lundi 11 janvier - par Jean-Pascal SCHAEFER

2020, année meurtrière ?

 

Depuis le début de la crise Covid-19, j’entends une guerre de chiffres. En gros, il y aurait moins de morts cette année qu’en 2019, ou bien la grippe de Hong-Kong de 1969 aurait tué bien plus de monde…

J’ai souhaité aller aux sources, et analyser non pas les chiffres de mortalité spécifiques aux épidémies saisonnières, mais travailler sur les chiffres de mortalité globale depuis 1946.

A l’heure qu’il est, nous ne disposons pas encore des chiffres INSEE à fin décembre.

En revanche, nous avons bien ceux de 2020 jusqu’au mois de novembre inclus, même si pour l’année écoulée, ils sont encore provisoires.

En tout état de cause, l’examen de ces données permet d’objectiver un peu les choses.

2020 a bien été l’année la plus meurtrière depuis 1946

C’est bien ce qui peut se conclure des chiffres du mois de novembre.

Ainsi, sur la page accessible ici, se trouvent les données de décès par mois, toutes causes confondues.

Sur le tableau ci-dessous, les années les plus meurtrières ont été classés par ordre décroissant.

Les chiffres sont assez étonnants ; ainsi, les 5 années sur lesquelles le plus grand nombre de décès ont été enregistrées sont parmi les plus récentes (de 2015 à 2020).

Pour les autres années, on s’attendait à des choses comme 1954 et son fameux hiver, ou 1969-1970 avec sa grippe de Hong Kong. Eh bien, non ! On trouve dans l’ordre 1949, puis 1951, 1953 et 1975.

Nombre de décès par an ordre décroissant depuis 1946 (cumul année à fin novembre)

Comment s’explique la mortalité de la dernière décennie ?

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Comme le montre la pyramide des âges ci-dessous, la France est un pays qui vieillit.

Mais on ne meurt plus de vieillesse en France. Quand on cherche les principales causes de mortalité, on en trouve quatre principales, tous sexes confondus, qui totalisent les deux tiers (67,1 %) des décès en France (données 2013).

Il s'agit des tumeurs malignes (27,6 % des décès), des maladies de l’appareil circulatoire (maladies cardiovasculaires, 25,1 %), des maladies de l’appareil respiratoire (6,6 %) et des morts violentes (accidents, suicides et autres causes externes de décès, 6,5 %).

Pyramide des âges en France au 1er janvier 2019 - INSEE © INSEE
Pyramide des âges en France au 1er janvier 2019

Comment a évolué la population Française ?

La population Française vieillit, et elle s’accroît.

Au premier janvier de chacune des années ci-dessous, la population continue à croître.

 

Evolution de la population française depuis 2010 (INSEE) © Jean-Pascal SCHAEFER
Evolution de la population française depuis 2010 (INSEE)

De manière générale, la population croît sans interruption depuis 1946 (les Français étaient alors 40 millions). Ils ont passé les 50 millions en 1969, et les 60 millions en 2005.

L’évolution du nombre de décès d’une année sur l’autre est-elle exceptionnelle ?

Pour 2020, la réponse est oui. En effet, en dehors de l’année 1949, l’année 2020 est celle qui a enregistré la plus forte augmentation de décès par rapport à l’année précédente, quasiment à égalité avec 1962.

Variations les plus fortes de la mortalité par rapport à l'année précédente depuis 1946 (cumul à fin novembre) © Jean-Pascal SCHAEFER
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Variations les plus fortes de la mortalité par rapport à l'année précédente depuis 1946 (cumul à fin novembre)

Comment a évolué le taux de décès par rapport à la population ?

2020 est bien l’année ayant connu la plus forte mortalité depuis la seconde guerre mondiale, c’est un fait. C’est aussi une année exceptionnelle en termes d’augmentation du nombre de décès par rapport à l’année précédente.

Toutefois, si on compte les décès enregistrés au cours de l’année (jusqu’à novembre inclus) par rapport à la population, l’année 2020 apparaît bien plus banale.

En effet, l’année 2020 n’apparaît pas dans les 10 premières années (voir ci-dessous), ni dans les 20 premières, ni dans les 30 premières.

