lundi 11 janvier - par Jean-Pascal SCHAEFER

2020, année meurtrière ?

 

Depuis le début de la crise Covid-19, j’entends une guerre de chiffres. En gros, il y aurait moins de morts cette année qu’en 2019, ou bien la grippe de Hong-Kong de 1969 aurait tué bien plus de monde…

J’ai souhaité aller aux sources, et analyser non pas les chiffres de mortalité spécifiques aux épidémies saisonnières, mais travailler sur les chiffres de mortalité globale depuis 1946.

A l’heure qu’il est, nous ne disposons pas encore des chiffres INSEE à fin décembre.

En revanche, nous avons bien ceux de 2020 jusqu’au mois de novembre inclus, même si pour l’année écoulée, ils sont encore provisoires.

En tout état de cause, l’examen de ces données permet d’objectiver un peu les choses.

2020 a bien été l’année la plus meurtrière depuis 1946

C’est bien ce qui peut se conclure des chiffres du mois de novembre.

Ainsi, sur la page accessible ici, se trouvent les données de décès par mois, toutes causes confondues.

Sur le tableau ci-dessous, les années les plus meurtrières ont été classés par ordre décroissant.

Les chiffres sont assez étonnants ; ainsi, les 5 années sur lesquelles le plus grand nombre de décès ont été enregistrées sont parmi les plus récentes (de 2015 à 2020).

Pour les autres années, on s’attendait à des choses comme 1954 et son fameux hiver, ou 1969-1970 avec sa grippe de Hong Kong. Eh bien, non ! On trouve dans l’ordre 1949, puis 1951, 1953 et 1975.

Nombre de décès par an ordre décroissant depuis 1946 (cumul année à fin novembre)

Comment s’explique la mortalité de la dernière décennie ?

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Comme le montre la pyramide des âges ci-dessous, la France est un pays qui vieillit.

Mais on ne meurt plus de vieillesse en France. Quand on cherche les principales causes de mortalité, on en trouve quatre principales, tous sexes confondus, qui totalisent les deux tiers (67,1 %) des décès en France (données 2013).

Il s'agit des tumeurs malignes (27,6 % des décès), des maladies de l’appareil circulatoire (maladies cardiovasculaires, 25,1 %), des maladies de l’appareil respiratoire (6,6 %) et des morts violentes (accidents, suicides et autres causes externes de décès, 6,5 %).

Pyramide des âges en France au 1er janvier 2019 - INSEE © INSEE
Pyramide des âges en France au 1er janvier 2019

Comment a évolué la population Française ?

La population Française vieillit, et elle s’accroît.

Au premier janvier de chacune des années ci-dessous, la population continue à croître.

 

Evolution de la population française depuis 2010 (INSEE) © Jean-Pascal SCHAEFER
Evolution de la population française depuis 2010 (INSEE)

De manière générale, la population croît sans interruption depuis 1946 (les Français étaient alors 40 millions). Ils ont passé les 50 millions en 1969, et les 60 millions en 2005.

L’évolution du nombre de décès d’une année sur l’autre est-elle exceptionnelle ?

Pour 2020, la réponse est oui. En effet, en dehors de l’année 1949, l’année 2020 est celle qui a enregistré la plus forte augmentation de décès par rapport à l’année précédente, quasiment à égalité avec 1962.

Variations les plus fortes de la mortalité par rapport à l'année précédente depuis 1946 (cumul à fin novembre) © Jean-Pascal SCHAEFER
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Variations les plus fortes de la mortalité par rapport à l'année précédente depuis 1946 (cumul à fin novembre)

Comment a évolué le taux de décès par rapport à la population ?

2020 est bien l’année ayant connu la plus forte mortalité depuis la seconde guerre mondiale, c’est un fait. C’est aussi une année exceptionnelle en termes d’augmentation du nombre de décès par rapport à l’année précédente.

Toutefois, si on compte les décès enregistrés au cours de l’année (jusqu’à novembre inclus) par rapport à la population, l’année 2020 apparaît bien plus banale.

En effet, l’année 2020 n’apparaît pas dans les 10 premières années (voir ci-dessous), ni dans les 20 premières, ni dans les 30 premières.

Avec un taux de décès par rapport à la population de 0,91%, elle se classe à la 39e place des pires années.

Taux de décès par ordre décroissant depuis 1946 (cumul année à fin novembre) © Jean-Pascal SCHAEFER
Taux de décès par ordre décroissant depuis 1946 (cumul année à fin novembre)

Sur une durée de 75 ans, cela amène à relativiser. Aucune autre année n’avait été menée une politique consistant à paralyser une partie de l’activité humaine pour limiter une mortalité pourtant bien plus élevée en part relative.

Le seuil de 1% de mortalité n’a été dépassé que lors d’années antérieures à 1970. C’était il y a longtemps. Nous avons oublié.

Il semble bien que la sensibilité à la mort ait augmenté plus vite que la mort elle-même.

Peut-on évaluer la surmortalité imputable au COVID ?

De nombreuses méthodes existent. Une approche simple (je suis preneur de calculs différents) consiste à prendre la moyenne du taux de mortalité des 5 années précédentes, et de l’appliquer à 2020. Dans ce cas, avec un taux de 0,83%, on aurait dû avoir « normalement » 539 507 décès à fin novembre. Or, à cette date, l’INSEE en comptabilisait 590 600. L’excédent, que l’on peut imputer au COVID et à ses conséquences (maladies mal traitées en raison du COVID, suicides…), est de 51 093. Encore une fois, l’année n’est pas terminée, il faudra voir les chiffres définitifs de décembre.

Bref, le COVID-19 n’est ni la peste noire, ni un événement anodin.



137 réactions


  • devphil30 devphil30 11 janvier 08:54

    Merci pour cette relativisation dans ce contexte de psychose largement entretenue par le pouvoir politique.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 11 janvier 09:38

      @devphil30
      Et merci à vous pour votre commentaire. Compiler ces chiffres est long et fastidieux, c’est agréable de voir que ce travail est apprécié.


    • Zolko Zolko 11 janvier 13:24

      @Jean-Pascal SCHAEFER : oui, merci pour cet article bien recherché et ben écrit.
       
      J’ai juste un petit b-mol, quand vous dites :

      excédent, que l’on peut imputer au COVID et à ses conséquences

       
      Ce ne sont pas vraiment les conséquences du Covid-19 mais les conséquences des décisions gouvernementales prises sous prétexte de Covid-19. Ce n’est pas le Covid-19 qui mène au suicide ou au délai de prise en charge médicale, mais bien les confinements successifs imposés par le gouvernement. De même pour l’interdiction faite aux médecins traitants de soigner leurs malades comme ils peuvent : c’est le gouvernement qui interdit certains traitements, pas le virus.

