mardi 14 septembre 2010 - par j-p. bédol

Monothéisme (1/2) : Le Saint Coran est-il un plagiat de la Sainte Bible ?

La question peut paraitre surprenante, pourtant après avoir lu le Coran juste dans la foulée de ma dernière lecture, la Sainte Bible, je me suis immédiatement posé cette question.
Retraité, j’ai désormais le temps de lire, de me cultiver. Les livres traitant des différentes croyances, notamment du monothéisme et de l’hindouisme, font partie de mes nombreuses lectures. De plus, grâce à Internet, j’ai pu copier ces livres sur mon disque dur. Cela permet des comparaisons et des recherches plus faciles et aussi beaucoup plus rapides.
 
Première surprise. Les phrases des deux livres ont un parfum semblable. Puis, en comptant le nombre de fois que le nom du prophète de l’islam, Muhammad,apparaît dans le Coran, à 18 reprises, je m’aperçois que le nom de David, le célèbre héros de la Sainte Bible, apparaît autant de fois.
 
Pourquoi le livre d’une croyance donne-t-il presque autant de place à un héros d’une autre croyance, plutôt qu’à celui de la sienne ? Cela fait peut-être partie de la grande tolérance que revendiquent les écrits du Coran.
 
Deuxième surprise. Mon étonnement est à son comble quand je fais le décompte des noms de la Sainte Bible cités dans le livre concurrent. Environ 500 fois !
 
Ainsi, Moïse, le grand patriarche de la Sainte Bible, est cité 174 fois ; Abraham, celui à qui le Dieu de la Sainte Bible a parlé, 83 fois ; Noé, l’homme sauvé du Déluge, 49 fois (le seul personnage dont le Coran, mentionne l’âge à sa mort, 950 ans, comme dans la Sainte Bible) ; Joseph, le père du fils de Dieu de la Sainte Bible, 44 fois ; Marie, la mère, 42 fois ; Adam, le premier humain, 26 fois ; Salomon, le grand roi, 25 fois ; Jésus, l’un des 3 dieux de la Sainte Bible, 29 fois. Et puis, les noms bibliques continuent à défiler dans le Coran, de verset en verset : Aaron, 22 fois ; Jacob, 20 fois ; Isaac, 17 fois ; Ismaël, 12 fois ; Goliath, 3 fois, etc.
 
Pourquoi construire une religion en reprenant toutes les célébrités d’une autre religion ?
 
Que dirait-on si un écrivain d’aujourd’hui, faisait un roman en reprenant tous les personnages de Victor Hugo dans Les Misérables ? Sans changer aucun nom !
 
Mais, le Coran ne s’arrête pas là.
 
Troisième surprise. Tous les grands événements bibliques, sont repris, notamment :
 
la création du Monde
 
- Coran, Sourate 6-1 : "Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre…"
 
- Bible, Genèse 1-1 : "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre…"
 
la création de l’Homme
 
- Coran, Sourate 32-7 : "Celui [...] qui a commencé la création de l’homme à partir de l’argile"
 
- Bible, Genèse 2.7 : "L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre"
 
- le Déluge
 
- Coran, Sourate 29-14 : "Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il demeura avec lui durant mille ans, moins cinquante ; puis le déluge les emporta parce qu’ils étaient iniques. Sourate 29-15 : "Mais Nous avons sauvé Noé et ceux qui se trouvaient dans le vaisseau, et Nous en avons fait un signe pour les mondes.
 
- Bible, Genèse 7-10 : "Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre". Genèse 7-11 : "L’an six cents de la vie de Noé [...] ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent.
 
- le buisson ardent dans le Sinaï où Dieu parle à Abraham
 
- Coran, Sourate 28-29 : "Lorsque Moïse eut accompli le temps [...], il aperçut, du côté du Mont Sinaï, un feu [...]". Sourate 28-30 : "Quand il y fut arrivé, un appel lui parvint du côté droit de la vallée, dans la plaine bénie et du milieu du buisson : " O Moïse ! Je suis, en vérité, Dieu, le Seigneur des mondes !"
 
- Bible, Exode 3-2 : "[...] Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point". Exode 3-4 : "L’Éternel vit qu’il se détournait pour voir ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici !". Exode 3-6 : "[...], je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob [...]"
 