Avec un taux de décès par rapport à la population de 0,91%, elle se classe à la 39e place des pires années.

Taux de décès par ordre décroissant depuis 1946 (cumul année à fin novembre) © Jean-Pascal SCHAEFER
Taux de décès par ordre décroissant depuis 1946 (cumul année à fin novembre)

Sur une durée de 75 ans, cela amène à relativiser. Aucune autre année n’avait été menée une politique consistant à paralyser une partie de l’activité humaine pour limiter une mortalité pourtant bien plus élevée en part relative.

Le seuil de 1% de mortalité n’a été dépassé que lors d’années antérieures à 1970. C’était il y a longtemps. Nous avons oublié.

Il semble bien que la sensibilité à la mort ait augmenté plus vite que la mort elle-même.

Peut-on évaluer la surmortalité imputable au COVID ?

De nombreuses méthodes existent. Une approche simple (je suis preneur de calculs différents) consiste à prendre la moyenne du taux de mortalité des 5 années précédentes, et de l’appliquer à 2020. Dans ce cas, avec un taux de 0,83%, on aurait dû avoir « normalement » 539 507 décès à fin novembre. Or, à cette date, l’INSEE en comptabilisait 590 600. L’excédent, que l’on peut imputer au COVID et à ses conséquences (maladies mal traitées en raison du COVID, suicides…), est de 51 093. Encore une fois, l’année n’est pas terminée, il faudra voir les chiffres définitifs de décembre.

Bref, le COVID-19 n’est ni la peste noire, ni un événement anodin.



138 réactions


  • TSS 11 janvier 19:13

    1951:42 millions d’habitants ,517000 décès =1,23%

    2020:65 millions d’habitants, 590000 décès = 0,9%

     2020 est une année comme une autre... !


  • The White Rabbit The White Rabbit 11 janvier 19:13

    Merci pour cet article qui nous change des nombreuses interventions en plastique du type : Mais ou sont passés leurs morts ? et consorts.


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 11 janvier 19:20

    Perso j"m’en fous, votre article est probablement très intéressant, mais le covid, ras la caquette, plus rien à foutre ^^


  • pipiou2 11 janvier 20:08

    Marrant tous ces commentaires qui disent : « 60 000 morts, fallait pas en faire un plat ».

    Mais si on n’avait pris aucune mesure (masques, distanciation, confinements...) ça aurait fait combien ?

    On aurait pu faire l’essai de : si on en a rien à foutre il y aura combien de morts.

    Mais on n’aurait peut-être pas aimé le résultat.


    • julius 1ER 12 janvier 09:37

      @pipiou2
      encore 1 fois ne voir la problématique d’un virus ou autre phénomène que sous l’angle de la létalité en fait quelque chose de très réducteur et tellement réducteur qu’à la fin on peut se dire « tout çà pour çà » ?????????????
      en réalité c’est vraiment absurde sinon « spécieux » de ne voir ce virus que sous cet angle là car il implique tellement de contraintes et d’aléas qu’ il en devient une « sorte d’esprit malin » et çà maintenant c’est un fait acquis .... on ne sait pas à titre personnel à quel degré on sera impacté par ce virus si on l’attrape , c’est comme une épée de Damoclès et il en devient difficile de fanfaronner .....


    • simir simir 17 janvier 20:56

      @pipiou2
      Pour le masque qui filtre à 3000 nanomètres pour un virus de 100 nanomètres aucune utilité.
      Et les propriétés soit disant électro-statiques, faudrait me prouver que la charge du Sars Cov2 (si charge il y a ) est de signe opposée à celle des fibres du masque.
      Le PR Toussaint a dit que cela ne servait qu’au dessus d’un abdomen ouvert en salle d’opération.
      La fumée de tabac est faite de molécules qui ont le même diamètre que le Sars Cov2.
      Inspirez une bouffée et recracher la à travers un masque chirurgical, ça passe partout : en dessous, sur les côtés, à travers, au dessus.
      Enfin la meilleure des preuves, la grande majorité moutonnière en porte depuis 4 ou 5 mois et on ne constate aucune baisse dans les infections. Au contraire.

