tonton Ernest pendant les 30 glorieuses.


    • finael finael 13 juillet 2008 13:02

      @ golgoth

       Les historiens s’accordent généralement pour dire que le "travail", soit le temps consacré à se procurer la nourriture, à fabriquer abris et outils ne dépassait pas un à deux jours par semaine jusqu’au néolithique récent (-4000 environ). Cette opinion est corroborée par l’étude des sociétés dites "primitives" à l’heure actuelle.

       Jusqu’à la révolution industrielle du XIXème siècle nos pays étaient essentiellement ruraux et agricoles et connaissaient jusqu’à 200 jours fériés dans l’année, pas toujours respectés il est vrai. Les périodes d’activités intenses (labours, semailles, moissons) étaient entrecoupées de périodes de travail très réduit.

       Bien sûr les conditions de vie n’étaient pas les mêmes et même Marx reconnait que le capitalisme, en mettant une grande partie de la population au "travail forcé" a créé les richesses et les conditions d’un changement radical qui, selon lui, aurait dû permettre l’émancipation des travailleurs.

       Il est frappant de constater que les grands inventeurs du XIXème siècle et du début du XXème étaient persuadés que leurs travaux permettrait aux hommes de se "libérer du travail" et faisaient preuve d’un optimisme qui ne s’est pas réalisé.

       On est est arrivé au contraire à déifier le "travail productif" (c’est à dire produisant des biens vendables et monétarisables) au dépend du temps passé à se détendre, se reposer, s’instruire ou se cultiver, enrichir les liens sociaux entre nous, s’entraider, et, finalement, profiter de l’existence. Toutes choses non quantifiables et donc jugées "inutiles", voire "nuisibles" dans la société actuelle. Ecrire, peindre, sculpter, ... n’est "utile" que si quelqu’un peut en retirer de l’argent par exemple.

       Voilà le type de société que vous défendez.

       Quant à ceux que les progrés de la productivité rejettent hors de votre monde, vous leur crachez à la figure !


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 juillet 2008 14:22

      faut dire aux chaumeurs qu’ il y a du boulot dans les chaumières ...


    • golgoth 14 juillet 2008 16:01

      @ Finael

      Deux jours par semaine ? J’emet de gros doutes sur vos sources ou plutot sur la notion de "travail" dont nous n’avons visiblement pas le même appercu. Je me rappel encore clairement de mon grand père retraité qui se levait tous les jours à 6H pour travailler son petit bout de jardin, s’occuper des quelques animaux de basse-cours qu’il avait, réparer et entretenir ses outils, sa maison et son terrain. Il devait bien y passer plus de la moitié de sa journée et cela 7jours / 7. Et c’est pas avec sa "récolte" qu’il aurait pu nourir une famille... loin s’en faut. Et tout ca, avec des outils modernes ce qui change radicalement la donne : faites le test, coupez du gazon (bien tendre hein, pas de la brousaille épaisse) à la tondeuse motorisée ou à la faux, ou mieux encore avec un os de mamouth aiguisé.

      Alors sans remonter au néolithique ou les gens mourraient assez jeunes (de mal nutrition entre autre), je ne penses vraiment pas que mes ancètres d’il y a une ou deux générations ne travaillaient que deux jours par semaine. Quoi que, mes ancètres etaient bergers donc ils passaient beaucoup de temps à compter les moutons ^^

      Derniere chose. Je ne comprend pas vos dernières remarques sur la société que je suis censé défendre et sur le fait que je crache au visage de certaines personnes. Peut etre que ces remarques ne me sont pas destinés ? 


  • vivelecentre 9 juillet 2008 21:12

    quand Agora ne sera plus une tribune d’opposition systématique ?
    quand il ne s’agira plus de faire entreprise de démolition constante ?
    chaque reforme, chaque intervention du gouvernement et de la majorité sont critiqué et rabaissé, avec plus ou moins de bonne fois
    aucun épisode de la vie publique n’obtient votre grâce, l’exemple récent de la libération d’Ingrid Betancourt illustre ce "traitement partisan" puisque pour la pauvre Ingrid, cela s’est fait sous les hospices de Sarkozy et de sa majorité ( je parle là des rencontres après sa libération )

    Vos critiques systématiques ne reflètent que du militantisme et en aucun cas un débat citoyen. Par leurs cotés automatiques, elles vous font perdre toute objectivité , toute credibilité

    Dommage pour les fois ou vous pourriez avoir raison.....


