mardi 4 août - par lephénix

Le sens de la maladie

Serions-nous prisonniers de nos « compensations symboliques inconscientes » (CSI) ? Voire même habités par un « monstre » qui se chargerait de leur mise en oeuvre au détriment de notre santé ? Un neurologue, le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte, rappelle qu’on ne peut prétendre soigner les maux du corps sans se mettre à l’écoute des manifestations de l’esprit - et des souffrances silencieuses qui nous taraudent.

La santé est un bien précieux que l'on aimerait pouvoir pérenniser tout au long de sa vie. Mais voilà : il semble plus facile de "suivre le mouvement de forces mortifères" (peur irraisonnée pour sa vie, colère refoulée, etc.) qui affaiblissent la vie que de cultiver et soutenir en nous celles qui la renforcent... Chacun d’entre nous ne participerait-il pas plus ou moins activement et consciemment tant à sa bonne santé qu’à ses maladies ?

Ainsi, un glioblastome (cancer primitif du cerveau) peut-il survenir suite à un besoin de reconnaissance tardivement comblé ? Le neurologue Pierre-Jean Thomas-Lamotte a observé des cas de tumeurs gliales de natures différentes se développant au moment où « le sujet vient enfin de vivre une reconnaissance très attendue après une longue période d’humiliation  ». Ce serait donc au moment où « tout s’arrange » enfin que surviendrait la maladie, par un « bug du cerveau stratégique » ?

Sous ce terme, le praticien désigne « l’ensemble des structures fonctionnelles, cérébrales qui, à chaque instant, régulent l’équilibre psychosomatique du sujet, l’état de santé ou de maladie ». Après des « dizaines de milliers d’heures d’écoute » de patients, le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte en conclut que la maladie n’est pas un « dysfonctionnement survenant par hasard ou à cause de facteurs de risques  » mais une « Compensation symbolique Inconsciente automatique d’une souffrance intime et d’une culpabilité gardée secrète, inavouée et refoulée ».

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La compensation (du latin compensare : contrebalancer, faire un contrepoids) surviendrait alors « comme une nécessité » pour tenter de retrouver un équilibre. La maladie serait une manifestation symbolique et une métaphore. Par ce mécanisme de la compensation symbolique, le cerveau nous détournerait « de la douleur morale vécue dans la réalité vers une douleur physique, équivalent symbolique d’un fort contact souhaité »...

Toute notre vie serait-elle tissée de la « succession d’une multitude de compensations » ? Le neurologue propose des outils pour décrypter « le langage symbolique utilisé par les inconscients pour dire la souffrance, pour dire nos maux et pour les compenser ». Car les souffrances tues peuvent se réveiller à l’instar d’un volcan et se traduire par des pathologies plus ou moins graves...

Le 15 octobre 2011, le CRIDOMH (Centre de Recherce indépendant de l’Origine des Misères humaines) est créé à Lyon afin de favoriser une mise en commun des résultats de recherches portant sur des milliers de patients « écoutés » et « susciter l’émergence de nouvelles pratiques ». Le Jardin des Livres publie les premiers travaux du Dr Thomas-Lamotte, initialement éditées dans le cadre des « Cahiers du CRIDOMH, sur cette relation de cause à effet entre souffrances refoulées et maladies en une inextricable et intolérable intimité.

Le passé compensé

L’être humain n’aurait que rarement l’occasion d’exercer son présumé libre arbitre et de s’affirmer en sujet pleinement responsable : sans le savoir, «  il vit en permanence au passé compensé » : « Chaque instant du présent s’organise en fonction et autour des événements décevants du passé  ».

Or, tout individu sait qu’il ne peut endurer « les blessures de l’âme » ou le « manque de satisfactions : « Ce qu’il ne sait pas, c’est que ces situations de souffrance intime doivent impérativement être racontées, avouées à un tiers pour apporter un soulagement définitif à la tension psychique créée. L’être humain doit se décharger de ses fardeaux en conscience, en les nommant. »

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Pour le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte, la « confidence de nos souffrances peut influencer et même changer le cours des choses ». Décrypter et verbaliser nos maux permettrait d’en finir avec cette accumulation de souffrances qui sature l’air du temps : « depuis qu’il existe, l’homme pollue abondamment l’univers en y déversant sa culpabilité  ». La CSI n’est pas un « retraitement efficace de cette culpabilité mais un leurre qui la recycle sous une autre forme pour mieux la propager dans l’espace et dans le temps ».

