mardi 22 octobre 2013 - par Stéphane Lhomme

Accord nucléaire Londres-EDF : les plus gros mensonges

Les dirigeants d'EDF, accompagnés par la plupart des médias français, mentent effrontément concernant l'accord nucléaire Londres/EDF. Voici les principales rectifications à connaître.

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org
 
 
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Nuclear Cooling Towers
Photo de Michael Kappel http://www.flickr.com/photos/m-i-k-e/

- L'accord nucléaire EDF/Londres est définitif
 
FAUX
Non seulement il reste encore quelques éléments à finaliser dans cet accord multipartites (Londres, EDF, le chinois CGNPC, peut-être Areva) mais, SURTOUT, cet accord va ensuite être étudié en détail - pendant environ une année - par la Commission européenne. Or, il y a de bonnes chances que cette dernière annule tout (cf http://observ.nucleaire.free.fr/accord-edf-londres.htm ) car l'accord en question revient à subventionner massivement, avec l'argent public et/ou les factures des citoyens, une activité lourdement déficitaire.

 
- EDF va construire deux réacteurs EPR à Hinkley Point
 
PEUT-ETRE.
Mais le projet sera pratiquement anéanti si la Commission européenne annule l'accord Londres/EDF. Même les riches Chinois hésiteront à reprendre le projet sans de puissantes subventions publiques. 

 
- Cet accord est la preuve de l'attractivité du réacteur français EPR
 
FAUX.
En réalité, comme personne ne veut d'EPR, EDF a carrément racheté au prix fort (15 milliards) British energy, renommé EDF energy, pour que celui-ci commande des EPR. Ce sont donc finalement les Français qui vendent des EPR à des Français, grâce à l'argent d'EDF. La ficelle est grossière. et ruineuse.
 

- Cet accord est la preuve de la rentabilité du nucléaire
 
FAUX.
Au contraire, la production d'électricité avec de nouveaux réacteurs nucléaires est une activité tellement déficitaire que EDF a exclu de se lancer sans de puissantes subventions publiques et, surtout, sans un prix d'achat garanti par Londres qui devra couvrir les pertes du projet pendant. 35 ans !
 

- Si la construction des réacteurs a vraiment lieu, cela rapportera de l'argent à la France
 
FAUX.
Les rares précédentes ventes d'EPR ont été de graves flops financiers pour la France car, pour convaincre des acheteurs de se lancer, les EPR ont été bradés à 3 milliards (EPR vendu à la Finlande), 3,5 milliards (EPR vendu.. à la France), et 3,6 milliards les deux (EPR bradés à la Chine). Or les chantiers de Finlande et de Flamanville montrent que le coût réel d'un EPR est environ de 10 milliards.
Cette fois, l'EPR semble être vendu à un prix beaucoup plus proche du coût réel : 9,5 milliards par réacteur. Mais c'est EDF (plus précisément sa filiale EDF energy) qui les achète, les Français sont donc les premiers à payer le vrai coût - ruineux - des EPR ! Cf http://reacteur.epr.free.fr
 

- Cet accord signe le "grand retour" du nucléaire en Grande-Bretagne
 
FAUX
Quand bien même les deux réacteurs annoncés verraient le jour, probablement dans plus de 10 ans, la réalité est que de nombreux réacteurs britanniques, très âgés, vont fermer entre temps. C'est en particulier le cas de ceux rachetés en 2008 par EDF lors de son acquisition de British energy : pour construire peut-être de nouveaux réacteurs, EDF est d'abord devenu propriétaire d'antiquités.
Londres prétend faire passer de 18% à 40% la part du nucléaire dans la production nationale d'électricité, or il est bien plus probable de voir cette part passer en dessous des 10%...
 

 - Cet accord signe le "grand retour" du nucléaire sur la planète
 
FAUX
La part du nucléaire dans l'électricité mondiale est passée de 17% en 2001 à 9,5% aujourd'hui. Il y a bien quelques dizaines de réacteurs en chantier (principalement en Chine), lancés avant Fukushima, mais ils seront très loin de compenser les centaines de réacteurs qui vont fermer dans les 20 ans : la majorité des 380 réacteurs encore en service sur Terre sont très anciens et ont commencé à fermer. Sans parler de ceux qui pourraient bien causer entre temps de nouvelles catastrophes.
 
 


125 réactions


  • Laurenzola Laurenzola 22 octobre 2013 09:12

    @L’auteur,

    Merci pour votre article, une fois de plus, nous pouvons constater à quel point nous sommes désinformé par les médias officiels, c’est navrant et très inquiétant.

    L’énergie la plus rentable et pérennes reste plus que jamais celle que l’on ne consomme pas. 


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 24 octobre 2013 20:50

      En matière d’énergie et d’environnement, l’indépendance des scientifiques est l’un des moyens permettant de combattre la désinformation. Malheureusement, la politique actuelle pousse à la prétendue « autonomie » des universités et à leur rapprochement avec le secteur privé au détriment des garanties de cette indépendance et de la liberté académique.

      Voir nos deux articles récents à propos notamment de la situation de Carmen de Jong, professeur à l’université de Savoie et dont la situation est devenue critique tout comme celle de sa famille (deux enfants, un époux retraité) suite à une saisie presque totale de son traitement de fonctionnaire (60% de prélèvement mensuel + plus de 14.000 euros réclamés récemment par voie d’huissier) :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/10/23/edf-epr-chine-europe-emploi-i-49328.html

      EDF, EPR, Chine, Europe, emploi... (I)

      Le 23 octobre 2013, BFMTV écrit « EPR : jusqu’à 10.000 emplois créés pour Proglio », se référant à des déclarations de l’actuel PDG d’EDF à propos de l’accord passé avec le gouvernement du Royaume-Uni en vue de la construction de deux réacteurs nucléaires pressurisés avec la participation d’AREVA. Mais peut-on vraiment croire ce type de déclarations ? Un tel accord, qui doit encore être validé par les instances de l’Union Européenne, implique une importante participation de deux opérateurs nucléaires chinois de premier plan appartenant à l’Etat de la République Populaire de Chine : la Compagnie Nucléaire Nationale Chinoise (CNNC) et la China General Nuclear Power Corporation (CGN), dont le développement a largement bénéficié des produits et transferts de technologie français. S’il est normal que ces compagnies chinoises saisissent une telle occasion, on peut en revanche s’interroger sur le bien-fondé de la politique d’EDF en la matière. Les Echos nous apprend en même temps que « Des fonds arabes pourraient prendre 15% du projet anglais d’EDF ». En clair, les fonds provenant de l’extérieur de l’Union Européenne seraient proches de la moitié du capital (entre 30% et 40% côté chinois). Radio Chine Internationale souligne « Hollande et Cameron se félicitent du projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR sur le site d’Hinkley Point ». Mais qu’en sera-t-il vraiment de la souveraineté en matière de technologie, des emplois crées en France ou au Royaume-Uni... ? C’est à juste titre que le Journal du Dimanche commente sur ce projet « Chine, l’encombrant allié des Français », évoquant le « risque d’y perdre indépendance et technologies ». De son côté, Greenpeace analyse « EPR au Royaume-Uni : le marketing d’EDF à plein régime ». Autant de raisons pour réclamer une totale liberté de critique pour les universitaires par rapport à ces secteurs stratégiques et pour déplorer la situation actuelle de notre collègue Carmen de Jong, professeur à l’Université de Savoie, évoquée dans notre article « Carmen de Jong et le statut des enseignants-chercheurs (I) ». En réalité, la situation du secteur de l’énergie en Europe nécessite plus que jamais des analyses indépendantes, claires et sans concessions. Qui garantit cette indépendance dans la pratique ? Et l’ouverture à de tels apports de capitaux extérieurs dans le projet EDF d’EPR au Royaume-Uni est-elle autre chose qu’une véritable vente des meubles côté européen ? Au même moment, Le Monde rapporte aussi « Nouveaux dégâts à Fukushima après le passage du typhon Wipha » et La Voix de la Russie « Fukushima : le taux de radioactivité de l’eau multipliée par 12 ».

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/10/23/edf-epr-chine-europe-emploi-i-49328.html ]

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/10/19/carmen-de-jong-et-le-statut-des-enseignants-chercheurs-i-493.html

      Carmen de Jong et le statut des enseignants-chercheurs (I)

      Le 19 octobre 2013, Dernières Nouvelles d’Alsace écrit sur l’Allemagne « Iffezheim - Centrale hydroélectrique - De l’eau, des turbines, de l’électricité », à propos de la turbine inaugurée hier par EnBW et EDF dans cette commune du Bade-Wurtemberg. Les enjeux économiques de l’hydroélectricité sont évidents. Mais les chercheurs ont-ils le droit d’émettre des critiques envers ce puissant secteur industriel, notamment en ce qui concerne les conséquences à long terme pour l’environnement ? Même question pour la neige artificielle, les remontées mécaniques... Il y a un an, un symposium tenu à Munich affichait ouvertement ce titre critique à l’égard de l’hydroélectricité : « Wasserkraft – nachhaltig oder nachteilig ? ». Parmi les conférenciers, Carmen de Jong, professeur en France à l’Université de Savoie, présentait une contribution intitulée « Verbaute Fluss-Systeme : Auswirkungen der Wasserkraft und Resilienz ». Trois jours plus tard, le président de l’Université de Savoie, Denis Varaschin, adressait à Carmen de Jong une lettre lui annonçant une très sévère saisie de son traitement de fonctionnaire. Coïncidence fortuite des deux dates ? Force est de constater la proximité entre Denis Varaschin et EDF, comme en témoigne par exemple sa biographie sur le site de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), ou encore sur EducPros. Le site d’EDF consacre une place de choix aux ouvrages de Denis Varaschin, alors que des membres d’EDF siègent au Conseil d’administration de l’Université de Savoie. Nous n’aborderons pas ici l’ensemble du contentieux qui oppose depuis quelques années Carmen de Jong aux instances dirigeantes de l’Université de Savoie. Mais à un moment où le statut des enseignants-chercheurs fait l’objet de discussions très difficiles entre Geneviève Fioraso et les représentants des personnels, des questions telles que la liberté d’expression des scientifiques et la prévention effective des conflits d’intérêts paraissent essentielles. La « régionalisation » de l’enseignement supérieur est-elle compatible avec ces exigences ? Et comment comptabiliser concrètement le travail des enseignants-chercheurs ? Un aspect paraît particulièrement choquant dans la saisie opérée sur le salaire de Carmen de Jong pour un prétendu «  service non fait » : dans les motifs invoqués par la présidence de l’Université de Savoie et dans le calcul du montant très lourd de cette saisie, seules les heures d’enseignement sont prises en considération dans le temps effectif de travail. Aucune place n’est laissée à la recherche et l’information scientifique du public, activités dans lesquelles Carmen de Jong s’était beaucoup investie. Or les professeurs d’université sont des enseignants-chercheurs et, comme le fait penser ce qualificatif explicitement utilisé dans les textes de loi, il paraîtrait logique de s’attendre à ce qu’ils consacrent à la recherche la moitié de leur temps de travail. Dans lequel cas, la saisie sur salaire infligée à Carmen de Jong sans prendre en considération cette partie de ses missions statutaires paraît en tout état de cause très excessive.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/10/19/carmen-de-jong-et-le-statut-des-enseignants-chercheurs-i-493.html ]

      Cordialement

      Le collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia



    • Gourmet 2012 25 octobre 2013 06:41

      L’affaire de Carmen de Jong est très inquiétante. Des secteurs comme l’énergie et l’environnement ont plus que jamais besoin de transparence et de critique indépendante.


    • Universitaire 1995 25 octobre 2013 10:27

      On dirait que tout ce bruit autour de la « grande opération » d’EDF cherche à étouffer les mauvaises chiffres sur le chômage, la précarisation des emplois...

      En réalité, la situation de l’Europe dans le domaine de l’énergie est devenue catastrophique du fait que depuis une trentaine d’années les moyens financiers nécessaires au développement d’énergies nouvelles ont à la place été délocalisés à la recherche des plus grands profits immédiats (bas salaires, etc...). EDF incarne le statu quo découlant de cette incroyable carence.

      Que des scientifiques comme Carmen de Jong puissent « déranger » dans ce contexte, ce n’est pas étonnant. Elle est d’ailleurs arrivée à l’Université de Savoie au moment où se préparait l’opération (ratée) de la candidature d’Annecy aux Jeux Olympiques d’Hiver.

      Le problème, c’est qu’à présent l’Europe ne semble plus disposer de ressources financières autonomes pour réparer cette erreur historique. Sauf à opérer une transformation radicale.