    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 13:39

      @Zolko

      bémol essentiel, merci !
      L’armure définit la tonalité en musique, mais ce bémol là est équivalent à une clé !


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 janvier 13:44

      @Séraphin Lampion .

      le cycle des quintes de toux ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 16:25

      @Aita Pea Pea

      Une seconde, Octave, je regarde mes quartes : j’ai une tierce !
      Mais je sais pas si je vais jouer en sol mineur à Lens ou en majeur, au Lac.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 janvier 16:36

      @Séraphin Lampion . Bon faudrait aller aussi sur les accords 5 7eme de dominante...et là ça se barre dans tous les sens...et je raconte pas la quarte ...tain on est mal barrés...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 janvier 17:03

      @Aita Pea Pea.

      inverse 5 de dom et septième... Voir l’harmonie par Joe Pass .


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 17:54

      @Aita Pea Pea

      Rémi, l’ami facile à dorer, vomit sur le Fa bémol qui, lui, vaut mi tout le temps.


    • Le421... Résistant Le421 11 janvier 19:18

      @Zolko
      Aller interdire l’HCQ alors que c’est un médicament diffusé depuis des décennies, si ça ne paraît pas louche pour tout le monde, pour moi, si !!


    • pipiou2 11 janvier 19:59

      @Le421
      C’est juste que ça marche pas : l’Italie utilise, l’Allemagne, le Brésil aussi , et regardez où ils en sont.


    • Djam Djam 11 janvier 21:01

      @Séraphin Lampion
      Pause ! je souffle pour vous suivre... ou bien demi-pause si vous êtes à l’urgence. Je soupire d’aise, l’article est bien rythmé, lentano puis petite pirouette allegreto in fine. La note sera bonne et pas besoin d’aller da capo, on a pigé smiley


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 11:55

      @Zolko
      Oui, c’est juste.


  • Yoann Yoann 11 janvier 09:23

    D’accord avec l’article, qui démontre bien la frénésie injuste autour du Covid ...

    Mais conclure par :

    Bref, le COVID-19 n’est ni la peste noire, ni un événement anodin.

    me surprends un peu car vous démontrez fort bien qu’il n’est pas si grave qu’on le prétends et vous concluez, qu’il n’est pas anodin non plus ...

    Les papy boomer arrivent, les décès vont mécanqiuement augmenter naturellement, les maladies non soignées/dépisté à temps, etc etc ... Tout ceci suffit à gonfler les chiffres de mortalité.

    Tout le monde nous avait prédit l’horreur avec 400000 à 500000 morts de plus, et résultat ?

    On a interdit les traitements en phase précoce, on a dit au gens de rester chez eux en famille, dodo doliprane alors qu’on sait aujourd’hui que le foyer est le 1er vecteur de contamination ... On a donné quoi dans les Ehpad pour les résidents en détresse respiratoire ? On a supprimé combien de lits d’hopitaux depuis 5-6 ans ? Etc etc etc ...

    Perso et aux vues de tout ça, je trouve que le covid est relativement anodin ...


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 09:27

      @Yoann
      c’est un commentaire écrit en mai et oublié en brouillon depuis ?


    • Yoann Yoann 11 janvier 09:42

      @nono le simplet

      Vous le faites exprès ou bien ?

      Le 28 Octobre 2020 à 20h11 : https://www.liberation.fr/france/2020/10/28/deuxieme-vague-du-coronavirus-suivez-les-annonces-d-emmanuel-macron_1803770

      Quoi que nous fassions, 9000 lits de réanimation pleins ....
      Etc etc etc ... Vous avez la mémoire bien courte dites donc smiley


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 11 janvier 09:44

      @Yoann
      Je comprends votre point de vue.
      Pour dire que cela n’est pas anodin, il suffit de voir que c’est la première fois depuis 1962 que l’on a une augmentation du nombre de décès d’une année sur l’autre qui dépasse les 8%.
      D’un autre côté, en 2015, on avait une augmentation par rapport à 2014 de 7,3 %, et c’est vrai que personne n’en a parlé.
      Il sera intéressant de faire les comptes quand les chiffres à fin décembre seront publiés.


    • Yoann Yoann 11 janvier 10:03

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      Merci pour votre ouverture d’esprit, cela fait plaisir, vraiment smiley
      Je suis d’accord avec vos remarques ...

      Je pense que les chiffres de décembre ne changeront pas grand chose à l’analyse car nous avons désormais la tendance, ce que je vois surtout, c’est le blocage du pays, les libertés attaquées, l’infantilisation des français, la peur la peur la peur, etc ...
      J’ai comme la mauvaise impression que le covid est l’excuse pour changer de système, changer de modèle économique ... mais ça, on ne pourra le savoir que dans quelques mois ou années ...


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 10:04

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      D’un autre côté, en 2015, on avait une augmentation par rapport à 2014 de 7,3 %, et c’est vrai que personne n’en a parlé.

      5.72 % ! et suite à une forte baisse en 2014 par rapport à 2013 année de la canicule ... si on lisse la courbe l’augmentation de 2015 est « anodine » ... par contre celle de 2020 (encore provisoire) est énorme !
      ci-joint une petite courbe 1994-2020 tirée des données de l’INSEE


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 10:07

      @nono le simplet
      à 2013 année de la canicule

      grosse bêtise bien sûr smiley la canicule c’est 2003 ... la variation vient des épidémies de grippe


    • pemile pemile 11 janvier 10:11

      @nono le simplet « ci-joint une petite courbe 1994-2020 tirée des données de l’INSEE »

      Une tite courbe, c’est toujours plus « parlant » !

      Et tu aurais pu tracer, en plus de la progression moyenne des années 2007-2019, une moyenne 1994-2019


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 11 janvier 10:14

      @nono le simplet
      Intéressant, merci. Les bases de calcul que vous présentez sont un peu différentes, car dans mon cas, j’avais utilisé l’évolution du nombre de décès d’une année sur l’autre. Le chiffre que vous communiquez utilise un ratio sur 100 000 habitants. Ce qui est d’ailleurs très pertinent.