Le praticien se livre à un véritable travail de détective, rassemblant les différents indices symboliques pour aider le patient à dénouer ses culpabilités et confier une souffrance inexprimée afin de favoriser une guérison de lésions traumatiques se fixant sur tel ou tel organe d’élection – notamment ceux servant à l’échange, au passage et à l’ouverture sur l’extérieur. Dans tous les cas, souligne-t-il, « il s’agit de retrouver ce que le sujet n’a jamais dit à personne » afin de lui permettre de redevenir seul pilote et « auteur » de sa santé – une « santé triomphante » si possible... C’est aussi le rappel d’une évidence pressentie par les pionniers de la médecine psychosomatique : la réalité humaine est faite d’une substance indissociablement corporelle et psychique.

 

Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte, Comment notre inconscient nous rend malades lorsqu’on se ment à soi-même, 246 p., 24 €

La compensation symbolique – comprendre les hasards de la vie, Le Jardin des livres, 320 p., 25 €



46 réactions


  • Arogavox Arogavox 4 août 12:04

    Merci pour cet article qui élève le ’débat’ ambiant !

    et devrait permettre de prendre du recul par rapport à une addiction aux chiffres :

    "If you lack some of the data you need, then the results will be inaccurate because the data doesn’t accurately represent what you’re trying to measure. You may be able to get the data from an external source but bear in mind that third-party data may also suffer from quality problems. A current example is COVID-19 data, which is recorded and reported differently by different sources.

    ...

    It’s been said that if one wants better answers, one should ask better questions. Better questions come from data scientists working together with domain experts to frame the problem. Other considerations include assumptions, available resources, constraints, goals, potential risks, potential benefits, success metrics, and the form of the question. "

    cf https://www.informationweek.com/big-data/why-data-science-isnt-an-exact-science/a/d-id/1338438


    • lephénix lephénix 4 août 13:39

      @Arogavox
      Churchill en son temps ne manquait pas de rappeler que les chiffres et autres statistiques ne l’intéressent que dans la mesure où il peut les truquer lui-même... il était mieux placé que d’autres pour ce faire... aujourd’hui nous sommes laminés par des calculs de probabilités (gouvernance algorithmique) et bientôt « pilotés » par ces probabilités que l’on nous impute (cf « minority report » de spielberg)


  • Iris Iris 4 août 12:27

    Sujet très intéressant qui devrait faire l’objet de plus de subventions.
    J’ai commencé à décrocher à partir de cette phrase :
    « Chaque instant du présent s’organise en fonction et autour des événements décevants du passé »


    • lephénix lephénix 4 août 13:35

      @Iris
      comme vous l’avez compris, il s’agit d’une recension d’ouvrages à contrecycle du « Sujet de l’Année » et au-delà... ceci dit, notre avenir dépend de ce que nous faisons ou pas au présent...


  • Merci pour cet excellent article qui pourrait s’appliquer au covid. Celui-ci n’est-il pas un retour du refoulé : la mort dans une société trop aseptisée et bien-pensante à en mourir,... Petite anecdote, une relation après 20 ans de séparation difficile avec un mari pervers narcissique (le temps de faire cinq enfants au passage) s’est retrouvée bloquée face à lui à cause du covid. LE pervers narcissique déteste le chiffre 2 et devant les autres peu se montrer « adorable ». Des années durant, la femme a refoulé les « coups » bas« . Il a des côté gentils malgré tout,.. (on voit le scénario). Face à lui, elle a commencé à le voir comme il est vraiment sans floutage,... (culpabilité toxique). De retour en Belgique elle se découvre un petit cancer de la peau débutant. Face à la peur, elle décidé ENFIN de sortir du déni et même avouer qu’elle l’était aussi, qu’elle était trop attachée à l’argent. Tout est sorti, même ses propres »défauts" causé entre par une enfance de demi-maltraitance. CE fut une véritable libération, même si c’était aussi pour se rendre-compte que le monde est dégueulasse. Elle apprend son ultime thérapie : en rire,.... 


