lundi 23 avril - par Sylvain Rakotoarison

Vers une dictature nouvelle des médecins ?

« En qualité de membre de la profession médicale, je prends l’engagement solennel de consacrer ma vie au service de l’humanité ; je considérerai la santé et le bien-être de mon patient comme ma priorité ; je respecterai l’autonomie et la dignité de mon patient ; je veillerai au respect absolu de la vie humaine ; je ne permettrai pas que des considérations d’âge, de la maladie ou d’infirmité, de croyance, d’origine ethnique, de genre, de nationalité, d’affiliation politique, de race, d’orientation sexuelle, de statut social ou tout autre facteur s’interposent entre mon devoir et mon patient (…). » (Extrait de la Déclaration de Genève adoptée en septembre 1948 par l’assemblée générale de l’Association médicale mondiale, dans sa version modifiée en octobre 2017 à Chicago, équivalent moderne du Serment d’Hippocrate).



À la suite d’un recours en référé-liberté déposé le 17 avril 2018, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné, ce vendredi 20 avril 2018, de procéder à une nouvelle expertise médicale sur l’état de santé de Vincent Lambert, la dernière ayant été faite en 2014, avant de se prononcer sur la décision du 9 avril 2018 du CHU de Reims d’arrêter les traitements. Vincent Lambert va donc bénéficier d’un petit sursis, mais l’épée de Damoclès n’est pas pour autant enlevée. Les parents de Vincent ont considéré que c’était une "première victoire" pour celui qui a reçu un soutien remarqué du pape François deux fois cette semaine, le 15 et le 18 avril 2018.

Cette "affaire" médicale et multi-judiciaire est effrayante pour de nombreuses raisons. La première raison, elle tient à ce qu’il y a d’abord une personne, qui malgré son état d’extrême vulnérabilité, doit conserver toute sa dignité que toute personne humaine mérite. La deuxième raison, c’est qu’au-delà de lui-même, il est honteusement et odieusement instrumentalisé par des promoteurs féroces et tenaces de l’euthanasie qui voudraient absolument en faire un "exemple". La troisième, c’est que Vincent n’est ni en fin de vie, ni malade. Il n’a pas besoin de machine pour vivre. Il a juste besoin qu’on l’aide pour s’hydrater et pour se nourrir parce que, paralysé, il ne peut pas le faire tout seul. Et pourtant, on voudrait lui faire appliquer la loi sur la fin de vie. La quatrième raison, c’est que pèse sur des juges administratifs dont ce n’est pas l’attribution la lourde responsabilité, dans les faits, de prononcer la mort ou la survie d’une personne. Je ne m’attarderai pas sur d’autres raisons qui doivent rester dans l’intimité privée et qui ont trait à la division de l’entourage familial qui reste la principale cause du "problème" insoluble depuis cinq ans.

Cinq ans ! Encore une preuve concrète que Vincent n’est pas en fin de vie. En avril 2013, une première procédure d’arrêt des traitements a eu lieu. Vincent a survécu trente et un jours sans nourriture ! On appellerait cela plutôt un attachement à la vie. Cinq ans sont passés, et il n’est toujours pas mort, fort heureusement : la fin de vie ne peut vraiment pas être invoquée dans sa situation, aussi dégradée soit-elle.

Mais venons au pouvoir de ces médecins qui ont voulu condamner Vincent.

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Alors que, pendant des décennies, certains médecins pouvaient être considérés comme des personnages providentiels, au point de parfois infantiliser leurs patients (c’étaient les "mandarins"), depuis une vingtaine d’années, les rapports entre médecins et patients se sont équilibrés, surtout depuis l’adoption de deux lois voulues par le ministre Bernard Kouchner, la loi n°99-477 du 9 juin 1999 et la loi n°2002-303 du 4 mars 2002 qui donnent quelques droits aux patients, en particulier le droit de recevoir des soins palliatifs en cas de nécessité, le droit de refuser les traitements médicaux et le droit d’accéder à son dossier médical.