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 10:18

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      Ce qui est d’ailleurs très pertinent.

      merci ... sur 4-5 ans c’est négligeable mais sur une période longue ... indispensable ...
      1994 59 millions d’hab ...2020 67 millions


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 10:28

      @pemile
      ouais j’aurais pu mais je suis pas encore chaud smiley


    • perlseb 11 janvier 14:48

      @nono le simplet
      Les premiers papy-boomers (1946) ont maintenant 74 ans et sont donc dans les tranches d’âges à risque. Ce n’est pas pertinent de comparer la mortalité pour 100.000 habitants, car dans ces 100.000 habitants d’aujourd’hui, la proportion de personnes âgées augmente fortement avec le papy-boom.

      Soit on compare des mortalités par tranche d’âge de 1 ans. soit plus simple, on regarde la variation de l’espérance de vie. Si l’âge médian des morts du Covid est de 84 ans avec une espérance de vie de 82,5 ans, je crois que l’on peut dire (rapidement, c’est très long de compiler réellement toutes ces données et ni les journalistes, ni l’INSEE ne le fait) que l’espérance de vie reste stable (voire augmente légèrement, à vérifier) : et c’est bien cela qui compte.

      Donc même sans Covid, attendez-vous à une courbe de « mortalité » (nombre brut ou part pour 100.000 habitants) qui monte très régulièrement jusqu’en 2060.


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 15:05

      @perlseb
      Donc même sans Covid, attendez-vous à une courbe de « mortalité » (nombre brut ou part pour 100.000 habitants) qui monte très régulièrement jusqu’en 2060.

      on pouvait s’y attendre en effet jusqu’en mars 2020 ... mais la régularité a pris un sacré coup dans la courbe depuis ...
      et pour ce qui est de ce que l’INSEE, en calculant l’espérance de vie elle fait exactement le calcul que tu dis qu’elle ne fait pas ...et dire qu’elle va rester stable, j’ai comme un doute smiley


    • perlseb 11 janvier 15:40

      @nono le simplet
      Je ne comprends pas ton attitude. L’ined a bien donné des projections de morts pour les années à venir. Je pense que les dernières années, on était au-dessous de la courbe finale (qu’on ne peut que supposer) : il y a donc un rattrapage cette année. Dans tous les cas, rien d’alarmant, rien qui n’autorise à confiner tout le monde.
      Sache que dans 10 ans, covid ou pas, on aura bien plus de morts que cette année. Que faudra-t-il faire ? La réponse : c’est la nature. Faut pas faire des enfants quand on refuse la mort.

      Quant à l’INSEE, oui ils vont calculer l’espérance de vie, mais en attendant ils insistent surtout sur le « nombre » de morts, en occultant autant que possible l’âge des victimes. Quand on aura l’espérance de vie (quasiment inchangée, même si tu n’y crois pas), le mal aura été fait. Je pense qu’on devrait avoir le droit (à cause des confinements) à une actualisation des chiffres (et notamment de l’espérance de vie) beaucoup plus fréquente.

      Mais bon, faut pas réver, notre santé, ils s’en tapent sinon la cigarette serait interdite et l’alcool aussi. On préfère interdire le sport, seule activité qui permet de prolonger l’espérance de vie en bonne santé.


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 16:10

      @perlseb
      Sache que dans 10 ans, covid ou pas, on aura bien plus de morts que cette année.

      on en reparlera dans 10 ans ...
      .
      Quant à l’INSEE, oui ils vont calculer l’espérance de vie, mais en attendant ils insistent surtout sur le « nombre » de morts

      pour faire des stats qui tiennent la route c’est le premier boulot à faire correctement et j’ai cru comprendre que la transmission des actes de décès étaient plutôt bordéliques dans de nombreux cas ... l’INSEE travaille lentement, méthodiquement et à fait un gros effort pour communiquer les chiffres de mortalité rapidement ... la suite viendra ... sans intérêt de balancer des chiffres à la va vite ...
      moi, en ce moment, mon espérance de vie je la calcule dans la vie de tous les jours et c’est dèjà pas mal ... et l’espérance fait vivre ... dans les jours qui viennent je vais passer du temps sur un toit et le coronavirus ne fera pas partie de mes soucis de précaution ...


    • perlseb 11 janvier 16:39

      @nono le simplet
      L’INSEE a peut-être aussi des consignes pour aller dans le sens du gouvernement, et de présenter les chiffres de la manière la plus alarmante possible. Quand on voit comment ils bidonnent le calcul de l’inflation, c’est pas trop à l’avantage des smicards ou des retraités.
      Un peu comme la police qui est très sévère avec les manifestants. Il y a bien des consignes.
      Encore une fois, notre santé ne peut pas être en jeu dans tout ce qui arrive, je ne vais pas me réfugier dans la première théorie « complotiste » qui vient, mais les atteintes à la liberté sont disproportionnées par rapport aux risques. Si on tient à notre santé, il faut interdire l’obésité, l’alcool et la cigarette bien avant de confiner (même si je suis contre toute interdiction).


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 16:49

      @perlseb
      L’INSEE a peut-être aussi des consignes pour aller dans le sens du gouvernement

      oui peut être ... ils comptent les morts en comptant les jambes et oublient de diviser par 2 ...
      encore une fois, l’INSEE compte les décès sans aucune notion de cause ... ils en seraient d’ailleurs bien incapables puisque les données de cause de décès sont transmises uniquement à l’INSERM


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 16:54

      @nono le simplet
      il va vraiment falloir que je fasse cet article sur l’INSEE ... j’attends les premiers chiffres provisoires de décembre ...


    • perlseb 11 janvier 17:11

      @nono le simplet
      Non, je ne parle pas de cause. Je parle de présentation. Si tu regardes la page INSEE, les âges sont à la fin, ils faut y aller, et même ces chiffres par âge sont mal présentés. On compare encore d’une année sur l’autre, alors que peu à peu, la population vieillit.

      Seuls les taux par âge ont une valeur, et on les a pas ces chiffres (on a le surnombre par grossière catégorie d’âge, c’est pas pareil : un numérateur qui augmente avec dénominateur qui augmente dans le même sens, ça serait un peu moins inquiétant).

      Bien sûr que l’année 2020 est mauvaise, mais comme la canicule a pu l’être : les personnes âgées meurent par vagues. Le plus exceptionnel est de savoir que le nombre de morts en France est resté stable sur une longue période avec une population qui a doublé. Et si on avait tracé une droite (horizontale) sur ce nombre de morts stables, alors on est clairement hors des clous (c’est un peu ton schéma en lien). Malheureusement, à un moment ou un autre, cette stabilité ne peut pas durer. Ce qui est rassurant, c’est que d’autres que l’INSEE l’avait prévu, même si l’INSEE n’en parle pas du tout.


    • nono le simplet nono le simplet 12 janvier 03:00

      @perlseb
      .


