mardi 14 avril 2020 - par Jean-Pascal SCHAEFER

Confinement : pourquoi y sommes-nous entrés et comment en sortir ?

Quelles sont les raisons profondes du confinement ? Et comment en sortir ?

Aujourd'hui, beaucoup d'interrogations demeurent. Voici quelques éléments pour faciliter la compréhension de ce qui vient.

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Quel est le principal motif du confinement ?

Le principal motif avancé, consistant à lisser le pic de l’épidémie afin de permettre aux services sanitaires de faire face à un épisode exceptionnel, constitue une partie de la réponse.

Une autre raison, issue de l’histoire des pandémies

 « L’histoire ne se répète pas, elle bégaie ».

Cette citation, attribuée à Marx, a le mérite de nous amener à examiner avec curiosité les épidémies et pandémies précédentes.

Lors de la grippe espagnole, il y a eu une première vague. Et une seconde vague, bien plus létale.

« Pendant cette première phase, qui s’étend d’avril à fin juin 1918, la maladie, même si elle se caractérise par une diffusion très importante et une très forte contagiosité, connaît une évolution brève et bénigne, et est rarement mortelle.

En juillet 1918, beaucoup en France pensent même que l’épidémie est en voie d’extinction, car le nombre de cas de grippe a diminué comme en témoignent les rapports du Service de santé des Armées. Ainsi, on croit avoir échappé au pire...

En réalité, si la grippe semble en voie de décroissance, les malades présentent de plus en plus de complications pulmonaires graves et mortelles. En mai, un grippé sur huit seulement présente des complications. En août, c’est un sur deux. » 

Cela a échappé à pas mal d’entre nous, mais Emmanuel Macron a bien parlé de la deuxième vague, dès son discours du 12 mars.

La grippe espagnole nous apporte une autre leçon  : « les médecins constatèrent que celle-ci affaiblissait les organismes, si bien que de nombreuses personnes décédèrent dans la décennie suivante des suites du virus, notamment des femmes lors de leur accouchement. »

C’est clair ? Même si vous vous en sortez bien, les conséquences à long terme sur votre organisme peuvent être dommageables.

Bien sûr, le Covid-19 n’est pas la grippe espagnole. Mais l’exemple de 1918-1919 doit tout de même non inciter à la prudence.

Le mode de transmission : un festival d’inconnues

Avant d’aborder la question du confinement à proprement parler, il faudrait avoir les idées claires sur les modes de transmission. Dans ce domaine, les informations officielles apparaissent imprécises quand elles ne sont pas erronées.

Distance de sécurité

Ainsi, l’OMS ou le Ministère de la Santé préconisent une distance de sécurité d’un mètre. Or, celle-ci semble vraiment insuffisante, comme le montre l’étude d’ANSYS. Un article de 2014 du Figaro Santé précisait en outre que les postillons peuvent aller jusqu’à six mètres.

Je cherche avec un grand intérêt des études solides disant qu’à 1 mètre, la distanciation sociale nous met à l’abri de la transmission. En attendant, tout laisse à penser que c’est insuffisant !

Durée de la contagion

Sur le site du Gouvernement, il est écrit : « Le délai d’incubation est la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes. Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours. Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles. »

Pas de chance, le virus peut rester dans l’organisme plus d’un mois et l’individu reste contagieux. La fameuse « quatorzaine » a du plomb dans l’aile.

Transmission par la respiration

On continue dans le flou artistique. Dans un article de Science et Vie, on lit que « la seule respiration pourrait suffire à transmettre l'infection à Covid-19 ». Bref, les porteurs de masques constitués par un simple film plastique anti-postillons sont-ils protégés ? Euh, comment dire ?

Transmission par les objets

En dehors du fait que le cuivre est un excellent matériau pour lutter contre les germes, en gros, on ne sait rien, sauf que la durée de vie du virus sur les objets peut aller jusqu’à plusieurs jours. J’adore en particulier ce passage « En réalité, ce qui est important, c'est la charge virale - la dose de virus présente à un certain endroit. "La dose du virus à laquelle on est exposé joue sur la probabilité d'être infecté mais aussi sur la gravité de l'infection" ». Qu’est-ce qu’on peut en tirer ? Rien, si ce n’est de se laver les mains après avoir touché n’importe quoi.

Pour les fruits et légumes, c’est un festival  : dans le même article, on lit d’abord « Prenons l’exemple d’une pomme achetée au rayon vrac. « Il faut la laver, la frotter, mais on ne désinfecte pas », assure le spécialiste. « La transmission ne se fait que par voie respiratoire ou par les muqueuses, rappelle-t-il, et non par voie digestive. » »

Et ensuite : « selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), « une personne infectée peut contaminer les aliments en les préparant ou en les manipulant avec des mains souillées, ou en les exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements ». »

C’est clair ? Eh bien non, pas du tout.

Résumé sur la transmission

Je vous la fais courte :

  • La distance de sécurité d’un mètre, pourtant portée par les autorités, est insuffisante
  • La durée de la contagion de quatorze jours est une fable
  • La transmission par la respiration et par les objets : il faut des études complémentaires pour savoir ce qu’il en est

Déconfiner sans avoir un minimum d’idées sur la transmission, c’est tout de même un peu gênant, non ?

