samedi 20 février - par Mervis Nocteau

Tous ces préjugés contre les résurgences polythéistes-animistes européennes ! – un plaidoyer argumentaire raisonné en leur faveur

Le monde contemporain est avant tout à l'économisme, au ludisme et au scientisme. Travail, loisir, science y valent pour production, séduction, confirmation – sinon c'est le sentiment de néant, de délaissement et d'inquiétude (même les plus sérieux zététiciens se retrouvent là face à un mur ! C'est dire …).

En dehors de ces termes et dérivés, « point de salut », Au hasard : pour tout ce qui s'avance comme générateur culturel et défenseur territorial … sur tout cela, « il faut » des diabolisations : c'est ce que jurent ceux qui ne jurent que par travail, loisir, science, progrès ou production, séduction, confirmation, obligation.

C'était sans parler du progrès équivalent de obligation, comme si on ne pouvait jamais ne serait-ce que digresser. Assurément, les poètes n'ont pas leur place dans cette ambiance, sauf s'ils sont scénaristes pour Netflix ou graphistes sur YouTube – et uniquement cela …

Alors, vraiment, quelle place auraient des polythéistes actuels ? Des animistes ? Des « païens1 » ? … Mille et un préjugés s'y opposent, mais ce ne sont que des préjugés.

 


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Le préjugé actualiste d'arriération (ou le complexe du barbare)

Parlons-en, justement, de ce préjugé d'arriération. En effet, il peut sembler curieux qu'à l'heure où la météorologie et – plus récemment – la climatologie, nous expliquent que l'orage provient de différentiels atmosphériques, véritables générateurs électriques naturels … il peut sembler curieux qu'à cette heure, des personnes croient que le dieu viking Thor y soit pour quelque chose, ou bien un sabbat de sorcières sur un Akelarre.

En fait, il est déjà suffisamment difficile pour les post-monothéistes, de s'imaginer que toutes ces affaires ioniques sont le fruit d'un seul dieu prétendu totalitaire – alors si en plus se déploie tout un panthéon, rien ne va plus, déjà qu'avec la démonologie, l'hagiographie et l'angélologie c'était pas gagné (par l'hébraïque démon Reshep, le chrétien saint Christophe et l'islamique ange Ar-Râd !) …
Or, c'était sans parler du devenir sociohistorique : la Rome antique n'a-t-elle pas colonisé l'Europe continentale – et pas que l'Europe continentale ? Cette Rome ne s'est-elle pas convertie en Christ, serait-ce par le saccage des temples et le massacre des fidèles à l'ancienne coutume ? Les invasions dano-hercyniennes n'ont-elles pas bouleversé la donne romaine, à la fois en l'adoptant et en la féodalisant ? Quant à la christianisation, n'a-t-elle pas couru – au moins ! – jusqu'en Scandinavie ? Leif Erikson, « le viking qui a découvert Vinland » – l'Amérique – n'était-il pas déjà chrétien dans sa famille depuis une génération, n'a-t-il pas fait construire une église là-bas ? Et tous les compilateurs du merveilleux celtique et nordique, n'étaient-ils pas des moins qui ont tout évhémérisé ? Alors enfin, l'époque féodale ne s'est-elle pas réformée ès Renaissance jusqu'aux Lumières dont nous réclamons volontiers – jusqu'à nos valeurs de
travail, loisir, science et progrès – production, séduction, confirmation et obligation  ? … Alors à quoi bon ! À quoi bon ! À QUOI BON ? …

 

À bon, les animismes-polythéismes contemporains. L'hindouisme est la quatrième plus grande religion mondiale, après le catholicisme, le protestantisme et l'islamisme. Et encore, il a fallu diviser le monothéisme en trois, pour ne pas dire qu'elle est la deuxième plus grande religion mondiale. La question serait donc plutôt de savoir, comment les « actualistes » (appelons-les ainsi, ceux qui ne jurent que par ce qui se fait actuellement chez eux qui valorisent travail-loisir-science-progrès ethnocentriquement2) … la question serait donc plutôt de savoir, comme les actualistes, qui sont censés tout comprendre, ne comprennent pas cela.

Car il y a eu historiographie un éminent penseur français, nommé Hippolyte Taine, voilà deux siècles d'époque contemporaine. Ce penseur fut le penseur de l'historicisme, à savoir du principe historique selon lequel, il faut des conditions très spécifiques, pour qu'une culture puisse fleurir. À vrai dire, il n'a jamais su paramétrer lesquelles, voilà pourquoi il n'a pas été retenu dans la discipline (en plus de l'emploi innocent mais malheureux pour nos jours, de critères tels que « la race, le temps, le lieu » – race au sens neutre de génération ethnique plutôt que racisme évidemment). Hippolyte Taine n'a pas été retenu, pourtant c'est bien sur son principe historiciste que s'épanouirent les sciences sociales, et notoirement l'anthropologie.

 

Or, qu'est-ce que l'anthropologie ? … L’anthropologie, c'est la méthode scientifique qui – malgré quelques « observations participantes », permet de diagnostiquer les sociétés non-actualistes selon des préjugés actualistes. Par anthropo-logie, logique anthropique, on les met en boîte pour nous confirmer scientifiquement dans l'exotisme bourgeois. Il s'agit en fait d'une mesure d'hygiène, comme on regarde la covid avec des yeux ébahis à travers des discours médiatiques : pour éviter de le rencontrer tout en l'observant avec avidité (et pourtant, il migrait parmi nous …). En fait, de manière générale, le scientisme ambiant est déconstructeur, fatalement déconstructeur, parce qu'analytique et critique. Mais, quand on vit sa vie culturelle, même si on peut avoir conscience de ses différents aspects, on ne l'analyse pas ni ne la critique : on la comporte.

Enfin, dans des sociétés autoproclamées libérales comme les nôtres, où le précepte ultime est opportuniste et innovationniste (« réalise tes rêves, toi seul peut faire tes choix qui se respectent »), on voit mal comment l'opportunité de puiser dans le patrimoine pré-monothéiste pour réinventer des modes de vie, ne pourrait pas être validée. Elle étonne uniquement parce qu'il s'agit du religieux, et que le religieux (comme l'irréligieux à vrai dire) engage intimement nos sentiments de valeurs.

 

Bref : le préjugé actualiste d'arriération n'est bien qu'un préjugé, le préjugé des gens sans empathie … et c'était sans parler des chamanismes sud-américains, sibériens et océaniens toujours vivaces, qui recueillent plus de sympathie car correspondants l'actualisme écologiste.

Car enfin, dans les anciens mythes européens, les dieux naissent comme les hommes dans le monde, au monde. Il n'est pas dans l'esprit polythéiste-animiste d'être anti-scientifique : c'est même en Grèce « païenne », que naquit l'esprit scientifique en philosophie (emblématiquement pour nos jours : Démocrite) or ces Grecs jugeaient les druides philosophes, aussi.

Mais, plutôt que d'écologistes, parlons d'écologues polythéistes-animistes (emblématiquement de nos jours : James Lovelock et son hypothèse-Gaïa) – toute la sorcerie actuelle se veut d'ailleurs une telle écologue.

 

 

Le préjugé romantique d'humiliation éternelle

Ce préjugé découle de l'historicisme précédent. En effet, les sociétés actualistes sont obnubilées par leur héritage post-chrétien, à le diaboliser pour abominable à cause de la colonisation. C'est un sentiment compréhensible, d'autant plus que les anciennes coutumes européennes furent colonisées de la même manière : on n'a pas changé une « méthode qui gagne » depuis l'empereur Constantin qui, au VIème siècle, fit de la foi en Christ la religion impériale romaine.

De plus, notoirement, au XIXème siècle qui inaugure l'ère contemporaine – siècle dont nous parlions précédemment aussi, puisqu'Hippolyte Taine y vécut … – au XIXème siècle, l'Europe des Lumières a perdu sa mentalité aristocratique et savante transfrontalière à cause de la Révolution française et son accouchement de l’État-nation administratif napoléonien. Imitée par tous les pays d'Europe, la France suscita partout une crispation frontalière administrative – aidée par le choc des invasions de Napoléon. Se sentant fragile, tout le monde tourna au nationalisme, c'est-à-dire à la mise en boîte de sa nationalité, concurrentiellement, eut égard aux autres nations : le romantisme régnait en France, c'est-à-dire la mentalité à prendre le psychodrame d'un moi pour le Tout cosmique (la France ne s'en est jamais remise, jusque dans son universalisme humanitaire).

En tout cas, c'est à cette époque que, en France, on écrivit le roman(tisme) national, fondé sur la mise en exergue du roi-guerrier Vercingetorix. Elle n'a pas eu tort, dans la mesure exacte où l'aventure de cet Arverne entre les peuples gaulois, est l'aventure d'un brave ayant réussi là où d'autres ont échoué : fédérer des peuples gaulois, jusqu'à refaire craindre la Rome que – comme ce fut le cas quatre siècles plus tôt – un brennos gaulois (c'est-à-dire un chef, gallois bran, comme le nom du roi final dans Game of Thrones) ne ramènent ses armées devant la Cité palatine et la mette à sac.

Et pourtant, le nationalisme eut tort d'en faire une germanophobie, voilà le point … d'autant plus que les Anciens Allemands furent mieux placés que les Anciens Français, face à Rome. En effet Rome réussit une vingtaine d'année, à coloniser ce que Jules César avait baptisé la Germanie (vaste espace celtique hercynien et dane à l'entrée de la Mer Baltique, que l'historiographie actualiste ne parvient pas à penser autrement que dans les termes césariens de Germanie … c'est dire sa partialité). Mais Hermann, fils de chef enlevé de force à sa famille pour être romanisé en Arminius, a retourné son apprentissage contre les colonisateurs avec succès, et c'est ainsi que Rome renonça aux terres nordiques avant la christianisation.

Bref, la France a choisi le coq pour symbole, celui qui chante même les deux pieds dans la merde, jeu de mot césarien à son sujet encore. En effet, en celtique, gaulois (galatai) signifie souveraineté, gouvernement, vaillance mais cela sonne en latin comme le coq ou la poule, le gallinacé, gallinaceus. Il faut croire que nos ancêtres nationalistes contemporains, firent une identification à l'agresseur, dans leur révisionnisme ! C'est pitié.