    • Gourmet 2012 26 octobre 2013 13:10

      AgoraVox avait déjà évoqué l’affaire de Carmen de Jong il y a trois ans :

      http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/geneuse-pour-la-neige-84724

      Gêneuse pour la neige...

      http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/carmen-de-jong-evincee-de-son-27467

      Carmen de Jong évincée de son programme de recherche

      C’est incroyable qu’une telle affaire puisse perdurer pendant des années au détriment de l’intéressée, de sa famille, de la transparence par rapport à des domaines industriels très influents sur le plan local...

      Faisant une recherche, je tombe sur ce compte rendu rédigé par des élus syndicaux sur une séance du Conseil d’administration de l’Université de Savoie de décembre 2012 :

      http://www.esper-univ-savoie.fr/wp-content/uploads/2012/12/CR_CA_18122012_ESPER.pdf

      1 Informations
      Situation Mme De Jong

      Les élu-e-s ESPER souhaitent que les conseillers soient informés sur la situation de Carmen de Jong et demandent une explication sur le fait que la retenue soit supérieure à la moitié de son service. Ils demandent également que cette situation soit traitée sur le fond par le biais d’une enquête administrative car depuis des années elle est mise à l’écart, elle a été d’abord destituée de ses fonctions puis on lui repris les deux programmes de recherche qu’elle avait créé.
      Le VPCA indique qu’il ne peut pas répondre car il y a une procédure en cours devant le tribunal administratif.

      (fin de citation, VPCA = Vice-Président chargé du Conseil d’Administration représentant le président, absent)

      C’est à ne rien comprendre. Depuis quand le fait que Carmen de Jong ait introduit un recours contre la saisie de son traitement (pouvait-elle faire autrement ?) empêcherait la présidence de l’université de s’expliquer sur cette affaire devant le Conseil d’administration qui est entre autres l’instance souveraine en matière d’actions en justice ?


    • Aujourd’hui 26 octobre 2013 15:28

      Voici un dossier très intéressant.

      Ce n’est pas en l’espèce le nucléaire qui faisait l’objet des travaux critiques de Carmen de Jong, mais l’hydroélectricité. Les intérêts industriels étant les mêmes.

      Evidemment, c’était fâcheux alors que l’hydroélectricité nous est présentée comme une alternative au nucléaire. Mais c’est la preuve du retard inexcusable de l’Europe dans le développement de véritables énergies alternatives adaptées à ses ressources réelles.

      Nos descendants risquent d’en payer une lourde facture.


    • zozoter 27 octobre 2013 11:51

      Ben voyons, l’auteur subventionné par la filiale de l’Empire, EELV, lui n’affirme pas de mensonge peut-être ? Les média officiels sont au contraire à ses ordres. La dialectique est savante, trahir les intérêts des français et exprimé çà en inversant les causes.

      Nous Bretons nous faisons rouler dans la farine, À faire la promotion d’un régionalisme contre la France, nous allons en crever. Et aux bénéfice de qui ? de l’Empire Américano-sioniste.

      EELV avance dans le bon sens, déjà créé par le pédophile allemand Daniel-Cohn Bendit, il fait la promotion de la majorité qui devrait s’effacer devant TOUTES les minorités.
      Et aux bénéfice de qui ? de l’Empire Américano-sioniste. Regardez donc à quoi ressemble la Yougoslavie aujourd’hui, c’est çà la balkanisation !! Un projet EELV pour la France de 2020.

      L’auteur est pour l’intervention des mercenaires quatari contre le peuple de Syrie, avec les massacres qui vont avec.


  • Francis JL 22 octobre 2013 09:26

    Merci pour ces infos qui, si elles sont vraies, démontrent s’il en était besoin que nous ne sommes pas une démocratie mais sous la botte du lobby nucléaire.


  • BA 22 octobre 2013 10:11

    Quand l’air devient trop pollué, ça donne une atmosphère d’apocalypse.

    En Chine, nous avons un nouveau mot : l’ airpocalypse.

    Mardi 22 octobre 2013 :

    Une épaisse chape de pollution paralysait mardi pour le troisième jour consécutif Harbin, une métropole du nord-est de la Chine, forçant la fermeture des écoles et de l’aéroport et entravant le réseau de transports.

    Tout en ayant baissé par rapport à la veille, la pollution atmosphérique atteignait encore un niveau dépassant de plus de trente fois le plafond préconisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Harbin, agglomération de plus de 10 millions d’habitants.

    « Le fog est moins grave qu’hier, mais c’est toujours dégoûtant », a déclaré une étudiante chinoise, Song Ting, 21 ans, jointe au téléphone depuis Pékin.

    Un ingénieur de 25 ans, Zhao Yang, a déclaré de son côté : "Hier, c’était le pire. On a mal quand on respire. On ne voit pas grand monde dans les rues et certains mettent trois masques avant de sortir« .

    L’ »airpocalypse" à Harbin faisait mardi la une de divers journaux dans le pays, de plus en plus inquiets de la dégradation de l’environnement.

    La presse publiait notamment des photos de résidents, le visage recouvert d’un masque filtrant, perdus dans un brouillard ne laissant que quelques dizaines de mètres de visibilité.

    Le « fog » sur Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, s’est accumulé tandis que la ville mettait en route son système public de chauffage à l’approche de l’hiver, particulièrement rude dans cette région frontalière de la Sibérie.

    La Chine, deuxième économie de la planète et premier marché automobile mondial, voit son environnement menacé par ses nombreuses industries polluantes, son trafic routier en constante expansion et son laxisme pour protéger les écosystèmes.

    En outre le pays tire plus de 70% de son énergie de la combustion du charbon, ce qui en fait le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

    Le gouvernement avait annoncé en juin qu’il rendrait désormais les cadres locaux responsables de l’amélioration de la qualité de l’air dans leur ville.

    La municipalité de Pékin a, elle, annoncé jeudi dernier son intention d’instaurer un système de circulation automobile alternée les jours où la qualité de l’air est particulièrement dégradée.

    La pollution de l’air a contribué au décès prématuré de 1,2 million de personnes en Chine en 2010, avait estimé l’organisation Health Effects Institute, dans une étude parue en mars dernier.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/afp-00558344-troisieme-jour-de-grave-pollution-atmospherique-dans-une-metropole-chinoise-620784.php


    • 1984 22 octobre 2013 10:42

      Hors sujet. Mais je soupçonne le commentateur de préférer la transparence de la pollution nucléaire. ça vous dit un petit tour à la piscine ?


    • BA 22 octobre 2013 17:31

      Nous sommes d’accord.

      Le système actuel détruit la planète.

      Brûler des combustibles fossiles détruit la planète.

      Construire des centrales nucléaires détruit la planète.

      L’Institut National des Etudes Démographiques vient juste de nous apprendre que nous serons 10 milliards d’habitants en 2050.

      Bon.

      Que conclure ?

      A mon avis, nous sommes entrés dans une phase d’auto-destruction.


    • anomail 24 octobre 2013 15:37

      10 milliards en 2050 ? smiley

      Ils ont du oublier un paramètre dans leurs prévisions.

      Comment nourrir cette population sans pétrole, vu que l’agriculture industrielle utilise à profusion cette ressource (engrais, insecticides, mécanisation).

      http://www.institutmomentum.org/2013/04/vers-une-agriculture-sans-petroleseminaire-du-12-avril-2013-par-pablo-servigne/

      Bref, je pense qu’ils se plantent, et que la population mondiale va régresser.


  • alberto alberto 22 octobre 2013 10:56

    Bien vu l’auteur !

    Les cocoricos médiatiques m’inquiétaient déjà un peu...

    Mais là tu mets le doigt sur deux points importants : en fait c’est EDF qui vend à EDF, deuzio le contribuable français sert, à son insu, de garantie à la magouille !

    Tertio, et là c’est mon avis, quand les grands bretons sont dans la boucle, y a du souci à se faire...

    A suivre...avec angoisse ? 


  • christophe nicolas christophe nicolas 22 octobre 2013 12:48

    Bravo !!

    C’est comme cela pour toutes choses dans les médias, certains ont décidé de gérer par la méthode Coué. Ils ne font qu’enfumer les gens. Ils nous prennent pour des crétins !!

    Les professionnels doivent rectifier ces journalistes qui prennent des ordres au lieu de faire leur métier qui consiste à dire la vérité après s’être assuré de la véracité de l’information par la preuve rationnelle. Les journaux doivent être séparéss des différents pouvoirs.

    Il faut arrêter la « psychologie de pouvoir » qui consiste, dés qu’il est pris la main dans le sac, à accuser vers l’extérieur. Par exemple, quand on parle d’espionnage, on accuse de suite les américains pour éluder ce qui se passe chez nous. Quand quelque chose est un succès , le pouvoir tente de s’approprier le mérite par tous les moyens quand cela s’oppose à leur pouvoir, ils tentent de le sabrer ou de le coopter, ils essaient aussi de transformer en succès leurs foirages comme dans le cas présent. C’est la politique de la gagne contre la vérité qui tue les esprits à terme. Ces « gagneurs dans l’esprit » sont des pasteurs insensés (Zacharie 11.16). Ce n’est pas le problème de l’EPR en soi, tout projet à des aléas, mais d’une communication en contre vérités. Les personnes qui disent la vérité sont des pasteurs qui font paître le troupeau.

    Cette gestion de la communication s’appelle depuis la nuit des temps : UN GROS MENSONGE. On donne des fessés aux enfants pour cela.

    L’appropriation forcée s’appelle depuis la nuit des temps : UN VOL OU DE L’ESCROQUERIE. On punit sévèrement les enfants pour cela.

    Accuser les autres quand on est prit en train de tricher s’appelle depuis la nuit des temps : UN ACTE DE LACHETE. On met la honte aux enfants pour cela en révélant la vérité.

    La démocratie pour toutes choses oblige à la conquête des esprits, c’est l’origine du problème. Tous les professionnels qui connaissent la vérité doivent ridiculiser tous ces articles stupides. Le PDG d’EDF doit recevoir un sérieux avertissement... il enfume... il doit réformer l’état d’esprit.

    L’énergie nucléaire est une énergie de transition sans doute pour encore quelques dizaines d’années mais elle est vouée a totalement disparaitre. Dans un siècle, on n’en parlera plus mais la science des atomes restera très utile notamment pour les propriétés magnétique. Il va y avoir du boulot pour la Hague pour recycler la filière.

    Même pour un réacteur stellaire, le nucléaire est inutile. Le vaisseau « entreprise » de Star-Trek est très joli mais ce sera plutôt en forme de cigare. Pour l’atmosphère, ce sera plutôt en forme de soucoupe. Contraintes physique... Mais zéro pollution, zéro radioactivité, ne consommant aucune ressource extérieure donc l’énergie est inépuisable et gratuite.

    Le « gagneur » d’aujourd’hui, parce qu’il enfume les esprits et détruit la vérité, aboutit finalement à la ruine matérielle. C’est en réalité un pasteur insensé du troupeau de brebis, « il n’ira pas à la recherche des plus jeunes, il ne guérira pas les blessées, il ne soignera pas les saines ; mais il dévorera la chair des plus grasses, et il déchirera jusqu’aux cornes de leurs pieds ». Ce n’était pas évident « d’être en vérité » plutôt que « gagneur » du fait des ressources limitées mais c’était quand même une erreur.

    Il faut être « en vérité » ce qui épanouira la vie matérielle laquelle enrichira l’esprit en retour. Pour l’instant, les pasteurs insensés doivent redevenir humains ou dégager, ils sont capables de transformer un rêve d’abondance en tyrannie pour garder leur pouvoir sur les esprits.

    La spiritualité coiffe la connaissance qui l’épanouit en retour par une meilleure compréhension de la réalité

    La vérité coiffe la matière qui l’épanouit en retour par des solutions de développement écologique pour allez de l’avant dans la vie, ce qui est le vrai sens de « gagner » et non cet invraisemblable esprit de « tueur de l’esprit » qui amène les âmes à se damner elle mêmes.


    • bourrico6 25 octobre 2013 10:13

      Dans un siècle, on n’en parlera plus

      Ah si si, quand il faudra trouver de nouveau sites d’enfouissement, ou quand il y aura eu des infiltrations dans les nappes, ou quand il faudra sortir des millions régulièrement pour financer l’entretien des déchets.

      Et pour un peu qu’une ou deux centrales nous pète encore à la gueule....

      Crois moi, on a pas fini d’en parler.