Plutôt que de faire des études notoirement inutiles comme le fameux essai Discovery, ne ferait-on pas mieux de répondre aux questions essentielles sur la contamination ?

Sortie du confinement : encore des questions

Pour moi, la première étape, c'est de caractériser la dangerosité de cette maladie, via une étude auprès des populations. Ainsi, on sait que les diabétiques, les personnes cardiaques, celles souffrant d’affections pulmonaires, les obèses, les personnes âgées enregistrent un taux de létalité élevée.

La recontamination existe bel et bien, même si on commence à peine à la prendre en compte au niveau médical. Ensuite, la notion de fragilisation des défenses immunitaires n'est pas absurde. Comme mentionné plus haut, l’épidémie de grippe espagnole a visiblement fragilisé les individus touchés,

Il y a donc un choix stratégique entre l’immunité de masse ou le choix du blocage de la pandémie.

Immunité de masse.

Dans ce cas, on choisit de déconfiner la population générale et choisir l'immunité de masse (tout en confinant les fragiles).

Dans ce cas, on fait une étude sur les différentes populations. En fonction de l'âge, de l'état de santé et de toutes les caractéristiques que l'on a pu relever comme étant déterminantes dans le développement de complications, Il serait alors plus facile de déconfiner les personnes peu fragiles, en les laissant travailler, et en choisissant délibérément pour eux la fameuse "immunité de masse". En clair, on laisserait les personnes peu fragiles attraper la maladie.

D'un autre côté, on protègerait très sérieusement les personnes fragiles, en mettant en place des protocoles très exigeants pour les protéger et pour détecter précocement (avec des tests bien organisés) les signes de maladie, avec tous les dispositifs économiques et sociaux qui conviennent. Et pour eux, on maintiendrait le confinement. Il n'empêche que ce beau raisonnement peut être problématique dans certaines configurations. Ainsi, je reste étonné du nombre de médecins décédés, en particulier du médecin chinois lanceur d'alerte, qui semblait à la fois jeune et en bonne santé.

Cette piste peut donc représenter une forme de sur-accident, une véritable catastrophe dans le cadre d'un scénario proche de la grippe espagnole.

Contrôle de la contamination

Dans cette autre approche, il s’agirait d’appliquer les principes de base qui ont fonctionné dans les pays d’Asie où l’épidémie est sous contrôle (Taiwan, Corée du Sud, Hong-King, Singapour…) :

  • détecter (en masse)
  • isoler (les malades et les fragiles)
  • traiter (les malades).

Cela, c'est un choix de refus de l'immunité de masse, et c'est finalement ce qui a marché avec le SRAS en 2003. On détecte à grande échelle, et on déconfine tous les négatifs, qu’ils aient formé des anticorps ou non.

Le problème de cette option, qui est la plus soutenable politiquement une fois qu'on en aura fini avec les pénuries, c'est que la partie traitement n'est pas encore vraiment résolue. Car en toute objectivité, aucun traitement ne fait pour l'instant consensus. Et il reste, même dans l'hypothèse d'un traitement efficace, la question des séquelles, même si on peut penser qu'une maladie traitée précocement en laissera peu.

Quelle conclusion ?

Pour conclure, face aux risques sanitaires et économiques gravissimes, il me semble préférable d’opter pour le contrôle de la contamination, en s'appuyant sur un maximum de données éclairées issues des points signalés plus haut.

Et bien entendu, le défi, c’est de mener toutes les études nécessaires pour comprendre les conditions de la contamination, de lancer les tests en masse, de généraliser les masques pour la population générale. En clair, de décréter la mobilisation générale pour organiser au plus vite un déconfinement contrôlé et sans recherche de l’immunité de masse.

L’autre défi, c’est de faire en sorte que les positifs contaminent un minimum de négatifs. Et là, sera-t-il possible d’éviter Big Brother, avec Apple et Google à la manoeuvre ? Ce n’est pas gagné !

En tout cas, ne comptons pas sur le vaccin, qui pourrait bien être une chimère (toujours pas de vaccin pour le SIDA, pas de vaccin trouvé pour le SRAS). L’intérêt des labos n’est pas l’intérêt général 



55 réactions


  • BA 14 avril 2020 11:07

    Mardi 14 avril 2020 :

    La chanson de l’année 2020 :

    « Ramenez le virus à la maison !

    Allez les gosses, allez ! »


    "La réouverture progressive des crèches, des écoles et des lycées le 11 mai, ça fait courir un risque inutile", estime le président de la Fédération des Médecins de France.


    Jean-Paul Hamon est convaincu du fait que les enfants ne pourront pas respecter les gestes barrières et « vont ramener le virus à la maison ».


    franceinfo : Prolonger le confinement jusqu’au 11 mai, était-ce inévitable ?


    Jean-Paul Hamon : Oui, c’était inévitable. J’avais parié pour la mi-mai, je n’étais pas loin, et encore, on n’est pas certain que ce 11 mai soit une date définitive. La seule chose qui me tracasse un petit peu, c’est la réouverture progressive des crèches, des écoles et des lycées parce que là, je pense que ça fait courir un risque inutile. Les enfants n’obéissent pas forcément aux consignes, ils vont naturellement jouer ensemble et ils risquent de ramener le virus à la maison. J’ai entendu ce qu’a dit le Président sur les inégalités que ça crée au niveau des élèves, selon les familles. Mais je pense que c’est prématuré. On s’attendait tous à ce qu’il décrète des vacances jusqu’en septembre.