 

Nos ancêtres nationalistes contemporains, révisionnistes, ont figé une humiliation dans le ciel éternel de leur idée française : ce n'est pas très malin. C'est d'autant moins malin, que cela inspira les Belges (pourquoi cela ne m'étonne pas ? humour franco-belge) avec « leur Vercingetorix », j'ai nommé Ambiorix – mais aussi les Espagnols avec leur révolté Olyndicus, les Britanniques avec Boudicca (qui a le « charme actualiste » du féminisme), ou encore les derniers résistants gaulois après Vercingetorix : Lucterios et Drappès, à la bataille d'Uxellodunum, après la fameuse d'Alesia. Ce dernier exemple démontre, d'une part, que le nationalisme pratique un révisionnisme sélectif … mais tous ces exemples démontrent la bêtise nationaliste en général, d'être romantique, et de valoriser des humiliations de guerre en guise de héros morts au combat.

À vrai dire, quand on se veut aujourd'hui polythéiste-animiste celtisant, on peut évidemment honorer leurs mémoires. Mais on doit se demander en quoi cette mémoire devrait nous affecter plus ou moins que celle de Napoléon – qui en touche une sans faire bouger l'autre à la majorité des Français, et d'autant plus s'ils ne sont pas Blancs. Ce n'est pas méchant ni contre lui, mais on s'en fout de Napoléon, alors pourquoi en aurait-on quelque chose à carrer de Vercingetorix ? … Plus sérieusement, il n'est que de se dire que cela fait partie de l'Histoire. Et surtout, sans historicisme, de faire preuve de dynamique et de volonté, en arrêtant les identifications à l'agresseur justes bonnes à susciter le psychodrame de petits moi « néopaïens » post-nationalistes à chier.

 

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Bref, le préjugé romantique d'humiliation éternelle n'est bien qu'un préjugé, le préjugé des gens tristes se rejouant en boucle des souffrances masochistes. Tant qu'à faire dans les mouvements littéraires, pourquoi ne pas faire dans la science-fiction polythéiste-animiste  ? Quelque part entre Shadowrun et Solarpunk, à vous de vous définir !

 


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Le préjugé horrifié des humanitaires

Abordons à présent le sujet fâcheux, entre fafs et antifas. Le préjugé qui, selon la loi de Godwin, arrive fatalement quand un sujet s'élonge (or cet article ne s'élonge-t-il pas pour les besoins de sa cause ?), à savoir le moment nazi au XXème siècle européen. Cela horrifie tous les humanitaires, à bon droit : de mémoire d'hommes, on n'avait jamais disposé de tels moyens que ceux préposés par l’État-nation administratif rationnel post-napoléonien, doublé de toutes les techniques de management industriel, afin d'opérer un ethnocide. Car des ethnocides, hélas, il y en eut de nombreux depuis la Nuit des Temps : il n'y jamais eu de « bon sauvage » rousseauiste.

Il y en eut, certes, mais à relativement à petite échelle, à coups de lances et de couteaux si vous voulez : cela ne les rend pas moins dégueulasses, comme récemment entre Tutsis et Hutus africains. La réalité des ethnocides a même donné l'excellent scénario de Conan le Barbare … où c'est le barbare, qui est victime de l'ethnocide de son peuple, et qui cherche à le venger ! Ne soyons pas manichéens. Ou bien, autre exemple, le personnage du prince Van, dans les Visions d'Escaflowne.

 

Mais les nazis ont mis l'armada contemporain au service d'un tel projet : c'est vraiment dégueulasse, ils ont réalisé des économies d'échelle ainsi ! C'est démentiel. Car, autrement, Hitler n'aurait été qu'un énième César, Charlemagne ou Napoléon. Les nazis comparaient d'ailleurs leur œuvre à celle de Charlemagne : avec celle de l'antique Hermann/Arminius, cela fait deux figures réussies dans le nationalisme allemand !

Pour l'anecdote : les Français, qui se réclament encore une fois masochiquement d'un tel dano-hercynien Frank carolingien que Karolus Magnus/Charlemagne – et jusque dans leur nom de Français, ils reprennent le nom de Frank  ! – les Français doivent se rabattre sur Jeanne d'Arc contre les Anglais, en plein cœur de la féodalité chrétienne. Une figure que leur clergé a pourtant mise à mort ! … le masochisme des nationalistes français n'a pas de limite.

Or donc, les nazis ont fait comme les antiques chrétiens : ils ont récupéré les mythes européens (Société de Thulé, vikings, etc.) – tout en s'alliant néanmoins avec des fascismes catholiques (Franco, Pétain, Mussolini) : cherchez l'erreur … – ils ont récupéré les mythes européens, pour les ravaler à leur racisme aryaniste pangermaniste. Une telle salade serait aujourd'hui qualifiée de complotiste à bon droit, mais elle ne se différencie pas automatiquement d'autres crédos, tels que ceux de l'actualisme commun – en dehors du point crucial du racisme, qui n'est théorisé que depuis le XIXème siècle contemporain.

 

Les problématiques des peuples ayant vécu des mythes et pratiqué les anciennes coutumes – religions ethniques européennes – tenaient moins du racisme que du clanisme ou de ce que l'on pourrait appeler à Rome, du citoyennisme. C'est-à-dire qu'on avait de la valeur à mesure qu'on appartenait au peuple ou à la cité. Autrement, il était tout à fait possible d'être recruté comme esclave, mais même à des membres du peuple ou de la cité, il était possible de tomber dans cette condition. Il s'agit de formes inhérentes à la survie, bien qu'elle prenne d'autres dimensions à mesure que le territoire s'étende et doive être administré rationnellement.

Ainsi, le suprémacisme impérial romain n'est pas relayé à un racisme, et de nombreux peuples s'associèrent avec des ressortissants étrangers, qu'ils incorporaient régulièrement, ou avec qui ils s'acculturaient à force d'échanges. Le principe est le même qu'en virologie, comme on dit de quelque chose qui fait le buzz qu'il est « viral » : il faut voir la mémétique de Richard Dawkins.

 

Bref, de même qu'avec le nationalisme, et dans sa continuité logique, le nazisme n'est qu'un préjugé horrifié des humanitaires, face aux résurgences des polythéismes-animismes européens. En fait, dans les conditions où l'universalisme hérité des Lumières pratiqua doublement le colonialisme (esprit civilisateur européanisant) et le décolonialisme (respect des nationalismes et patriotismes épars tout autour de la planète !) il est parfaitement logique que les résurgences « païennes » d'Europe, s'inscrivent dans la continuité de l'indigénisme.

Il ne viendrait aujourd'hui à l'idée de personne, par mesure décoloniale, de pratiquer l'accaparation culturelle d'une autre région du monde, et encore moins sa recolonisation territoriale de peuplement. Aussi est-il cohérent d'escompter ce même esprit de justice pour les religions ethniques d'Europe et leurs territoires. Mais il est singulier alors, que cela soit taxé de réaction conservatrice (jusqu'au nazisme ! en passant par le fascisme catholique …) puisque c'est précisément une éthique conservatrice, ou du moins traditionaliste, qui par exotisme bourgeois, incite au décolonialisme.

En conclusion, il faut comprendre que des migrations et des métissages ont toujours eu lieu dans l'Histoire humaine, mais jamais au rythme mécanique et électrique que nous connaissons, et avec de vastes bassins sédentaires immémoriaux, ayant ainsi l'écologie humaine de pouvoir absorber les évolutions ethniques. Répétons que les principes sont les mêmes qu'en virologie : une inoculation trop forte peut être létale, et à tout le moins morbide (pour l'inoculé comme pour l'inoculant). Ici, la seule vaccination possible, c'est la lenteur – car on ne cherche pas de vaccination absolue, ce qui serait plus qu'irréaliste : anti-réaliste.

Le nazisme fut ainsi anti-réaliste dans son projet, qui devait heureusement avorter ; le nationalisme est irréaliste, bien qu'il surnage. Néanmoins, il est surréaliste (au sens artistique du terme) de pratiquer des métissages de masse. Si l'Europe doit assumer son passif colonial, il est surréaliste de croire pouvoir lui faire absorber le cosmopolitisme planétaire en quelques générations … d'autant plus que c'est suprémaciste dans la démarche. D'un tel phénomène surgissent des aberrations séparatistes.

 

 

La scientificité d'un polythéisme-animisme contemporain : entre cosmisme et cosmicisme

Plus on y réfléchit, avec la résurgence tricentenaire du druidisme depuis la Grande Bretagne, la reconnaissance du druidisme dans ce même pays, ainsi que la reconnaissance de l'asatrú comme religion officielle en Islande et comme religion parmi d'autres en Norvège … plus on y réfléchit, plus on doit se dire que « dans l'absolu », la résurgence des polythéismes-animismes européens, religions ethniques … au-delà du pourquoi ? eh bien pourquoi pas ? 

Une telle absence de jugement de valeurs est épistémologiquement et méthodologiquement scientifique. Procédant d'un- ou suscitant peut-être un- éventuel nihilisme de fond, elle correspond à une option « païenne » : les Anciens Grecs, dont on connaît bien les mythes et autres thèses, ne posèrent-ils pas Khaos à l'origine – du moins chez Hésiode ? … or il s'agit moins d'un Désordre que d'une Béance sans bord, par-delà l'être et le non-être. Ou bien, la Tyché (destinée, aléa, chance) ne semble-t-elle pas au principe de toute vie humaine – qui décidera ensuite si elle doit en rire ou pleurer ? …

 

Alors, pour revenir à l'exemple de l'orage – phénomène météorologique et climatologique, provenant de différentiels atmosphériques, véritables générateurs électriques naturels – il devient tout à fait possible d'en goûter l'ampleur au travers d'un dieu viking tel que Thor, ou bien un sabbat de sorcières sur un Akelarre. Dans les deux cas, cela inscrit le pratiquant dans une cosmologie ou – pour le dire ainsi – un cosmisme/cosmicisme « païens ».