      Ce truc est une fausse bonne idée, les gens se croyant protégés ne font plus attention pour les contacts avec les mains alors que ce virus est selon le PR Raoult un virus manu-porté.


    • pipiou2 17 janvier 21:13

      @simir
      Tu en es encore à ce stade d’argument pété qui a été contredit déjà 100 000 fois !
      Va expliquer aux chirurgiens que leurs masques ne servent à rien.

      Le masque ne fait pas baisser les infections ... mais peut-être qu’il les empêche de monter.
      Bref arguments vraiment creux, juste pour le plaisir de jouer le rebelle.

      Si Raoult et France-soir sont tes références ...


    • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 17 janvier 21:17

      @pipiou2

      Tu en es encore à ce stade d’argument pété qui a été contredit déjà 100 000 fois !

      Ce qui serait vraiment bien c’est que vous compreniez qu’on se fiche comme de colin tampon de vos nopinions, troll.


    • simir simir 18 janvier 09:54

      @pipiou2
      Avant de dire n’importe quoi lis mon message en entier.
      Je parle justement du Pr Toussaint qui dit que c’est utile au dessus d’un abdomen ouvert et c’est tout.
      Et sache que Raoult-ma référence— et celui qui a le plus publié sur les virus derrière les chinois.
      Et France Soir est ce média qui se démarque du troupeau bêlant alors bêle en paix mais ne vient pas sans arrêt rabâcher ta croyance qui n’est en fait qu’un signe de soumission.

      Tiens au fait mon médecin qui porte en permanence la muselière est positif et malade. Pas de doute ça marche ce chiffon !


  • BA 11 janvier 20:32

    France : la troisième vague vient juste d’arriver sur le territoire français.


    Ci-dessous, la courbe bleue représente le nombre de cas positifs au Covid-19 :


    https://covidtracker.fr/covidtracker-france/


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 12:35

      @BA
      Très intéressant, ce site covidtracker.
      Ce qui est assez frappant, c’est de voir l’absence de corrélation entre le nombre de cas d’une part, et les trois autres tableaux qui eux sont complètement corrélés (hospitalisations, réanimations, décès).

      J’aimerais bien disposer de stats sur la circulation du virus dans les eaux usées de Paris et Marseille, ce qui me semble a priori bien plus pertinent pour anticiper les hospitalisations que ce nombre de cas.


    • Attila Attila 12 janvier 12:46

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      Il y a simplement un décalage en temps : d’abord, la proportion de cas détectés positifs augmente ou diminue et, quinze jours ou trois semaines plus tard, les hospitalisations, réanimations et décès varient dans le même sens.

      .


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 12 janvier 13:21

      @Attila
      Oui, je vois bien. La question est de déterminer l’impact d’un indicateur amont sur l’amplitude des hospitalisations.
      Comme le nombre de cas, à taux de positivité équivalent, est conditionné par des campagnes massives de test à l’échelon local ou régional, cette valeur n’est pas forcément pertinente.
      Une détection dans les eaux usées semble permettre d’anticiper assez justement les entrées hospitalières prévisionnelles. Mais cela reste à vérifier.


    • Attila Attila 12 janvier 21:05

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      Oui c’est vrai, il faudrait avoir un indicateur des cas réels et pas seulement des cas détectés. Tester un échantillon représentatif de la population, par exemple. Mais ça n’effleure pas l’esprit de nos dirigeants.

      .


  • BA 11 janvier 22:58

    La région Pays de la Loire devient la huitième région touchée par le variant anglais. Je dis bien : huit régions. Dans le département de Maine-et-Loire, à Cholet, un nouveau cluster de variant anglais vient juste d’être détecté.


    Le variant anglais est en train de se répandre à toute vitesse sur tout le territoire français.


    Préparez-vous à subir le sort de l’Angleterre : en clair, un reconfinement total pour toute la France.


    Lundi 11 janvier 2021 :


    Trois membres d’une même famille de la région de Cholet ont été contaminés par le nouveau variant anglais du coronavirus. L’un d’eux a été hospitalisé.