- le passage de la Mer Rouge
 
- Coran, Sourate 2-50 : "Nous avons fendu la mer pour vous ; Nous vous avons sauvés ; Nous avons noyé, sous vos yeux, les gens de Pharaon"
 
- Bible, Exode 14-21 : "Moïse étendit sa main sur la mer. Et l’Éternel refoula la mer [...], il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent". Exode 14-27 : "Moïse étendit sa main sur la mer [...]". Exode 14-28 : "Les eaux revinrent, et couvrirent les chars, les cavaliers et toute l’armée de Pharaon, qui étaient entrés dans la mer après les enfants d’Israël ; et il n’en échappa pas un seul".
 
- le Veau d’or
 
- Coran, Sourate 2-51 : "Lorsque nous avons fait un pacte avec Moïse, durant quarante nuits, vous avez, en son absence, pris le veau pour l’adorer. Vous avez été iniques !". Sourate 2-54 : "Souvenez-vous de ce que Moïse dit à son peuple : " O mon peuple ! Vous vous êtes fait tort à vous-mêmes en adorant le veau. Revenez à votre Créateur"

 
- Bible, Exode 24-18 : "Moïse entra au milieu de la nuée, et il monta sur la montagne. Moïse demeura sur la montagne quarante jours et quarante nuits". Exode 32-4 : "Il les reçut de leurs mains, jeta l’or dans un moule, et fit un veau [...]. Exode 32-7 : "L’Éternel dit à Moïse : Va, descends ; car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte, s’est corrompu"
 
Quatrième surprise. Tout à fait surprenante ! Le Coran cite presque ses sources. En effet la Tora, le livre des Hébreux est cité 19 fois. Les Evangiles, 12 fois. Exemple significatif parmi bien d’autres :
 
- Sourate 3-3 : "Il a fait descendre sur toi le Livre en toute Vérité, déclarant véridique ce qui était venu avant lui, et Il a fait descendre la Tora et l’Evangile"
 
Et, puis, comme dans la Sainte Bible, le Saint Coran parle aussi du jardin d’Eden, onze fois. Et sûrement de bien d’autres situations bibliques qui ont échappé à mon œil fatigué.
 
Surprenant n’est-ce pas ?
 
Cependant, même si tout cela paraît sympathique pour moi qui ne croit pas, que dirait-on si un écrivain d’aujourd’hui, faisait un roman en reprenant tous les personnages de Victor Hugo dans Les Misérables et aussi toutes les situations ?
 
Tel est semble-t-il ce qu’a fait le Coran avec les noms de la Bible et ses événements. Il ne peut pas s’agir de simples coïncidences !
 
Aujourd’hui, s’agirait-il d’un plagiat pur et simple ? Le livre serait-il retiré de la vente, avec toutes les conséquences juridiques que cela entraînerait contre son ou ses auteurs ?
 
Plus surprenant aussi, que je sache, le problème d’un éventuel plagiat n’a jamais été soulevé par les gardiens de la Sainte Bible. Pourquoi ?
 
C’est un vrai mystère, bien qu’à mon avis, la réponse est contenue dans la Sainte Bible elle-même !
 
Cela étant, est-il trop tard, pour les Chrétiens, pour faire appel de cela devant la justice des Hommes ? Ce livre est quand même leur principal concurrent depuis plus de mille trois cents ans, et, sûrement encore pour plusieurs décennies !
 
 
(A suivre)
 
Photo : Bruce / Flickr


110 réactions


    • cmoy patou 15 septembre 2010 14:03
      Omar Khayam était sans doute un apostat de l’islam. J’ai lu une grande partie de ces quatrains, j’aime bien ce passage :


      C’est le bord de la jarre, le lieu de nos prières ; 
      c’est en buvant du vin 
      que nous nous somme rendus dignes du nom d’homme ; 
      dans la taverne nous rattraperons le temps perdu dans les mosquées. 
      Patou

  • iomej 15 septembre 2010 12:20

    Il existe un excellent article sur les origines judéo-chrétiennes de l’islam : http://revue.objections.free.fr/002/002.022.h.htm

    Les références du Coran à la Bible sont dûes à l’influence de certaines sectes chrétiennes (juives en fait) et reprennent des affirmations des évangiles qui circulaient à l’époque dans la région, dont certains affirmaient par exemple que le christ n’avait pas été crucifié, mais remplacé au dernier moment par un autre homme. 
    Votre premier papier était intéressant. Le deuxième est décevant : vous n’avez pas les connaissances requises pour faire un parallèle entre le christianisme et l’islam et évaluer les influences qu’a manifestement subies le second.