    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/la-reouverture-progressive-des-creches-des-ecoles-et-des-lycees-le-11-mai-ca-fait-courir-un-risque-inutile-estime-le-president-de-la-federation-des-medecins-de-france_3913795.html


    « Ramenez le virus à la maison !

    Allez les gosses, allez ! »


    https://www.youtube.com/watch?v=RHb5LKnnxLg



    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 avril 2020 12:01

      @BA
      Merci pour votre commentaire. Je ne sais pas trop quoi penser de ce déconfinement pour le 11 mai. En toute logique, il faudrait tester chaque foyer (sans prise de sang, car le virus n’a touché qu’une faible part de la population), et libérer les foyers dans lesquels tous les occupants sont négatifs. Hormis les personnes fragiles bien entendu.
      La question d’un foyer comportant à la fois des positifs et des négatifs est plus complexe : en Espagne, ils proposent d’isoler les positifs dans des hôtels. Cela me semble approprié à la situation pour les adultes. Pour les enfants, c’est plus complexe ; on ne va pas les laisser seuls. Si tout le foyer est négatif, ils vont à l’école. S’ils sont positifs ou qu’un membre de leur foyer est postif et ne peut être isolé, ils restent à la maison.
      Qu’en pensez-vous ?


    • William 14 avril 2020 21:09

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      « En toute logique, il faudrait tester chaque foyer »


      absolument aucun pays n’a testé toute sa population, mais seulement les personnes ayant des symptômes et leurs proches contacts. De toute façon, on peut être testé négatif le matin, et se contaminer dans la journée. Ou encore venir d’être contaminé et être donc vu négatif parce que la charge virale est trop faible.
      Sans compter le taux de fiabilité imparfait des tests.

      Tester ceux qui ont des symptômes et les isoler dans un hôtel est une bonne méthode pour réduire la propagation, même en sachant qu’on loupera certains cas.

      Concernant les enfants, l’hypothèse semble être que lorsqu’ils sont contaminés, la charge virale reste souvent faible puisqu’ils ne développent pas ou peu la maladie, et leur contagiosité serait donc assez réduite https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-les-personnes-asymptomatiques-notamment-les-enfants-contribuent-peu-a-la-dynamique-de-lepidemie-explique-un-epidemiologiste_3914481.html 


  • julius 1ER 14 avril 2020 11:59

    En tous cas les adeptes du marché « roi » qui régule et règle les problèmes vont devoir faire leur aggiornamento .....

    https://www.letemps.ch/economie/letat-prendre-main-sante-globale

    les « Big pharma » sont à la pêche, elles n’ont rien prévu rien anticipé à part gaver leurs actionnaires !!!


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 avril 2020 12:07

      @julius 1ER
      Merci à vous. Le problème est qu’avec la course au vaccin, Big Pharma reste aux commandes.


    • William 14 avril 2020 21:16

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      « avec la course au vaccin, Big Pharma reste aux commandes »
      Le vaccin est hypothétique, ainsi il n’y a pas de vaccin contre le rhume qui est aussi du à un coronavirus, ni contre le SRAS. Et s’il y a un vaccin, lorsqu’il arrivera dans plus d’un an, le virus aura probablement muté ou perdu son intensité comme le SRAS qui lui est très proche ; Sans compter qu’aucun vaccin n’est efficace à 100%. Maintenant, il y a effectivement des effets d’annonce pour annoncer une expérimentation prochaine.


  • ETTORE ETTORE 14 avril 2020 12:53

    Toute solution, même auréolée de bon sens, apporte son lot de problématiques en tous genre.

    C’est un écheveau inextricable, dont on se demande, jour après jour, de quoi le lendemain seras fait, vu que le futur paraît si indécis.

    Il y a une constante qui apparaît néanmoins, celle de nos dirigeants éclairés, qui ne quittent pas la crête de vague, et continuent à surfer, coute que coute sur LEUR ligne de conduite.

    Les intérêts des uns, s’entrechoquent, avec les avertissements des autres.

    Les mesures annoncées semblent impossible à accepter, confortées par la demande pressente de la reprise du travail par le MEDEF.....

    La confiance n’est plus de mise ! Trop de preuves par l’absurde ! Trop

     de manipulations tarabiscotées des informations ! Trop d’indécisions !

    Avec un pareil fondement, cette classe politique, scientifique, patronale....

    risque de faire consensus global, pour une levée de bouclier généralisé si la date buttoir du 11 est encore et encore reportée.

    Coupable, vous acceptez l’incarcération. Et vous avez néanmoins un avocat pour vous défendre.

    Innocent, on vous la fait accepter, mais vous demandez des justifications à la hauteur de votre non culpabilité.

    Mais quand le sentiment de mensonge permanent prend le dessus sur votre citoyenneté.....c’est une toute autre histoire.


  • Marc86 14 avril 2020 14:01

    Pourquoi ne pas d’or et déjà obliger le port du masque (un foulard au minimum) dans les lieux public comme dans d’autres pays ? 