    Une famille résidant en Angleterre est venue passer des vacances en famille pour les fêtes de Noël dans la région de Cholet. Plusieurs membres de la famille ont été testés positifs au Covid-19 et se sont isolés.


    Compte tenu de leur origine, des analyses complémentaires ont été confiées au Centre national de référence. L‘ Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire vient de recevoir ces résultats qui confirment, pour trois membres de la famille, la présence du nouveau variant anglais.


    L’enquête de contact tracing approfondie réalisée par l’ARS indique que la famille, compte tenu des symptômes précoces, s’est isolée à domicile et n’a participé à aucun rassemblement. Malgré les précautions prises, les grands-parents, chez qui la famille a été hébergée, ont été contaminés et l’un d’eux a dû être hospitalisé au centre hospitalier de Cholet, dans une chambre seule au sein d’une unité spécialement dédiée à l’accueil des patients atteints ou suspects du Covid-19.


    Si les investigations ont montré que les mesures barrières ont été respectées, l’ARS a néanmoins préconisé, à titre de précaution, le dépistage des patients de l’unité et des professionnels ayant pris en charge le patient du 29 décembre au 5 janvier inclus. Ce dépistage est en cours.


    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-nouveau-variant-anglais-des-cas-confirmes-dans-la-region-de-cholet-94cd3c82-5452-11eb-8ace-3f5cac6478dc


    • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 12 janvier 10:18

      @BA = Bande d’Abrutis ....Il fallait y penser tout en postant sans cesse des infos fortement officialisées par la pensée unique .

      Petit lacune ; Les Juifs israéliens(La presse) viennent de sortir un article s’interrogeant sur ces souches mutantes du sras 2 qui apparaissent principalement dans les pays, notamment le Royaume, Israél où la vaccination (vaccin Pfiser) c’est développée rapidement .

      Donc .... ?


  • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 11 janvier 23:44

    Bonsoir, article intéressant car il faut explorer les données de l’INSEE pour avoir une vue de ce qui s’est passé en terme de mortalité en France en 2020 el les années précédentes. Une chose m’intrigue, je n’ai pas les mêmes chiffres que vous selon les années en nombre de décès annuel. Ainsi j’ai des données suivantes en nombre de décès par année depuis 2010 : 553 228 (2010), 547 068 (2011), 571 880 (2012), 571 249 (2013), 561 307 (2014), 595 695 (2015), 595 881 (2016), 608 291 (2017), 611 666 (2018), 615 373 (2019) et 662 182 (2020). Attention pour 2020, les données sont pour la période du 1er au 28 décembre. Il manque 3 jours à comptabiliser.

    Au 28/12/2020, la France compte 46 809 décès de plus qu’en 2019. Sur les dix dernières années, c’est l’année qui connait la plus forte augmentation par rapport à l’année précédente (+7,61%). Toutefois, l’année 2015 avait connu une augmentation importante par rapport à 2014 :+6,13%

    Je suis intrigué par nos différences de données car moi aussi je les ai prises sur le site de l’INSEE. Avez fait des corrections à ces données ?


  • julius 1ER 12 janvier 09:02

    Bref, le COVID-19 n’est ni la peste noire, ni un événement anodin.

    @l auteur,

    Moi je dirai à l’auteur .... poursuivez votre raisonnement ??????

    à force de ne voir la problématique Covid que sous l’angle du taux de mortalité on a une vision fausse de l’impact du Covid sur la société et surtout sur la vie en général ...... et puisque vous prenez la Peste noire comme référence principale il faut rappeler que les différentes épidémies de Peste n ’ont pas totalement anéanti l’humanité mais qu’elles ont créé un tel désordre dans l’humanité, dans les villes, dans les campagnes qu’il aurait été difficile de faire« avec » sans conséquences !!

    au début de la pandémie en Mars/Avril lorsque le PA Charles de Gaulle est retourné à Toulon parceque les 4/5 ie de l’équipage était atteint par la Covid est-ce que cette problématique ne vous a pas interpellé ????? est-ce que dans un EPAHD lorsque les résidents et une majeur partie du personnel est touché par le virus est-ce que l’établissement est apte à fonctionner normalement ?????

    ce sont quand même les questions qu’il faut se poser car que ce soit le PA Charles de Gaulle ou un EPAHD qui sont des micro- sociétés, ne sont plus à même d’assurer leurs missions respectives ..... et qu’ils font défaut par la force des choses, on peut toujours pérorer sur l’innocuité d’un virus sous l’angle de la statistique ....la réalité c’est que l’extrême contagiosité de ce virus en fait un créateur de désordre car il n’obéit à aucune logique si ce n’est la sienne propre !!!!!