Ce dernier point avait été parfois contesté par certains médecins qui considéraient le dossier médical comme un cahier de manipes, à savoir, donnant l’occasion d’inscrire de l’info et de la réflexion brut, et donc, pas forcément destinées à la lecture du patient, soit pour des raisons de fond mais aussi de forme. Pourtant, ce droit à l’information est d’autant plus essentiel qu’il rejoint le droit accordé par la loi Informatique et Liberté n°78-17 du 6 janvier 1978 qui explique que chaque personne présente dans un fichier a droit de regard et de rectification sur les données personnelles la concernant.

Deux autres lois, dans la continuité des deux déjà citées, ont poursuivi le mouvement en accordant encore plus de droits aux patients, la loi Leonetti n°2005-370 du 22 avril 2005 et la loi Claeys-Leonetti n°2016-87 du 2 février 2016 qui évoquent principalement la fin de vie. Et parmi l’accroissement des droits du patient, il y a la rédaction des directives anticipées, la désignation de la personne de confiance et la procédure dite collégiale pour décider (ou pas) de l’arrêt des traitements pour les malades en fin de vie.

Mon titre d’article est volontairement provocateur et certainement injuste car je n’ai jamais connu que des médecins respectueux de mes droits et de ma dignité, de mes volontés et de mes réflexions, soucieux de ma santé et en pleine conscience professionnelle. Les médecins subissent eux-mêmes une "dénotabilisation sociale", comme l’ont connue un peu avant eux les enseignants. Certains sont même insultés voire menacés par certains patients peu commodes. Il est loin le temps où le médecin infantilisait son patient et où ce dernier parlait de "la faculté" pour parler d’un spécialiste !

Cependant, certaines situations particulières, devenues médiatiques ces derniers temps, laissent l’effrayant arrière-goût d’un nouveau pouvoir des médecins, celui d’être l’arbitre de la vie et de la mort de certains de leurs patients. Et cela en contradiction avec le serment qu’ils ont prononcé en devenant médecins.

La dernière loi, celle du 2 février 2016, censée accorder plus de droits aux malades en fin de vie, semble paradoxalement redonner du pouvoir aux seuls médecins. Et pas n’importe lequel, celui de l’arrêt des traitements. Or, l’arrêt des traitements, cela signifie la mort à court terme dans le cas de maladie ou d’infirmité graves.

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La situation de Vincent Lambert est complètement surréaliste. Il est "emprisonné" (le mot est dur mais y en a-t-il un autre ?) dans un hôpital qui n’a pas la compétence pour répondre le mieux possible à son état pauci-relationnel. Je ne reproche pas à l’hôpital ce manque de compétence car certains hôpitaux ont certaines spécialités. En revanche, ce que je reproche, c’est le refus permanent de cet hôpital de transférer Vincent dans un établissement qui, lui, serait compétent pour traiter au mieux son état de santé. Ce n’est pas de la pure théorie puisque plusieurs établissements ont déjà affirmé être d’accord pour s’occuper de lui. Au lieu de cela, l’hôpital, pour la quatrième fois en cinq ans, a procédé à une "procédure collégiale" pour arrêter les traitements.

Pourquoi ne pas tenter tout pour faire revivre Vincent ? Pourquoi imaginer comme seule solution sa mort ?

Soixante-dix médecins ont signé une tribune publiée dans "Le Figaro" le 18 avril 2018 pour exprimer leur « incompréhension » et leur « extrême inquiétude » au sujet de Vincent Lambert qu’ils ne considèrent pas en fin de vie : « Un tissu d’incertitudes et d’hypothèses, ainsi que des jugements contradictoires concernant le niveau de conscience, les capacités de relation et de déglutition, le pronostic, fondent une sanction dramatique, incompréhensible. Certains d’entre nous ont une expérience de trente à quarante ans de soins et de réflexion autour de ces personnes. La circulaire du 3 mai 2002, qui a marqué une étape essentielle pour l’organisation et la qualité de la prise en charge des personnes EVC-EPR, constitue une référence toujours d’actualité. ». Et de considérer que « M. Vincent Lambert est bien en état pauci-relationnel, à savoir qu’il n’est pas dans le coma, ne requiert aucune mesure de réanimation et qu’il a des capacités de déglutition et de vocalisation. ».