    • lephénix lephénix 4 août 13:32

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      le dr Lamotte interprète le mélanome en fonction du rapport au père (dieu soleil, etc.)
      bien sûr, pour le traitement, il n’y a pas que l’aspect symbolique car tout carcinome basocellulaire peut être excisé sans risque... ça ramène toujours à cette évidence : « la peau, c’est ce que nous avons de plus profond » (valery) et on peut y lire à livre ouvert...


    • @lephénix oui, effectivement. Le père de la femme en question est mort au Cambodge (guerre) alors que le mère de M. était enceinte. Née avec le poids d’un kilo (choc de l’annonce), le mère fut incapable d’assumer l’enfant et la laissa à sa soeur où elle était ’« enfant » de trop. Je ne peux en dire plus mais le contexte est planté si je puis dire. J’aurais aimé faire un doctorat sur le cancer (deuil difficile entre autres,...). 


    • lephénix lephénix 4 août 17:46

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      la mémoire du corps est tenace et refait surface à la moindre occasion... : nous sommes nombreux à vivre ce paradoxe : nous retrouver enfermés... hors de notre corps tout en étant prisonniers de lui.. selon nos conditions de naissance que nous n’avons pas choisies et les circonstances de nos premières années d’une vie que nous n’avons pas davantage choisie...
      L’irruption de la maladie peut être celle de la conscience et fonctionner comme un rappel à prendre en mains une vie qui nous aurait échappé jusqu’alors... de même que nous participons à nos maladies nous pouvons travailler aussi à avoir prise sur elle et contribuer activement à notre guérison... il n’est jamais trop tard pour étudier la question de la guérison...pourquoi ne pas commencer par le format d’un article ?


    • @lephénix J’aurais tellement de choses à dire. Too much... L’explosion de Beyrouth m’interpelle. Sur la route la Tour de Babel. Le langage des origines. Pour la symbolique...Je me contente d’interpréter l’actualité qui avance très vite,...Le cancer est aussi associé au signe du cancer (celui qui se retire dans sa carapace et retient tout en lui,...au risque d’exploser en un feu d’artifice de mots et de maux. Pour la symbolique : monothéisme contre polythéisme, la Tour de Babel se compose de sept étages comportant chacun 360 marches (nombre de degré astrologiques cf Mamevoy) et 72 langues ou nom de dieu. Biodiversité. https://mamevoy.pagesperso-orange.fr/astrologie/DEGRSYMB.HTM. Le jour de notre naissance est très important. Il concentre la mémoire de l’inconscient collectif et de nos ancêtres. Aujourd’hui 4 aout : signification du degré : Garder en souvenir les joies et les peines de toute une vie. Souvenirs positifs ou évaluation des aventures passées. Degré d’avantages et de supériorité. Vie tranquille. Patience et persévérance. Cœur chaud, esprit ouvert, sensible et timide. Difficultés se changeant en mieux. Le 11 ème degré parle de sein et tout ce qui concerne la maternité et l’allaitement. 


  • Pourquoi je déteste le mouvement « me too » : parce que les femmes sont aussi « garces » que les hommes" mais elle dans le versant soumis, victimaire. Elle participe à tous les dénis,...les concernant aussi,.. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Une femme séduisante devrait savoir que le monde est dangereux et suivre des cours d’Aïkido, surtout les jolies. 


  • Suite et fin : la femme en question est « thérapeute » de couples et vient de se rendre compte que les couples qui viennent la voir sont exactement à l’image de sa propre situation ;; ;et de dire, de toutes façons je sais d’avance qu’ils viennent pour apprendre à se séparer,...


  • binary 4 août 13:30

    Ce que j ai le mieux compris dans cet article c est la fin ... 24€.


  • Loatse Loatse 4 août 13:38

    Interessant. maintenant j’ai ce sentiment que l’humain fonctionne comme un ordinateur... la « mémoire en cache » à supprimer dans l’historique n’est elle pas l’équivalent de ce que nous trimbalons à notre insu et qui nous empêche de vivre pleinement le présent, en bonne santé.. (soit sans amertume, regrets, sentiment permanent de culpabilité...)