Voilà la différence avec le monothéisme, ses démonologie, hagiographie et angélologie – avec l'hébraïque démon Reshep, le chrétien saint Christophe ou l'islamique ange Ar-Râd. C'est-à-dire qu'à proprement parler, les monothéistes ne s'inscrivent dans aucune cosmologie ni aucun cosmi(ci)sme, mais plutôt un universalisme : la main du prétendu dieu totalitaire – serait-ce par le biais de ses saints ou de ses anges – n'appartient pas au cosmos. Elle est posée comme transcendante et absolue, totalement séparée : à proprement parler, elle n'entre pas dans la cosmologie.

 

Comprenons-nous. La notion de cosmisme vient des Russes Nikolaï Fiodorov et Vladimir Vernadski, encore au XIXème siècle contemporain. Il s'agit, pour commencer, d'une tentative de réinscription du monothéisme dans la modernité scientifique. La science surgissant du fond polythéiste-animiste à la Renaissance (période qui porte bien son nom), il était logique qu'elle injectât du cosmologique dans le monothéisme, et de toutes façons elle confronta le monothéisme dans ses certitudes dogmatiques universelles. Mais une telle mouvance que suggérée par la notion de cosmisme, reste éminemment non-monothéiste.

De plus, la notion de cosmicisme vient de la philosophie du grand écrivain américain H.P. Lovecraft. À la charnière des XIXème et XXème siècles contemporains, son écriture propose un cosmos irréligieux, peuplé d'entité incommensurables anhumaines, et terrifiques pour l'humain en cela même – entités cosmiques que Lovecraft nomme les Grands Anciens. Il s'agit littéralement d'un « polythéisme matérialiste », se déployant par un misérabilisme nihiliste (l'humanité n'est qu'une vanité dans le cosmos). Or ce misérabilisme nihiliste est un héritage monothéiste dans le matérialisme moderne, tout droit tiré du Livre de l'Ecclésiaste : « vanité de vanités, tout est vanité », agrémenté d'horreur si l'on peut dire – sublimation d'une horreur puritaine, face aux vieux fonds polythéistes-animistes natifs et vaudous américains, adapté à la sauce technique.

 

Et pourtant, sur la base des Anciens Grecs – leur philosophie comme leur esthétique, – il est possible de comprendre le cosmisme et le cosmicisme dans leurs « paganicités » fondamentales : il s'agit des tentatives plus ou moins (post-)monothéistes, de se resituer sur Terre. Mais le monothéisme ne définit personne par rapport à la Terre : il définit tout le monde par rapport au jugement dernier et à l'apocalypse, la vie future et sa résurrection – c'est-à-dire par rapport à des arrière-monde.

Les polythéismes-animismes ne créent pas d'arrière-mondes : ils s'inspirent et enrichissent le monde vécu. C'est aussi pour cela, que l'existentialisme, l'absurdisme et le personnalisme sont des philosophies à caractère monothéiste (Søren Kierkegaard, Antonin Artaud, Emmanuel Mounier, Albert Camus et Jean-Paul Sartre) : ce sont peur eux, en pleine époque contemporaine, des façons de se reconnecter au vécu – certes intellectualisées. Encore un pas, et nous voilà dans l'ontologie fondamentale, en remontant comme des saumons le courant de notre Tyché vers Khaos.

 

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Pourquoi l'Antiquité (proto-)historique et périodes héritières ?

Reste une dernière question à élucider. Pourquoi se déterminer pour l'Antiquité (proto-)historique et périodes héritières – telle que l'ère viking pendant la féodalité, par exemple ? … Or, de même que pour la résurgence d'un polythéisme-animisme contemporain, il faut répondre pourquoi pas ? Mais, concrètement, il y a des éléments de réponse.

 

Le premier élément de réponse dépend littéralement de Khaos et Tyché  : il se trouve que, de tous les éléments (proto-)historiques dont nous disposons, ce sont les périodes gréco-romaines, celto-nordiques et balto-slaves qui apparaissent. De la Béance des âges à travers l'Aléa terrestre, il ne nous appert que ces fonds traditionnels. Pour la Grèce et la Rome, c'est évident, qui nous laissèrent des témoignages écrits, recopiés même par des copistes islamiques durant la féodalité, tandis que l’Église s'élevait sur la ruine de Rome … mais il en va de même avec l'archéologie et la reconstitution celto-nordiques et balto-slaves : quelques témoignages gréco-romains et divers découvertes, sans parler de tout le merveilleux féodal, parlent pour une hérédité.

Il ne s'agit pas d'un romantisme comme avec les nationalistes, ou même autrement que les nationalistes. Ceci dit, c'est bien par romantisme non-nationaliste, que des personnes se prêtent aux polythéismes-animismes européens. Vraiment, pourquoi pas ? si ce sont les charmes des contes, des sorcières et des fées qui intéressent ? … Mais, de manière plus érudite dans la reconstructionnisme, il s'agit aussi de (néo)classicisme : pour les Gréco-Romains c'est limpide, dont la Renaissance s'inspira à l'âge classique. Ça l'est moins pour les Celto-Nordiques et les Balto-Slaves, et pourtant il s'agit littéralement d'enjeux classiques, à savoir qu'il faut « connaître ses classiques », connaître les Anciens sans jouer les Modernes querelleurs contre eux, pour qu'une résurgence ait lieu au-delà du romantisme.

 


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Du Sort nécessaire

Cela dit, on serait injuste avec le « romantisme », si l'on ne pensait qu'il n'accouche que de romantisme. En effet, il s'agit réellement de la sociologie subculturelle de franges de la population « païenne » contemporaine. À vrai dire, c'est en partie par leur pivot hérité (les sorciers féodaux) et reconstitué (notoirement : les wiccans) que le « paganisme » contemporain vit.
La sorcellerie, sorcerie, witchcraft ou wirchery, avec tous ses exotismes et ses multiculturalismes voire transculturalismes contemporains, ses bizarreries et ses singularités entre les rayons de littérature fantastique et d'ésotérisme de piètre aloi, en librairie (jusqu'à ses récupérations pour des égéries féministes, quoiqu'il y ait des hommes dans l'affaire, jusqu'aux gourous sectaires hélas – et sans parler du new age qui trame tout cela) … la sorcellerie constitue la trame mutante et palpitante des polythéismes-animismes contemporains.

 

Il est impossible et inconvenant (inconvenant au sens de Cicéron) de faire l'impasse sur son Histoire. et il est même parfaitement logique d'estimer sans autre forme de procès, que tous les polythéistes-animistes contemporains sont de tels mutants-palpitants de nos jours.

Or ils le sont, dans leurs genres plus ou moins érudits, plus ou moins esthétiques, plus ou moins pratiques, plus ou moins stylistiques, plus ou moins ésotériques, plus ou moins écologiques, plus ou moins oniriques, etc. ad libitum, ad nauseam. Pour ne prendre que le plus emblématique en France : Pierre Marie Kerloc'h, grand druide du bosquet de Bretagne, héritier de la tradition tricentenaire depuis l’Écosse, est un tel sorcier, avec ses rituels francs-maçons et sa philosophie spinoziste … or il en va de même avec des fraternités plus obscures ou discrètes, s'inspirant même des derniers travaux de la recherche archéo/historique.

 

En effet, la recherche archéo/historique se veut neutre et, comme son nom l'indique, veut traiter d'objets et de gens appartenant au passé : elle n'a aucune vocation à relancer les mouvements « néopaïens » ou ethniques reconstitués, et il faut y faire des as-sort-iments, pour qu'aient lieu des résurgences …

Pour reprendre les mots de l'historiographe Hippolyte Taine, sans passion, dénués de toute implication malheureuse : la race, le temps et le lieu ont des siècles d'écart, quoique l'héritage dans l'imaginaire collectif et dans la sorcerie soit présent. C'est la Tyché qui veut cela, depuis le Khaos (proto-)historique.

 

C'est qu'il y a de l'avenir à inventer pour les polythéistes-animistes contemporains, « (néo)païens » actuels (l'usage de la notion de paganisme par la science reste absurde, puisqu'il provient du monothéisme contempteur). Un avenir, selon les affinités et les possibilités, entre Shadowrun et Solarpunk.

 

« Les Dieux y veilleront » … à condition que les hommes soient vaillants.

 

 


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1Paganisme, c'est le terme que donnèrent les sociétés européennes, lors de leur développement monothéiste, à l'égard de leurs anciennes coutumes. Mais quand, des siècles plus tard, elles découvrirent les sociétés d'autres continents à travers la colonisation monothéiste, le développement scientifique, par naturalisme observateur, n'a plus dit paganisme. Il a dit : animisme. Reste que les Romains eux-mêmes, si administrateurs, avaient des nymphes et des limbes, des esprits de la nature, et que les Vaudous ont des dieux : les Romains sont des animistes et les Vaudous des polythéistes.

2Ce sera l'actualisme commun, par rapport à l'actualisme scientifique, selon quoi les découvertes scientifiques seraient valables en tout temps et en tout lieu de l'univers. L'actualisme commun se prétend soi-même valable en tout temps et en tout lieu, par préjugé ethnocentrique.

 

 

Article originalement paru sous Academia.edu

 

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205 réactions


  • Claude Simon Claude Simon 20 février 19:54

    Très cultivé, Mr Nocteau.

    Il n’empêche, qu’en filigrane, on peut lire, dans votre prose, une certaine volonté de déstabiliser, et les monothéismes, et les nationalismes, et les croyances, pourquoi pas à bon escient (au profit franc-maçon, basque ?).

    Il se dit (Pierre Hillard) que les témoins de Jéhovah, la Wicca, sont l’oeuvre de la seule volonté franc-maçonne afin de perdre l’ennemi héréditaire (et du protestantisme, et du judaïsme), le catholicisme (du moins traditionnaliste). De mon point de vue, c’est comme toutes les cultures, je préfère couper la poire en deux (et séparer le grain de l’ivraie, pour reprendre les propos attribués à qui vous savez).

    Après, loin de moi de vouloir vendre quelconque hégémon. Une culture bien implantée et respectée est certainement plus belle et cohérente qu’un forçage. C’est toute la force ou le charme du creuset culturel.

    Quoiqu’il en soit, vous cherchez à recadrer certains abus de certaines croyances, du moins, vous semblez déplorer ses dérives ; A juste titre, dirions-nous.