    • nephilim 10 juillet 2008 10:33

      @vivelecentre
      Et bien non aucun episode de la vie publique n’obtient notre grace et la liberation d’ingrid.B ne va rien changer à ma vie de tout les jours aux constats deplorable de cette politique qui ne vise qu’a ruiner les ideaux de la revolution de notre constitution.
      Notre gouvernement travail pour une minorité de personnes (les plus aisés).
      Il depouille les classe moyenne, enterre les classe laborieuse.
      il n’a reussit qu’a semer la haine entre le privé/le public les salariers/les chomeurs les actifs/inactifs ; bref ce gouvernement detruit l’idée de nation francaise une et indivisible detruit les ideaux meme de notre nation
      LIBERTE EGALITE FRATERNITE le pays des droits de l’homme n’existe plus même Chirac n’etait pas tombé aussi bas dans la frequentation de dictateurs ou du moins il ne les invitait pas en grande pompe.
      Voila vivelecentre si voir votre pays se deteriorer a ce point ne vous derange pas et bien changer de pseudo et faites vous appeller Heilsarko !!!


    • golgoth 11 juillet 2008 13:56

      Les ideaux de notre révolution ?

      La révolution francaise a été orchestrée par et pour la bourgeoisie (les plus aisés) et contre la noblesse et le clergé.
      Pour simplifier, ils ont remplacé les pouvoirs religieux (clergé) et militaires / politiques (noblesse) par le pouvoir financier. Et depuis cette époque, l’équilibre n’a pas changé.

      Y’a rien de nouveau dans la politique du gouvernement actuel et des précédents.


  • herbe herbe 9 juillet 2008 21:53

    Merci pour votre article qui m’a permis de découvrir l’article de forest ent...


  • xray 10 juillet 2008 12:00

    La révolution de mai 68 nous a placé dans une situation d’après guerre sans avoir fait la guerre. 
    On nous explique qu’il faut travailler, travailler, travailler. Comme s’il y avait tout à reconstruire alors qu’il n’y a rien à faire. 

    HYPOCRISIE du SYSTÈME, L’emploi, et le chômage face à la productivité.



  • ahmonrae 10 juillet 2008 13:36

    Pour ma part à peine la loi evoquée mon employeur etait tout heureux de pouvoir annoncer qu’il faudra faire un effort dans le temps de travail ..
    De mon coté j’ai été tout heureux de lui annoncer que je renoncais à mon status cadre et qu’il avait le choix entre me changer de status ou changer de bonhomme.

    "Mais qui va manager l’équipe ?" ai je eu en reponse ..
    Et bien moi à 218jours ou quelqu’un d’autre qui acceptera de bosser 235jours avec un salaire négocié pour 218 ......

    Dans le genre loi a la noix, cette décision est énorme car des gens comme moi ( 232jours comptabilisé en 2007 ) ne feront plus l’effort de bosser plus pour etre payé moins.. Bientot les cadres gagneront autant à taux horaire q’une femme de menage ou qu’un vigile de supermarché.
    Car 235 à 12h par jours c’est 2820h par an, le salaire moyen est à 3530Euro net par mois. De là le calcul est vite fait .. le taux horaire est de 15.02Euros net pour un SMIC net à 8.175/h.
    Pas 2 fois le SMIC pour les resposabilités, le stress et la flexibilité complete ; et bien autant ne plus avoir de responsabilités adieu au stress et bienvenue au week end et jours fériés tranquilles...


  • dupual 12 juillet 2008 16:19

    Si nous nous rebellons pas comme en 1789 et oublions les luttes du 20ème siècle (anniv lundi, don’t forget why !) nos enfants travailleront autant que les chinois et n’auront plus aucun droit !
    Ce sera alors le plein emploi, les entreprises n’auront plus besoin de délocaliser puisqu’ils auront leurs esclaves à portée de main !!!


  • boby 13 juillet 2008 14:07

    Il y a une chose dont personne ne parle , le trou que font les actionnaires dans les poches des salatiés depuis 30 ans .Aujourd’hui on estime à 190 milliards par an la part qui n’est pas distribué aux salariés en salaire direct et différé .Si cette argent leur était versée , quid du trou de la sécu , du déficit budgétaire , des fermatures d(hôpitaux etc..etc .

    Le pb n’est donc pas de travailler plus mais de répartir plus équitablement les fruits du travail , tout le reste n’est qu"agitation inutile .
    J’attends que le PS se prononce sur ce point , pour l’instant seul Besancenot le fait !

     


    • jaja jaja 13 juillet 2008 20:58

      Très juste Boby !

      Et ces chiffres qui devraient être au centre de tous les débats dans ce pays, qui devraient être martelés à l’Assemblée nationale par l’opposition prétenduement de gauche, diffusés partout, sont tus par tous les médias ayant pignon sur rue... Pourquoi ? Parce qu’alors la soi-disant crise et la nécessité des "réformes" douloureuses n’existe plus....