  • Corinne Colas Corinne Colas 22 octobre 2013 13:09
    Je cite Michel Bernard de la revue Silence qui a écrit ceci :
    « j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez ! » 


    Soutien à Stéphane Lhomme pour ses interventions si utiles !

    (et l’Observatoire du nucléaire ne va pas disparaître en décembre car AREVA perdra son procès...)

  • paul 22 octobre 2013 13:13

    Déjà en 2008, la presse nationale ( l’Express par exemple) claironnait la bonne affaire réalisée par EDF qui avait racheté British Energy ( au prix de 15,7 Md au lieu des 6 Md réels que certains l’estimaient ) .
    Six ans après, on découvre que cette « bonne affaire » ne visait qu’à installer EDF-Areva et son EPR en Angleterre, pendant que les prévisions de chantiers dans d’autres pays s’effondraient, comme aux EU .
    Les chantiers de Flamanville et en Finlande montrent que les EPR sont des catastrophes économiques que nous paieront pendant des générations, mais les décisionnaires préfèrent la fuite en avant, comme à la grande époque gaullienne du tout nucléaire, sans débat démocratique .
    Une décision négative de la commission européenne relative au prix vendu aux anglais du MWh - plus du double du prix actuel - serait un coup d’arrêt à l’intox d’EDF .


  • JMBerniolles 22 octobre 2013 13:48

    Une cécité pareille quand on prétend être à la tête d’un observatoire ! les idéologies ne prédisposent pas à l’ouverture d’esprit.


    La vérité qui s’impose de plus en plus en déchirant le front médiatique anti nucléaire, est que le nucléaire est incontournable dans des pays qui veulent progresser, maintenir leur industrie...

    En France, malgré toutes les déclarations d’un gouvernement PS/EELV à la dérive, le nucléaire va être prolongé, l’Allemagne doit en sortir depuis plus de 10 ans, elle ne le fera pas... Le Japon redémarrera son nucléaire... 

    Pour comprendre ce qui se passe en Angleterre, et au Japon, il faut d’abord considérer que ce sont des Iles. Se préoccuper de l’avenir de son pays y est obligatoire. En France nous vivons le contraire, une destruction programmée.

    Avec la Syrie l’équilibre mondial s’est brutalement modifié. Les anglais se sont détachés des USA ce qui paraissait incroyable. Ils jouent maintenant leur propre jeu, avec la main sur la finance mondiale, l’ouverture de nouveaux marchés, notamment avec l’Iran ce qui est encore plus incroyable étant donné le contentieux. Pour survivre ils ont besoin d’énergie sûre et peu chère. Soient le nucléaire et le gaz de schiste. Les anglais sont des pragmatiques réalistes. Dans le système néo libéral ils veulent continuer à être du côté des commandes.

    J’invite les visiteurs de ce site assez indépendant à bien réfléchir. L’avenir de la France et de leurs enfants se joue en ce moment. 



    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 14:16

      Vous pouvez faire des phrases autant que vous voulez, la réalité est implacable : la part du nucléaire dans l’électricité mondiale est passée de 17% en 2001 à 9,5% à ce jour (et la chute continue !) , les renouvelables font déjà plus de 20% (dont 17% d’hydroélectricité) et augmentent continuellement.

      Le trio pétrole-gaz-charbon a hélas de beaux jours devant lui, mais la seule alternative reste les renouvelables (et les économies d’énergie), et pas ce pauvre nucléaire en déroute totale... mais toujours capable de contaminer des millions de gens.

      Quant à cet accord Londres/EDF, cas d’école de dumping, il sera très probablement cassé par la Commission européenne. Les EPR annoncés ne verront jamais le jour.

      Enfin, concernant la sécurité d’approvisionnement, le nucléaire est très vulnérable car on importe 100% de l’uranium. Si ces réacteurs sont finalement construits, les Anglais seront pieds et poings liés...


    • JMBerniolles 22 octobre 2013 14:35

      Vous me confondez avec un candidat EELV, je ne fais pas de phrases creuses et encore moins de promesses électorales pour m’assoir dans un fauteuil de sénateur.


      Je parle de réacteurs nucléaires qui fonctionnent, que l’on devait soi-disant arrêter et dont on va prolonger la vie d’au moins 10 ans. Ce qui rajeunit sérieusement ceux de Fessenheim !

      Le motif officiel livré par jean-marc Ayrault en personne est savoureux. Les bénéfices du nucléaire vont servir à financer l’éolien et le PV !

      Je n’ai rien contre les économies d’énergies, mais force est de constater que la consommation d’énergie, notamment d’électricité des particuliers ne cesse d’augmenter.

      La solution choisie par un gouvernement PS/EELV qui ne sait faire que cela, est de taxer à tout- va pour que les gens ne puissent plus consommer. Pas les bobos d’EELV, les gens sur le fil... 


    • Gemini Gemini 22 octobre 2013 14:40

      Cela fait étrange de voir associer dans un même message les mots « avenir » et « nucléaire ». La seule chose qui a de l’avenir avec cette énergie, ce sont ces déchets que l’on ne sait pas gérer et qui eux, vont rester dangereux durant de long siècles.


    • Corinne Colas Corinne Colas 22 octobre 2013 16:53

      Les idéologies ne prédisposent pas en effet à l’ouverture d’esprit... 

      le travail des lobbies non plus  ! 

      L’auteur est certainement plus indépendant qu’un « ingénieur réacteurs sécurité nucléaire » qui contribue notamment à «  « sauvons le climat.org », lequel sous prétexte d’une réflexion sur le changement climatique, nous invite à »penser" que le nucléaire est une énergie renouvelable qui sauvera l’humanité. 



    • JMBerniolles 22 octobre 2013 19:16

      Les réalités se moquent de votre conception d’origine purement idéologique de division entre pro et anti nucléaire.

      La question est de savoir si le nucléaire est nécessaire ou non. S’il ne l’est pas je pense que personne ne défendra l’idée qu’il faille construire à tout prix des réacteurs nucléaires.

      Il est facile de faire des raisonnements en inventant des chiffres.

      Les coûts de revient [il y a plusieurs sources, tout simplement- parce qu’il y a plusieurs manière de faire les calculs] du MWh nucléaire sont officiellement connus.

      * pour les REP il est au maximum de 45 €. Incluant les réserves pour le retraitement et le stockage des déchets, ainsi que pour le démantèlement. Il est évident qu’en prolongeant la vie des réacteurs ont améliore beaucoup de dernier poste.

      * Pour Flamanville le coût- est monté à la fourchette de 70 à 90 €. A cause des retards une bonne part de l’augmentation provient des intérêts des capitaux. Le taux d’actualisation étant de 5% [le système bancaire se sert largement sur ces investissements]

      * la facture EDF augmente à cause de la CSPE = 13,5 €/MWh au 1er janvier 2013, où interviennent les coûts exorbitants de rachat des courants éolien et photovoltaîque.

      Evidemment ,il faut cacher cela aux gens et vous vous en chargez également. Le coût hors de prix d’un renouvelable intermittent qui ne produit pratiquement rien.

      Le commerce extérieur Japon s’effondre à cause du prix qu’il doit payer pour le gaz naturel et le fuel qu’il importe. Seul le gaz de schiste est compétitif avec le nucléaire [en dehors de l’hydaulique]. Ce qui diffère la reprise du nucléaire aux USA










    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 19:26

      Et à cause de quoi le Japon est obligé d’importer en catastrophe de l’énergie au prix fort ? a cause de quoi ? Allez, un petit effort, c’est à cause du... n u c l é a i r e  !
      Hé oui, faute historique du Japon d’avoir investi des centaines de milliards dans l’atome, il se retrouve aujourd’hui avec Fukushima et ses conséquences....


  • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 14:49

    Vous tentez (vainement) de donner du crédit à vos propos en pointant les turpitudes des politiciens d’EELV, comme si cela fonctionnait selon les vases communicants !

    En réalité, les trahisons et mensonges des dirigeants d’EELV n’empêchent pas que vous racontiez des bêtises. A votre décharge, vous ne faites que répéter ce que vous avez entendu dans les médias, à savoir que les réacteurs français vont durer jusqu’à 50 ans.

    Allez donc voir ici :
    http://democratie-reelle-nimes.over-blog.com/article-centrales-nucleaires-la-retraite-a-60-ans-alors-qu-aucun-reacteur-nucleaire-au-monde-n-a-jamais-120693835.html


    • JMBerniolles 22 octobre 2013 15:08

      Soyez sérieux. Ce sont les déclarations de J-M Ayrault.


      Sur le fond, s’il est jugé que l’acier de cuve peut tenir, ce qui est le cas, et que les micro fissures sont acceptables, il n’y a aucune raison de ne pas prolonger la vie des réacteurs nucléaires par tranches de 10 années.

      Une durée de fonctionnement de 60 ans est tout à fait envisageable.

      Pourquoi vous plaindre vous allez pouvoir observer jusqu’à la retraite et au delà !

    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 15:19

      Formidable, voilà JM Ayrault promu grand expert du nucléaire !
      Tout 1er ministre qu’il est, le pauvre homme n’y connait rien, vous êtes parfaitement ridicule.

      Quant à observer votre cher nucléaire, ses catastrophes, ses déchets radioactifs, c’est pour des millions d’années qu’il y a du boulot...


    • JMBerniolles 22 octobre 2013 16:48

      Quand vous êtes au bout du bout en terme d’arguments, vous évoquez toujours le terrible problème des déchets nucléaires.


      On ne voit pas pourquoi le nucléaire n’engendrerait pas de déchets, puisque toutes les activités industrielles et autres le font.

      Sur ce plan, la spécifité du nucléaire est que les déchets produits occupent de très faibles volumes et que la fraction à vie longue représente un pourcentage très faible.

      Les déchets chimiques et biologiques, les gaz et fumées rejetés dans l’atmosphère, même les ordures ménagères constituent également une menace pour la santé.

      Il y a un problème général des déchets et des rejets.

      La réponse à ces problèmes est l’élimination.

      Et la meilleure façon de concevoir et de mettre en oeuvre des procédés d’élimination serait de créer un organisme national des déchets.

      On peut éliminer les radionucléides de fission ou de capture et les transuraniens, ainsi que le Pu en les transmutant ou en les brûlant. 
      Le Pu et les transuraniens peuvent être brûlés dans des réacteurs rapides.[il n’est pas optimum de brûler le Pu dans du Mox pour REP]

      Effectivement, cela demande pour la cohérence de s’orienter vers un stockage réversible, plutôt subsurface. C’est d’ailleurs la solution qui est retenue au japon en raison de leurs problèmes de sols et de séisme.





    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 17:23

      Je ne suis « à court d’arguments » que dans vos phantasmes. En l’occurrence, je n’ai pas besoin d’argumenter, je vous indique juste (puisque vous êtes si ignorant) que la part du nucléaire s’effondre dans le monde et que ce ne sont pas ces deux pauvres EPR qui vont changer la donne puisqu’ils ne seront probablement jamais construits...

      Vous confondes les opinions (pour ou contre le nucléaire) et les faits...


    • Bulgroz 22 octobre 2013 17:38

      « Tout 1er ministre qu’il est, le pauvre homme n’y connait rien, vous êtes parfaitement ridicule. »

      Tout est dit ici qui illustre votre suffisance (qui vous a valu d’être viré de Sortir du Nucléaire)

      Et vous, vos compétences dans ce domaine, quelles sont elles exactement ? Donnez nous vos état de service pour qu’on rigole. Par rapport à Ayrault ou par rapport à vos interlocuteurs qui ne partagent pas vos lubies antinucléocrates.

      Car à part dépenser 99% de votre budget de votre assocation pour payer votre propre salaire (1% pour payer les frais de justice), je ne vois pas en quoi vous êtes utile au débat et en quoi cette association (Observatoire qui rassemble 3 pékins) a une quelconque crédibilité.

      Anti nucléaire, quelle petite ambition !!!


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 17:50

      Tss tss, ce ne sont pas les pauvres provocations d’un nazillon (cf vos remarques sur les étrangers) qui vont m’énerver.

      Par ailleurs, si EDF a jugé bon de me fliquer puis d’infiltrer Sortir du nucléaire pour m’éjecter (http://edf.espionnage.free.fr ), et si Areva juge nécessaire de m’attaquer en justice (cf http://observ.nucleaire.free.fr/accueil-proces-areva.htm ), voilà qui ne va pas dans votre sens...

      Allez, mettez vous au garde à vous devant vos chefs d’Areva, EDF et du FN...