    • vesjem vesjem 17 janvier 10:40

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      D’autant que les gestionnaires de cette épidémie, ont appliqué les mesures les plus incroyables et scélérates pour augmenter le nombre de morts

      Pr Perronne parle de 20 000 morts de trop, dues aux malversations de nos dirigeants


    • Montdragon Montdragon 17 janvier 12:10

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      L’accroissement de décès constatés est mécaniquement du à cette génération de boomers qui gonfle les classes d’âges.
      Si les taux de mortalité par âges restent stables, il en se passe rien en terme de létalité.
      Les générations nées après 65 apprécieront cet appauvrissement généralisé pour sauver des gens qui ont accumulés richesses et jouissances en nous présentant deux notes très salées.


  • Bob2 11 janvier 09:36

    Voilà bien la seule façon d’entrer en résistance , analyser comme vous l’avez fait , merci .

    Vous évoquez une surmortalité de 51k pour 2020 , fin novembre , les 60/70% ont plus de 75ans , ajoutez à cela les comorbidités , les retards de soins des maladies graves , l’augmentation probable des suicides , on a de plus en plus de mal à comprendre de telles mesures sanitaires pour l’absence de surmortalité notoire chez les français de 1 à 75 ans en bonne santé . Je ne fais nullement l’apologie de l’eugénisme , la seule mission du conseil scientifique est de trouver un moyen de protéger la population à risque , dans le champs de leurs compétences , médicales , scientifiques , et non d’inventer des pratiques insensées , au risque de passer pour des Charlatans . 


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 11 janvier 10:08

      @Bob2
      Merci.


    • Réflexions du Miroir AlLusion 11 janvier 10:43

      @Jean-Pascal SCHAEFER,
       Pour relier vos constatations, voici une autre constatation sur 2020 : la nécrologie des célébrités du showbiz
       


    • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 11 janvier 13:02

      @AlLusion
      la nécrologie des célébrités du showbiz

      Et la liste continue de s’allonger, c’est normal !

      Et oui, le showbizz meurt aussi de vieillesse avec tout son cortège de dégradations. Par contre Christophe n’est pas mort du covid, sa famille a même dû le préciser, il souffrait d’emphysème depuis quelques années, à la longue ça ne pardonne pas.

      Dans ma petite ville provençale il y a encore l’affichage des décès, les plus jeunots frisant les 75 compensés par les centenaires ou presque, difficile de faire des stats sur un échantillon local puisqu’il y a beaucoup de maisons de retraite profitant de notre beau soleil et donc une forte densité de vieux. Par contre notre hôpital local pourtant sur le qui vive n’a traité aucun cas covid ! Les cliniques ont été réquisitionnées en novembre par l’Ars (je suis bien placée pour le savoir, ayant dû reporter une intervention) et sans malades ont pu reprendre leurs activités au bout de 15 jours. Et notre brave préfet a trouvé bon de nous confiner à 18 heures, de quoi se flinguer !


    • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 11 janvier 16:31

      @Bob2

      Mesures sanitaires ? Non, ce sont des mesures mortuaires ! 


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 12:02

      @AlLusion
      Merci pour l’info. Parmi les stars, il y en a quelques-unes que j’aimais bien...


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 10:17

    Merci pour cet article.

    Cette page de synthèse pluriannuelle des décès en France publiée par l’INSEE montre en effet des pics parfois supérieurs à ceux de la grippe saisonnière habituelle mais moins élevés que ceux de la canicule de 2003.

    Reste à savoir quelle est la cause et quel est l’effet dans la conjonction des pics et des périodes de confinement !


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 12:06

      @Séraphin Lampion
      Je trouve le graphique présenté sur la page que vous avez mise en lien très intéressant (notamment pour la visualisation des pics et des périodes de confinement). Cela amène à désirer une solide analyse sur la pertinence du confinement, par exemple, en montrant une moindre circulation du virus dans les eaux usées à la suite du confinement.


  • njama njama 11 janvier 10:42

    754.000 naissances en 1930

    643.900 en 1935

    615.600 en 1939

    522.300 en 1941

    615.900 en 1945

    843.900 en 1946

    872.700 en 1949

    source > Figure 3 – Naissances de 1900 à 2019

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4277635?sommaire=4318291

    tous ces variations démographiques se retrouvent inévitablement au terminus

    alors surmortalité en 2020 ? ou simple conséquence naturelle ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 11:07

      @njama

      Le point crucial, ce sont les pics, le reste n’a rien à voir avec l’apocalypse distillée par la télé depuis dix mois 

      La « gestion » du phénomène ressemble plus à un parapluie administratif destiné à couvrir les « responsables » sanitaires et protéger leurs carrières en évitant une surcharge des services de santé exsangues après les purges budgétaires qu’à la catastrophe mondiale lancée et entretenue par l’OMS gangrénée par la big pharma.


    • Zolko Zolko 11 janvier 13:31

      @njama

      tous ces variations démographiques se retrouvent inévitablement au terminus. alors surmortalité en 2020


      je n’y avais pas pensé, merci pour la réflexion. En effet, si il y a une surnatalité de 50 000 (par an) entre 1946 et 1950, avec une espérence de vie d’environ 75 ans, on arrive à une surmortalité mécanique de 50 000 (par an) 75 ans après, soit environ maintenant.
       
      CQFD comme aurait dit mon prof de math

    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 13:41

      @Zolko

      bon, ça fout les jetons d’en faire partie, mais c’est comme ça 


    • sylvain sylvain 11 janvier 13:47

      @Zolko
      votre prof de maths vous aurait dis que c’est plus compliqué que ça . Ca marcherait si esperance de vie de 75 ans ( elle est un peu plus élevée en réalité ) voulait dire qu’on va mourrir au bout de 75 ans précisément . Il doit bien y avoir une augmentation de la mortalité du à cet augmentation de natalité, mais il est lissé par la courbe qui décrit l’étallement des décès autour de cette moyenne . Il ne devrait pas y avoir une hausse brutale sur une année .

      Ceci dit, ça invalide quand même pas mal la technique de la moyenne des 5 dernières années pour estimer le nombre de morts qu’on aurait du avoir cette année sans évènements anormaux


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 12:09

      @sylvain
      Concernant la moyenne des 5 dernières années, je souscris à ce que vous dites. Une régression linéaire serait peut-être plus opportune. Il faut voir si cela changerait radicalement les résultats.