  • devphil30 devphil30 14 avril 2020 14:46

    En Mai 1918 ; il n’y avait probablement pas la même résistance physique des personnes suite à 4 ans de guerre et de privation


  • njama njama 14 avril 2020 14:52

    Excusez-moi du peu mais la comparaison avec la grippe espagnole me semble stupide, nous n’avons pas les mêmes connaissances ni les mêmes moyens d’assistance sanitaire et hospitalière aujourd’hui. Avec ce genre d’argument vous faites un sacré anachronisme... c’est comme si vous invoquiez des épidémies de peste ou de choléra des siècles qui se soigneraient très bien de nos jours.


  • njama njama 14 avril 2020 15:02

    Le virus de la grippe n’était peut-être en rien responsable ou pour si peu, par contre l’aspirine nouvelle panacée en vogue prescrit à hautes doses à l’époque comme un remède miracle aurait pu être l’agent morbide, les personnes mourraient de pneumonies secondaires, et non pas du virus. Un peu comme avec le SRAS-CoV.

    Grippe espagnole Un siècle après, on nous mène toujours en bateau !
    Par Kim-Anh Lim — Trois études publiées aux États-Unis – le pays, rappelons-le, où la « grippe espagnole » a débuté en Occident – devraient définitivement mettre fin au mythe d’un virus hyper-virulent venu de nulle part.

    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/27/09/71/2012-2013/Juin-2013/Grippe_espagnole_Nexus89.pdf

    L’Aspirine en France : un affrontement franco-allemand
    HAL Id : hal-00848459
    https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00848459v1

    « La production d’Aspirine de la SCUR passe de 3.554 kg en 1908 à 33.118 kg en 1914, et plus de 60.000 kilos en 1918 »

    « En 1917, l’Aspirine est inscrite dans le Formulaire militaire du service de santé »

    https://hal.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/848459/filename/La_marque_Aspirine_en_Fra nce_11_EnregistrA_automatiquement_.pdf

    « Gentle as a Mother’s kiss »...

    https://farm1.static.flickr.com/821/41149086542_da32699638_b.jpg


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 avril 2020 22:02

      @njama
      Intéressante observation, merci. Je ne connaissais pas le rôle de l’aspirine dans l’aggravation de la grippe espagnole (quantités délirantes aux malades dépassant les 8g/jour).
      Toutefois, si je lis bien, il y est question d’une délivrance à partir de septembre 1918 (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19788357). Or, l’aggravation de la situation de santé que je cite, remonte à une période antérieure (mai-juillet).
      Je vois bien que l’aspirine n’était pas un médicament nouveau à l’époque, mais il serait intéressant de disposer d’informations plus complètes sur les traitements donnés sur la période précédent le mois de septembre 1918.


    • foufouille foufouille 14 avril 2020 22:08

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      2g est la dose maxi, avec 8g plus la dose de vin de l’époque tu as vite plusieurs hémorragies mortelles.


    • njama njama 14 avril 2020 22:21

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      Oui il faudrait dissocier la part de la réalité de la légende, voire du mythe qui s’installe par les temps pandémiques qui courent.

      Les études d’historiens sur le sujet, seulement crédibles de mon point de vue puisque dûment documentées, n’ont commencé que dans les années 1970 soit un demi-siècle après.
      Pour info il meurt chaque année de nos jours quelques 40.000 personnes de « maladies respiratoires » (données Cepidc_Inserm), dont une bonne partie de pneumonies diverses.
      Bien que nous ayons un système de santé loin d’être une misère dans la paysage mondial.
      Il n’est donc pas impossible que ces pathologies de types pneumonies sans aucun rapport avec la grippe elle-même (virus H1N1 vraiment ? souche qui n’a été identifiée que peu de temps avant WW2) aient pu être amalgamées dans la charrette des morts de la grippe espagnole.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 15 avril 2020 18:46

      @foufouille
      Oui, à l’époque, on n’était pas dans le principe de précaution !


    • foufouille foufouille 15 avril 2020 20:21

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      donc ils sont tous morts d’hémorragie rapidement ou c’est bidon cette histoire.

      rien que 1g en une fois peut faire un bon mal d’estomac.

      donc avec picrate ou le quart d’eau de vie, c’est du pipeau.


  • izarn izarn 14 avril 2020 15:05

    Il n’ y a aucun risque sanitaire gravissime.

    Il suffit de voir les stats, même biasées, en comptant des décès non dus au coronavirus, mais comptabilisés, parcequ’on avait décelè un corona...

    Selon un médecin italien il n’y aurait que 12% des gens REELLEMENT morts du coronas virus, ce qui ferait 2400 décès pour l’Italie, du même ordre que l’Allemagne

    Sachez, que charge virale veut dire nombre de virus. Et que si vous êtes guéri, cela ne veut pas dire que le nombre de virus=0 !

    Alors qu’aprés 14 jours il y ai encore quelques virus ; au point de vue statistique la probabilité de le transmettre à quelqu’un est quasi nulle.

    Propagande crasse destinée aux naifs et aux incultes.

    Bon alors pourquoi en Allemagne il y a 4 fois moins de décès qu’en France ?