    • Bulgroz 22 octobre 2013 18:09

      Apparemment chez vous, les insultes sont une marque de fabrique et tiennent lieu d’arguments.

      Essayez plutôt de nous donner vos états de service dans les domaines de l’énergie. Quand je vois vos salaires qui consomment 99% du budget de votre association !!! Quelle honte.

      et EDF qui aurait infiltré Sortir du Nucléaire !!! vous travaillez trop du chapeau tout seul dans votre groupuscule et votre obsession est maladive.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 18:19

      Commencez donc par apprendre à lire (vous pouvez y arriver) et ensuite vous pourrez prendre connaissance de la première phrase de l’article du Point sur le site http://edf.espionnage.free.fr
      Lisez aussi les articles du Canard enchaîné, c’est édifiant.

      Enfin, vous n’avez pas l’ombre d’une chance de me faire avoir honte de mes 1122 euros mensuels, d’autant qu’ils sont parfaitement propres alors que vous êtes corrompus jusqu’à la moelle...


    • Bulgroz 22 octobre 2013 18:35

      de l’argent propre ? de l’argent des subventions qui vous font vivre et qui, je suppose, vous autorisent à me traiter de nazillon et d’ignorants ceux qui ne partagent pas vos obsessions.

      JE VOUS DEMANDE DE SUPPRIMER L’INSULTE DE NAZILLON ET DE VOUS EXCUSEZ.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 19:01

      Et voilà le provocateur qui joue les vierges effarouchées...


    • Onecinikiou 23 octobre 2013 15:14

      M. Lhomme, vous êtes un hystérique et un idéologue. Allez vous faire soigner.


    • ObjectifObjectif 23 octobre 2013 17:41

      Et vous répondez comme un propagandiste expérimenté, qui applique bien le sophisme (http://sophismes.free.fr/ , ici le type attaque personnelle) de base, faute de mieux.

      Où avez vous appris cela pour en faire ainsi votre profession ?

      En essayant de détourner l’attention vers le messager, vous montrez votre vrai visage, et indiquez que vous n’avez pas d’arguments contre les faits bruts présentés dans cet article.


    • AstreLune AstreLune 24 octobre 2013 11:07

      Ne sont-ils pas mignons, n’est-ce pas, tous ces troll pro nucléaire qui utilisent l’Ad hominem pour détourner la conversation de son impact réel ?

      Bulmachin chose et compagnie.

      « Mais toi tu t’es vu zozo ? »

      L’argumentaire d’une pro-nucléaire se résume à « Mais si, croyez-y encore un peu, ça va fonctionner ! » pendant que tout pète autour.

      Pitoyable.


    • Onecinikiou 24 octobre 2013 23:49

      « En essayant de détourner l’attention vers le messager, vous montrez votre vrai visage, et indiquez que vous n’avez pas d’arguments contre les faits bruts présentés dans cet article. »


      Mon cher monsieur, les faits bruts sont les suivants :

      Il y a actuellement 61 réacteurs nucléaires en construction de part le monde (bientôt 63 avec le contrat britannique), essentiellement en Chine, Inde et Russie, pour un parc en 2012 de 435 réacteurs en fonctionnement dans le monde. Ces 61 réacteurs en construction représentent environ 58 GW de puissance cumulée.

      En 2012 (derniers chiffres disponibles), le parc nucléaire mondial a fourni près de 2346 TWh.
       
      L’AIEA, dont les prévisions sont certainement mieux étayées que celles de l’auteur de cet article, envisage une croissance de la capacité nucléaire mondiale au cours des prochaines années. Cette estimation de croissance varie de 33% à 109%, ce qui porterait la capacité électrique nucléaire installée dans le monde entre 501 GW et 790 GW, contre 370 GW aujourd’hui. Soit plus du double de la capacité actuelle dans le scénario le plus optimiste. 

      Sur la baisse constatée de la part du nucléaire dans la production électrique totale sur les trois dernières années, elle est imputable essentiellement l’arrêt (temporaire) des réacteurs au Japon, et à la décision allemande de sortie programmée du nucléaire dont la production électrique a été principalement substitué non pas par les renouvelables (incapables de compenser en volume) mais par du fossile (lignite allemande et gaz russe). Ce qui conduit a ce fait tout à fait paradoxale : malgré les milliards d’€ investit dans les renouvelables l’Allemagne a émit en 2012 2% de plus de CO2 que l’année précédente ! Il est peu dire que l’objectif prétendument recherché n’est nullement atteint, bien au contraire.

      Rappelons également à l’attention de nos escrologistes qu’un français rejette chaque année toujours 30% de CO2 de moins que son voisin outre-Rhin, et qu’il est celui de tous les grands pays industrialisés qui en rejette le moins. Grâce à notre parc électro-nucléaire.

      Dans le même moment, et l’auteur le rappelle lui même, les énergies dites renouvelables (mais qui ne sont nullement « verte » ou « propre »), hors hydraulique, ne représente toujours que 4% de l’électricité produite dans le monde, contre 10% pour le nucléaire. 

      En cela critiquer le nucléaire au prétexte que la fraction du total de l’électricité produite serait faible, notamment par rapport au fossile par exemple (68% de la production électrique totale) est ubuesque, dans la mesure où la part du renouvelable est autrement plus marginal encore !

      Toujours les chiffres afin de fixer les nécessaires ordres de grandeur : de 2001 à 2011 la production électrique totale est passée de 15.550 TWh à 21.964 TWh. Sur ce différentiel seul 642 malheureux TWh sont imputables aux renouvelables (hors hydraulique) malgré les milliards d’€ déversés à fond perdus pour financer - et subventionner - des énergies dont la production est intermittente et imprévisible.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 25 octobre 2013 09:15

      Onecinikiou a une seule qualité, il fait rire, c’est déjà ça.

      Ainsi, il dit en substance « ok, la production nucléaire a baissé, mais c’est uniquement parce que le Japon et l’Allemagne ont fermé des réacteurs ». Avec un tel « raisonnement », on peut dire qu’un équipe a gagné tous ses matchs si on ne compte pas ceux qu’elle a perdus !

      Après il dit « ok, la part du nucléaire diminue, mais elle va augmenter : la preuve, c’est l’AIEA qui le dit ». C’est aussi crédible que les cigarettiers qui disent que le tabac ne donne pas le cancer...

      Enfin, les renouvelables font 22% de l’électricité mondiale, plus du double du nucléaire (9,5%), mais notre ami pense que ça fait moins (et même beaucoup moins). Risible.


    • bourrico6 25 octobre 2013 10:15

      JE VOUS DEMANDE DE SUPPRIMER L’INSULTE DE NAZILLON ET DE VOUS EXCUSEZ.


      Mouarf, le choupinou qui s’offusque, hilarant !!

       smiley


    • Onecinikiou 26 octobre 2013 00:13
      Quelques faits alors.

      M. Lhomme, contesteriez-vous le fait que les énergies dites renouvelables hors hydraulique, c’est à dire l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse et la géothermie cumulée, que l’on nous présente inlassablement comme des énergies d’avenir susceptibles de pallier à la production nucléaire voire au fossile, ne font toujours en 2012 que 4% de la production électrique mondiale, quand le nucléaire en assure lui 10% ?

      Contesteriez-vous le fait que les renouvelables hors hydraulique (dont le potentiel maximal semble atteint pour la France selon un avis unanime des experts à ce sujet, il ne peut donc nullement être question ici d’en faire mention comme solution d’avenir) impose que soit construit de part leur nature intermittente, imprévisible et fluctuante, une très forte surcapacité de production, équivalente de 3 (éolien) à 5 fois (photovoltaïque) la puissance nominale installée pour le nucléaire ?

      Je reprends souvent cet exemple tout à fait emblématique pour étayer mon assertion : il est prévu de construire après attribution des concessions l’année dernière un parc éolien de 600 éoliennes géantes (5 MW chacune en crête) en Bretagne/Normandie, pour une puissance nominale installée de 3000 MW, pour 10 milliards d’€, ce qui représente un investissement considérable supérieur à celui de l’EPR actuellement en construction à Flamanville (8,5 milliards d’€).


      Etant donné l’intermittence de production, et le facteur de charge propre à l’éolien, de 23% en 2012 selon les chiffres officiels - autrement dit l’ensemble du parc éolien français a en moyenne l’année dernière fonctionné 23% du temps en équivalent pleine puissance, les 77% restants, ce même parc à débité... 0 KWh ! - des faits donc, l’on peut prévoir que le parc en projet à 10 milliards d’€ produira sur une année lors qu’il sera en fonctionnement pour environ 6 TWh par an en volume d’électricité.

      Sur le même laps de temps, l’EPR de Flamnville, dont la puissance nominale installée est près de moitié inférieure (1650 MW), mais dont le facteur de charge sera de 80% minimum (85% prévu) et qui est la moyenne de l’ensemble du parc électronucléaire français actuel, produira lui non pas 6 TWh, mais... 11,5 TWh ! Près du double ! Pour un investissement inférieur !

      Je résume :

      - Parc éolien en projet = 3000 éoliennes géantes de 5 MW = 3000 MW de puissance installée = coefficient de production de 23% = 6 TWh d’électricité produits sur une année = 10 milliards d’€.

      - 1 EPR en construction = 1650 MW de puissance installée = coefficient de production de 80% = 11,5 TWh d’électricité produits sur une année = 8,5 milliards d’€.

      M. Lhomme, je vous mets au défi vous m’entendez de démontrer ici même en quoi ces chiffres et ces ordres de grandeur se révéleraient faux ou approximatifs.

      Et encore ne parlerais-je pas ici du fait que les énergies type éolien ou photovoltaïque impose, de part toujours leur intermittence, de quasi doubler les infrastructures et donc les investissements, du fait qu’ils ne peuvent fonctionner ni en production de base ni en pointe, et que la production ne peut donc pas être garantie, jamais. Qu’elles imposent que soit construit régionnalement des moyens lourd de substitution afin de garantir la stabilité du réseau, et que ce sont essentiellement des énergies fossiles (centrales à gaz/charbon), inévitablement, qui prennent le relais de nos énergies qui, par conséquent, ne peuvent absolument pas être qualifiées de « vertes ».

      Contestez-vous ces faits M. Lhomme ? Contesteriez-vous le fait que l’Allemagne à l’année dernière rejetée 2% de plus de CO2 dans la basse atmosphère que l’année précédente, et ce en dépit des financements et subventions considérables en matière de renouvelables qui ont été injectés ?


      Je vous attends de pied ferme.

  • Chris De Baün 22 octobre 2013 16:27

    « L’A.E.I.A., ce pion  » : Le Nucléaire et ses mensonges..... ! smiley



  • ecolittoral ecolittoral 22 octobre 2013 17:05

    On comprend mieux les 5% d’augmentations à répétition des tarifs.

    « Pourquoi vous plaindre vous allez pouvoir observer jusqu’à la retraite et au delà ! »

    Non ! « ...jusqu’à l’accident... ».

    Il suffit, par exemple que « les micro fissures acceptables »(?) dans la cocote minute continuent (je ne vois pas pourquoi elles arrêteraient) de micro fissurer.

    Ce jour là(en réalité, plus tard), on nous dira que les retombées sont « à un niveau acceptable » et que l’accident était...imprévisible.

    Monsieur JMBerniolles puisque vous êtes ingénieur nucléaire et travaillé dans ces épaves , j’espère que ce jour là, vous « accepterez » de descendre au charbon.


  • redrock redrock 22 octobre 2013 17:28

    Ce qui me surprend dans l’article c’est que des patrons comme Henri Proglio signent un contrat pour perdre de l’argent !

    EDF a maintenant un statut d’entreprise privée, même si l’état est actionnaire majoritaire, elle est donc soumise à toutes les règles comptables en vigueur et elle n’est pas déficitaire et ce ne sont pas les français qui payent puisque l’électricité est plutôt moins chère en France.
    Alors on peut tout dire sur le nucléaire mais pas des contre vérités sur des données économiques ou alors il faut détailler et préciser.

    Si des investisseurs chinois sont intéressés ce ne sont certainement pas des philanthropes et il y a gros à parier qu’il y aura du transfert de technologie à la clef !

    La clause de prix garantis est très courante pour la signature de gros investissements et en général les deux parties s’assurent contre les évolutions défavorables à l’aide de CDS sur le marché des Dérivés ; d’ailleurs le prix cité sera augmenté si un deuxième contrat pour deux autres EPR n’est pas signé par la suite.
    La quasi totalité des projets de grands stades, autoroutes,...sont montés avec des structures financières de ce genre.