  • njama njama 11 janvier 10:46

    La surmortalité en mars avril 2020 est très relative,

    le pic épidémique de mars-avril est très analogue en intensité à celui (grippe) de décembre 2016-janvier 2017

    Décembre 2016 : 57.339 décès + Janvier 2017 68.145 décès >> total : 125.484
    Mars 2020 : (p)(r) 63.200 + Avril 2020 : (p)(r) 67.000 >> total : 130.200
    (p : Donnée provisoire / r : Donnée révisée)

    relative aussi tant la gestion sanitaire a été très lamentable en France


  • Merci pour cet article, mais cela ne nous donne qu’une idée tronquée des effets du covid. Le confinement ayant fait baisser le nombre d’accidents de voiture ou de problèmes cardiaques ou psychologiques (burn-out). Les dégâts ne se verront que dans qlques années. 2003, si ce fut une année meurtrière n’eut pas de conséquences à long terme. Ici, elles ne sont pas calculables : suicides, désespoirs, dépressions....La société est déjà minée de l’intérieur comme un cancer. Même si les effets ne sont pas quantifiables..


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 12:12

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Sur la prise en compte de la moindre mortalité routière en positif et les dépressions et suicides en négatif, je vous suis.
      Ensuite, il y a aussi un autre paramètre, qui est l’affaiblissement du système immunitaire, qui peut rendre les personnes malades du covid plus sensibles à de nouvelles infections. On n’a pas fini d’analyser les chiffres.


  • Quelle signification donner à ces chiffres de mortalité qui ne sont qu’une donnée quantitative. 1 milliard de chinois. Oui... Mais qui aimerait vivre en Chine ????


  • sylvain sylvain 11 janvier 11:09

    consiste à prendre la moyenne du taux de mortalité des 5 années précédentes, et de l’appliquer à 2020


    comme il existe une augmentation a peu près systématique du nombre de morts chaque année, correspondant au vieillissement de la population, il faudrait le prendre en compte . Cela donnerait à la louche dans les 4000 morts de plus en 2020 que par rapport à cette moyenne pour rester dans une évolution sans évènement, mais ça ne change pas les conclusions


  • Bob2 11 janvier 11:10

    Le tabac tue 75000 personnes par an en France , et pas que des vieux . Si on voulait traiter ce problème sanitaire comme on traite le covid ,on fermerait les débits de tabac . Mais dans l’univers de l’absurde ils ont été déclarés comme magasin de première nécessité !! Aucune attaque envers les fumeurs , moi même je roule de temps en temps...


    • Adèle Coupechoux 11 janvier 11:40

      @Bob2

      Quand j’ai fait cette réflexion à un collègue, il m’a répondu « oui, mais là tu touches à la liberté ». La liberté est vraiment à géométrie variable. 

      Je me souviens de ces adultes qui fumaient dans leur véhicule avec leurs enfants assis sur la banquette arrière...Pourtant, des campagnes existaient pour montrer que le tabagisme passif existait. La liberté de fumer cependant plus importante que la santé. 
      Liberté pour laquelle je suis, si cela n’impacte pas les autres.

      Aujourd’hui, beaucoup de personnes se remettent à fumer des cigarettes, pour prendre l’air, enlever un masque...Avoir un peu de lien social entre fumeurs.


    • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 11 janvier 13:11

      @Adèle Coupechoux

      Liberté fortement taxée, ceci explique peut-être cela


    • perlseb 11 janvier 15:11

      @Parlez moi d’amour
      fortement taxée
      Est-ce que ces taxes remboursent les dépenses induites par le tabagisme sur la sécurité sociale ? Au prix des chimio-thérapies, arrêts de travail, etc ..., je pense qu’on est très loin du compte.

      Recette fiscale sur le tabac en 2020 (année record) : 16 milliards d’euros.
      Coût pour la sécurité sociale du tabagisme : 25 milliards d’euros.

      Nous donnons (je ne fume pas) 9 milliards aux fumeurs...


    • perlseb 11 janvier 15:15

      @Parlez moi d’amour
      Pardon, j’avais regardé le coût pour la sécurité sociale dans l’article, mais pour la société il est plutôt de 120 milliards d’euros. Donc, c’est plus de 100 milliards d’euros qu’on donne aux fumeurs...


    • sylvain sylvain 11 janvier 16:28

      @perlseb
      sur vos liens, il est dit que les économies sur les retraites des fumeurs sont de 12 milliards par an . 12+16=28 milliards en plus pour l’état ! les fumeurs donnent 3 milliards aux non fumeurs, en plus de souffrir de leur addiction . merci qui ??

      Je me demande tout de même si ce genre de calcul a beaucoup de sens . On pourrait dans la même veine expliquer à tous ceux qui vont bouffer au mac do combien ils nous coutent, ou à tous ceux qui prennent leur bagnole et polluent l’air... Mais stigmatiser des personnes qui prennent un anti anxiolitique toute la journée, et leur imposer des images angoissantes à chaque fois qu’ils le prennent me semble contre productif, voir pathologique


    • perlseb 11 janvier 16:52

      @sylvain
      Mais les calculs qui englobent plus de choses (ét pas uniquement la sécurité sociale) sont largement en défaveur des non fumeurs.
      C’est vrai que de tels calculs peuvent sembler ridicules, mais interdire de fumer (surtout pour moi qui suis non fumeur) est une privation de liberté bien plus faible que de confiner toute la population. Hors le gain en terme de santé global serait meilleur.

      Je suis pas pour qu’on interdise tout un tas de choses, mais à partir du moment où on subit certaines interdictions, on a le droit de comparer et de voir si elles peuvent être justifiées. Je pense que l’exemple de la cigarette (ou de la mal-bouffe) montre que chacun doit être responsable de sa santé : donc que l’état ne devrait pas intervenir du tout...


    • foufouille foufouille 12 janvier 09:41

      @perlseb

      c’est neurobiologique pour la drogue et vu la société pourrie beaucoup se suicideraient.


    • perlseb 12 janvier 18:57

      @osis
      Avez-vous entendu parler de responsabilité ? Si les irresponsables sont à la charge des gens responsables, que va-t-il se passer ? Ils vont devenir plus irresponsables et plus nombreux... Et plus les irresponsables sont nombreux, plus on supprime les libertés, y compris des gens responsables. L’irresponsabilité est une bénédiction pour la dictature.

      Je pense au contraire que ceux qui prennent des risques inconsidérés et qui attendent d’être aidés comme les autres sans pour autant payer plus de cotisation sont de vrais égoïstes : c’est à cause d’eux que le système va exploser. Et une fois privatisé, il y aura bien des malus pour ceux qui prennent des risques ou qui vont plus souvent chez le médecin.