    Ce qui réduit chez le corona à une simple grippe ?

    Pourquoi les allemands ne sont pas confinés comme nous ?

    Pourquoi il y a moins de 100 personnes décédées en Russie ? (Sur 140 000 000)

    Pourquoi il n’y a que quelques centaines de décès en Afrique ? (Sur 1000 000 000)

    Vous vous foutez du monde ?


    • Croa Croa 14 avril 2020 16:05

      À izarn,
      Oui ! Cet auteur est à la ramasse. Il prétend dénoncer les véritables raisons du confinement mais il ne fait que reprendre les prétextes officiels smiley


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 avril 2020 16:53

      @izarn
      Avez-vous lu le lien que j’ai fourni relatif à la grippe espagnole, et qui a été publié en 2009 ?
      En mai, 1 cas sur 8 qui débouche sur des complications. En juillet, 1 cas sur 2.
      Ensuite des complications de long terme sur notamment les femmes enceintes.

      Je sais bien que le covid-19 n’est pas la grippe espagnole, mais en tout cas, l’histoire nous donne un exemple qui peut nous faire réfléchir.

      Ensuite, mon article n’est pas un comparatif international. Cela mérite d’être fait, notamment par rapport à l’Allemagne mais ce n’est pas le propos.
      D’ailleurs, si vous avez un lien avec une analyse solide sur l’Allemagne, je suis preneur.

      Sur l’Afrique, je crains que nous n’ayons pas encore une bonne vision de la situation, soit que l’épidémie n’y est pas encore pleinement développée, soit que les services statistiques des pays soient moins fiables. Je pense en particulier à l’Egypte d’où sont revenus des touristes Brestois malades, alors que le pays ne déclarait que deux cas.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 avril 2020 16:57

      @Croa
      Lecture un peu rapide, non ?
      Je ne pense pas être la Voix de son Maître quand j’écris :

      • La distance de sécurité d’un mètre, pourtant portée par les autorités, est insuffisante
      • La durée de la contagion de quatorze jours est une fable
      Mais si vous avez d’autres explications sourcées sur les véritables raisons du confinement, je suis preneur.

    • William 14 avril 2020 22:00

      @izarn
      « Pourquoi les allemands ne sont pas confinés comme nous ? »
      En fait l’Allemagne a pris des mesures restrictives proches du confinement le 22 Mars, visant à « réduire au minimum nécessaire les contacts entre les personnes ne vivant pas dans le même foyer », interdiction de groupes de plus de 2 personnes dans l’espace public, distance de sécurité de 1,5m, fermetures de magasins non essentiels, etc.
       


      D’autre part, il est possible qu’il ne comptent pas les décès attribués au coronavirus de la même manière les italiens ou les Espagnols.
      On connaitra le vrai bilan en comptant la surmortalité dans les différents pays dans deux ou trois mois. Dans le Haut Rhin elle est de +129% en Mars, Depuis le 3 avril, la mortalité globale en France dépasse celle de 2018 qui a été une année à forte grippe


    • CN46400 CN46400 17 avril 2020 07:51

      @William
      "D’autre part, il est possible qu’il ne comptent pas les décès attribués au coronavirus de la même manière les italiens ou les Espagnols."
      Prochaine étape : les allemands mentent......


    • William 20 avril 2020 11:21

      @CN46400
      Ne pas compter de la même manière ne signifie pas mentir délibérément, c’est une question de focus. Ainsi, en France, s’il y a plusieurs décès en EHPAD et que l’un est testé positivement au coronavirus, les autres sont comptatbilisés car considérés probablement liés. Désormais le dépistage sera plus systématique.


  • njama njama 14 avril 2020 15:35

    pour info Pr Raoult 14 avril 2020 (résumé par Emma Khan sur l’AIMSIB d’après vidéo IHU Marseille 11’52 https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-recul-de-lepidemie-a-marseille/

    Épidémie en train de disparaître à Marseille
    On a eu jusqu’à 368 cas positifs par jour et maintenant on est à 60-80 par jour.
    Surtout chez les asymptomatiques : on note diminution des cas positifs.
    Possible donc qu’épidémie disparaisse au printemps, on ne sait pas pourquoi mais c’est banal pour les maladies respiratoires
    Pour l’instant, pas d’incidence sur la mortalité à l’inverse de ce qu’il s’est passé en 1997, 2009 ; 2017 avec la grippe et autres infections respiratoires.
    Traitement : à l’IHU, il y a la plus grande série mondiale.
    76 000 sérums testés de 32 000 patients, dont 2086 positifs.

    2600 traités hydroxychloroquine et azithromycine : mortalité inférieure à 0,5%
    Cette thérapeutique se répand
    Institut de sondage Cermo montre que AZT utilisé dans 50% des cas et OHC dans 44% des cas : adoptés par praticiens car ça marche
    Publi remdesivir : aucun comparateur ni historique, ni placebo ! On note 60% d’effets secondaires, donc utilisable que chez formes graves, sinon ne sert à rien ! Cette publi permettra de suivre les fluctuations des actions Gilead (fabricant du Remdesivir)

    Kaletra aussi totalement inefficace (étude publiée)
    Les antiviraux auront activité modeste (formes graves, il n’y a plus de virus ou très peu !)