    Quand aux avantages-risques du nucléaire il est évident que le débat reste toujours ouvert et que les avantages et les risques sont tous deux très réels ; l’idéal serait bien évidemment de sortir du nucléaire mais il faut alors en accepter toute les conséquences économiques ou climatiques.

    Personnellement j’ai adopté un comportement énergétique compatible non-nucléaire : économie d’énergie, chauffage bois, photovoltaïque et solaire (ECS et four) ; c’est nettement plus difficile à réaliser au niveau de tout un pays industriel, même comme l’Allemagne qui développe des centrales au charbon et à la lignite alors qu’elle émet déjà 50% de CO2 par tête en plus qu’en France.

    Il nous faut affronter des problèmes dramatiques.
     
    Certains sont globaux et mettent en cause tout le fonctionnement de l’écosystème Terre :

    pollution des océans et chute de leur productivité or ce sont eux les poumons de la planète et très marginalement les forêts,
    réchauffement climatique global aux évolutions éventuellement catastrophiques dans un futur proche,
     chute accélérée de la biodiversité pouvant remettre en cause de grands pans de notre écosystème (sols, végétation, faune...il suffit de penser aux abeilles et aux fleurs)

    D’autres sont locaux ou régionaux comme des pollutions chimiques, urbaines, nucléaires avec des conséquences éventuellement létales pour des milliers de personnes comme à Hiroshima, Bhopal, au Vietnam avec la dioxine de l’agent orange ou à Tchernobyl .

    Tous ont en commun un facteur commun qui est celui d’être liés à la croissance exponentielle de la population humaine ; Notre dernière grande conquête à venir sera la maitrise de notre démographie ! Une démographie éco-compatible assumée et joyeuse... comme en Allemagne !


    • alinea Alinea 22 octobre 2013 20:47

      Tous les humains ne consomment pas comme un allemand moyen, et les allemands ne se reproduisent pas ; consommons comme un africain, de l’énergie propre car renouvelable, et le problème de la surpopulation ne compte pas !


  • olivier cabanel olivier cabanel 22 octobre 2013 17:44

    merci Stephane de cet éclairage qui montre à quel point les médias sont capables de nous manipuler !


  • alinea Alinea 22 octobre 2013 18:30

    Que n’écrivez-vous pas dans France-Dimanche !


  • JMBerniolles 22 octobre 2013 20:28

    Mais le Japon va faire redémarrer son nucléaire. Qui ne couvrait pas plus de 30% de sa consommation électrique à l’apogée ;


    la Tepco, entreprise d’état maintenant, se bat pour sauver du déclassement les réacteurs 5 et 6 à Fukushima Daiichi et pour relancer sa centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa dans la préfecture de Niigata.

    Et pourtant le Japon a souffert du nucléaire plus qu’aucun autre pays.

    Les gens sur ce site assez libre, ont droit à un débat correct dépourvu d’insultes qui n’amènent rien, si ce n’est une certaine déconsidération de celui qui les profèreet de dénigrement gratuit d’associations à but non lucratifs.

    SLC, sauvons le climat, dont je suis proche est une association indépendante de scientifiques qui se mobilisent sur la question complexe du climat et qui, de ce fait, examinent le domaine de l’énergie dans ce cadre.

    Il se trouve que le nucléaire est le mode de production électrique qui génère le moins de CO2. Y compris le fameux renouvelable éolien et PV.

    Tandis que les médias s’ouvrent complaisamment aux déclarations de monsieur Lhomme, souvent chargées de contre vérités évidentes [l’Angleterre n’a pas fait mystère de son intention de relancer le nucléaire et d’exploiter son gaz de schiste. L’engagement d’EPR est parfaitement cohérent avec cela ; Il y a aussi une forte motivation commerce extérieur] , cette association penne à se faire entendre en dehors de son cercle pour cause de censure.

    Pourtant les consommateurs seraient sûrement intéressés par ses analyses sur l’absurde RT 2012 et également sur l’impact du financement de la bulle financière EnR éolien et PV sur la facture EDF.









    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 22 octobre 2013 20:52

      Il faut beaucoup rectifier dans ce que vous écrivez !

      - ce n’est pas « Le Japon » qui veut relancer les réacteurs mais les politiciens du Japon. De plus, ils ne visent même plus à relancer les 50 réacteurs restants mais espèrent au plus une vingtaine. Ils en obtiendront probablement zéro, ou très peu.

      -au Japon, le débat est sans insulte, mais c’est encore pire : les nucléocrates baissent la tête d’un air contrit, laissant parler les mères en colères, puis ils repartent sans tenir compte de ce qui a été dit. Le mépris le plus total. Des pronucléaires normaux, quoi...

      - l’asso Sauvons le climat se contrefout du climat, elle n’existe que pour promouvoir le nucléaire

      - le nucléaire n’est pas la source qui produit le moins de co2, c’est hydroélectricité. Et de plus elle ne produit pas des horreurs radioactives qui vont durer des millions d’années !

      Soyez sympa, inventez un nucléaire qui ne tue que les pronuclaires. Pourquoi voulez-vous donc nous tuer ?


    • JMBerniolles 22 octobre 2013 23:53

      Ce qui vous ennuie sans doute, c’est que les injures me laissent complétement froid, notamment parce que je pense que c’est un signe de faiblesse affichée.


      Mais figurez vous que pendant 5 années j’ai travaillé en zone chaude sur des expériences utilisant et générant de la radioactivité. J’aurais pu avoir un départ à la retraite anticipé, je ne l’ai pas demandé. Et effectivement, si on veut de moi, je serais certainement volontaire pour maitriser un accident nucléaire grave sur des réacteurs nucléaires que je connais assez bien, notamment sous cet aspect d’accident réacteur avec fusion du coeur.

      En France, la référence d’accident grave n’est ni Tchernobyl, ni Fuskushima Daiichi, mais TMI.
      Donc j’aurais beaucoup de chance de m’en tirer. D’autant que je pense que les probabilités réelles de ce type d’accident maximum sont quasiment nulles. A moins de le faire exprès.

      A une époque lorsque j’ai eu la chance de travailler sur des projets et des études de pointe dans un cadre international, j’étais fier de faire cela pour mon pays. A la suite de grands savants et de grands ingénieurs comme Jules Horowitz, j’ai modestement participé aux travaux qui ont porté la France au plus haut niveau mondial dans le domaine du nucléaire.

      Aujourd’hui, c’est un des derniers domaines industriels et scientifiques qui permet à la France d’exister dans le concert mondial. Si les gens ne comprennent pas qu’il faut non seulement le conserver mais l’améliorer par la recherche [on met 40 ans pour amener une filière de réacteurs nucléaires au stade industriel. Les rapides à sodium par exemple. Alors que l’on savait à peu près tout calculer et fabriquer dès le départ. Je ne parle pas de la fusion thermonucléaire qui ne débouchera pas au cours de ce siècle] notre pays va couler définitivement.

      Si je reprends les arguments qui m’ont été opposés, je suis désolé mais je ne vois rien de sérieux.
      Monsieur Lhomme nous dit : « le gouvernement britannique commande deux EPR juste pour ennuyer les anti nucléaires », les terrassements et les bétons d’un barrage hydro électrique ne génèrent pas de CO2 [de toute manière c’est une ressource malheureusement limitée], le scénario Négawatts que monsieur Lhomme nous vante est mort né en Allemagne, l’imposer 
      en France ne serait qu’une preuve de plus de l’incompétence de nos dirigeants, m’attribuer un quelconque lien avec le FN est assez nul, comme de suggérer que je suis au garde à vous, et je n’ai rien contre vous personnellement, je crois que vos « amis » vous font suffisamment de mal. Lorsque l’on avance des chiffres sur le coûts, il faut être sérieux.

      Par ailleurs, il me semble normal qu’au Japon avant de reprendre le nucléaire, ce qui nécessite des travaux de mise à niveau de la sûreté dans le cadre durci normalement, il faut prendre le temps de convaincre les populations et les responsables de Préfectures et de Municipaltiés qui sont très réticents, cela prend du temps. 
      Que le Japon prennent ce temps d’une approche sécurisée et démocratique de la relance du nucléaire me parait plutôt être bien et aller contre l’idée d’un nucléaire militarisé.

      D’ailleurs si j’étais responsable de l’EDF ou d’Areva, je laisserais monsieur Lhomme observer en paix. 










    • fabdolette fabdolette 23 octobre 2013 08:44

      si je vous comprends bien, vous êtes pour le nucléaire parce que :
      - les autres le font, pourquoi pas nous ? (argument de cour de récré) ;
      - c’est moins polluant (en co2) que les ER (sauf que ce n’est pas le CO2 le rejet le plus responsable du réchauffement de l’atmosphère mais l’eau, sans parler des déchets radioactifs... et des barrages, mais ceci est une autre histoire, voir sand, mieux vaut les micro-barrages peut-être...)
      - c’est pour la grandeur de la France (patriote ? à quoi ça sert à par se déclarer au-dessus des autres êtres humains... ou nourrir un fantasme adolescent de toute-puissance via l’adoration d’un mythe remplaçant celle des parents durant l’enfance, ne pas se construire soi-même en adulant une tierce figure pour évite de se rencontrer et de s’accepter, êtes-vous si immature ?)
      - et puis l’argent (c’est vrai qu’un nombre est plus important que la vie... encore un fantasme.)

      vous paraissait tout de même dans vos propos plus réfléchi que d’autres (voir l’anti-héros de spirou), alors utilisez cette intelligence pour permettre d’explorer des voies qui feraient en sorte que la vie perdure sur cette planète, sans épée de damoclès générée par elle.


    • JMBerniolles 23 octobre 2013 10:13

      Je vois que vous êtes de formation littéraire.

      Aucun problème je pense que pour les jeunes il faudrait sans doute moins d’ordinateur et plus de littérature et d’histoire.

      Un peu d’histoire vous permettrait de constater que vous vous trompez. En matière de nucléaire, comme en électronique, aérodynamique, optique..., nous n’avons pas suivi les autres mais nous les avons précédés.

      L’attachement à son pays est considéré comme ringard uniquement parce qu’il y a une pression idéologique intense du système qui a pour objectif de détruire les états en Europe.
      Les parlements sont d’ailleurs déjà complétement muselés. Sur ce plan l’Angleterre se singularise au point d’envisager de quitter ce que l’on nomme à tort l’Europe, qui n’est qu’un ensemble d’institutions non démocratiques destinées à instaurer la suprématie de la Finance.

      Les mêmes personnes qui vous traitent de nationaliste si vous défendez la France, profitent sans problèmes de la sécu, des allocations familiales, du système de santé en général qui est en voie de destruction, mais est encore un peu mieux qu’ailleurs... 

      Bref, nous vivons encore, pour peu de temps, sur les acquis du CNR. 

      Parmi ceux-ci, il y a l’EDF qui est la première entreprise dans ce type sur le plan mondial, et qui a montré qu’une entreprise nationalisée pouvait réussir avec un statut élevé des travailleurs.

      Compte tenu du contexte qui fait que nos médias ne sont plus que des organes de propagande, que le système a un certain nombre d’idiots utiles, pour plus de détails se reporter à Jean-Claude Michéa, la pression idéologique sur les personnes est maximum.

      C’est pour cela que je conseille aux gens de s’informer et de réfléchir par eux-mêmes.
      Et que je me permets de donner quelques élements pour leur vision du nucléaire.







    • fabdolette fabdolette 23 octobre 2013 13:06

      je suis géologue à la base, la littérature est une passion. par contre, le cnr était fortement d’obédience communiste et je pense que ceux-ci se réclamait surtout de l’internationale communiste, dont l’idéal était la fin des nations et des gouvernements capitalistes, tous ceux actuels en somme... je ne vois donc pas les autres comme des profiteurs mais plutôt comme des partenaires, voire des camarades !
      quant au fait de précéder ou pas, [ dans la plupart des cas, l’histoire de la nation nous apprend que les français sont précurseurs, dans d’autres pays, il se peut qu’ils en trouvent d’autres (cf ader / wright par exemple, édison et toutes ses inventions volées, papin qui reprend une machine anglaise elle même une amélioration d’améliorations toutes issues d’une machine grecque de l’antiquité...)], ce n’estpas ça le plus important pour l’avenir, mais les choix du présent qui doivent être pris en conscience et non par copie imbécile de l’ânerie du voisin.
      le nucléaire était une bonne idée, peut-être, à l’époque, maintenant, ce n’est plus qu’un boulet.


    • JMBerniolles 23 octobre 2013 18:49

      Géologue très bien.