  • julius 1ER 12 janvier 09:24

    @ l’auteur,
    et puisque vous mentionnez la grippe asiatique de 69/70 et son taux de mortalité assez important, l’avantage ou l’inconvénient de la grippe selon le point de vue où l’on se place, c’est que l’épidémie est très limitée dans le temps 2,3 voire 4mois et puis s’en va .....or avec la Covid19 çà dure et çà n’en finit pas ... on nous avait prévu la saisonnalité .... mauvaise pioche !!! on nous avait prédit un impact mineur sur les jeunes et les un peu moins jeunes .... mauvaise pioche... beaucoup sont sérieusement impactés et pour les plus vieux n’en parlons pas c’est un virus très dangereux ..... alors résultat des courses avec les nouveaux variants... 2020 a été une année bien rempli pour le virus, mais 2021 va être une année millésimée !!!!
    et tant que le pourcentage d’immunité collective n’est pas atteint autour de 60/70%
    de la population, ce virus va continuer à être une « nuisance »  !!!!!


    • simir simir 17 janvier 21:03

      @julius 1ER
      Dans votre « comparatif » grippe COVID vous oubliez que les jeunes meurent beaucoup plus de la grippe que du COVID.
      Cela relativise, et même plus, toute votre comparaison.


  • anéman anéman 12 janvier 10:34

    Le travail sur les données Insee d’un autre intervenant (Ecométa) est passé inaperçu.

    Voir ses résultats, qu’on prolongera facilement à une réflexion sur ce qui se passerait s’il y avait nationalement une volonté de soigner.

    Quand les bonnes volontés s’uniront, on entendra un peu moins les sinistres corbeaux qui prônent la soumission.


  • popov 12 janvier 12:59

    @Jean-Pascal SCHAEFER

    Je viens juste de tomber sur un article du Japan Times où il est écrit noir sur blanc que le virus n’a pas provoqué une surmortalité en 2020 au Japon.

    Le Japan Times, c’est un peu le New York Times du Japon, un journal qu’on ne peut accuser de complotisme.


  • Ecométa Ecométa 12 janvier 16:33

    En matière de surmortalité, ce à quoi il conviendrait de s’intéresser, ce sont les chiffres de l’ile de France tout décès confondus, qui, de mon point de vue relève d’une véritable catastrophe au regard des chiffres nationaux !  

    À savoir, du 01/03/2020 au 28/12/2020 :

    Surmortalité en Ile de France en 2020 avec 2019.

    Total des décès :  +24 %

    Décès à l’Hôpital : +18 %

    Décès dans les Ets Spécialisés personnes âgées : +57 %

    Décès au domicile : +31 %

    Moyenne surmortalité total France :

    Total des décès : +12%

    Décès à l’Hôpital : +7%

    Décès dans les Ets Spécialisés personnes âgées : +27 %

    Décès au domicile : +21 %

    Il ne fait aucun doute que si les chiffres de moyenne sont relativement élevés pour la France, c’est surtout le fait des chiffres très élevés de l’Ile de France : + 24 contre +12, +18 contre + 7, + 57 contre + 27 et + 31 contre + 21 !

    Que s’est –il passé en Ile de France et surtout à l’Hôpital avec +18 % contre seulement + 3% chez Didier l’Embrouille de Marseille ?

    Pour trouver ces chiffres :

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487988?sommaire=4487854

    Fichier des décès quotidiens par sexe, âge et lieu au 8 janvier 2021. Télécharger le fichier

    Une fois téléchargé, dé-zippé le fichier. Une fois ouvert utiliser les flèches de navigation à coté de « lisez-moi » jusqu’à « Lieu et Région » et ensuite Département et lieu » pour ceux qui veulent des infos au plus près de chez-eux !