    Toxicité OHC et Azithromycine
    Cardiologie, des patients n’ont pas été traités car déconseillé par les cardiologues (très peu), sur les 2600 traités, il n’y a eu aucun problème.

    Mortalité des pays riches est supérieure aux pays peu médicalisés : en France lutte contre utilisation médicaments peu coûteux est peut-être responsable de ces taux de mortalité. La mortalité à Marseille est plus basse qu’ailleurs : est-ce dû à l’utilisation de médicaments anciens et peu chers ?


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 avril 2020 16:09

    Après le « mariage pour tous », comme un effet de balancier : la haine pour tous. Même des enfants se mettent à distance de leurs propres parents en s’éloignant de quelques mètres. ABJECT.


  • Croa Croa 14 avril 2020 16:10

    Les explications sont autres. J’ai préparé un papier plus sérieux hélas non retenu par la modération.

    *

    Mais ce n’est pas grave c’est aussi sur mon blog.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 avril 2020 17:07

      @Croa
      J’ai lu votre article. Mon sentiment est que la crise du coronavirus a surtout mis au jour un grand nombre de failles des états, et que les citoyens en sont plutôt mécontents (cf le sondage sur le mensonge sur les masques). De ce fait, un stratège qui aurait monté l’opération de toutes pièces serait plutôt mauvais dans son domaine.


    • William 14 avril 2020 22:13

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      « un stratège qui aurait monté l’opération de toutes pièces serait plutôt mauvais dans son domaine »

      Bien vu, en plus il y a de nombreux gouvernements du monde dans la même situation, ils n’ont pas vu venir l’épidémie, puis ont pensé la juguler, avant qu’elle ne les déborde. D’autres pays ont mieux anticipé et ont davantage limité les dégats.
      Les financiers voient leurs capitaux fondre et leurs revenus disparaitre, les industriels voient leur chiffre d’affaire s’écrouler. S’il y avait complot, ce serait plutôt de la part des anti-occidentaux, puisque c’est en occident qu’il y a le plus de ravage ! Du reste, certains yankees font cette hypothèse, il y a des complotistes de tous bords smiley


  • pallas 14 avril 2020 16:50
    Jean-Pascal SCHAEFER

    Bonjour,

    Il ne pleut pas, l’air est sec, les vegetaux ce meurts, pas d’insectes et ni d’oiseaux.

    Dans la foret, les arbres sont morts, leurs branches cassantes, un desert, pas de formes de vie.

    Un monde vide, c’est d’un reposant (croyez moi).

    La foret de Fontainebleau, reputer de ces fourmis rousses et scarabée, elles ont toutes deux disparus.

    Voila votre univers.

    C’est sympa

    Et surtout silencieux

    Sa me détend

     smiley

    Salut


  • pallas 14 avril 2020 17:15

    Jean-Pascal SCHAEFER

    Vous ne voyez pas le sujet ?

    Vous faites dans le coronavirus, d’un virus qui ne tue que les vieux, et encore.

    Ce virus est comme le sida, seul les plus faibles meurts.

    Moi, je vous montre une autre realité, il ne pleut pas, les sols sont sec, tellement qu’ils se fissurent.

    C’est une catastrophe pire qu’un virus tuant les vieux et malades.

    Chacun ça priorité, d’autre c’est le pognon et la came.

    Sa m’arrange à vrai dire

    Salut


  • uleskiserge uleskiserge 14 avril 2020 18:12





    Réouverture de l’école-garderie, on l’aura compris : ce n’est pas tant le retour des élèves qui est souhaité mais bien plutôt le retour au travail des parents-salariés !

    Manifestement, le MEDEF a sonné la fin de la récré : « Au taf tout le monde ! »

    Accepteront-ils tous de livrer leurs enfants et de se livrer à l’ogre-coronavirus ( il est vrai que les mères et les pères ont souvent su accompagner leurs enfants jusque sur les quai des trains de toutes les guerres passées) ? Les syndicats donneront-ils de la voix ? La réponse à compter du 11 mai..........

    Macron, maintenant « joueur de flûte de Hamelin » (conte des frères Grimm) propose un « dépistage sur symptômes » seulement.... Là encore, on l’aura compris : comme pour les masques (« Ils ne servent à rien ! » surtout quand il n’y en a pas !), Macron nous donne à comprendre qu’ils n’ont pas les moyens de se lancer dans un dépistage massif.

    Aussi, il semble que l’Elysée, Matignon et la direction générale de la santé s’orientent vers une sortie du confinement sans masque, sans gel, sans test et sans solution pour ceux qui, contaminés, devront être isolés.



    • pallas 14 avril 2020 18:46

      @uleskiserge

      Ont ce marrent bien non ? !

      Moi oui

      C’est comique, un vrai zoo.

      Heureusement que je suis sympas.

      Je suis plutot cool.

      J’adore m’amuser.

      Salut


    • William 14 avril 2020 22:19

      @uleskiserge
      Aucun pays ne pratique de dépistage de toute la population, ce qui n’aurait pas de sens puisque testé le matin, on peut être contaminé le soir. Donc c’est généralement sur symptômes, et les contacts étroits (pas seulement croisés par hasard).
      Ceci dit, si on veut attendre qu’il n’y ait plus d’épidémie en restant confiné, on risque de se momifier vivant entretemps.