    Sachez que la foi est la volonté de vivre sans avoir de solution, de mon point de vue.

    Et, effectivement, la science n’a pas réponse à tout.

    Certains préfèrerons l’art, la spiritualité pour compenser, peu importe.

    Quoiqu’il soit, belles qualités culturelles que vos papiers.

    Ayant un jardin secret scientifique tout de même, j’opposerais volontiers ce que vous définissez actualisme scientifique, à savoir que toute loi scientifique est valable en tout temps et tout lieu de l’univers, le fait que, à notre échelle, le temps n’est que la causalité des phénomènes de nos trois dimensions spatiales.

    NB : Il en va autrement dans un trou noir ou à la surface de notre univers.

    Il y a également, il me semble, dans notre univers, un champ des improbables où deux phénomènes étranges quelconques engendrent d’autres phénomènes très étranges.

    Restant ouvert à la notion de fécondité...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 février 18:35

      J’en ai marre que tous les défenseurs de la franc-maçonnerie veuille en faire un équivalent de bonne et intelligente volonté. Cette charité est toujours ... disons d’ésotérisme, faute de mieux. Grand bien lui fasse, mais je ne fais rien par charité, je fais ça par pur égoïsme, à vouloir que mes croyances que j’estime naturellement bonnes se répandent. Mais cette bonté est mienne, elle n’a rien de charitable, elle est ma bonté, et je ne permets pas qu’on la compare à une autre bonté. Si vous voulez que ce soit un franc-maçonnisme, que cela le soit ! De toutes façons que je m’en défende ou pas, le soupçon est lancé.

      Donc, que mon propos déstabilise ceux-ci ou ceux-là, c’est une évidence territorialiste, parce que je défends ma territorialisation au moins morale, exactement comme tous ceux que je dérangerais (vous en citez quelques uns). Et donc, que vous y trouviez un « n’empêche » suspicieux, à me prêter des arrière-pensées, est encore de sottise ésotérisante : nous en avons un excellent exemple avec certains intervenants AgoraVox sous mes articles. Vous faîtes le malin à m’alléguer malin d’arrière-pensées, quand tout est clair sauf pour les sots, qui se laissent impressionner par votre genre de rhétorique à vous en faire devenir aisément gourou complotiste là où il n’y a pas l’once d’une « comploticité », puisque tout est dans le texte.

      Je n’emploierais pas non plus la notion de foi ici, mais celle de d’accord, en tant qu’elle réfère au cœur, exactement comme le latin credo ou le celtique credimi. C’est l’étymologie du mot croyance, mais vous employez potentiellement foi pour croyance, les vocables sont confus pour tout le monde. Je n’ai toutefois pas besoin d’avoir foi (confiance) dans mes croyances, puisque je les ai à cœur, et qu’elles m’ont prouvé leur sens en dehors de toute bigoterie iconophile, on sent bien que les monothéistes sont chauds pour casser de l’effigie encore-toujours à travers certains faits divers ... mais j’ai voulu les « perdre » plusieurs fois par manque d’assiduité et de raisonnements actualistes, elles sont toujours revenues me chercher elles-mêmes, contrairement à feu mon militantisme chrétien, car il y en eu un ... tout cela n’a fait que servir la rédaction de cet article.

      C’est évidemment d’abord une affaire de valeurs. Les religions sont en fait des moteurs culturels, sans lesquelles les cultures tarissent, tentant de se survivre à travers l’art, mais à la fin les âmes peinent serait-ce au sens commun d’une ville de tant d’âmes (je partage ce diagnostic avec les monothéistes). Mais, au sens psychologique, James Hillman est bien placé pour nous expliquer la réalité des dieux. Et je veux reconnaître la réalité du dieu prétendu totalitaire, encore qu’il ne veuille pas la reconnaître aux autres dont il émerge hénothéiste puis monolâtre pourtant, quelque part au Proche-Orient à s’y incarner, comme certains de mes dieux ... mais ce dieu est clairement, en se prenant pour extra-cosmique (voire acosmique, comme dit Hannah Arendt au sujet du judaïsme) un dieu-siphon qui épuise, exactement comme les maniaco-dépressifs nous épuisent, surtout quand on est sympa avec eux. Je ne dirai pas comme les trous noirs, car je ne m’y connais pas.

      Mais, à ce propos, ne faîtes pas le malin encore une fois : si des lois concernant les trous noirs existent, elles s’appliqueraient de façon actualiste à tous les trous noirs, à ce qu’on présumerait épistémologiquement et méthdologiquement comme avec toutes cette prétendue législation (une modélisation, en fait, les maths sont de puissants moteurs intellectuels à propos de modélisations, sans conteste). Il est évident que la vie ne se développe pas dans le vide intersidéral ... jusqu’à nouvel ordre. Les malins me rétorqueront les comètes, et la panspermie, etc. Mais c’est que justement les bactéries ne flottaient pas toutes seules dans l’espace alors ... etc. ad libitum, ad nauseam.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 février 17:30

      * — en dehors de toute bigoterie iconophile, on sent bien que les monothéistes sont chauds pour casser de l’effigie encore-toujours à travers certains faits divers ... mais j’ai voulu les « perdre » [perdre mes croyances] plusieurs fois par manque d’assiduité et [par] raisonnements actualistes, elles sont toujours revenues me chercher elles-mêmes, contrairement à feu mon militantisme chrétien, car il y en eu un ... tout cela [ces expériences] n’a fait que servir la rédaction de cet article.

      Navré pour la confusion.


  • binary 20 février 20:32

    Plein de dieux « spécialistes » , ou un seul dieu « universaliste » ?
    N est ce pas seulement le choix, d un metteur en scène ?

    Mais à quoi nous servent t ils ?


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 février 18:07

      Ce que vous ne comprenez pas, c’est que les dieux ne sont pas des metteurs en scène : certains se battent sur le terrain avec les hommes et peuvent être blessés, ils n’ont pas créé le monde mais viennent progressivement avec lui, avant l’humanité. Bref, vous n’avez pas lu l’article. Il y a un choix de valeurs fondamental entre la vision monothéiste extra-cosmique du dieu prétendu totalitaire, et la vision polythéiste cosmique des dieux aussi divers que nos caractères. Cela sert la vie, mon ami. La vie.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 10:48

    Un belle thèse sans synthèse ni antithèse. Rien d’étonnant à lier Voltaire et le nazisme. Sade qui préfigurait l’industrialisation obsessionnelle de l’élimination des humains trop humains. L’âge de fer et du faire (Arbeit macht frei). Que la révolution française de 1789 fut liée à la découverte d’UR (ine) ANUS n’est en rien étonnant. Les fumées des cheminées d’Auschwitz puait le cochon frit....Parce qu’une usine à gaz, ben, ça pue. Qui s’étonnera que le mouvement vert débuta en Allemagne....Ca puait dans l’inconscient. Il fallait décrasser. On commença par le Kamasutra en 68, pour vite oublier le karma. Juste une question d’« R ». Ah, mais c’est la faute à PLUTON (découverte le 18 février 1930. qui dépassa URANUS en efficacité et en beauté. Cr fut l’ire d’O Shima.... Le champignon étant le meilleur révélateur du degré de pollution. vite élimons la cause : PLUTON fut dégradé : petite planète riquiqui et l’inconscient (la réserve du passé refoulé) déboulonné. Merci Onfray, on peut frayer en paix dans les eaux trouble de l’eau profonde . Suffit de se boucher le nez et fermer les yeux, les marais sont boueux. Et puis, on en a cure, vive Epicure.... Vivre au temps présent. Sans se soucier ni du passé, ni du futur. Même si le sol mouvant s’enfonce lentement. Les sables venant du sud vont nous atteindre ce W.E.. Ah Lawrence d’Arabie envoie nous ton vent frais. Le sable est excellent pour nettoyer les façades d’une société qui pensait vraiment vivre en paix (je ne vais pas descendre au niveau de l’humour choucroute à l’odeur aigre.... 


  • osis 22 février 07:16

    Pardonnez-moi, mais je n’ai pas tout lu...

    J’ai d’autres préoccupations en ce moment...

    Je sais bien que février est un petit mois...

    Mais on est déjà le 22 et déjà ce matin, j’ai débranché le frigo vide.

    Que voulez-vous, les mois sont terriblement longs alors que la fin de mois arrive si vite...

    L’onirisme intellectuel, ce n’est pas un truc de pauvres...

    Pardonnez-moi...

    ...


  • osis 22 février 07:26

    osis 22 février 07:16

    Pardonnez-moi, mais je n’ai pas tout lu...

    J’ai d’autres préoccupations en ce moment...

    Je sais bien que février est un petit mois...

    Mais on est déjà le 22 et déjà ce matin, j’ai débranché le frigo vide.

    Que voulez-vous, les mois sont terriblement longs alors que la fin de mois arrive si vite...

    L’onanisme intellectuel, ce n’est pas un truc de pauvres...

    Pardonnez-moi...


  • osis 22 février 07:29

    C’est pas le clavier... c’est pas le correcteur...

    L’age peut-être ?


  • Laconique Laconique 22 février 10:08

    Cet article est le cri de désespoir de quelqu’un qui déteste le monde contemporain, qui ne se reconnaît pas dans l’héritage culturel classique, et qui cherche une voie pour une résurgence d’un passé anté-historique fantasmé. On sent le seum. La démarche généalogique adoptée par l’auteur (généalogie des idées, des grandes représentions du monde), si elle est pertinente et bien menée, achoppe en revanche lorsqu’il s’agit de proposer une actualisation (au double sens du terme) de son idéal dans le monde contemporain. Toujours le même problème. Dans les fruits conspués du monothéisme, s’il y a en effet l’universalisme et le technicisme, il y a aussi la primauté du sujet sur l’Etat, le respect de la personne humaine, dont les idéologies affranchies du monothéisme ont justement fait litière (on pense au nazisme), et l’auteur se tortille comme il peut pour évacuer cette aporie. Bref, dans un combat il faut comprendre l’ennemi, et là c’est pas gagné.