      J’avoue que j’ai vraiment rigolé avec l’avis définitif du conseil constitutionnel qui déclare doctement que la fracturation hydraulique c’est très bien pour la géothermie et affreux pour les gaz de schistes.

      La géothermie et les pompes à chaleur souterainnes peuvent être des solutions. Je n’ai rien contre. Contrairement au grand expert Mélenchon, je ne pense pas que cela puisse remplacer le nucléaire.

      Les seules vraies alternatives au nucléaire sont aujourd’hui le gaz naturel et de schistes si on veut faire cette distinction qui est avant tout géologique, et le Charbon.

      Je ne sais quelle est votre défiinition du boulet. Je n’ai pas l’impression que l’on ne traine, individuellement et collectivement qu’un seul boulet.

      Pour en revenir à votre suggestion, je suis d’avis qu’il faudrait mettre le paquet sur les études de stockage de l’énergie. Autre que piles et batteries, puisque l’on fait des efforts là desus déjà.





    • fabdolette fabdolette 24 octobre 2013 09:14



      le conseil constitutionnel n’est composé que de politiques, renseigné peut-être par des « scientifiques » mais surtout par des lobbys à travers leurs cautions... c’est pour ces raisons d’avenir quasi uniquement mercantiles que je n’ai pas choisi d’exercer dans la branche géologique.
      le soleil réchauffe la Terre, alors qu’elle perd de la chaleur à travers son atmosphère, qui en retient une partie, heureusement pour nous. et assure une fourchette de températures favorable à la vie telle que nous la connaissons.
       maintenant, cet équilibre, qui a perduré naturellement durant des milliards d’années, est menacé par une autre source de chaleur, celle générée par les hommes, à la surface, cela augmente donc la température à la surface du globe. Un exemple de déséquilibre ayant déjà eu lieu, à cause des trapps du Dekkan, à la fin du Permien, plus de 90 % des espèces d’alors a disparu.
      donc, favoriser cette source de chaleur, par la combustion d’énergie fossile comme les gaz, revient à entretenir ce foyer, idiot et inadmissible en l’état des connaissances actuelles.
      l’objet de la réflexion est d’obtenir une source d’énergie suffisante, qui ne réchauffe pas l’atmosphère, permettant d’assurer la vie humaine dans un état acceptable.
      le stockage de l’énergie, solaire. oui.
      la production dans des micro-centrales, permettant ainsi de minimiser les effroyables pertes en chaleur dues aux distances trop longues des lignes électriques, oui
      l’optimisation de l’utilisation de l’énergie, oui
      la diminution des appareils surnuméraires et stupides, oui
      des productions locales pour éviter des transports stupides, oui
      ...

    • AstreLune AstreLune 24 octobre 2013 11:25

      Monsieur.

      Vous dites que la géothermie ne peut pas remplacer le nucléaire.

      Vulagrisé, je dirais que le nucléaire consiste à faire chauffer de l’eau à l’aide de combustibles radioactifs en vue de faire tourner des turbines par le biais de la vapeur et ainsi générer de l’électricité.

      Corrigez-moi si je me trompe, et n’hésitez pas à compléter.

      Le truc, c’est que le centre de la Terre est une source inépuisable de chaleur et non polluante.

      Pour ma part, je pense réellement que la géothermie puisse remplacer le nucléaire, moyennant développement et perfectionnement des installations par le biais d’études approfondies (parce qu’on aime tuer les énergies propres dans l’œuf sous prétexte d’un manque de rentabilité (ah, économie monétaire chérie qui nous tuera tous !) alors qu’on ne prend pas la peine de les développer, comme l’industrie du multimédia ou du cosmétique par exemple, en moins d’un siècle).

      Pour ce qui est de la fracuration hydraulique, ne mélangez pas tout.
      La géothermie s’effectue au moyen d’un forage.

      Et le gaz de schiste a la propriété particulière de faire flamber l’eau de votre robinet, comme par magie.


    • JMBerniolles 24 octobre 2013 13:32

      En parlant de secte ...


      Le réacteur Jules Horowitz de Cadarache sera dédié pour l’essentiel à la obtention de source de radioactivité pour le médical.

      Rapsodie/Fortissimo a un réacteur jumeau en Inde construit avec énormément de retard puisque le projet date des années 70 [j’en étais]

      La filière rapide à sodium Super Phénix, mais surtout maintenant la série des BN600 puis 800 et bientôt 1200 représente l’avenir du nucléaire à fission.

      Les chinois font appel aux russes pour développer cette technologie chez eux. Et le Japon s’y remettra puisque le gouvernement japonais vient de s’engager sur l’élimination des déchets nucléaires par transmutation et combustion.

      Bref le monde avance sans nous. Il faudrait vous informer un peu mieux et réfléchir en dehors de dogmes anti nucléaires qui n’ont cours chez nous que parcer qu’ils sont utiles au système.






    • JMBerniolles 24 octobre 2013 16:25

      La géothermie est d’abord, sauf secteurs particuliers où il est logique d’essayer de l’exploiter, est une source de chaleur très limitée : quelques watts/m2.


      Sa mise en oeuvre pose beaucoup de problème à l’installation, puis à la maintenance ;

      Effectivement commençons d’abord par exploiter ce qui peut l’être d’une manière plus aisée.

      Le gaz qui arrive dans la nappe phréatique, n’est pas du gaz de schiste.
      Celui-ci se trouve piégé à plus de 1000 mètres sous la surface, à des pressions très fortes.
      Qui ne pourraient être maintenues au fil des siècles si des fuites se produisaient.

      Ce qui migre vers la nappe phréatique est un méthane produit dans des endroits beaucoup plus proche de la surface du sol.

      Il faut éviter de réciter un documentaire complètement bidonné [nos médias en sont là. De la propagande] Gasland.

      En France nous allons atteindre le ridicule d’être les seuls à ne pas exploiter cette ressource alors qu’elle est prometteuse sur nos territoires.


    • fabdolette fabdolette 24 octobre 2013 19:28

      c’est tout de même ennuyeux de toujours se voir rétorquer les mêmes arguments sur tant de messages.
      le gaz ne peut-être une bonne ressource à cause du réchauffement qu’il induit. que les autres soient idiots, ce n’est pas la peine d’en faire autant, vous qui êtes si fier de la france, ne la fourvoyez pas.
      la géothermie peut être une solution, si l’on y consacre quelques ressources intellectuelles en vue de l’améliorer.
      estimant que ceci est un débat, se voir rétorquer nombre de messages redondants est désolant.


    • JMBerniolles 24 octobre 2013 21:26

      Si vous voulez un débat il faut être plus sérieux(se) et plus rigoureux(se) sur les arguments.


      1) on utilise déjà pas mal de gaz naturel que l’on achète à la Russie et à l’Algérie essentiellement. La RT2012 du bâtiment oriente aujourd’hui quasiment obligatoirement les immeubles vers les chaudières à gaz. Tous les investissements éoliens et PV à venir vont être obligatoirement accompagnés d’engagement de chaudières à gaz à cycle combiné. Voir Landivisiau en Bretagne dont les écolos ne veulent pas d’ailleurs.
      Ces achats de gaz naturel nous coûtent très chers, sur notre commerce extérieur déjà ultra déficitaire. A la longue cela va devenir insupportable.

      2) L’hypothèse CO2 est actuellement extrêmement remise en cause par des scientifiques.
      D’ailleurs nous sommes sur un plateau de température au niveau de la température moyenne à la surface du globe qui sert de référence au réchauffement. Les gouvernements ont de fait abandonné les objectifs de limitation d’émission CO2. Le Japon l’a dit officiellement. L’Allemagne ne s’en soucie plus du tout, malgré des délarations style promesses électorales.

      Personnellement, pour avoir un peu regardé la question et bien que cela soit un argument en faveur du nucléaire, je suis très sceptique depuis assez longtemps sur ce réchauffement anthropique.

      Toutes ces questions ramènent d’ailleurs à un point qui n’est jamais abordé : la démographie mondiale débridée. 





  • BOBW BOBW 22 octobre 2013 20:59

    Et ERDF qui veut nous « fourguer » d’office sans notre consentement ces « put... de nouveaux compteurs bidons numériques » 
    Allez les clients Résistez :Il faut se faire respecter !


  • phyto 22 octobre 2013 21:59

    Ce qui est terrible avec les nucléocrates, c’est qu’ils tiennent dans leur mains en otage toute l’humanité, les peuples ne vous on rien demandé.

    Arrêtez de gagner de l’argent sur le dos de l’humain ! STOP ! Basta les fossoyeurs de l’humanité !

    L’humanité veut vivre !


  • El Nasl El Nasl 22 octobre 2013 23:36

     Informer les gens sur les zones sombres du nucléaire , contribuant indirectement à exercer une forme de pression pour améliorer la sécurité de cette industrie , je dis très bien .
     
     Être et militer contre le nucléaire , je dis , perte de temps et d’énergie , pour deux raisons .

     i) Outre les questions soulevées par d’autres intervenants concernant la prise en compte de toutes les externalités dès qu’il s’agit d’envisager une alternative au nucléaire pour pouvoir comparer équitablement , s’attaquer au nucléaire revient à vouloir traiter les symptômes d’une maladie . Que ce soit le nucléaire , Le charbon , le gaz , le pétrole , le renouvelable , leurs utilisations massives répondent à un besoin dicté en amont par un modèle de société baser sur la croissance , croissance démographique , croissance du pib , croissance dans tous les domaines , et ceci avec ou sans nucléaire nous ménera à l’effondrement complet et brutale de nos sociétés car nous vivons sur une planète au dimension et ressources finies et que nous y sommes bloqués encore pour quelques siècles à moins d’un miracle technologique . Vous êtes contre l’utilisation massive du nucléaire ? Militer plutôt pour la décroissance démographique et la politique de l’enfant unique !

     ii) le nucléaire est l’avenir de l’espèce humaine , tout simplement parce qu’un jour l’espèce humaine quittera son berceau et ceci se produira necessairement avec de l’energie nucléaire qu’il faut apprendre à maitriser , l’energie chimique n’étant pas assez dense , et l’énergie du Soleil décroit comme l’inverse du carré de la distance au Soleil . refuser le nucléaire , c’est refuser l’avenir , c’est arreter de rêver à ce qu’il y a en dehors du système solaire , c’est s’interdire de fabriquer les outils qui nous permettrait de voir , d’observer ,d’explorer toujours lus loin et de satisfaire notre curiosité . C’est obliger aujourd’hui l’espèce humaine a rester eternellement prisonnière de notre planète , c’est s’imposer des limites au delà desquelles il est interdit de voir , se condamner à errer sans fin dans une bulle . Être contre le nucléaire civil , c’est en quelque sorte proposer une forme de suicide collectif à l’espèce humaine . 


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 23 octobre 2013 00:51

      Je dois vous féliciter : en pleine catastrophe de Fukushima, prétendre que « Être contre le nucléaire civil , c’est en quelque sorte proposer une forme de suicide collectif à l’espèce humaine », chapeau, et bravo pour votre clairvoyance....


    • El Nasl El Nasl 23 octobre 2013 01:33

      Bonsoir,

        la catastrophe que vit le Japon , ce n’est pas fuku , mais 127 millions de personnes sur une superficie de 378 000 km² soit une densité de 350 hab/km² (France 110 hab/km² , Allemagne 240 hab/km² , Angleterre 400 hab/km² ) , pays dans lequel des personnes agées finissent leurs vie dans des cages, pays dans lequel le taux de natalité chute ,non pas par choix mais par contrainte . Le japon obligé de relancer la gue-guerre sino-japonaise pour accèder à des ressources nécessaires à la croissance ...
       
       A quoi bon demander aux gens de faire des efforts , de rouler à vélo, d’isoler leurs maisons, de consommer local , d’être contre le nucléaire etc , si derrière on laisse la taille de la population augmenter , le niveau de consommation des ressources naturelles comme la production des déchets continuera d’augmenter . Vous êtes contre l’utilisation massive du nucléaire civil , militer pour la décroissance démographique , militer pour la politique de l’enfant unique le temps de la transition énergétique et écologique ce sera plus éfficace . 

       pendant plusieurs décennies le pari suivant basé sur l’augmentation du niveau d’éducation des gens , amenerait forcément , à une chute du taux de fécondité des femmes ,puis de la taille de la population humaine . Ça ne marche pas , faut proposer autre chose ... 

        biocapacité

       


    • El Nasl El Nasl 25 octobre 2013 08:56

      @Cassino : " La diffusion de la lumière (à partir d’un point A) diminue avec le carré de la distance. Par exemple à une distance de 4 mètres on aura 16 fois mois de lumière (4x4) qu’à une distance de 1 mètre du point A. En aucun cas il ne s’agit de diffusion de chaleur, comme le prétend El Nasi.  "

       le type veut donner une leçon de physique et confond energie avec Chaleur , j’ai parlé d’energie , pas de chaleur . J’ajoute la lumière c’est des carambars ... autre précision tête de noeud . Ce n’est pas el Nasi mais EL NASL ( la pointe ) une étoile d’une constellation 

       tu t’endormiras moins con ce soir

       et dire que c’est ce genre de guignol ,avec des connaissances en physique sorties d’une boite de lessive qui prétend remettre en cause le programme électronucléaire français . Retournes dans ton bac à sable  ! 