    • uleskiserge uleskiserge 15 avril 2020 18:18

      @William

      Le dépistage allemand s’élèvent à 500 000 par semaine... 


    • uleskiserge uleskiserge 15 avril 2020 18:19

      @uleskiserge

      ils n’attendent pas les symptômes.... 


    • uleskiserge uleskiserge 15 avril 2020 18:20

      @uleskiserge

      Alors qu’ils ont 70 000 cas de contaminations... ; 800 décès soit 20 fois moins qu’en France...


    • CN46400 CN46400 17 avril 2020 07:46

      @uleskiserge
      3804 dcd allemands contre 17188 français soit 1/4,5. Rien que très normal, en testant beaucoup on trouve beaucoup et on soigne plus tôt.....


    • chantecler chantecler 17 avril 2020 07:59

      @CN46400
      Allemagne excédents commerciaux : 200 milliards d’euros .
      France : déficits commerciaux : 100 milliards .


  • xbrossard 14 avril 2020 22:26

    faut arrêter avec cette histoire de danger pour les enfants...il y a un enfant de 10 ans qui avait des problèmes de santé qui est mort, ILS N’ONT RIEN A CRAINDRE. Les seuls qui ont a craindre dans cette pandémie ce sont les vieux et les personnes en mauvaise santé, c’est pour ça que ça devrait être eux, et eux seuls, qui devraient être confinés. Comme ça, si tout les autres sont dehors, on arriverai rapidement au seuil de contamination de 60% ; bien sûr, ils porteraient un masque mais pas trop efficace pour qu’ils se contaminent avec une charge virale faible, ce qui limiterait au maximum la gravité de la maladie. D’ailleurs, la charge virale est très certainement la raison principale qui explique la mort des médecins traitants qui étaient fortement exposés au virus.

    Il suffirait simplement de tester les gens qui entrent en contact avec les personnes fragiles et s’ils sont malades, les renvoyer chez eux en confinement. Et le confinement des fragiles devraient être différents du confinement des malades légers, par exemple dans des hôtels réquisitionnés. Il y aurait beaucoup moins de malades graves dans les hôpitaux puisque 80% des malades actuels sont les fragiles. On pourrait donc potentiellement avoir 5 fois plus de personnes dehors avec le même taux de malades en réanimation. Dans cette optique, les tests ne sont presque pas nécessaires, uniquement pour tester ceux qui sont en contact avec des personnes fragiles.


    • Eric F Eric F 15 avril 2020 11:49

      @xbrossard
      " Les seuls qui ont a craindre dans cette pandémie ce sont les vieux et les personnes en mauvaise santé, c’est pour ça que ça devrait être eux, et eux seuls, qui devraient être confinés

      .... On pourrait donc potentiellement avoir 5 fois plus de personnes dehors avec le même taux de malades en réanimation« 

      Oui, et il semble que c’est ce que prévoyait initialement Macron, puisque dans son allocution du 12 Mars, il avait incité les plus de 70 ans à rester confinés, et les autres à respecter les mesures barrière, mais il y a eu aussitôt pression pour une confinement à l’italienne. Il aurait plutôt fallu formaliser et rendre plus contraignantes les dispositions envisagées, sauf que pour ça il aurait fallu assurer davantage la protection (masques, désinfection des lieux de rassemblement...), et puis nous n’étions pas, les uns et les autres, assez conscientisés pour craindre l’épidémie et appliquer plus sérieusement les mesures de prudence. On peut espérer que le 11 Mai, on sera davantage outillés et vigilents qu’on l’aurait été deux mois plus tôt et souhaitons que ceux qui rigolent en parlant de grippette appliquent quand même les mesures de précaution sanitaire.

       »Dans cette optique, les tests ne sont presque pas nécessaires, uniquement pour tester ceux qui sont en contact avec des personnes fragiles."

      Alors il y a effectivement deux optiques
      -soit l’objectif est d’atteindre le taux d’immunisation collective barrière, donc en quelque sorte laisser la contamination se répandre dans la « population robuste » (c’est semble-t-il l’optique néerlandaise)
      -soit réduire au maximum la contamination générale, et en ce cas dépister les personnes ayant les symptômes, pour les confiner séparément (ce qu’on fait les Chinois). L’hypothèse est que l’épidémie cessera puisqu’il y aura un nombre décroissant de personnes infectées, et qu’à terme il y aura vaccin et traitement en cas d’éventuelle réapparition, ou que le virus disparaitra comme ce fut le cas du SRAS (mutation, effet saisonnier...).


  • ETTORE ETTORE 15 avril 2020 11:03

    Faire travailler les gens 60 heures ou plus.....

    Allez....

    Pourquoi ne pas geler les dividendes des actionnaires pendant cette « reprise necéssaire au salut du pays » ?


  • Aimable 15 avril 2020 14:50

    Pour nous sortir de là , je trouve bizarre que nos « têtes pensantes » n’aient pas pensé a prendre un bon avocat qui trouverait bien un vice de procédure dans la prise de décision de mettre les Français en confinement .