    Sinon j’ai bien aimé le passage sur Lovecraft.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 février 11:53

      Je suis tout le contraire de ce que vous dîtes, malin homme aussi malin que mon premier commentateur.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 février 11:54

      C’est tellement vrai que vous n’avez pas su lire mon article, qui était tout orienté vers le futur, et contre le défaitisme parmi mes collègues et pas que mes collègues. Vous n’avez aucune philologie.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 février 11:55

      Non c’est vrai : vous prenez toujours tout par les sentiments ! Vous êtes sentimentaliste comme tous les monothéistes, qui n’assument être animés par la jalousie et le zèle de fond, inspiré par leur (votre) dieu.


    • Laconique Laconique 22 février 12:48

      @Mervis Nocteau

      You’re so touchy ! Vous assumez d’être d’« esstrêmedroite », pourquoi ne pas assumer d’être réactionnaire ?


    • osis 22 février 13:13

      Mervis Nocteau

      Bon, fini de rire...

      Cela m’a fait du bien.

      Je vais aller rebrancher mon frigo, son dégivrage est terminé.

      En fait, je voulais juste briser la glace...

      ...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 février 14:40

      J’en ai marre de lire autant d’agressions déguisées en vertu.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 20:03

      Sans parler des « sympathies » ...


  • Septimanie24 Septimanie24 22 février 12:53

    Le paganisme est mort de sa belle mort. Malgré des tentatives de résurgences dans l’Empire romain sous Julien l’apostat, le christianisme a fini par l’emporter sur l’ensemble du continent européen. Il ne reste du paganisme que des traces éparses et les canaux de transmission indispensables pour perpétuer une Tradition authentique, non falsifiée, ont été coupé. C’est un processus de dégénérescence qui a démarré dans la Grèce antique (et même très certainement bien avant) et qui s’est inexorablement répandu, jusqu’à la disparition du paganisme chez les peuples vikings et slave au Moyen-âge.

    Une Tradition ne peut perdurer que s’il y a des transmissions authentiques accomplies par des Maîtres de la dite Tradition eux-mêmes authentiques, c’est à dire à même, par leur réalisation de la Tradition dont ils sont détenteurs, d’en garantir l’authenticité et la pérennité. Dans le bouddhisme, par exemple, c’est tout le travail réalisé par les Lamas détenteurs des lignées de transmission qui œuvrent à préserver la Tradition.

    Une Tradition dont les détenteurs ont été soient tués (par exemple les druides en Gaule ou certains hérétiques au Moyen âge et à la Renaissance) ne peut pas perdurer. Il n’en reste que de coquilles vides, exemptes de capacité à permettre aux disciples de la réaliser pleinement. Une Tradition dont les détenteurs se sont convertis à d’autres Traditions disparaît. Que reste t-il du druidisme en Irlande ? Quelques textes dont le sens ésotérique est inaccessible. 

    Vouloir un retour du paganisme sur la base de coquilles vides est une absurdité. D’ailleurs, du paganisme nous ne savons que très peu de choses car les aspects les plus profonds, donc les plus essentiels et secrets, ont disparu car ils étaient cryptés et inaccessibles aux non initiés. Que reste-il des Mystères de l’antiquité. Lorsque l’on sait, d’après César, que la formation d’un druide prenait 20 ans sans supports textuels, on peut aisément imaginer la somme de savoir oraux et spirituels dont ils étaient porteurs. D’ailleurs César parle bien d’initiation.

    René Guénon explique tout cela en détail dans « La crise du monde moderne », ouvrage d’actualité bien qu’il ait été écrit en 1927. Il ne s’y était pas trompé puisque lui-même devint musulman au sein d’une confrérie soufie où la transmission initiatique était encore vivace et authentique.

    La récupération du paganisme à des fins idéologiques et politiques est aussi une absurdité, car c’est manipuler des énergies dont on ne sait rien et dont on ne mesure pas le degré de nuisance si la manipulation n’est pas maîtrisée par une connaissance transcendantale.

    Toute personne qui aspire à suivre un chemin initiatique authentique, donc spirituel, puisqu’en définitive il s’agit avant toute chose de Réalisation de la Vérité au sens ultime, devrait bien se renseigner et faire appel aux puissances supérieures à même de bien les guider.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 février 14:31

      En fait, vous me répétez un préjugé que démontait dans l’article. Comment vous dire.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 février 14:32

      * que je démontais dans l’article / que démontait l’article


    • Gollum Gollum 23 février 09:33

      @Septimanie24

      Votre post n’est pas inintéressant. Je ne suis pas d’accord sur le druidisme totalement mort...

      J’avoue ne pas avoir de compétences particulières mais si j’ai bien compris certains auteurs (Markale) le druidisme aurait survécu en s’adaptant au christianisme sous la forme du christianisme celtique et tout ce qui se rattache à Chrétien de Troye.

      La quête du Graal n’est rien d’autre que celle du chaudron de Lug, remis au goût du jour sous une nouvelle forme...

      L’exaltation de la féminité est typiquement celte d’ailleurs et pas spécialement chrétienne, le christianisme étant plutôt misogyne hormis Jésus lui-même..

      On trouve des enseignements initiatiques celtes (ou pas ?), traditionnels en tous les cas sûrement, dans le jeu de Tarot pour qui sait voir..

      Guénon n’avait pas forcément raison quand il proclame que seul l’Orient avait encore des branches initiatiques valides... On peut se poser la question de savoir si elles n’étaient pas simplement plus cachées et difficiles d’accès en Occident.. 

      Pas difficile de comprendre pourquoi d’ailleurs, la chape de plomb soigneusement entretenue par Rome obligeant à la plus grande discrétion...

      Alors que l’Orient est spontanément initiatique.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 12:15

      L’héritage celto-nordique et balto-slave appartient essentiellement à la proto-Histoire, rapport à l’héritage gréco-romain qui non content d’appartenir à l’Histoire du fait d’avoir écrit bénéficie du préjugé positif en faveur de l’écrit, ainsi que du préjugé positif en faveur ... du positivisme. C’était un discours positiviste, que nous tenait l’autre.

      Non seulement l’archéologie nous parle par énigmes, mais ces civilisations de l’écrit, et effectivement tout l’héritage celto-chrétien, avec lesquels il faut certes faire preuve d’esprit d’humanités, une chose que notre époque qui se targue d’être d’héritage gréco-romain perd néanmoins, justement au profit du positivisme réductionniste. Les humanités vivent d’un négativisme pas défaitiste et évidemment pas « négationniste » (je dis cela pour les fous en me prêtant à la folie).

      Les humanités savent y faire dans l’Obscur, serait-ce l’Obscur d’un bon auteur contemporain (ce pour quoi les esprits positivistes et assimilables, benoîtent toujours en disant : franchement tu t’prends la tête l’auteur a sûrement pas voulu dire tout ça ... « voulu », peut-être pas ! et pourtant il en a dit ! avec un soin méthodologique à apporter entre interprétation, surinterprétation, et évidemment mésinterprétation).

      Ainsi y a-t-il reconstructionnisme dans la résurgence druidique moderne tricentenaire, donc déjà traditionnelle depuis sa résurgence. Il faut lire le dernier lien, il y a une chronologie à la fin, sans oublier la sorcellerie, qui a perduré jusqu’au XXème siècle. Et puis, enfin, avant tout, l’article ici présent s’inscrit dans une démarche futuriste. Il ne s’agit pas seulement de geindre comme les positivistes : il s’agit de reconstruire. C’est-à-dire de surmonter le négativisme en propre. Or, comme toute émergence culturelle, il n’y a pas de légitimité dans l’absolu : il n’y a que des reconnaissances progressives entre personnes, parmi lesquelles certaines acquièrent de la légitimité. C’est ainsi, et ce qui frustre essentiellement les esprits positivistes et assimilables dominants, c’est que c’est un devenir out of control.

      Eux, ce qui les rassurent, c’est de pouvoir historiciser, c’est-à-dire leur sketch historiologique confinant.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 12:17

      * Non seulement l’archéologie nous parle par énigmes, mais ces civilisations de l’écrit à propos des civilisations sans écrit / proto-historique pourtant contemporaine des civilisations de l’écrit.


    • Septimanie24 Septimanie24 23 février 16:56

      @Gollum
      Le druidisme a été effectivement absorbé par le christianisme celtique. Mais la difficulté c’est qu’il y a eu des ruptures de transmission. Qui est en capacité d’interpréter et surtout de mettre en pratique les symboles ?
      Les transmissions en Grèce comme dans le monde celtique se réalisaient par voie initiatique. Qu’en reste t-il ? Quels outils de Réalisation spirituels restent t-il à notre disposition et sommes nous en capacité d’y accéder et de les utiliser à bon escient ?


    • Septimanie24 Septimanie24 23 février 17:00

      @Mervis Nocteau
      L’archéologie met exergue des traces. Mais sommes nous en capacité de correctement les interpréter sans disposer des codes spirituels (qui ne sont pas intellectuels) avec notre regard d’hommes et de femmes du XXI° siècle, devenus profondément rationnels ?


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 18:14

      Quand va-t-il comprendre qu’on est sur un reconstructionnisme-futurisme ? Je te conseille le forum Druuidiacto, qui s’inspire logiquement du védisme (tradition indo-européenne). C’est sans parler du légendaire celtique ayant subsisté insulairement, entre Lebor Gabala Erenn, Mabinogi et, dans toute l’Europe, le cycle arthurien/conte du Graal. Sans parler non plus, de toutes les légendes locales, parfois transformées en hagiographies (celto-chrétiennes), etc. : autant de matériaux à travailler. Et tu parles comme si les philosophes, dont ressortent les druides, n’étaient pas rationnels, ou bien comme s’il n’était pas rationnel de croire aux dieux : tu ne comprends empathiquement rien. De plus, pour autant que je tape sur l’anthropologie dans l’article (rapport à ses racines ethnologiques avant tout) les anthropologues savent très bien qu’il existe différentes formes de rationalité. Tu ne jures crétinement (car c’est un crétinisme, largement partagé cela dit) que par la rationalité mathématique, sans savoir qu’on utilise toujours et partout bien d’autres formes de rationalités. Tes préjugés, je te dis. Il n’est que d’y croire, et de s’y replonger, comme toute croyance. Que crois-tu que les monothéismes te donneraient plus substantiellement, à part un catéchisme et un dogmatisme ? Ne sois pas stupide comme les stupides.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 18:16

      Au royaume des aveugles qui se croient lucides, les voyants qui se savent dans l’obscurité sont rois.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 18:22

      Il y a un bug sur Nation Arverne. Le voici corrigé.