    Pourquoi me suis je dis, on ne peut supprimer aussi facilement de notre mémoire, non pas les émotions liées aux souffrances passées, car même à les décrire, à les confier, à les revivre émotionnellement, il reste toujours des cicatrices liées à l’ego qui grattent parfois souvent quand on ne s’y attend pas.

    et c’est ainsi que s’expriment dans notre corps, les injustices subies, les torts non réparés et non reconnus, les mots blessants.

    Certains entament des psychothérapies, et c’est alors à coup sur, le déversoir des griefs, les blessures infligés à ceux qui n’ont pas conscience de que non intentionnellement ils ont causé.. (confidences d’un brave homme a qui sa fille a un jour présenté « l’addition » selon les conseils de son psy)

    L’ego lui est satisfait, il a obtenu ce qu’il désirait sauf que voilà, nous sommes plus complexes qu’il n’y parait. Certains en effet tombent gravement malades lorsqu’un procès qui dure des années connait enfin une issue « heureuse »... cette fameuse reconnaissance du statut de victime ou de lésé.

    On peut se poser la question : Cette lutte qui leur prenait toute leur énergie, leur temps, n’était ce pas devenue leur raison de vivre ? Peut on surmonter les épreuves, humiliations subies sans en passer par la case reconnaissance par autrui ? S’aimer et se respecter suffisamment pour qu’au présent les rejets, les jugements glissent sur nous comme l’eau sur les plumes des canards évitant ainsi un cumul de mal être débouchant sur du « mal à dire » soit de la maladie ?

    Qui ne connait pas non plus sinon parmi son entourage ou par oui dire, de personnes en quête de reconnaissance (qui s’exprime souvent par un « j’ai beaucoup souffert/ne dis pas cela, ne fait pas si, tu vas me rendre malade »), lesquelles voient là sous cette forme de chantage permanent ou ponctuel le moyen d’obtenir ce qu’en temps normal on leur aurait refusé, à tort ou à raison. ? 


    • lephénix lephénix 4 août 13:44

      @Loatse
      l’essentiel est de ne jamais se quitter ni quitter cet essentiel qui nous constitue et nous fait avancer non vers l’abîme mais vers ce qui nous aimante...


  • Lire aussi Marty et Fain....


  • Pour moi, le corona, c’est le refoulement des pulsions de meurtre et de mort. Une ville près de Wuhan s’appelle HANKOU (cela ne s’invente pas,...). Ankou chez les bretons...


  • La planète et l’actualité sont aussi à étudier comme un corps avec ses symptômes et ses maladies. Elles font sens. Cf affaire ILSE UYt... en Belgique.


  • Jean Keim Jean Keim 4 août 22:26

    La cause de bien des souffrances est la pensée, et la pensée ne peut exprimer que le passé.


  • caillou14 rita 5 août 10:12

    Or, tout individu sait qu’il ne peut endurer « les blessures de l’âme ».... ?

    Aux âmes citoyens ils vous prennent pour des cons !

     smiley


  • Nous ne pouvons changer le temps biologique, mais nous avons le pouvoir d’imposer notre libre arbitre sur l’évolution de notre histoire. Autrement repeindredre notre passé. Chausser de nouvelles lunettes sur celle-ci. Notre vision du passé n’est qu’illusion (caverne de PLATON. Ce que nous percevions comme bon était peut-être toxique et l’inverse. Si nous restons dans la matrice qui impose une vision binaire (bien ou mal selon les dogmes de la religion, celle du fils et du second testament) nous avons une perception de notre passé en bien ou mal, reproduisant en boucle la même séquence (d’ADN ou ARCHE DE NOE), nous sommes prisonnier de l’absence de libre arbitre de notre histoire et répétons en boucle les mêmes erreurs. Seule la connaissance de soi reprise par Socrate (lui-même l’ayant reprise sur le temple d’Apollon à Delphe, l’ombilic du monde) permet de retrouver son libre arbitre et se détacher de la matrice qui nous enveloppe (la matérialité temporelle et rationnelle des me« r »dias en référence au stade anal de Freud). Si notre destinée est inscrite dans les astre, celle-ci n’est pas sculptée ou figée dans la pierre. Comme pour la bible, tout dépend de l’interprétation qui en est donnée et qui est toujours à deux faces mais ni blanche ou noire. Elle se lit entre les lignes,...de l’échiquier de la vie. Echec (chute) et MAT (le mat du tarot). 64 codons dans l’aDN, 64 tirage dans le YI-king, 64 cases dans le jeux de loi et 64 cases dans le jeu d’échec. Mais pour pour ne plus être en échec, il faut prendre de la distance comme en photographie et s’éloigner des cases en noir et blanc pour ne plus percevoir que les lignesqui les sépare et nous atteignons à la vision de l’arbre séphirotique comprenant 72 niveaux (le SAINT ESPRIT : dernier niveau de conscience étherique).http://users.skynet.be/lotus/tree/bible0-fr.htm