      Eugénisme ? Qui parle de ça ? La responsabilité, ça s’apprend, mais pas en n’assumant jamais rien. C’est la différence entre un enfant et un adulte. Si certaines personnes ne peuvent pas faire des bons choix pour elles-mêmes, soit elles limitent volontairement leur liberté (pour qu’on leur impose des bons choix : curatelle, par exemple), soit elles assument leur mauvais choix pour garder leur liberté. Faire assumer aux autres leurs mauvais choix revient à laisser les tueurs en liberté. A chaque degré de responsabilité, son degré de liberté.

      Donc oui, nous ne sommes pas égaux : il y a aujourd’hui beaucoup d’enfants et peu d’adultes. Et vous avez de la chance, papa Macron vous dit ce que vous avez le droit de faire ou de ne pas faire. C’est un peu compliqué, mais la police nous gronde avec de vraies amendes si on fait mal.


    • perlseb 12 janvier 19:17

      @foufouille
      La société est effectivement pourrie, mais ceux qui se droguent ne la rendent pas meilleure. Ils alimentent au contraire des trafics d’armes, la prostitution qui va avec, et tout cela fait perdre beaucoup de liberté à d’autres (quartiers encore plus pourris).


    • simir simir 17 janvier 20:38

      @Adèle Coupechoux
      Tout à fait Adèle.
      Je ne porte jamais le masque et pour éviter le pv je grignote un sandwitch quand je suis dans la rue.
      Bilan + 3 kg depuis que l’on trabsforme les français en femmes voilées.

      Je n’ai jamais fumé de ma vie mais je viens de retrouver une pipe et je vais m’en servir car c’est mieux qu’une cigarette : tous ceux qui la fument ne l’enlèvent pas de la bouche alors qu’une cigarette oui.


  • Plus intéressant. densité de la population dans le monde. On y montre à partir de quel chiffre le nombre d’habitants sur une surface déterminée pose problème : pollution, pandémie, ....https://fr.wikipedia.org/wiki/Densit%C3%A9_de_population


  • I.A. 11 janvier 11:21

    Merci pour cet excellent travail.

    Oui, plus une population vieillit et s’affaiblit (pathologies chroniques de plus en plus nombreuses), plus elle s’émeut de la mort, et plus les décès annuels s’accroissent.

    L’âge augmentera d’autant plus, que les traitements et les soins s’améliorent. Comme vous dites, on a l’impression que la vieillesse ne tue plus...

    Quoi qu’il en soit, dans ce cas précis, les dommages collatéraux causés par les mesures sanitaires provoqueront des décès jusque dans plusieurs années : chômage (= addictions, comportements à risque et absences de soins ou de suivi médical), dépressions, pathologies non traitées ou diagnostiquées dans les temps, etc...

    Par ailleurs, même si la létalité de ce virus avait été vraiment importante, briser toute une société pour prolonger de quelques mois les plus fragiles, c’est s’exposer à retourner, à terme, en arrière de plusieurs siècles !

    ... Ou bien, ça provoquera une scission de la société en deux : des très riches et des très pauvres.


  • Adèle Coupechoux 11 janvier 11:32

    Analyse qui montre bien qu’il est important de relativiser.

    Il semble bien que la sensibilité à la mort ait augmenté plus vite que la mort elle-même.

     Oui c’est ce que j’ai constaté avec perplexité...La mort fait certes partie de la condition humaine et je dois avouer que c’est un fait qui m’a toujours sidérée que chacun puisse l’accepter avec autant de facilité, il est quand même décevant de s’apercevoir très vite que la vie n’est pas éternelle.

    La donne avec le COVID 19 a changé radicalement la façon de voir la mort et aussi l’hôpital avec la découverte des réa. Beaucoup sont encore terrorisés par les images qu’ils ont vu et revu à la télé. Pourtant, les réa existaient bien avant le COVID 19 et pour des pathologies bien plus sévères.

    L’emballement médiatique pour provoquer la psychose est entretenue avec désormais un variant anglais.. Quand cela va-t-il s’arrêter ?


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 11 janvier 12:27

      @Adèle Coupechoux
      Merci.
      Quand cela va t-il s’arrêter ?
      Si l’on prend l’exemple de la grippe espagnole, qui n’a que valeur d’exemple, l’épidémie a connu une troisième et dernière grande vague au printemps 1919, soit 1 ans après son début, et s’est fortement atténuée ensuite. Pour autant, le dernier cas répertorié, pour une épidémie ayant débuté au printemps 1918 a été enregistré en 1921. Bref, on n’en est pas encore sorti !


    • @Jean-Pascal SCHAEFER Il ne s’agit pas d’une grippe....Sur ce sujet, nous devrions tous être d’accord. C’est bien plus proche du Sida...


    • Zolko Zolko 11 janvier 13:47

      @Jean-Pascal SCHAEFER : la grippe Espagnole de 1918 a commencé pendant la première guerre mondiale (qui s’est finie en novembre 2018), celle qui a vu l’utilisation des gaz de combats. Prendre cet évènement hors de ce contexte et le comparer à 2020 me parait hors de propos historiquement.
       


    • Zolko Zolko 11 janvier 18:59

      @Zolko

      (qui s’est finie en novembre 1918)


      bien-sûr

    • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 12 janvier 10:24

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      Ca s’arrêtera quand toute la population sera vaccinée, l’économie réelle par terre, le Reset instauré avec des lois martiales adéquates, lorsque les démocrates aurtont les coudées franches des deux côtés de l’Atlantique et que progressivement les êtres humains après vaccinations massives commenceront à tomber comme des mouches. Après l’IA prendra le relais. Fin de partie pour l’homo sapiens.


  • rogal 11 janvier 12:01

    Bon travail.

    Pour élargir le regard, sur le seul plan sanitaire, trois catégories de conséquences.
    – Avant tout les décès.
    – Les effets psychologiques divers et variés.
    – Mais aussi les effets physiologiques, qui n’ont pas l’air anodins : atteintes du système nerveux central, des reins, du système respiratoire, du système sanguin... avec des symptômes faisant retour... et des suites restant à découvrir.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 11 janvier 12:19

      @rogal
      Merci pour ce commentaire.
      Je m’interroge comme vous sur les effets psychologiques de cette vie en miniature, sans culture, sans sorties, avec une dose multi-quotidienne d’informations angoissantes. Et aussi sur l’affaiblissement du système immunitaire généré par ce contexte.