      Et ce sont des blogs, pas des forums.

      Enfin, j’altérerai ma phrase en disant : au royaume des aveugles qui se croient lucides, les voyants qui se savent obscurs sont rois. Mais la première n’est pas mal non plus, car je ne dis ici obscur que pour autrui. Autrui qui rejettent les voyants dans l’obscurité de son aveuglement.


    • Septimanie24 Septimanie24 23 février 19:36

      @Mervis Nocteau
      Tout d’abord dans mes propos je ne vous ai à aucun moment insulté. D’ailleurs, je ne me suis jamais adressé à vous directement. Je ne faisais que livrer mon point de vue sur le sujet abordé.
      Ensuite mon propos, bien qu’il semble vous déplaire, est de dire que toute Tradition, pour qu’elle puisse encore exister en tant que telle, doit être transmise de Maître à disciple selon des procédés précis, stricts. Lorsque je parle de Maître, je fais explicitement référence au terme sanskrit gourou, qui signifie « homme lourd ou dense ». La densité fait référence à sa réalisation spirituelle qui n’a rien d’intellectuelle. Par sa réalisation spirituelle, il est à même de transmettre la Tradition dont il est détenteur aux disciples dont ils seront le réceptacle. Si le gourou de la lignée décède avant d’avoir pu transmettre à des disciples qualifiés, sa lignée s’arrête avec lui. C’est ce qui s’est malheureusement produit lors de l’invasion musulmane au Moyen âge en Inde, ou lors de l’invasion du Tibet plus récemment. C’est l’une des raisons qui a généré l’exode des Lamas du Tibet vers l’Inde (pour ceux qui ont le faire). C’est aussi ce qui s’est produit en Gaule sous les empereurs Claude et Tibère. Les druides ont été éradiqué.
      Que voulez-vous reconstruire : une pseudo spiritualité comme le nationale socialisme à tenté de le faire ? Pensez-vous réellement que cela est réalisable sans l’intervention de principes supérieurs ? Je suis né au sein de ce milieu qui rêvaient d’un néo paganisme. La réalité c’est qu’une telle résurgence ne se réalise pas par la volonté des hommes, mais par l’intervention de principes supérieurs.
      Concernant la philosophie, elle n’avait de sagesse que le nom. La véritable sagesse n’est pas mentale ni rationnelle. Elle est d’ordre spirituelle.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 20:02

      Lorsqu’un médecin diagnostique la covid, est-ce insultant ?


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 20:05

      Au-delà, le celtisme ne se résume pas au druidisme. A dire vrai, le druidisme (grand-)breton est essentiellement d’inspiration maçonnique et romantique. Mais cela n’implique pas qu’il puisse évoluer vers plus de reconstructionnismes-futurismes, ni qu’il l’ait, pas plus que cela n’interdit d’autres formes de celtismes.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 février 20:07

      Bref, l’hindouisme a évolué depuis le védisme. C’est ainsi. Il y a un paradoxe logique en philosophie grecque, celui du bateau de Thésée. C’est le même éternel paradoxe avec les celtismes. Au moins ce paradoxe, lui, ne change pas.


    • Gollum Gollum 24 février 10:00

      @Septimanie24

      sommes nous en capacité d’y accéder et de les utiliser à bon escient ?

      Bah vous connaissez le dicton (ou pas il est possible que je vienne de l’inventer) :

      il vaut mieux un bon disciple livré à lui-même qu’un mauvais disciple livré à un bon maître...

      Bref, je pense qu’on peut s’en sortir tout seul. Bien évidemment un bon intellect et une bonne raison sont des outils de base.

      La voie initiatique encadrée servait juste à faire grandir les probabilités de réalisation, rien d’autre...

      Nous avons un maître intérieur. Il suffit de le suivre. Les anciens autrefois écoutaient leurs rêves.


    • Gollum Gollum 24 février 10:08

      @Septimanie24

      sans disposer des codes spirituels (qui ne sont pas intellectuels) avec notre regard d’hommes et de femmes du XXI° siècle, devenus profondément rationnels ?

      Je ne suis pas du tout d’accord avec ça. Il y a une raison en marche dans la gnose qui n’est pas la logique linéaire occidentale mais qui est néanmoins une logique quand même.. une logique sphérique, tétravalente, cyclique et sphérique. Voir Abellio là-dessus. 

      Le Tarot fait suffisamment l’éloge du nombre 4 pour que cela ne soit pas visible à l’œil nu même par un enfant.

      Surtout par un enfant d’ailleurs car la caractéristique des gnoses c’est le jeu..

      C’est pour cela que la phrase du Christ : tu as révélé cela aux enfants ne doit pas être comprise comme une incitation à l’immaturité et à l’infantilisme (les bigots si nombreux sur ce site) mais comme l’incitation au jeu et au regard neuf propre à l’enfant quand il pose ses yeux sur les phénomènes la première fois...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 10:28

      Clairement, il ne faut pas confondre intantilisme-enfantillages, avec enfance mûre-enfantinerie. Clairement, les enfants ont de l’ingéniosité — sinon il n’y aurait pas le roi des mouches, pas plus que des esprits farceurs, au pire. Mais c’est aussi pour cela que le christianisme est limite. Et il ne dit pas enfant généralement, il dit les petits enfants. Ce n’est pas étonnant. Ce dieu lui-même est une telle sale majesté.


    • Gollum Gollum 24 février 10:49

      @Mervis Nocteau

      Oui le christianisme est limite je suis bien d’accord.. C’est pour cela que les « mauvaises » interprétations sont la majorité.

      Tout ce qui favorise la défaite de l’intelligence, sa mise au placard, au profit d’une exaltation de l’amour (mais quel amour ? Celui d’un pascal L qui ne vaut pas un penny ? Celui de la plupart des chrétiens que l’on a tous connu et que l’on a rejeté pour ces raisons là ?) est de norme chez les chrétiens.

      Alors que dans les textes l’intelligence n’est pas toujours remisée au placard loin de là.. 

      J’ai essayé donc une lecture ésotérique et symboliste d’un verset comme cela se pratique couramment dans les milieux ésotériques chrétiens.

      Sinon, d’accord (encore une fois) que le Dieu biblique est une telle majesté. Il en est écrasant et doit surtout le rester.. Au fond le but de la manœuvre est là : se sentir dévalorisé... et ils aiment ça.. smiley

      Rappelons nous Laconique : le but du christianisme c’est le péché et la rédemption..

      Se sentir pécheur afin de bien s’humilier pour bien être pardonné pour obtenir le bon point de la maitresse : le fameux salut, sinon... 

      Bon on adhère à ce genre de fadaise tant qu’on en a besoin et puis arrive un jour où l’on comprend le but profond de la manœuvre...

      Enfin on sait que le but de la vie est ailleurs.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 11:11

      D’accord et tout ça, c’est comme Nephilim ou le Pendule de Foucault d’Umberto Eco qui l’inspira ce jeu, des perpétuations de l’aura monothéiste dans le gnosticisme (y compris franc-maçon) : des palpitations de son cadavre, des extensions de son ombre, dirait Nietzsche.


  • Jean Keim Jean Keim 22 février 13:18

    Pas de croyance sans savoirs, ainsi tout est dit...


  • Septimanie24 Septimanie24 23 février 21:34

    A la lecture de vos réponses, je vois que vous ne comprenez le sens de mes propos, non pas le sens intellectuel, mais le sens spirituel. Je vous souhaite donc bonne recherche et réussite.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 01:25

      Ce qui est bien, avec la spiritualité, c’est que chacun y place le sens qu’il veut, quoiqu’il y ait des cultures et des ambiances spirituelles caractérisées.

      Il n’y a pas de miracle
      Il n’y a pas de secret
      Mais rien que des effets
      Mais rien que des obstacles

      Alejandro Jodorowsky nomme cela la tricherie sacrée.


    • Septimanie24 Septimanie24 24 février 08:06

      @Mervis Nocteau
      Dans une Tradition authentique il n’y a pas de place pour l’interprétation. La transmission y est verticale, du haut vers le bas. Le chemin y est aussi vertical, du bas vers le haut ou de l’extérieur vers l’intérieur.
      En cette époque particulière, il est important d’être excessivement vigilant vis à vis des fausses voies et des faux gourou qui sont légions. La Voie est si âpre, si ardue, qu’il est très facile de se laisser aller à suivre le chemin de la facilité. Puis il existe un business de la spiritualité tellement florissant. 

      " La bénédiction du Guru,semblable au réchauffement de la terre et des eaux au printemps,
      Si on ne la reçoit pas, il n’y a aucun moyen de reconnaître la Nature-véritable.
      Au moment de s’engager sur le court chemin, sans emprunter le grand détour,
      Puissions-nous pratiquer sincèrement le Dharma-suprême."

      Dudjom


      Bonne route à vous.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 10:20

      Tout à fait d’accord avec vous sur les gourous. Les gourous adorent la verticalité d’ailleurs, comme des déversoirs. Ils adorent s’imaginer une métaphysique radicale, pure, totale et absolue. Comme René Guénon que vous citez. Ce n’est pas au maître, d’instaurer l’ordre, mais au disciple de l’observer ... s’ils le valent tout ensemble. Narias aiu !


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 11:31

      @Mervis Nocteau
       Le verticalité. Pas du tout. LA CROIX EST HORIZONTALE ET VERTICALE ; Comme le MAAT. Nous avons beaucoup de Croix et de points de croix. Ma préférée est le TAU Ou croix ansée qui associe féminin et masculin. Horizontalité et verticalité. René Guenon n’aimait pas Freud. Bien sûr, le divan est horizontal. Et Freud un peu trop proche du Malkuth (matérialité), pourtant ami de Jung. L’hermétisme est un polythéisme. Il y a la croix gammée. Dextrogyre ou lévogyre. Annick de Souzenelle parle beaucoup de verticalité, mais c’est pour inverser le sens qu’à pris notre société : celle de l’horizontalité.... Mais pas de KETHER SANS MALKUTH : les deux sont liés..... Pas de spiritualité sans matière. C’est le sens du HUIT d’HERMES qui lie le ciel à la terre......Le cerveau aux pieds...