Le professeur Xavier Ducrocq, professeur de neurologie et d’éthique au CHU de Nancy, avait proposé ce diagnostic le 27 février 2015 : « De Vincent, on peut dire qu’il n’est pas en coma, qu’il n’est pas branché. Il n’est pas malade, mais dans un état de handicap très sévère, privé de communication. Il n’est pas un légume. Il n’est pas en fin de vie ; des personnes peuvent vivre de nombreuses années en EPR. Cela est dû à des lésions cérébrales sévères et les chances d’amélioration sont pratiquement inexistantes. Si Vincent ne communique pas, pour autant une relation est-elle strictement impossible ? Un échange, silencieux, mystérieux, indicible, ne se produit-il pas avec l’entourage et l’environnement ? (…) Vincent déglutit sa salive, depuis des mois. Il peut avaler quelques gouttes d’eau, quelques miettes de gâteau, alors qu’il n’a pas bénéficié d’une rééducation de la déglutition. (…) Il y a longtemps que Vincent est privé de ces soins. Il est enfermé à clef dans cette chambre. (…) Vincent est bien incarcéré dans sa chambre, surveillée par une caméra, sous écoute au moyen d’une baby phone. Tel un détenu, dangereux, dans l’attente de la mort à laquelle on l’a condamné. ».

Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’Université de Paris Sud-Saclay et directeur de l’Espace éthique Île-de-France, a déclaré dans Huffington Post le 20 avril 2018 : « M. Vincent Lambert aurait pu poursuivre son existence dans un cadre adapté bénéficiant d’un environnement humain et d’un accompagnement compétents, comme tant d’autres blessés traumatisés crâniens. ».



Il a rendu hommage à tous les soignants et aidants : « Faute de qualificatifs capables de leur épargner l’insulte d’une stigmatisant indigne, ces personnes sont reléguées au statut de "pauci-relationnel", "d’éveil sans conscience" ou "de végétatif constant". Comme si déjà, nous les excluons de notre humanité. Lorsque des familles, des professionnels ou des membres d’associations ne désertent pas et demeurent présents dans tous les moments de leur existence, alors que la vox populi qui ignore tout de ces "grands blessés" semblerait préférer le renoncement dans la mort donnée, un tel engagement nous est précieux. Sans "obstination déraisonnable", avec courage et lucidité, ils combattent pour une démocratie soucieuse de nos valeurs d’humanité. Nos obligations à l’égard des personnes en situation de vulnérabilité extrême sont inconditionnelles. ».

Il s’est permis d’élever le débat en posant des questions essentielles : « Qu’en est-il de nos solidarités et de notre sollicitude, dès lors qu’elles sembleraient se satisfaire d’une approche compassionnelle ou d’un consensus approximatif estimant certaines vies "indignes d’être vécues" (…) ? Au regard de quelles normes ou de quelle expertise ériger un "droit à la vie digne d’être vécue" ou estimer pour l’autre, au seul motif que son handicap altèrerait ses facultés relationnelles, que sa "mort serait préférable à sa survie" ? ».

Et de conclure avec un frisson dans le dos : « Si demain, nous apprenions sa mort [celle de Vincent Lambert], je souhaiterais être certain qu’il n’aura pas été l’otage, jusque dans cette décision médicale en attente d’exécution, de logiques qui auront finalement imposé leurs règles sans tenter d’explorer tout autre possible. ». Tout autre possible, comme celui d’être transféré dans une unité spécialisée, d’être « accueilli dans une structure qui lui restitue la plénitude de ses droits » (Emmanuel Hirsch).

C’est là une véritable incompréhension de la décision du CHU de Reims : pourquoi ne pas vouloir essayer d’abord les soins dans une structure spécialisée plutôt que d’avoir recours à l’ultime sédation terminale ? Pourquoi ne pas lui laisser sa chance ?