       


    • El Nasl El Nasl 29 octobre 2013 19:33

       N’insistes pas tu t’enfonces .


  • gaijin gaijin 23 octobre 2013 09:28

    super article
    bravo et merci
    ( vous avez vu comme les trolls sont énervés c’est signe que vous avez tapé juste smiley )


  • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 09:44

    le vrai communiqué

    STRUCTURE DU PARTENARIAT POUR LE PROJET HINKLEY POINT C
    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Hinkley Point C / Royaume-Uni

    21 octobre 2013

    EDF a annoncé aujourd’hui un ensemble d’accords sur le projet de centrale nucléaire Hinkley Point C. Ce communiqué de presse apporte des informations complémentaires sur la structure du partenariat.

    Les travaux préparatoires du projet Hinkley Point C ont bien avancé et un accord de principe a été obtenu sur le contrat d’investissement pour la future centrale. Il s’agit d’un EPR au design approuvé par l’autorité de sûreté nucléaire britannique. Le site a obtenu les licences d’exploitations requises, des accords-cadres professionnels ont été mis en place et le Gouvernement britannique a donné son autorisation pour lancer la construction.

    La finalisation des accords régissant l’entrée au capital des partenaires industriels est l’une des dernières étapes clés avant la décision finale d’investissement.

    Le partenariat industriel

    Des lettres d’intention ont été signées par EDF, AREVA, CGN (China General Nuclear Corporation) et CNNC (China National Nuclear Corporation) définissant un cadre de partenariat stratégique et industriel pour le projet.

    Leader mondial sur le marché des produits et services nucléaires, AREVA est un partenaire historique d’EDF. Au Royaume-Uni, AREVA a acquis une position significative sur les marchés du combustible, des services et de l’aval du cycle. En collaboration avec EDF, AREVA a obtenu la certification de sa technologie EPR par les autorités de sûreté britanniques, positionnant l’EPR comme le seul réacteur de troisième génération certifié au Royaume-Uni

    EDF et AREVA travaillent avec CGN et CNNC depuis 30 ans dans le domaine de la construction et de la gestion opérationnelle de centrales nucléaires aux normes internationales. AREVA a également noué des relations étroites avec CNNC dans le domaine des réacteurs comme dans celui du cycle combustible. Ce nouveau partenariat autour de Hinkley Point C bénéficiera à la fois au projet, au Royaume-Uni, à la France et à la Chine.

    EDF a une expertise de premier plan dans l’exploitation et la construction de centrales nucléaires. A travers sa filiale EDF Energy qui exploite actuellement 15 réacteurs, le Groupe est le leader du nucléaire au Royaume Uni. Les améliorations en termes de sûreté et de performance opérationnelle ainsi que les importants investissements dans ses 8 centrales font d’EDF Energy un acteur responsable et fiable au Royaume-Uni.

    Les deux partenaires chinois bénéficient d’une forte expertise dans le développement et la construction de centrales nucléaires. CGN possède aujourd’hui 8.3GW de capacité nucléaire installée. Son parc est composé de 8 réacteurs en exploitation et 16 en construction, y compris deux réacteurs EPR à Taishan, construits dans le cadre d’une Joint-Venture avec EDF. CNNC possède 9 centrales en exploitation et 12 en construction.

    Le Groupe EDF sera responsable de la conception du projet avec un rôle déterminant dans le design et l’ingénierie de la centrale à Hinkley Point C.

    Le partenariat donnera à CGN et CNNC l’opportunité d’acquérir de l’expérience au Royaume-Uni avec comme objectif long-terme de devenir des opérateurs nucléaires dans ce pays, en partenariat avec le groupe EDF et en accord avec le cadre réglementaire.

    Actionnariat

    La structure actionnariale anticipée se présente comme suit :

    • Groupe EDF 45-50%
    • AREVA 10%
    • China General Nuclear Corporation (CGN)  30 – 40%
    • China National Nuclear Corporation (CNNC)
    • Des discussions ont également lieu avec une sélection d’investisseurs intéressés par le projet dont la participation pourrait aller jusqu’à 15% 

    La réglementation du nucléaire au Royaume-Uni oblige tous les constructeurs et exploitants à démontrer qu’ils agissent dans l’intérêt du pays et dans le souci du respect des normes de sûreté et de sécurité.

    Des employés chinois qualifiés travailleront avec l’équipe projet, sous réserve de l’accord du régulateur britannique.

    Le risque lié à la construction de la centrale dans le respect du budget et des délais, sera partagé par EDF et ses partenaires.

    Luc Oursel, Président-Directeur-Général d’AREVA a déclaré : « Le projet Hinkley Point est une priorité pour AREVA et pour l’ensemble de la filière nucléaire française, et notre groupe est déterminé à assurer son succès. L’accord signé aujourd’hui représente l’aboutissement d’une action menée conjointement avec EDF depuis 2007 pour contribuer au renouveau de l’énergie nucléaire au Royaume-Uni. Ces cinquième et sixième projets EPR bénéficieront de l’expérience acquise dans la construction des EPR finlandais, français et chinois. »

    He Yu, Président de China Guangdong Nuclear Power Holding Co. (CGN), a déclaré : « Le marché de l’électricité en Grande-Bretagne présente un intérêt pour CGN qui jouera un rôle clé dans le projet HPC. CGN pourra contribuer au projet d’HPC en apportant son expérience et son expertise acquise en particulier grâce au projet EPR mené à Taishan. CGN nourrit un objectif et une ambition de long terme dans le programme du nouveau nucléaire au Royaume-Uni et se réjouit qu’EDF et le Gouvernement britannique lui aient ainsi accordé leur soutien. »

    Sun Qin, Président de CNNC (China National Nuclear Corporation) a déclaré : "CNNC se félicite que le Gouvernement britannique et le Groupe EDF soient parvenus à un accord sur les principaux termes du contrats du projet HPC. Le projet HPC représente une opportunité à la fois pour le marché de l’énergie au Royaume-Uni et pour le développement mondial de l’énergie nucléaire et nous sommes fiers d’y participer. Maitrisant l’ensemble des métiers de la filière nucléaire et bénéficiant de 30 ans d’expérience dans la construction de centrale nucléaire, CNNC participera au programme du nouveau nucléaire au Royaume-Uni, avec le soutien d’EDF et du Gouvernement britannique ».

    Le Président-Directeur-Général d’EDF Henri Proglio a déclaré : « L’accord conclu avec le Gouvernement britannique offre aux industriels un cadre clair et de long terme, favorable à l’investissement. Aussi je me réjouis que d’autres acteurs majeurs de l’industrie nucléaire mondiale aient décidé de se joindre à nous dans ce projet d’envergure. Areva, notre partenaire historique, ainsi que CGN et CNNC, avec lesquels nous travaillons depuis 30 ans, rassembleront ainsi aux côtés d’EDF, leur expertise pour permettre la réussite du projet d’Hinkley Point. »

    Ces nouvelles alliances industrielles franco-britanniques permettront aux deux pays d’avoir un rôle moteur dans le projet ainsi que dans d’autres projets nucléaires dans le monde. Le projet pourra s’appuyer sur l’ensemble de la filière nucléaire, offrant des opportunités à d’autres pays comme la Chine.


  • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 09:45

    encore des menteurs...MDR


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 23 octobre 2013 13:22

      Allons allons, ni bricq ni mosco ne savent de quoi il s’agit vraiment, ils ont juste signé ce com procuré par la com d’EDF...


  • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 09:47

    contre la désinformation, la transparence. le communiqué intégral


  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 23 octobre 2013 12:24
    JMBERNIOLLES : « C’est pour cela que je conseille aux gens de s’informer et de réfléchir par eux-mêmes. »

    Disant cela vous sous-entendez que les gens ne sont pas informés, et qu’ils ne réfléchissent pas par eux-mêmes. En plus d’être présomptueux, ce type d’injonction paradoxale a la vertu de clore le débat. ( Débat qui n’a jamais eu lieu puisque le programme nucléaire français n’a jamais fait l’objet d’une consultation démocratique.)

    Si les gens suivent votre conseil, ils ne pourront plus prétendre avoir réfléchi par eux -mêmes puisqu’ils auront eu besoin d’un tiers pour réfléchir.
     
    Vous êtes bien urbain de nous proposer des « éléments » du type : « il faut prendre le temps de convaincre les populations et les responsables de Préfectures et de Municipaltiés qui sont très réticents, cela prend du temps.  » 

    Vous voulez vraiment que je réfléchisse par moi même. Tenez, un exemple.

    Pourquoi les japonais sont -ils« réticents » ?

     Au passage je salue l’euphémisme, ils sont morts de trouilles oui, et ils n’ont plus confiance. Ils ne croient plus à la probabilité « quasi nulle », et cela, non pas à cause des médias, mais à cause de la réalité. Car dans le monde réel, il est possible qu’un accident majeur survienne. La preuve, il est survenu. Voilà pourquoi les gens sont « réticents ».



    • JMBerniolles 23 octobre 2013 17:16

      Non seulement les gens ne sont pas informés, mais ils sont pilonnés de propagande.

      Dont le dernier en date, pendant que le gouvernement liquide les retraites, baisse le plafond du quotient familial... et que le taux de non emplois des jeunes 18-25 ans, qui ne peuvent rien faire de leur Bac démago ultra déprécié, va vers les 50%, ce qui est un seuil d’alerte générale.

      Dans le but de faire passer les intérêts du système. Ainsi les investissements éolien et PV qui ne sont qu’une bulle financière comme le néo libéralisme les aime, de plusieurs centaine de milliards d’euros, pour une production complètement marginale.

      Des médias muselés c’est ainsi que les japonais les ont qualifié à la suite du dessin provocateur et très lourd du canard qui porte bien son qualificatif d’enchainé.

      Les médias japonais, plutôt anti nucléaires, comme le Mainichi Shinbum, l’Asahi Shinbum et même NHK, ne cachent rien des problèmes rencontrés à Fukushima Daiichi.
      On connait les fuites radioactives qui représentent de très faibles volumes par rapport aux 360.000 m3 d’eau qui sont stockées sur le site et qui sont pratiquement décontaminées en Cs 137 et 134 parce qu’elles sont déclarées par la Tepco et la sûreté japonaise. Les principales charges radioactives sont des émetteurs béta : Tritium, Strontium 89 et 90 ..

      Les effets sur la santé des populations et des travailleurs sont scrutés. Des décès de travailleurs dont des Leucémies aigües [non dues aux irradiations de Fukushima Daiichi] ont fait l’objet de dossiers.

      Des problèmes thyroïdiens sur des jeunes en nombre limités, clairement associés aux irradiations d’Iode radioactif, ont été déclarés, à la suite d’une surveillance très sérieuse.

      Plus de deux ans et demi après les accidents nucléaires de Fukushima Daiichi, la tendance nette est à la confirmation des prédictions d’experts de tous les horizons internationaux, OMS, ONU, MIT et US-DOE américains qui sont unanimes pour déclarer que les conséquences sanitaires sur les populations et, un peu moins en proportion, sur les techniciens impliqués sur le site, surtout ceux des premiers instants, seront très limitées.

      L’avis personnel de monsieur Lhomme n’a pas été considéré, de même que ses prédictions non fondées de morts, assez lamentables dans l’esprit, pour servir sa cause professionnelle.

      Les japonais constituent une nation courageuse, qui n’est pas en cours de désagrégation comme la notre. Leur pays est en déflation depuis largement plus de dix ans [nous y sommes également mais on nous le cache]. Ils ont une dette qui deviendra insupportable s’ils n’arrivent pas à la maintenir au niveau national. C’est à dire, notamment, si leur commerce extérieur continue à être gravement plombé par l’arrêt de leur nucléaire.