    • @Jean-Pascal SCHAEFER, oui, d’autant plus qu’on ne voit pas la fin de la maladie. Va-t-elle continuer comme le Sida ??. Belgique 600 000 contaminations sur 11 millions d’habitants. Le virus laissant des séquelles même s’il il n’est pas toujours mortel. 


    • I.A. 11 janvier 20:58

      @rogal

      « Mais aussi les effets physiologiques, qui n’ont pas l’air anodins : atteintes du système nerveux central, des reins, du système respiratoire, du système sanguin... avec des symptômes faisant retour... et des suites restant à découvrir. »

      Vous évoquez ici les séquelles liées à des complications (ou aggravations) de cette grippe — séquelles que l’on retrouve après complications de nombreuses pathologies : les réactions inflammatoires disproportionnées sont l’une des complications de beaucoup de maladies, monsieur. C’est une forme d’état de choc qui peut s’avérer mortel et peut laisser des lésions, en effet.

      Si je vous parle d’aggravations, c’est parce que la très grande majorité des contaminés n’en font aucune. C’est aussi parce que si les patients symptomatiques à risque (c’est-à-dire avec des antécédents, ou pathologies chroniques associées — dont le grand âge) étaient traités précocement (c’est-à-dire avant de s’aggraver), eh bien il n’y aurait pas besoin d’autant d’hospitalisations ni de réanimations, et surtout, il y aurait beaucoup moins de décès...

      Vous remarquerez, soit dit en passant, qu’il n’y a jamais eu autant de ce que vous appelez « effets physiologiques » avec « symptômes faisant retour » que depuis que les médias et les médecins des plateaux télévisés le clament sur tous les toits...

      La raison est relativement simple : cette grippe ne fait pas assez de morts, par conséquent, il faut lui trouver des effets chroniques « diaboliquement » gravissimes (je dirais même pervers) sur le long terme de lourdes séquelles, quoi.

      D’où, également, l’émergence d’un variant de-ci de-là, encore plus contagieux (ce qui ne signifie pas létal) que le virus original. Vous verrez, bientôt il y en aura d’autres, ils les appelleront « mutant-21 », « divergent oriental », « variant-22 », « évolution covid sud américaine », et cetera.

      Ils ne manqueront pas d’imagination, pour vous vendre deux vaccins par an. Histoire de vous rassurer bien comme il faut.


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 11 janvier 12:32

    Il y a une augmentation du nombre de morts, c’est un fait.

    Mais il serait présomptueux d’imputer cet augmentation au seul COVID.

    On dit que les hôpitaux sont saturés mais ceux-ci l’ont toujours été. Une grande majorité des décès étiquetés COVID devait de toute façon avoir lieu car les concernés sont des malades en phase terminale. La moyenne des décès attribué au COVID étant supérieur à celle de l’espérance de vie.

    En revanche beaucoup de personnes qui devaient se faire soigner ou opérer ne l’ont pas été et c’est cet tranche qui explique cet surmortalité.

    Je sais depuis longtemps que le secteur hospitalier est le secteur d’activité le plus dépendant des hydrocarbures et le pic de production dont je soupçonne la survenue n’est certainement pas étranger à ce qui se passe, car pour moi le COVID n’est que l’arbre opportuniste qui cache des réalités énergétiques, économiques et géopolitiques trop embarrassantes.

    D’ailleurs la mortalité avait déjà commencé à augmenter et l’espérance de vie baissé dans plusieurs pays industrialisés. La hausse de la mortalité déjà observé ne peut pas être imputer au seul vieillissement des baby-boomers puisque le curseur de la moyenne des décès n’a pas encore atteint le début de la seconde guerre ( 82 ans, 2020 moins 82 = 1938 )


    • Francis, agnotologue Francis 11 janvier 13:25

      @Florian LeBaroudeur
       
       ’’ il serait présomptueux d’imputer cet augmentation au seul COVID.’’
       
      Je dirais : abusif.
       
      Il y a les comorbidité : ce virus ne tue pas les gens en bonne santé.
      Et il y a (eu) les erreurs de traitement des malades et de la maladie.


  • alinea alinea 11 janvier 12:52

    Outre le fait qu’on nous a vendu une pandémie, en n’hésitant pas sur l’effet surprise forte, le harcèlement, la panique et le délire qui s’ensuit, il est clair que la gestion politique de cette histoire a généré des morts anticipées.

    J’attends de voir l’année prochaine ; peut-être les morts anticipées dans la douceur en EHPAD, montrera une petite baisse de taux.

    En fait, la mort n’est pas un taux !

    Cette maladie a tué, comme beaucoup d’autres avant elle, mais les dégâts que les politiques incapables, à moins qu’ils soient volontairement nocifs, ou pervertis, ont engendrés sont encore incalculables.

    De plus, dans la vie, il n’y a pas que la mort, mais aussi la « qualité de vie » !

    Aussi, ne compte-t-on point ceux qui encore vivants sont ruinés, chômeurs, désespérés ; c’est plutôt ceux-là qu’il faut aider, et pas par des bonnes œuvres, plutôt que s’offusquer d’un chiffre.


    • pemile pemile 11 janvier 12:56

      @alinea « De plus, dans la vie, il n’y a pas que la mort, mais aussi la « qualité de vie » ! »

      Oui, et vous vous êtes intéressé au nombre de contaminés guéris mais présentant des séquelles à long terme ?


    • Adèle Coupechoux 11 janvier 13:21

      @pemile

      Malheureusement, il n’y a pas qu’avec le covid qu’il y a des séquelles...Les broncho-pneumonies par exemple...n’ont jamais conduit à enfermer et masquer la population. Et n’ont jamais été gérées par la terreur et la culpabilisation.


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 14:15

      @alinea
      En fait, la mort n’est pas un taux !

      on n’a pas compté les morts de mésothélium ...
      on n’a pas compté les morts de cancers de la thyroÏde ...
      on n’a pas compté les morts de LNH (lymphome non hodgkinien) ...
      on n’a pas compté les morts d’hépatite B ...
      ...
      puis pour certains on s’est décidé à les compter, à les cibler, à les comparer ... à faire des stats ...
      qui, combien, quand, comment, où, pourquoi les gens meurent de telle ou telle maladie ?
      et grâce à ces stats on peut comprendre, avoir une base de données pour chercher le ou les responsables de la maladie et les supprimer ou les limiter, chercher les traitements et/ou les vaccins ...
      on peut, malheureusement, commencer à envisager 100 000 morts en France de la Covid-19 en arrivant au printemps ... 80 000 morts commence à être un chiffre optimiste ... sans parler d’une peu probable mais toujours possible mutation plus létale ... on a dèjà la mutation plus contagieuse ... sans parler, comme le dit pemile, des séquelles pour des centaines de milliers de personnes ...
      la posture du mensonge, de l’autruche ou du fatalisme ne change rien et au pire ne fait qu’aggraver les choses ...