    • Septimanie24 Septimanie24 24 février 12:32

      @Mervis Nocteau
      Les authentiques gourous sont uniquement animés par la compassion et la sagesse. Le reste n’a pas de place dans leur cœur ni leur esprit.
      Ils n’imaginent pas, ils sont. Pour le réaliser il faut faire l’expérience de la rencontre.
      Bon courage sur votre voie.


    • Septimanie24 Septimanie24 24 février 12:35

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Je parle de la transmission. L’aspect horizontal concerne l’application dans le monde de ce qui a été transmis.


    • Septimanie24 Septimanie24 24 février 12:36

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Ou reçu.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 13:11

      @Septimanie24 Exactement C’est la symbolique du chiffre huit : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Dans l’arbre séphirotique, c’est l’écureuil qui monte et descend le long de l’arbre pour apporter le fruit. Le propre du judaïsme : transmettre. Je lis souvent que l’initié a le devoir de garder pour lui sa connaissance. C’est totalement faux. Il doit la transmettre sinon elle meurt. Et ce n’est pas de sa faute s’il n’est pas compris.... certains diront que leur langage est hermétique. Mais c’est justement que pour cueillir le fruit de l’arbre, il faut une échelle (plusieurs huit l’un au dessus de l’autre) ou l’échelle de Jacob. Il faut avoir envie et faire un effort. Autrement le « savoir » se révèle illusoire et s’écoule comme du sable entre les doigts. Et pour se transformer en argile, il faut accepter une contrainte. Sous les pavés la plage,...mais pas la terre. Sur le sable, rien ne pousse..... 


    • Septimanie24 Septimanie24 24 février 13:29

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Entièrement d’accord avec vous.

      L’initié a le devoir de répandre, de diffuser par sa pratique ce qu’il a reçu. Animé par la compassion, il œuvre aux bien des autres en appliquant et en cultivant les précieuses transmissions dont il est le récipiendaire.

      Il reçoit la sagesse (vertical) et applique et propage animé par l’amour et la compassion (horizontal). Cependant les deux aspects sont indissociables. Sans sagesse, la compassion devient folie. Sans compassion la sagesse devient désertique, une voie sèche, sans cœur. D’ailleurs le centre de la croix est situé au niveau du cœur.

      Accéder à la Réalisation spirituelle, quelle que soit la Voie, requiert un effort soutenu, constant, sincère, dépourvu de tout intérêt égotique. Dans le bouddhisme c’est la voie des bodhisattvas. C’est une voie ardue et âpre, mais ô combien belle et merveilleuse ! La voie du cœur.

      « Regardez chaque chemin étroitement et délibérément, alors posez-vous cette question cruciale : ce chemin a-t-il un cœur ? Dans l’affirmative, le chemin est bon. Sinon, il n’est d’aucune utilité. » Carlos Castaneda


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 13:34

      @Mervis Nocteau Quand Guénon parle de verticalité, c’est uniquement en faisant référence au centre de l’arbre séphirotique. Verticalité qui nécessite l’horizontalité des branches. Avez-vous vu déjà grandir un arbre sans ses branches... C’est synchrone...D’ailleurs, un arbre sans branche serait dit tronqué (castré)......C’est bien l’horizontalité qui fait la verticalité...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 13:36

      @Septimanie24. Je n’entendais pas les gourous au sens de gurus évidemment, mais de sectarisme. Au-delà, le gnosticisme est une plaie.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 13:38

      Enfin si, on arrive à faire pousser des arbres dans le désert, mais cela demande un ENORME effort d’irrigation.....


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 13:46

      @Mervis Nocteau C’est vrai, la gnose est une plaie. Car pour arriver au fond de soi, il faut toucher la plaie, ce qui a fait mal..... ou vous dégoûte. Ce n’est pas donner à tout le monde..... Au fond comme les fonds marins nous avons tous le même inconscient rempli de vilaines bêbêtes (le blobfish par exemple). https://www.google.com/search?q=vilain+poisson&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=EK6G34iJ7NXzLM%252CZvUnxuzZlW45hM%252C_&vet=1&usg=AI4_-kR2ik4UQSCXyiG8iGyh0BZ8gbnj6A&sa=X&ved=2ahUKEwjVr6LvxYLvAhUnxIUKHd6-BH0Q9QF6BAgEEAE&biw=1280&bih=695#imgrc=EK6G34iJ7NXzLM. Raisons pour laquelle Narcisse ne veut que s’arrêter à son reflet. imaginez qu’il regarde jusqu’au fond de l’eau... BLOB...Traduction de gnose : connaissance. Si la connaissance est une plaie... je vous laisse vos illusions...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 15:56

      La gnose, c’est le présupposé selon lequel tu peux connaître le dieu prétendu totalitaire.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 16:28

      @Mervis Nocteau
      Dieu est lumière. Je ne vois pas comment, la lumière peut rentrer dans une prison.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 23:17

      Vous êtes aveuglée par une lampe torche qu’on vous braque dans les yeux.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 11:46

    Et le tétragramme représente parfaitement ce croisement entre matérialité horizontalité et verticalité. Freud Taureau (maison 2 : argent-matérialité, ascendant scorpion : sexe et argent) et Jung (le jeune) verticalité : Le soleil (roi-Soleil) et ascendant verseau : (l’homme dans sa spiritualité new-age, fraternelle homophile et très peu sexuée-carré scorpion, le verseau dit-on se méfie de l’amour et n’est généralement pas heureux en couple préférant la chaleur du groupe)


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 12:04

    Réné Guenon parlait pourtant de l’AXE du monde et pa de sommet. Et l’axe, n’est pas la couronne mais le milieu de la Croix (Maintenant que nous entrons dans l’ère de la quatrième dimension ou cube, il s’agit du centre ou COEUR. Qui n’est n’est ni l’intellect ni la matière, mais l’AMOUR : TIPHERET. associé au chiffre six....Sixième séphira. 6 au carré : 36. 360 degrés dans la roue zodiacale. Ou le soleil intérieur : 666. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 12:12

    Les celtes seront contents. Le prénom rose serait d’origine NORMANDE ou Celtique : se fête à la croisée du signe du lion et de la vierge (maison 6 et PENTACLE, le 5). 


  • Septimanie24 Septimanie24 24 février 12:44

    A ce titre René Guénon a écrit un livre : « Le symbolisme de la croix ».

    La swastika, dextrogyre ou lévogyre est l’un des symboles le plus universellement répandu. On le trouve dans presque toutes les civilisations du monde.

    La croix gammée est tout autre chose. C’est une déviation et une récupération idéologique de la swastika au service d’une idéologie.


    • Gollum Gollum 24 février 12:59

      @Septimanie24

      Très bon bouquin au demeurant et dont la suite fut donnée en bien plus clair par Abellio dans son ouvrage phare de 1965..

      Il s’agit de dialectique des polarités, de structure, et des mutations inhérentes au jeu des polarités..

      Le Yi Jing chinois est tout entier issu de cette logique là. Tétravalente encore une fois.


    • Xenozoid Xenozoid 24 février 14:47

      @Gollum

      tu connais surement theia mania et la crazy wisdom, souvent ce que tu en dis se référent aux autres comme si tu les connaissaient,sans eux tu ne serait pas


    • Gollum Gollum 24 février 15:32

      @Xenozoid

      Oui je connais. Il s’agit d’une image paradoxale de la divinité intégrant les contraires ce qui est insupportable pour notre logique binaire.

      Ceci dit j’ai du mal avec la fin de ta phrase.. Je connais qui ? Je ne serai pas sans qui ? Bref, c’est pas clair..


    • Xenozoid Xenozoid 24 février 15:40

      @Gollum

      merci, je mettait en avant le fait que tu focus sur les gens qui pense une illusion et c’est ce que tu as besoin, tu te nourri d’eux,c ’est tout et donc que tu integre ce contraire dans ta logique


    • arthes arthes 24 février 16:03

      @Gollum
      Quelle épouvantable découverte pour moi que Guénon !!!

      Après deux pages je l’ai immolé !

      Et il m’a coûté cher, ce coquin.

      J’aurais du m’en douter, vu son parcours !!!

      Claudel, c’est autre chose, ya de la passion, une infinie drôlerie, de la cruauté, le feu de l’enfer, un truc tangible quoi.
      Et du Goethe en plus, ah oui, il s’en est inspiré, quoiqu’il en dise et s’en défende, sans les petites perversions sulfureuses de Goethe qui n"hésite pas, lui, à pervertir ses personnages...Sans doute ce que Claudel ne supportait pas, et pourtant, lui...Il ne se gêne pas, dans sons style catho.
      Du coup, je méprise Brassens d’avoir rabaissé Claudel dans une horrible et triviale chanson qui n’a rien d’excitante ni de drôle par elle même, et j’apprécie mieux Aragon qui fut cinglant envers Claudel, mais avec beaucoup d’élégance et de respect, lui !


    • Gollum Gollum 24 février 16:19

      @arthes

      Vous êtes sévère, immoler quelqu’un au bout de deux pages... smiley

      Je ne vois pas le rapport avec le parcours ceci dit.

      Sinon Guénon y a du très bon et parfois du très chiant.. 

      Le meilleur c’est le règne de la Quantité..

      Autorité spirituelle et pouvoir temporel est aussi un must.

      J’ai beaucoup moins aimé Aperçus sur l’initiation qui me semble assez psycho-rigide sur ces aspects là... Et il y a le reste plus ou moins interpellant.

      Sinon le style. Oui c’est très aride. Mais c’est une aridité lumineuse bien souvent.. Faut aimer le soleil quoi...

      C’est curieux mais beaucoup de personnes détestent Guénon à cause de ça, de cette sécheresse, qui moi me convient parfaitement..

      L’argument serait que si c’est sec c’est qu’il n’y a pas d’amour.. Ce que je récuse totalement mais on ne va pas en faire un fromage..