  • vachefolle vachefolle 16 avril 2020 10:53

    Il y a une multitude d’informations scientifiques et médicales brumeuses sur plein d’aspect de la maladie et les modalités de contagion, dont les formes asymptomatiques (pourcentage et contagion ??)....

    quand a la possibilité de recontagion, il faut faire attention. Avec des tests PCR fiables seulement a 80% on peut rapidement arriver a une personne « guérie » a « remalade ». Il faut quand même etre optimiste sur le fait qu’a court terme (6 mois 1 an) une personne guérie résiste au virus, mais de toute maniere celui-ci peut tout a fait muter pour 2021 et resetter l’immunité.

    Dans tous les cas ces situations de recontagion semblent trés limitées, même si elles existent pour toutes les maladies en fait.

    Un des points clés est qu’aucune mesure ou information a une fiabilité de 100%. Il faut composer avec un ensemble d’incertitudes.

    Même si vous restez chez vous enfermé dans votre chambre vous pouvez toujours avoir un risque d’etre comtamminé (clim, air ambiant, nourriture). Mais c’est juste que ce risque est certainement ridicule, et plus faible que de se crasher en avion.

    La question est aussi ouverte sur la maladie et « contagiosité » des jeunes. Certaines études disent qu’ils ont trés peu de virus donc sont trés peu contagieux, mais d’un autre coté impossible de leur faire appliquer les « mesures barrieres » à l’école.

    Bref, on ne sait pas grand chose, il est donc tout a fait nécéssaire de ne pas sur ou sous réagir, en attendant d’en savoir plus (et donc de lancer les études sur le sujet).

    l’isolation des EPADH est trés difficile a réaliser car il faut bien que le personnel exterieur s’en occupe, a moins de confiner aussi ce personnel (ce qui est arrivé dans certains cas, mais ne peut pas durer.

    Seuls les tests serologiques (si ils sont fiables) offriront un peu de garantie.

    Les tests de detection du virus (PCR) sont intéressants, mais doivent être refaits tout le temps, donc ne sont applicables qu’a un prsonnel spécifique, ou alors il faut transformer toutes les gares/parking en DrivingTesting.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 16 avril 2020 11:23

      @vachefolle
      Merci, je partage votre point de vue sur le grand nombre d’incertitudes.
      Je suis par ailleurs favorable à ce que le déconfinement soit associé à une campagne massive de dépistage, avec à la clé, des tests à grande échelle (stations-service ?). Et bien sûr, port des masques, détection de temlpérature, pour éviter une reprise. Ce n’est malheureusement pas le chemin que nous prenons.


    • vachefolle vachefolle 17 avril 2020 23:47

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      Le problème est qu’on fait tout de travers.
      On n’applique pas les mesures les plus simples et on veut faire des trucs compliqués.

      Il y a 2 trucs simples : Le masque pour tous , un vrai masque ou une copie
      et la prise de temperature :

      Sur les études chinoises 83% des patients avaient de la fièvre.
      Bref prendre la temperature des gens a distance avec un thermometre a l’entrée des gares , entreprises .... EST AUSSI FIABLE que les tests PCR qui ont de l’ordre de 70% et que de toute maniere on a pas.

      Alors c’est vrai qu’on va aussi detecter des personnes malades d’autres chose que le COVID.

      PAS GRAVE TOUS A LA MAISON, ou mieux en HOTEL dédié, quelque soit la maladie trouvée. de toute maniere c’est certainement contagieux.

      Voila ca coute RIEN de faire ca, c’est facile , immédiat, pas d’équipement d’études cliniques....on a tout et en 5 minutes on peut monter l’histoire.

      mais je m’en fait pas, comme c’est fait en Asie depuis des mois, on fera ces trucs basics pour l’hiver prochain est l’episode 2.
      Aucune raison qu’n soit capables de prendre une décision évidente, gratuite et efficace dés maintenant. Ca se saurait.


    • vachefolle vachefolle 17 avril 2020 23:48

      @vachefolle
      alors Ok, on va certainement en louper, et puis la temperature est pas toujours présente, mais c’est un effet STATISTIQUE.

      Si avec un truc qui coute rien j’ai enlevé 30% des patients malades de la circulation, j’ai avancé trés fortement !!


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 avril 2020 22:31

      @vachefolle
      Vous avez raison, le thermomètre de prise de température extérieure devrait être en place partout (d’ailleurs, dès la reprise des écoles, ça ne serait pas absurde). Franchement, difficile à comprendre que l’on ne soit pas en mesure de produire à grande échelle !
      Autre chose : j’aimerais bien avoir votre avis sur cette vidéo que je viens de mettre en ligne : https://bit.ly/borel-san-giorgio


  • Zolko Zolko 17 avril 2020 16:19

    La grippe espagnole nous apporte une autre leçon [...] En mai, un grippé sur huit seulement présente des complications. En août, c’est un sur deux.

     

    je ne comprends pas : si on prend cet exemple-là, la deuxième vague sera bien plus grave que la première. Mais alors, si la réaction à la première vague peu dangereuse est la confinement généralisé, quelle sera la réaction à la deuxième vague ?


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 avril 2020 22:27

      @Zolko
      Bonne question. Ce qui est certain, c’est qu’il serait pour le moins sage de mieux nous préparer pour la seconde vague que ce que nous avons fait pour la première !


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