    • lephénix lephénix 5 août 13:24

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      merci pour le lien nourricier... la bible livre un levier d’action psychodynamique très simple : « il te sera fait selon ta foi »...


  • Retrouver son centre dans la dualité qui divisent les parties du corps (la colonne vertébrale).


  • L’humain ne peut retrouver l’axe du monde, son centre, quAPRES avoir subi l’épreuve de la dualité du monde (la différence des sexes). 


    • lephénix lephénix 5 août 13:27

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      alors que le monde sort de son axe, nous pouvons toujours tenter de nous ancrer dans le nôtre... après la traversée de ces épreuves-là...
      la moindre abeille qui infuse multiplie l’été dit le poète...


    • @lephénix « libèr »e-toi de ton état de larve pour naître libellule.  libellule est un diminutif du latin liber, libellus, « petit livre », ce qui évoque les ailes étendues comme les feuillets d’un livre lorsque l’insecte se pose (libellules stricto sensu, c’est-à dire les Libellulidae) 


    • lephénix lephénix 6 août 09:26

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Merci pour cette belle image parlante... du pli matriciel du livre à l’envol de l’être, la page est loin d’être tournée...


  • zygzornifle zygzornifle 5 août 13:39

    Se porter bien est un état instable entre 2 maladies ….


  • Ecureuil66 5 août 15:16

    merci pour cet article très intéressant et qui va dans le sens de ce que les taoïstes disent depuis des centaines d’années...tout provient du cerveau, y compris de notre « deuxième cerveau » à savoir le ventre ...(.le tan tien) 


    • Jean Keim Jean Keim 6 août 07:21

      @Ecureuil66

      « ...tout provient du cerveau, »

      Du cerveau ou de la pensée ?

      Le cerveau est un organe extraordinaire mais un organe, la pensée est un processus qui ne peut à partir de ses propres ressources : la mémoire, s’extraire d’elle-même, quasiment comme un programme informatique avec ou sans I.A., avec ou sans capacité d’autoapprentissage, elle ne peut que enfler.


    • Jean Keim Jean Keim 6 août 07:27

      Le corps et donc le cerveau sont le produit du temps, de l’évolution, la pensée l’est tout autant, elle ne peut que puiser dans le passé.


    • Gollum Gollum 6 août 08:30

      @Jean Keim

      Conception complètement matérialiste. Venant en théorie d’un spirituel, cela est assez paradoxal et surréaliste...

      Vous devriez vous interroger sur votre spiritualité pour voir si elle tient la route.. smiley

      Elle me semble bancale.


    • Jean Keim Jean Keim 6 août 09:22

      @Gollum

      Je ne crois pas être matérialiste, ce serait une impasse totale, mais la vie (dans notre réalité humaine, c’est-à-dire dans notre monde) se manifeste en évidence en la matière, la matière c’est de l’espace et du temps, par contre ce qui vous échappe totalement c’est que la pensée, qu’elle soit triviale ou sublime, s’exprime dans le même contexte, je crois que vous avez la peur de même seulement l’envisager, vous préférez rester dans vos repères, votre savoir hétéroclite, il est vrai que c’est rassurant ; quand vous cherchez à placer un commentaire, vous pourriez observer le jeu de votre pensée qui puise dans ses mémoires ce qui lui semble pertinent, peu ou prou nous procédons tous ainsi, certains le voient, d’autres pas.