      D’où Besancenot tire-t-il ces chiffres qu’il a utilisés pendant sa campagne, sans être jamais contesté sérieusement sur le fond ?....

      Tout simplement du constat chiffré du FMI pour les pays du G7 qui affirme que la part des salaires dans le PIB a baissé de 5,8% entre 1983 et 2006....

      D’après la commission européenne au sein de l’Europe seule, cette part des salaires a chûté de 8,6% et en France de 9,3%. L’INSEE quand à elle n’admet qu’une baisse de 8,4%...

      Le silence qui entoure ce véritable détournement de fonds au détriment des salariés est stupéfiant... Nos élites de droite comme de gauche ont donc bien le même intérêt à taire ce fait économique majeur qui devrait être placé au coeur de la vie politique... et des exigences populaires !

      Les caisses ne sont pas vides, elles sont pillées et il y a largement de quoi les renflouer ainsi que d’augmenter les salaires...





    • boby 14 juillet 2008 10:08

      je suis tout à fait d’accord avec vous Avant toute annonce de réforme , le rééquilibrage entre le salaire et le capital doit être fait ,
      Allons chercher ces 190 milliards (par an ) doit devenir le message à diffuser par tout le mouvement social .
      C’est un slogan simple et compréhensible ^par tous , il faut le marteler sans cesse .

      Pour faire pendant au "travailler plus pour gagner plus " on peut aussi dire "travailler tous , moins et mieux"
      C’est un slogan qui va dans le sens de l’évolution , de la croissance des techniques et du progrès social .

      Toucher la masse silencieuse doit devenir le but de tous les mouvements sociaux .
      Honn^tement , lorsque la masse va comprendre qu’on lui ment depuis des années , le réveil risque d’être terrible pour la classe dominante .


    • Rage Rage 14 juillet 2008 11:44

      Effectivement,

      Le dogme libéral du "travailler plus pour gagner plus" aurait dû avoir un équivalent en face "répartir mieux, travailler mieux et vivre mieux".

      En économie, rien ne se perd, tout se transfert.

      Les statistiques - mêmes fausses - donnent une tendance et indique l’effondrement du revenu du travail face aux revenus des capitaux. Cela traduit une réalité : le travail n’est plus valorisé à un niveau acceptable alors que les revenus des "placements" sont eux sur-profitables.

      La réaction de l’imposition devrait être liée : ce n’est pas le cas.

      Imposer aux actifs de travailler plus dans un tel contexte, sans parler des déficits commerciaux, inflation, baisse consommation/pouvoir d’achat revient à demander à écopper l’eau d’un navire qui coule.

      C’est bien 5 minutes, mais les brèches béantes sont toujours là.

      On ne sauve pas un navire qui coule en écoppant à grands frais d’énergie mais en comblant les trous au plus vite pour avoir à écopper moins et sauver le navire.

      En France, les trous les plus flagrants sont :

      - La fiscalité injuste et inadaptée

      - La surreprésentation d’élus/structures publiques

      - La faiblesse de la formation supérieure et plus largement des contenus de l’enseignement

      - La faible innovation/prise de risque liée à une frilosité à faire émerger des idées nouvelles

      - La puissance de lobbies arrimés à leurs pouvoirs/privilèges

      - La sous représentation syndicale qui entraine un sur-usage de la grève du fait de l’absence de dialogue préalable

      - La défaillance managériale

      - La sous valorisation des revenus du travail ainsi que le gel des progressions tout au long de la vie

      - Les détournements de canaux financiers vers les mêmes intérêts

      - La non application-mise en oeuvre de lois votés : on ne sait pas supprimer, mais on ne sait pas non plus appliquer.

      - La non reconnaissance de l’apport de la main d’oeuvre étrangère par son exploitation non encadrée.

      - La faiblesse des outils de contrôle et de régulation

      etc...


  • chmoll chmoll 13 juillet 2008 19:47

    Travailler plus, toujours plus, pour... ?

    p’t’ètre pour compenser l’trou laisser par les boites qui viennent (malheureus’ment) d’faire faillites,paraot que l’graphique est monté en flèche

    paque i a un truc que j’comprend pas l’déficit commercial i grimpe,d’ailleur regardez pas en bas si vous avez l’vertige,pourrez bien tomber dans l’trou aussi

    alors ont vend koi et à ki ? sur’ment pas aux chintok ,ils achétent presque tout en all’magne,quand a leur vendre ké t’chose j’vois pas koi

    pasque sont pas cons les chintok,ils donnent des marchés aux entreprises française, à condition de tout fabriquer en chine


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