Mais le "scandale", c’est l’absence de consensus avec la famille. C’est pourquoi je considère qu’il faudrait amender la loi Claeys-Leonetti sur deux points, afin de mieux cadrer l’interprétation de la loi et de mieux conforter les droits du patient.

Le premier, c’est le consentement des proches. En l’absence de directives anticipées et même de désignation d’une personne de confiance, le patient doit pouvoir s’assurer de la compassion de son entourage rapproché qu’on pourrait définir par son conjoint, ses parents et grands-parents, s’ils sont en état de pouvoir y participer, et ses enfants et petits-enfants, s’ils sont majeurs. Je propose que la décision de sédation profonde et continue et d’arrêt des traitements de maintien de la vie ne puisse être exécutée qu’avec l’accord unanime de cet entourage rapproché. La moindre contestation démontrerait, le cas échéant, que la décision n’est pas pertinente, ne va pas de soi, n’est pas évidente.

L’autre point à préciser, et à mon sens, c’est essentiel, c’est qu’il ne soit pas possible d’invoquer une "obstination déraisonnable" quand les seuls traitements de maintien de la vie sont l’hydratation et la nutrition artificielles. Il existe un très grand nombre de personnes qui doivent être assistées pour se nourrir et pour boire (au-delà même des bébés), et il n’est pas possible humainement d’imaginer que les aider puisse être considéré comme une "obstination déraisonnable".

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Cette volonté terrible de vouloir mettre fin aux jours de Vincent Lambert, contre sa volonté (non exprimable) et contre la volonté d’une partie de sa famille très proche (ses parents et certains de ses frères et sœurs), est au moins la démonstration par l’absurde qu’une loi qui légaliserait l’euthanasie serait une catastrophe pour les patients les plus vulnérables.

En effet, la situation de Vincent Lambert, mais aussi d’autres, comme celle de cette adolescente de 14 ans, Inès, condamnée, elle aussi, à mort contre la volonté de ses parents, montrent que les médecins gardent un pouvoir absolu de vie et de mort sur leurs patients. Cela prouve bien que l’euthanasie ne sera pas, in fine, un droit mais une menace terrible qui sera forcément reliée, à un moment ou à un autre, à des préoccupations comptables et budgétaires.

Un lecteur du journal "Le Figaro" l’a exprimé très précisément et excellemment le 21 avril 2018 (à moins que ce ne fût un copier-coller, ce qui n’ôterait en rien la pertinence des propos) : « L’euthanasie n’est pas l’exercice d’une ultime liberté : c’est donner au médecin et à l’administration hospitalière le pouvoir de décider qui doit vivre ou mourir. ».

Et de développer : « Voir dans l’euthanasie l’exercice d’une ultime liberté est une vision très idéaliste qui occulte la réalité toujours très complexe, diverse et difficile de la fin de vie. L’exercice de cette ultime liberté suppose un consentement totalement libre, éclairé et réitéré. Mais dans la réalité de la fin de vie, il est fréquent que ces conditions ne soient pas réunies et qu’aucune directive anticipée n’ait été rédigée. Dans la complexité de ces situations, la légalisation de l’euthanasie ne donnerait pas à la personne en fin de vie le droit à l’exercice d’une ultime liberté, mais donnerait plutôt au médecin et à l’administration le pouvoir de décider quelle vie est digne de se poursuivre, et laquelle doit être abrégée. Le plus souvent sur la base de critères financiers, qui n’ont rien à voir avec l’intérêt ou le bien-être du patient en fin de vie. Quand une juridiction administrative (tribunal administratif voire Conseil d’État) en arrive à être saisie par un hôpital pour trancher le cas d’un patient qu’il juge en fin de vie, et décider du bien-fondé d’un arrêt des [traitements], il y a de quoi se poser des questions, et s’inquiéter des dérives graves qui pourraient survenir si l’euthanasie était légalisée. Ces dérives sont déjà constatées dans des pays tels que la Belgique : enfants, handicapés mentaux, personnes atteintes d’Alzheimer… ».