      Quand à la spiritualité, c’est une affaire personnelle, seulement quand elle est faite de choix, quand elle s’exprime uniquement par le truchement de savoirs, dans ce cas elle n’est pas spirituelle mais informative, c’est semblable à la lecture d’un quotidien d’information, ce n’est pas inutile mais c’est sans importance.


    • lephénix lephénix 6 août 09:28

      @Ecureuil66
      c’est la base de toutes les traditions spirituelles depuis les chamanes des premières communautés... les anthropologues parlent d’efficacité symbolique, les médecins de médecine psychosomatique ou holistique...


    • @lephénix Exactement. La spiritualité, c’est simplement lié à la capacité fantasmatique de l’humain et le rêve en fait partie. Voir définition des « alexythimique » : L’alexithymie est une difficulté à identifier, différencier et exprimer ses émotions, ou parfois celles d’autrui. Ce trait de personnalité est communément observé parmi les patients présentant des troubles du spectre autistique et des symptômes psychosomatiques. Ces personnes bloquant toutes les vannes de leur cerveau aux émotions et aux fantasmes, compensent souvent par un excès d’hyponchondrie (par effet de balancier). Etre spirituel c’est simplement faire « jouer » les fantasmes entre eux. Exemple, la capacité à faire rire (équivalent de l’orgasme). La spiritualité n’est pas liée à la croyance en un dieu matériel (ce qui est incompatible avec l’idée même de dieu), mais développer sa capacité à mettre dieu en soi en éclairant nos zones d’ombres (Cf JUNG). L’ombre, c’est la caverne de Platon, l’enfer : Hadès ou Pluton (le Dieu symbolique de la destruction). En fait l’action de Pluton en astrologie n’est destructrice que pour ceux qui ne voient pas clair dans le noir. Si vous éclairez l’enfer(ment), le mal disparaît. Voir le mythe d’Orphée (c’est parce qu’il doute qu’Eurydice retourne aux enfers.
      Tiens, cette année est une année 7 (spiritualité) dans le cycle de METON. La métonymie relève d’une bonne capacité fantasmatique.


    • Gollum Gollum 6 août 10:43

      @Jean Keim

      Vous êtes matérialiste malgré vous car vous faites du cerveau une simple machine, à l’image des matériels informatiques. Vous êtes sur la même ligne que des scientifiques béhavioristes.

      Vous séparez le spirituel du matériel car ce dernier ne peut pas être irrigué et informé par le spirituel. Votre spirituel est hors sol. Dans les nuages.

      Quant à préférer rester dans mes repères je le conçois aisément, mais j’en suis conscient et je le relativise.. 

      Mais vous aussi vous restez dans vos repères à perpétuellement nous faire le même discours ici depuis des années.. (discours purement répétitif et radoteur et donc sclérosé)

      Je ne diabolise pas la pensée, comme vous le faites, mais à l’inverse je ne la porte pas au pinacle, pas plus que les savoirs livresques d’ailleurs..

      Je sais pertinemment qu’il y a autre chose.


    • Jean Keim Jean Keim 6 août 11:19

      @Gollum

      Beaucoup d’inflexion dans vos propos par rapport au Gollum d’avant, mais toujours dans la réaction.

      Je vous cite : « Je sais pertinemment qu’il y a autre chose. », c’est exactement cela, << VOUS SAVEZ >>, vous avez fait des choix et par conséquent si les autres ont une autre approche, ils sont indubitablement dans l’erreur, seulement vous ne percevez pas en quoi consiste cette erreur, vous faites des reproches, parfois irrespectueuses, à une dame qui porte une robe bleue sur ce qu’elle écrit, mais vous êtes sa réplique, et elle vous ignore, cela vous agace prodigieusement, alors vous revenez à la charge comme une mouche qui n’a pas conscience de ce qu’elle fait.

      Et vous avez tellement besoin de reconnaissance, c’en est même touchant.


    • Gollum Gollum 6 août 18:16

      @Jean Keim

      Non aucune inflexion, c’est juste vous qui ne compreniez pas ma position, ou moi qui n’ai pas su expliquer...