      C’est quel bouquin que vous avez jeté par la fenêtre ? smiley

      Mais j’aime bien Faust aussi. Claudel je connais pas.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 16:22

      @Xenozoid si le néo-libéralisme, le nazisme soft, a commencé avec la mode du jogging, c’est que l’homme veut courir plus vite que sa conscience et son passé qui risque un jour de le dépasser. Faire le vide, se co-vider pour courir encore plus vite avant que votre ombre ne vous bloque. Etre définitivement vide, sans passé pour nous remplir. S’alléger. on est passé Végan,... C’est l’air du vide absolu. On vole, on flotte...Plus besoin de trouver son chemin, suffit de suivre celui qui nous est imposé. C’est pas le mime Marceau, mais le mimétisme. on copie. En Marche. Les vendeurs de chaussettes. Elles existent : Chaussettes Multisport | Chaussettes Macron Calf Band anti-effilochement avec élastique. Celle qui vous porte au sommet. Sauf qu’ensuite, il faut redescendre...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 16:37

      Tous les psychologues le savent. Il faut trois générations pour que le passé revienne (la psychose saute une génération). Si le néo-libéralisme a commencé disons en 1984,, c’est parce qu’il y avait deux générations qui suivaient la guerre quarante-quarante-cinq. Commençait la troisième génération. Face à l’horreur absolue, il ne reste qu’une solution. Soit la voir en face, soit la dénier. Et c’est ainsi qu’est née la génération des pervers-narcissiques : le vide intérieur ou le déni.... Tous les juifs que j’ai rencontré me l’ont dit : impossible d’en parler, IMPOSSIBLE. 


    • arthes arthes 24 février 17:11

      @Gollum
      Je la hais !
      Je le hais
      Je le hais

      Et j’aurais voulu le brûler, lui, le brûler sur un bûcher, et vous voulez savoir ? Sur un bûcher qui aurait été dressé par chrétiens et athée, immonde et abjecte créature, j’ai jeté son livre qui s’est fracassé contre un mur.
      C’était règne de la quantité, justement. que j’ai abordé, et que Dieu et tous les démons nous préservent de pareille horrible créature que celle de Guénon !


    • Gollum Gollum 24 février 17:20

      @arthes

      Diantre ! Seriez vous possédée ? smiley

      Du coup Douguine va être voué aux gémonies aussi, lui, grand admirateur de Guénon..

      Bon je comprends pas trop ce que vous reprochez à ce bouquin... mais vous me donnez envie de le relire tiens...  smiley


    • arthes arthes 24 février 17:33

      @Gollum
      Il s’agit d’un monstre matérialiste nihiliste et froid comme un cadavre, un intellectuel hérétique !
      Qu’il pourrisse de son vivant, et que mort la vermine lui bouffe les entrailles et qu’il se torde en d’atroces douleurs en purgatoire dévoré par les mêmes vers , et ce, pour l’éternité !.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 février 17:45

      @arthes

      Eh beh . On dirait un poulpe que tu attendris de son vivant avant de le passer a la casserole.


    • Gollum Gollum 24 février 17:52

      @arthes

      Que d’émotivité.. smiley

      Sinon il est mort depuis longtemps..

      Bon je ne voudrai pas pousser le bouchon plus loin, après tout vous en pensez ce que vous voulez, mais matérialiste et nihiliste vous faites un contre sens..

      Froid, là d’accord.

      Et ? Du coup, Douguine, c’est plus votre pote ? (Je taquine)


    • Gollum Gollum 24 février 17:53

      @Aita Pea Pea

      Ouaip, elle fait peur quand elle s’énerve hein ?...


    • Passante Passante 24 février 17:58

      @Gollum
       non, le plus inquiétant, c’est que dès que tu la mets sur un clavier « biblique »
      elle fait plus une faute...
      intrigant non ? smiley


    • Gollum Gollum 24 février 18:10

      @Passante

      J’avoue que je me sens un peu dépassé là et que je ne cherche plus trop à comprendre...


    • arthes arthes 24 février 18:10

      Gollum

      Douguine est un mystique orthodoxe russe, c’est différent, je lui pardonne, ce n’est pas ce traitre hérétique de Guénon qui a trahi sa foi catholique en passant par ll’infâme et illusoire nirvana bouddhiste puis s’être converti aux immondes et impis adorateurs mahométans , et manquait plus qu’il soit protestant par dessus le marché !

      Un comble.

      Qu’il soit rejeté au néant, j’en suis certaine, ni Dieu pas plus que Satan n’en voudraient !


    • arthes arthes 24 février 18:15

      @Aita Pea Pea

      Je ne ferai pas de mal à cette adorable créature qu’est le poulpe.

      Non, compare le à un homard sur la tête duquel je pose ma main douce et rugueuse avant de la trancher en long d’un coup de coureau et d’un seul, et de trancher le homard sur toute la longueur, et de lui découper les pattes, et de mettre tout cela sur la plancha, en morceaux, éparpillés...


    • arthes arthes 24 février 18:19

      @Gollum

      ’avoue que je me sens un peu dépassé là et que je ne cherche plus trop à comprendre...

      Nan, mais détends toi, mon pitit homard tout mignon, tout va bien se passer....Laisse aller smiley

      https://youtu.be/6GSsDDuNwfE


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 février 18:22

      @arthes

      voila , c’est ça qu’il faut expliquer à un speciste . Bravo .lol


    • Gollum Gollum 24 février 18:23

      @arthes

      Lol smiley Bon je comprends mieux il s’agit en fait d’allergie au bouddhisme comme à l’islam...

      Je ne suis pas fan de l’islam du tout. Il faut quand même reconnaitre qu’il y a eu des mystiques musulmans hors pair et qui valent bien des chrétiens sinon davantage..

      Quant au Nirvana bouddhiste je n’ai rien contre.

      Mais Douguine apportant son soutien à Guénon devient un traitre aussi et devrait aller en enfer illico... smiley

      Sinon vous n’avez pas pu apprendre cela dans vos 4 premières pages du bouquin surtout qu’il ne doit pas en parler.. Si ?


    • Gollum Gollum 24 février 18:26

      @arthes

      J’aime pas ta valse. C’est gnan-gnan.. 


    • Septimanie24 Septimanie24 24 février 18:39

      @Gollum
      Il y a aussi La Crise du monde moderne ou Autorité spirituelle et pouvoir temporel, deux ouvrages fondamentaux.
      René Guénon n’est pas là pour faire de la prose ou de la littérature. Son job c’est d’informer sur la situation actuelle et de proposer des orientations pour celles et ceux qui veulent se reconnecter à la Tradition. Le reste, la politique, les évènements historiques, ne le concernent pas en tant qu’auteur.
      Il prévient aussi des nombreuses dérives et déviations dont nous pouvons constater les manipulations et les effets actuels.
      La résurgence d’un néo paganisme sorti de terre tel un champignon sur des fondements idéologiques fait parti de ces dérives.


    • arthes arthes 24 février 19:11

      @Gollum
      Pas grave que tu n’aimes pas ma valse.
      Mais une chose : Cher Gollum, saches que si je voue Guénon aux flammes de l’enfer après avoir dit 3 fois « je le hais » , ce n’est pas du fait de la molle émotion, ah oui, je dis bien la molle et faible et superficielle et fugitive émotion, en fin de compte, je lui fais un honneur, je lui fais l’honneur plein et entier de ma détestation toute personnelle, et c’est un privilège que d’être ainsi détesté , c’est le privilège que seul peut recevoir un homme debout.


    • Septimanie24 Septimanie24 24 février 21:06

      @arthes
      Quel intérêt avez-vous à mettre autant d’énergie à détester un homme dont vous ne savez pas grand chose et dont la seule trace palpable sont des écrits dénués de toute forme d’émotion. Que vous ne soyez pas d’accord avec les concepts que l’auteur énonce, cela se comprend, mais pourquoi, diable autant le haïr, à moins qu’il touche en vous une corde sensible ou que ce ne soit qu’un jeu ?
      Pour d’autres, dont je suis, Guénon a été un auteur fondamental, un débroussailleur du monde moderne qui nous a permis de nous reconnecter avec la Tradition. Ses écrits, rédigés il y a plus de 100 ans pour certains, ont donné du sens au monde que nous vivons, ont apporté une compréhension à la crise que nous traversons.
      Pour le reste, tant qu’au chemin spirituel que chacun choisit, c’est de l’ordre du personnel et personne n’est habilité à porter un jugement sur un tel choix, fut-il totalement différent de la Tradition d’origine du pays natal. La véritable trahison c’est de ne pas suivre son cœur intérieur.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 février 23:21

      Le plus drôle c’est que, au fond, Guénon est un gnostique, donc un monothéiste dans son genre métarationaliste. Alors vouloir en faire un autodafé au nom du prétendu dieu totalitaire ... Mwarf.


    • Gollum Gollum 25 février 08:39

      @Septimanie24

      La Crise du monde moderne est le plus connu ce n’est pas le meilleur loin de là..

      Sur le reste bien d’accord.

      Quant au néo-paganisme je pense que vous surestimez le phénomène je n’y crois guère en fait...


    • Gollum Gollum 25 février 08:41

      @Septimanie24

      pourquoi, diable autant le haïr, à moins qu’il touche en vous une corde sensible

      Je pense qu’une corde sensible a été touchée, reste à savoir laquelle...


    • Gollum Gollum 25 février 08:43

      @Mervis Nocteau

      Guénon est certainement plus détesté par les monothéistes que vous ne l’êtes vous. Posez vous la question de savoir pourquoi..


    • Septimanie24 Septimanie24 25 février 10:27

      @Gollum
      Disons que c’est un ouvrage qui, sans être le meilleur, est plus accessible au grand public. Il a aussi marqué très fortement les esprits. Mais c’est vrai que je lui préfère « Le règne de la quantité et le signe des temps ».
      A titre personnel, « La crise ... » m’a profondément marqué à sa première lecture. J’avais 19 ans. D’où un certain romantisme à son égard.
      Je ne suis pas inquiet pas le néo paganisme. Comme ce n’est pas relié, cela s’évacuera de lui même. Je soulignais simplement le caractère fondamental, pour toute recherche spirituelle sérieuse, de l’authenticité donc de la qualité de Celui qui transmet. Les faux gourous sont légions en ces temps dégénérés et les personnes hypnotisées par leurs discours aussi. Le néo paganisme appartient à ce type de discours.


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