  • drlapiano 15 septembre 2010 12:32

    La c’est vraiment consternant. Faut-il être en manque d’article pour laisser passer de telles inepties.


  • cmoy patou 15 septembre 2010 14:08
    Omar Khayam dit « Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre »

    Omar Khayam était Directeur de l’observatoire d’Ispahan en 1074 donc pas le même qui sévit sur agoravox ! 

  • Jude 15 septembre 2010 15:21

    Je conseille à l’auteur de prendre son « article », d’ouvrir sa Bible au Deuteronome chapitre 23 verset 13 et de suivre les recommandations inscrites smiley


    • j-p. bédol 15 septembre 2010 15:55

      SI je suis votre conseil, « le trou ou le creux » c’est vous, et le reste (que je ne citerai pas ici), c’est moi qui le lache sur vous.


  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 24 septembre 2010 11:45

    @ l’auteur,


    Le Saint Coran : continuation et confirmation de la Sainte Bible

    Bonjour,

    Sans le vouloir, ni le chercher, votre article constitue une admirable démonstration, sans aucune équivoque, de trois propositions constituant l’épine dorsale de l’Islam, à savoir :
    1. le Coran est ,réellement, le dernier Livre révélé du Monothéisme Abrahamique ;

    2. l’Islam est, effectivement, la continuité, sans aucune cassure, du Judaïsme et du Christianisme ;

    3. Mahomet est, réellement, le dernier des Prophètes Bibliques.

    Ces trois propositions, omniprésentes dans le Coran, peuvent, aussi, être considérées parmi les Piliers de l’Islam.

    En outre, vous confondez, dans votre texte, Joseph ben Jacob-Israel ben Isaac ben Abraham, avec Joseph, le Charpentier, époux de la Sainte Vierge. Et ce, parce que ce dernier Joseph est, absolument, inexistant dans le Coran, alors que sa Sainte Épouse y est omniprésente, jusqu’à y avoir toute une Sourate portant son prénom « Meriam ». 

    Pour terminer, il convient de noter que le Coran désigne Jésus sous quatre, et uniquement quatre, appellations, à savoir :

    1. Jésus.

    2. Jésus le Messie.

    3. Jésus fils de Meriam.

    4. Jésus le Messie fils de Meriam.

    Bien cordialement, 

    HORCHANI Salah

  • Eric 1er octobre 2010 00:02

    Cet article est encore plus drôle que le n°2. L’auteur a un vrai talent comique.


  • paix 17 décembre 2010 01:26

    Bonjour, j’apprécie l’effort de réflexion que vous avez fait la, et il est indéniable que c’est une action louable que d’avoir lu deux livres aussi importants, tant par leur taille que par leur influence mondiale.

    Cependant, j’aimerai si vous le permettez ajouter quelques précisions. Tout d’abord, si vous avez lu le Coran, vous avez surement du comprendre que l’Islam se présente comme une religion qui vient finaliser le message Divin adressé aux hommes. Ainsi, je suppose que l’omission de ce fait majeur dans la compréhension du Coran est du à un manque de concentration compréhensible par le travail important que représente la lecture d’un livre de plus de 600 pages.

    De ce fait, l’interprétation des informations que vous fournissez prend une allure totalement opposée. En effet, il parait tout à fait logique que le Coran s’inscrive dans une ressemblance frappante avec la Bible, tant dans son style d’écriture que dans son contenu, pour la simple et bonne raison qu’il émane du même Dieu. A l’image de la Bible, nouvelle alliance s’inscrivant dans la continuité de l’ancienne alliance faite aux juifs, le Coran est avant tout mise à jour du message Divin.

    Pour conclure sans entrer dans les détails, votre article si bien pensé, ne fait que (et je suppose que le résultat est totalement contradictoire de la finalité de cette publication) augmenter ma foi, en donnant une valeur concrète à une base primordiale dans la foi musulmane, à savoir la reconnaissance de Jesus et de l’Evangile sous sa forme première.

    C’est donc avec joie que je donnerai lieu à des discussion plus précises avec toute personne désirant s’instruire à l’image de l’auteur de cet article : walid34080@msn.com


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