  • Ecométa Ecométa 12 janvier 16:36

    @ecometa

    Il faut se rendre tout en bas de la page de l’Insee

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487988?sommaire=4487854


  • Ecométa Ecométa 12 janvier 16:54

    Et si le Covid 19 devenait la grippe saisonnière... on continuerait le même bordel en testant pour trouver, non pas de vrais malades du covid, mais des « cas covid » et en confinant en fonction de ces soi-disant cas covid ! 

    Devenu totalement paranoïaque et schizophrénique ce monde moderne au « modernisme » paroxysme de modernité et plus simple modernité, est « savamment » et « délibérément » malade !


    • nono le simplet nono le simplet 12 janvier 17:18

      @Ecométa
      attention aux erreurs de lecture et/ou d’interprétation ...
      le même dossier donne
      13 ... 2020 18000 dc 2019 15580 dc soit 16% de +
      75 ... 2020 13917 dc 2019 13917 dc soit 17% de +
      France ... 2020 551253 dc 2019 59455 dc soit 12% de plus


    • Ecométa Ecométa 13 janvier 14:41

      @nono le simplet
      Vos % sont bons mais vos chiffres sont mal reportés.
      Chiffres identiques en 2020 et 2019 pour le 75, et mauvais chiffre pour le 13 en 2019.
      Pas facile de ne pas se tromper dans le report des chiffres. 

      Je n’ai fait aucune erreur de lecture ni d’interprétation. Vous vous êtes positionné sur les départements et moi en région. De plus je ne suis pas resté sur le total mais dans le détail des lieux de décès.

      Allons donc dans le 13 et le 75, pour l’Hôpital, Ets Spéc. Pers. âgées et domicile .
       
      Hôpital : pour le 75 : 11.551-10.242= 1.309 soit +12.78%
      Hôpital pour le 13 : 8.872-8.233=639 soit +7,76%

      Ets Spéc. Pers. âgées, pour le 75 : 875-453=422, soit +93,16%
      Ets Spéc. Pers. âgées,

      pour le 13 : 1.768-1.401 = 367, soit +26,20 %

      Domicile pour le 75 : 3.537-2.874=663, soit +23,07 %
      Domicile pour le 13 : 5.637-4.543=1.094, soit +24.08%

      Vous pouvez vérifier si l’exercice vous amuse !


    • anéman anéman 13 janvier 15:28

      @Ecométa

      Reste à savoir la période utilisée par @nono pour ses calculs.
      Dans le post dont j’ai donné le lien, vous dites comparer par région du 01/03 au 30/11.

      En attendant de faire l’exercice avec les valeurs Insee, je confirme vos pourcentages.

      A partir des taux de décès à domicile, on peut faire l’hypothèse que la proportion de la population malade du covid a été comparable à Paris et Marseille. La différence sur l’hôpital venant de la différence dans la prise en charge. Hypothèses à creuser, bien sûr.

      Pourrait-on alors attribuer la différence des taux entre D13 et PACA par une moindre propagation du virus hors grande agglomération ?


  • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 13 janvier 11:47

    Collectif “laissons les médecins prescrire”

     https://manifestes-libertes.org/

    Soutenez cette pétition pour la liberté de prescrire .


  • Eric F Eric F 17 janvier 17:04

    La mortalité ne peut se comparer valablement qu’avec celle des années récentes, car la structure de population et le niveau sanitaire a évolué par rapport à plusieurs décennies en arrière.

    De ce fait, la fin de l’article apporte une conclusion pertinente, la surmortalité indiquée de l’ordre de 50 000 corrobore bien les chiffres publiés ailleurs, et est de même niveau que les décès attribués au covid.

    Je suis d’accord avec la formule conclusive « Bref, le COVID-19 n’est ni la peste noire, ni un événement anodin »

    et également que cela a été excessif de paralyser à ce point la vie du pays (il y a eu un vent de panique mondiale et de décisions extrêmes par une sorte de mimétisme)


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