    • alinea alinea 11 janvier 15:11

      @nono le simplet
      Ah bon ? moi je lutte pour changer de système, hein, virer les malfrats les corrompus qui nous donnent mensonges et vendent salades !
      Ce monde est un monde de cinglés que vous avez l’air de trouver formidable, à adorer la manière dont il est mené par nos politiques.
      Je lutterai de toutes mes forces contre ces politiques.
      Des séquelles de maladies pulmonaire Pemile ? Oui ; mais beaucoup moins de maladie si on avait un mode de vie sain.
      Les responsables nono ? T’es sérieux ?
      Il n’y aura pas de mutation plus létale : ce virus s’est déjà débarrassé de ses segments VIH et malaria... mais que l’on retrouve dans les vaccins... des fois qu’il y en ait eu qui y aient échappé !
      Ouvrez les yeux bon sang.


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 15:40

      @alinea
      Il n’y aura pas de mutation plus létale : ce virus s’est déjà débarrassé de ses segments VIH et malaria

      euh .... comment dire ? c’est de la biologie de chamane des Alpilles ?
      et quand je parle des responsables je ne parle pas de la Covid-19 mais d’autres maladies comme les cancers de la thyroïde, les LNH , le mésothéliome ... maladies non contagieuses mais qui mériteraient qu’on se penche dessus ... enfin le mésothéliome c’est fait mais combien de morts en 50 ans ?
      et en ce qui concerne la prophylaxie de cette épidémie je suis absolument sûr qu’il faut voir une totale incompétence du gouvernement plutôt qu’une quelconque volonté de nous aliéner ... ils sont dans le schwarz le plus complet ...


    • alinea alinea 11 janvier 17:10

      @nono le simplet
      Mode vie !!
      En ce qui concerne les gouvernements, les deux ne sont pas incompatibles ! mais je suis bien convaincue que Macron ne gère rien du tout !
      On verra... si Biden préside l’empire, je te fous mon billet qu’il, Macron, reconfine !


    • Mélusine Enfayite Mélusine Enfayite 12 janvier 10:32

      @nono le simplet
      ils sont dans le schwarz le plus complet ...

      Je dirais qu’ils sont dans le Schwab le plus complet, ce serait plus exact.


  • Jérôme Royer Jérôme Royer 11 janvier 13:49

    Bonjour,
    Merci pour cette analyse fort éclairante.

    Je me suis amusé à faire une étude similaire à fin octobre pour la Norvège, Suède et Finlande
    En prenant l’indice 100 pour la moyenne des décès toutes causes sur janvier-octobre des 5 années précédentes, j’ai obtenu pour 2020 :

    • Suède (sans confinement) : 102 (fourchette haute : 105)
    • Norvège (avec confinement) : 101 (104)
    • Finlande (avec) : 104 (107)

    1ère remarque : confinement ou non, c’est kif-kif

    2ème remarque : la France a « pris cher » : variante de virus plus virulente ? exposition accrue du fait de la situation géographique de « carrefour » ? conséquence des choix sanitaires ?

    J’attends les chiffres de décembre pour poster cette analyse.
    De plus, j’aimerais la faire pour d’autres pays, par exemple Allemagne, Espagne, UK, ou encore différents Etats des USA.
    Peut-être pourrait-on se partager le travail ?

    (A noter que, sur la base des chiffres INSEE des dernières années, il faut attendre la fin de M+2 pour avoir 99% des décès du mois M . En gros, 80% sont déclarés le mois M, 15% le mois M+1, 4% le mois M+2).


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 14:25

      @Jérôme Royer
      Suède (sans confinement) : 102 (fourchette haute : 105)

      Norvège (avec confinement) : 101 (104)

      Finlande (avec) : 104 (107)
      Euromomo s’est aussi « amusé » à faire ces stats et, sans surprise, ils ne voient pas les choses comme toi ... il suffit de rentrer les 3 pays dans leur base de données ...


    • Jérôme Royer Jérôme Royer 11 janvier 15:06

      @nono le simplet
      Merci pour votre remarque : le premier apport de cet article aura été de me faire découvrir le site Euromomo.

      Pour ma part, j’ai récupéré les données directement sur les sites nationaux de stat’ (dans ces pays, il y a toujours une version présentée en anglais).

      Avec un rapide coup d’oeil sur les « z-graphs » d’Euromomo des 3 pays que je mentionne, pas certain que l’excès de mortalité sur l’année 2020 soit si différent que ce que j’ai constaté de mon côté. J’attends encore quelques semaines pour faire le bilan.


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 15:18

      @Jérôme Royer
      pas certain que l’excès de mortalité sur l’année 2020 soit si différent que ce que j’ai constaté de mon côté.

      pas certain pour la Suède ? alors, un autre site le New York Times qui cherche les « missing death » ... il donne en excess deaths 3% pour la Finlande ... 0% pour la Norvège et 10% pour la Suède (fin octobre pour les 3)


    • pemile pemile 11 janvier 16:10

      @nono le simplet « il donne en excess deaths 3% pour la Finlande ... 0% pour la Norvège et 10% pour la Suède (fin octobre pour les 3) »

      Et vu les « excellents » résultats de la Suède depuis mi-novembre !


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 16:17

      @pemile
      on saura demain soir les chiffres des 5 derniers jours ... et je vais faire comme promis la courbe avant tripatouillage et après ... quand j’ai fait la modif je n’ai plus les chiffres anciens de Worldometer ... mais là je sauvegarderai les chiffres de vendredi dans un nouveau tableau ... smiley


    • nono le simplet nono le simplet 11 janvier 16:23

      @pemile
      j’attends aussi jeudi les mises à jour des projections de l’IHME ... pas faites depuis le 23/12


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 12:25

      @nono le simplet
      Très intéressant, ce site Euromomo. J’en avais entendu parler il y a quelques mois, sans y repasser récemment.
      Une question : je n’ai pas trouvé les indices que vous indiquez en cumul annuel sur la page en lien. On les trouve où exactement ?


  • curieux 11 janvier 17:58

    @ l’auteur,

    Merci pour cet article


  • TSS 11 janvier 19:13

    1951:42 millions d’habitants ,517000 décès =1,23%

    2020:65 millions d’habitants, 590000 décès = 0,9%

     2020 est une année comme une autre... !


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