Ce serait exactement cela, la légalisation de l’euthanasie ne serait pas un nouveau droit des patients, mais des médecins. Il est là le danger, que la volonté des proches du patient ne soit pas écoutée même lors de l’ultime épreuve.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 avril 2018)
http://www.rakotoarison.eu

Les illustrations proviennent de tableaux de Salvador Dali.


Pour aller plus loin :
Pétition : soutenez Vincent !
Vers une nouvelle dictature des médecins ?
Sédation létale pour l’inutile Conseil économique, social et environnemental.
Vincent Lambert et Inès : en route vers une société eugénique ?
Le congé de proche aidant.
Stephen Hawking, le courage dans le génie.
Le plus dur est passé.
Le réveil de conscience est possible !
On n’emporte rien dans la tombe.
Le congé de proche aidant.
Un génie très atypique.
Les nouvelles directives anticipées depuis le 6 août 2016.
Un fauteuil pour Vincent !
Pour se rappeler l'histoire de Vincent.
Dépendances.
Sans autonomie.
La dignité et le handicap.
Alain Minc et le coût des soins des "très vieux".
Euthanasie ou sédation ?
François Hollande et la fin de vie.
Les embryons humains, matériau de recherche ?
Texte intégral de la loi n°2016-87 du 2 février 2016.
La loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016.
La leçon du procès Bonnemaison.
Les sondages sur la fin de vie.
Les expériences de l’étranger.
Indépendance professionnelle et morale.
Fausse solution.
Autre fausse solution.
La loi du 22 avril 2005.
Chaque vie humaine compte.

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13 réactions


  • troletbuse troletbuse 23 avril 08:42

    Tiens, RotoPakinson se reveille. Mais la dictature est partout, pas seulement chez les médecins et avec Jupiter, elle s’installe dans tous les rouages de la société avec l’aide active de nos politicards.


    • Pere Plexe Pere Plexe 23 avril 10:58

      @troletbuse
      Dans le cas présent il n’y a ni dictature ni dictateurs.
      Juste du bon sens qui s’oppose à des concepts religieux jusqu’au-boutistes.


    • Christ Roi Christ Roi 23 avril 13:59

      L’auteur fait le malin parce qu’il est en bonne santé. Je lui souhaite quand il sera malade de tomber sur un médecin qui aura lu son article répugnant, on rigolera bien.


    • Dom66 Dom66 23 avril 14:19

      @Christ Roi
      oui car si dictature il y a, c’est la dictature des laboratoires pharmaceutiques


    • alainmarc 23 avril 16:42

      @Christ Roi
      Je plussoie ++++


  • CoolDude 23 avril 12:15

    Peut être qu’il coûte trop cher pour nos amis de la Sécurité Sociale (SS) !?
    Et qu’il n’est plus un sujet intéressant financièrement parlant pour nos médecins et nos institutions ?!

    En gros, c’est peut être juste un problème économique.

    Nous sommes tous un problème économique.

    Ahhh... Ce bon sens économique, cette main soit disant invisible qui régule parfaitement tout.

    Vous n’êtes pas assez rentable... Le four crématoire, c’est par là !


  • Ruut Ruut 23 avril 13:33

    Pourquoi refuser son transfert ?


  • Blé 23 avril 13:44

    L’article m’éclaire sur le cas de Monsieur Lambert, j’en remercie l’auteur.
     Difficile d’avoir un avis tranché car nous ne sommes pas sa famille ensuite, quand on se porte bien, quand tout va bien, on n’est pas très disposé à parler de fin de vie.Je pense à la souffrance de ce monsieur car il est dans l’incapacité de pouvoir donner « son avis » et face à son cas, la médecine reste impuissante.


  • foufouille foufouille 23 avril 13:56

    "je n’ai jamais connu que des médecins respectueux de mes droits et de ma dignité, de mes volontés et de mes réflexions, soucieux de ma santé et en pleine conscience professionnelle."
    ce n’était pas le cas de bonnemaison.
    j’ai connu quelques sadiques dans le domaine.


  • zygzornifle zygzornifle 23 avril 14:51

    Une dictature de plus voila qui devrait plaire a Macron .....


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