      La dame c’est la Mélu ? Je m’amuse c’est tout.

      Et j’espère bien ne pas être sa réplique. smiley (Tout mais pas ça..)

      Elle m’ignore ? D’une, je m’en fous.. Deux, elle fait semblant.

      Trois : je reviens à la charge parce que j’adore faire enrager certaines structures mentales pathologiques..

      Si j’avais besoin de reconnaissance je serai en permanence, comme beaucoup ici, 24h/24 et 7j/7 à tchatcher sur ceci et cela. Or ce n’est pas le cas.

      Bon, sinon vous êtes toujours aussi confus. smiley


    • @Jean Keim quelques différences avec Gollum. Je ne recherche aucune reconnaissance, ce qui m’inquiéterait un peu étant tout ce qu’il y a de plus politiquement incorrecte. Mes amis me suffisent à ce niveau là étant bien entourée. Je ne vois nullement l’intérêt de faire « enrager » les autres. J’écris surtout pour laisser une trace dans la mémoire akashique de l’ordinateur. Mes écrits sont le fruit de mes lectures et le seul élément personnel est l’analyse que je fais de l’actualité. Je ne trolle pas....Je laisse Gollum à ses projections. Pour vivre heureux vivons cachés. Merci malgré tout à Agora ; 


    • Gollum Gollum 7 août 09:04

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Je ne recherche aucune reconnaissance

      Non, à peine... smiley

      Dès que vous êtes venue sur ce site vous avez spammé quasi tous les textes qui sortaient pour faire vos discours de pseudo-initiée de pacotille, avec des posts nombreux et en rafale...

      Et après vous avez le culot de prétendre ne chercher aucune reconnaissance ?

      Vous vous foutez de la gueule du monde.

      Tiens je vais employer un mot que vous balancez constamment aux autres, vous êtes dans le déni.


    • Jean Keim Jean Keim 7 août 13:58

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Si je peux me permettre, ne faites pas la part trop belle à vos lectures, un livre ou tout autre support, n’est jamais que de l’information, le savoir nourrit la pensée, la pensée ne peut exprimer que le contenu de mémoires, c’est observable, l’aperception de cette évidence est une véritable révélation, les perspectives sont innombrables et bénéfiques tant sur le plan personnel que pour toute la communauté humaine dont vous semblez vous soucier, bien comprise elle amène l’abandon de beaucoup de choses qui deviennent futiles, inutiles ou sans intérêt.


  • Le transhumanisme est d’ailleurs une forme d’hyponchondrie. 


  • J’iamerais simplement relater un extrait de mon rêve de cette nuit : je me trouvait à Modène, dans un lieu très éloigné de l’hystéiee moderne. A un moment j’assiste à une messe et vois dans le ciel la visage illuminé du christ. Les gens me disent que c’est simplement des jeux de sons et lumières pour alimenter la messe. Etrange me dis-je au réveil : un village qui s’est réfugié dans l’authentique et l’ancien utilise des trucs artifi« ciel ». Cela ne colle pas. Je vais lire un peu ce que l’on dit sur Modène et j’apprends que c’est une ville qui est liée a FERRARI et LAMBORGHINI. Tout s’éclaire pour moi. Mais le reste relève du domaine privé...


  • La signification du Covid se trouve dans l’action symbolique de Pluton. Primo, il est insaisissable (les scientifiques sont mis en échec). Deuxio, il nous oblige à nous réveiller chaque matin en se disant : c’est peut-être ma dernière journée. Avec l’avantage d’en profiter au maximum et intensément. Ce qui a pour avantage de nous forcer à nous dépasser et être encore plus créatif. 


    • Jean Keim Jean Keim 7 août 15:43

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Primo : ce n’est pas le covid qui met les scientifiques en échec mais tous les virus... et les habitudes de penser itou.

      Deuxio : Seulement pour nous le dire vous êtes vivante, j’adore cet échange entre snoopy et son petit maître qui lui dit : « Un jour nous serons morts », et le chien de répondre : « Oui mais les autres jours nous sommes vivants » , Socrate lui-même n’aurait pas dit mieux.


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