      Donc, ils comprennent la nécessité de redémarrer le nucléaire tout en éprouvant des craintes légitimes. Je crois aussi que le fait de vivre sur une Ile aide à comprendre les nécessités vitales. C’est ce que je disais à propos de l’Angleterre qui reprend également son nucléaire après près de 20 ans de moratoire.











    • TSS 25 octobre 2013 10:19

      Les effets sur la santé des populations et des travailleurs sont scrutés. Des décès de travailleurs dont des Leucémies aigües [non dues aux irradiations de Fukushima Daiichi] ont fait l’objet de dossiers.

      En France nous n’avons pas ce problème ! EDF emploie des sous traitants en majorité etrangers

      n’ayant pas réellement connaissance des dangers(ou n’ayant pas le choix) qu’EDF renvoie 

      « crever » chez eux quand ils ont pris une surdose phénoménale de radiations.... !!


    • JMBerniolles 25 octobre 2013 14:41

      Pouvez vous m’expliquer comment on prend « une surdose phénoménale d’irradiation » sur des réacteurs qui ne sont pas accidentés ?


  • joletaxi 23 octobre 2013 13:59

    pratiquer les antinucs est encore plus pénible que de discuter avec un témoin de Jehovah,.

    Une réalité ,puisque c’est votre « truc »,

    Fuku, c’est zéro mort, zéro, la tête à Toto

    Combien de morts fera le prochain et inéluctable blackout provoqué par l’impossible gestion des renouvelables ?
    .


    • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 23 octobre 2013 14:06

      Rien ni personne ne vous oblige à « pratiquer ». 


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 23 octobre 2013 14:21

      Vous êtes un infâme NÉGATIONNISTE.

      Non seulement des centaines de milliers de gens vont mourir dans les années à venir à cause de cancers causés par Fukushima, mais il y a déjà de nombreux morts DONT LE DIRECTEUR DE LA CENTRALE lui-même !
      http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/le-directeur-de-la-centrale-de-fukushima-est-mort-d-un-cancer-ia0b0n1400661

      Détail « amusant » : les dirigeants de Tepco, qui sont eux aussi des crevures, prétendent que ce cancer n’est pas dû aux radiations ! Ha ha ha, c’est juste pas de chance...


    • joletaxi 23 octobre 2013 14:46

      C’est un concours ?

      car je vous signale que Cabanel vous bat d’une courte tête, enfin si l’on peut dire.

      Comme je le dis souvent au grand poete troubadour, vous ne servez pas votre cause en racontant vos éternelles idioties.

      reprenez avec moi

      Fuku, c’est zéro mort, zéro, la tête à Toto


    • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 15:35

      zéro mort par irradiation....c’est justement ce qui les gène. Mais comme le mensonge et la désinformation est leur fond de commerce ils falsifient, tronquent les rapports, pour arriver à leurs fins : faire peur. Vous savez ce concept écologiste qu’il ont adopté.

      D’ailleurs si leur chiffres et allégations étaient vraies, l’espérance de vie serait en chute libre depuis 50 ans, et c’est justement le contraire qui se produit ; à leur grand désespoir.

      Fukushima ; ils en sont à espérer qu’un typhon fasse se renverser un réservoir d’eau contaminée ou que le débordement d’eau ait pu aller dans l’océan....
      Mais vous donnent-ils le compte de dilution réel en Bq ? Non certainement pas , parce qu’il est infime ; à peine 4% de la radioactivité naturelle.

    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 24 octobre 2013 17:36

      joletaxi est un triste RÉVISIONNISTE :

      Non seulement des centaines de milliers de gens vont mourir dans les années à venir à cause de cancers causés par Fukushima, mais il y a déjà de nombreux morts DONT LE DIRECTEUR DE LA CENTRALE lui-même !
      http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/le-directeur-de-la-centrale-de-fukushima-est-mort-d-un-cancer-ia0b0n1400661

      Détail « amusant » : les dirigeants de Tepco, qui sont eux aussi des crevures, prétendent que ce cancer n’est pas dû aux radiations ! Ha ha ha, c’est juste pas de chance...


    • JMBerniolles 24 octobre 2013 20:41

      Le super intendant de Fukushima Daiichi, Masao Yoshida est mort des suites d’un cancer de l’oesophage. Etant donné, la nature du cancer et son évolution [il est décédé moins de deux ans après les accidnents], les irradiations qu’il a subies au moment des accidents nucléaires sont absolument exclues des causes de cette terrible maladie.

      Cet homme remarquable, qui a dirigé dans les pires conditions les actions pour limiter les accidents nucléaires avec une équipe restreinte de techniciens (pas plus de 150 certainement) , des pompiers et des policiers, avait, contre l’avis du gouvernement, décidé de refroidir les réacteurs 1 2 et 3 de la tranche n°1 avec l’eau de mer.
      Il faut se rendre compte qu’il y avait 6 réacteurs nucléaires à contrôler. Les réacteurs 5 et 6 ont été sauvés parce que le tsunami avait épargné un diesel de secours. Le réacteur n°1 a été victime d’une erreur humaine. Un technicien a arrêté par erreur le circuit de refroidissement de secours sur cette unité .
      Les réacteurs 2 et 3 ont failli être sauvés. Des camions montés de générateurs électriques sont arrivés trop tard.
      Sur le réacteur n° 4 il n’y avait pas de combustibles dans le coeur. De l’hydrogéne et des produits de fission ont été amené dans le bâtiment réacteur n° 4 depuis le réacteur 3 par un circuit qui aboutissait à un circuit de ventilation de l’unité 4. D’où une explosion d’hydrogène qui a déstabilisé la piscine de stockage des éléments combustibles et fait voler les super structures du bâtiment. La piscine de l’unité 4 va bientôt être déchargée de ses éléments combustibles.

      Un fois les réacteurs dépressurisés [malheureusement à cause des accidents], et alors que les coeurs étaient déjà fondus, les techniciens ont réussi à injecter l’eau de mer dans les réacteurs 1,2 et 3.

      Cela a limité les accidents en refroidissant suffisamment les corium pour qu’ils ne traversent pas entièrement la cuve primaire. On ne connait pas bien aujourd’hui la répartition des corium mais seule une faible partie semble être tombée au fond des enceintes sur ces trois réacteurs de la tranche 1.

      Donc l’action de Masao Yoshida a clairement limité les accidents qui auraient pu être pires si les corium étaient tombés sur les radiers en béton.

      Dans l’esprit japonais sa désobéissance lui a valu une certaine disgrace qui n’a pas empêché l’hommage officiel à la suite de son décès.

      Dans la préfecture de Fukushima particulièrment, mais aussi dans les voisines, il y a un suivi sanitaire très important. De même pour les travailleurs et techniciens du site nucléaire accidenté. Chaque décès de travailleur fait l’objet d’un rapport. Il y a eu des attaques cardiaques et des leucémies aigûes. A chaque fois se pose la question de l’influence des irradiations.
      Jusqu’à présent seuls des cancers de la thyroîde qui viennent de se déclarer chez quelques jeunes et dont la majorité seront guéris comme à Tchernobyl, peuvent être attribués à la radioactivité émise par Fukushima Daiichi.

      La voix du Nord n’est sûrement pas la référence sur ces questions qui sont traitées par des médecins d’universités japonaises.

      Il n’y a qu’en France qu’existe ce genre de manipulations faites par des idéologues professionnels.
      L’Espagne avait par exemple rendu hommage aux techniciens qui ont fait face aux accidents nucléaires de Fukushima Daiichi. Les américains ont exprimé leur admiration pour ces combattants de l’extrême.
      Et je saisi cette occasion pour rendre hommage à Masao Yoshida, homme et responsable remarquable. 




  • Bulgroz 23 octobre 2013 15:21

    Saluons le parcours de ce diplômé en Sociologie (option LCR et licencié de Sortir du Nucléaire) et accessoirement ancien instituteur qui a la force du poignet a réussi à se forger une compétence hors paire dans le domaine des convictions antinucléaires.

    Plus fort que les milliers de techniciens, ingénieurs, organismes divers (CEA, ANDRA, EDF, AREVA...) dont c’est le métier et qu’il insulte à bouts de bras du haute de sa très haute suffisance.

    D’ailleurs, c’est clair, aucun de ces milliers de spécialistes ne s’essaie à contredire le maître es sciences sociologiques, tous ont fui ce site de peur de se faire insulter.

    Il n’y a donc aucun dialogue possible, les contradicteurs sont pourris jusqu’à la moelle et certains sont même des nazillons.

    Stephane Lhomme ne parle qu’aux convaincus. Passez votre chemin, vous risqueriez de prendre un crachat.


    • jaja jaja 23 octobre 2013 15:31

      D’autre part acquérir une « compétence hors paire » « à la force du poignet » n’est pas donné au premier branleur venu smiley


  • ObjectifObjectif 23 octobre 2013 15:42

    Le nucléaire est déjà mort, mais les nucléarophiles français sont les seuls à ne pas avoir compris.

    Le seul intérêt du nucléaire, c’était le prix de vente, quand il ne prend pas en compte le prix du démantèlement.

    Ce que nous apprend cet accord anglais, c’est que : "L’électricité produite par le réacteur EPR sera vendue à 109 € le MWh pendant 40 ans. C’est un peu plus que le tarif d’achat (99 €/MWH) demandé par les entreprises du solaire, pour relancer la filière industrielle en France." selon Le solaire moins cher que le nucléaire !

    Dans le même temps le propriétaire de la centrale de Mulhenberg, qui avait demandé à prolonger sa centrale comme EDF le fait en France, demande maintenant à pouvoir l’arrêter en 2019, car le prix de l’électricité renouvelable allemande exportée est déjà moins cher que sa production. (cf http://www.lematin.ch/suisse/Nous-avons-fait-un-grand-pas-pour-fermer-Muehleberg/story/21517699 ).

    L’Allemagne a bien joué : la première a se lancer dans le photovoltaique, elle a récolté les emplois, paye un peu plus cher maintenant cette électricité, pour amortir plus vite tant qu’elle peut payer, et pourra produire gratuitement avant 10 ans, en exportant au prix le plus fort des périodes de pointe. Déjà elle a pu produire 50% de sa puissance consommée de pointe cette année (http://www.enviscope.com/News/Thematiques/Energie/solaire/Solaire-photovoltaique/record-photovoltaique-Allemagne,i16368.html ) avec 32GWc installés, et elle pourra atteindre les 100% en moins de 5 ans si elle poursuit au rythme actuel de 7GWc installés par an.

    En France, nous devrons payer à la fois les nouveaux investissements de production et le démantèlement nucléaire, quand en Alllemagne, c’est la production photovoltaique qui paiera le démantèlement nucléaire : vraiment bien joué l’Allemagne !


    • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 16:03

      Mentir est-il une seconde nature escrologiste ?

      Le coût du démantèlement est provisionné par les opérateurs à hauteur de 15%. Cette provision est confirmée par la cours des comptes (encore des nuls membres du lobby ?) qui voudrait qu’elle soit légèrement augmentée.
      Les coûts de démantèlement son absolument connus (Maine Yankee USA démantelée jusqu’au gazon ; programme Passage CEA Grenoble etc.
      Sauf à vouloir faire peur et dire que les nucléaristes se fichent du futur et de l’avenir, quel est l’intérêt de perdurer dans de tels mensonges (différents de contre vérités).
      Quand au photovoltaique (qui ne fonctionne que 6h/jour ensoleillé)...c’est la CSPE qui le finance. Cette taxe (ce dont les escrolos sont friands), qui représente pour 2016 1.5 EPR / an.

    • ObjectifObjectif 23 octobre 2013 17:51

      Bizzare, vous ne citez pas vos sources : c’est de la pure paresse, l’arrogance du nuclearophile, ou vous avez inventé vos arguments pour la propagande ? Il est vrai que l’insulte est plus facile que l’argumentation.


    • TSS 25 octobre 2013 10:27

      Brénnilis(toute petite centrale) a dejà mangé 10 fois ce qui été provisionné pour le

      demantelement et il n’est pas terminé !! Alors les provisions d’EDF c’est du pipeau !!

      La reserve financière d’EDF pour tous ces travaux ,c’est le contribuable ,taillable et corvéable

      à merci... !!


  • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 15:55

    Pour faire le point entre les deux compétiteurs Cabanel et Lhomme...

    Lequel des deux sera le plus efficace dans la pratique de l’heuristique de la peur qui est à la base de leur écologie mortifère.
    Il n’est pas étonnant que l’on voit de plus en plus souvent des anciens leaders écologistes se détourner des mouvements actuels pour rejoindre ceux de l’écologie scientifique. 
    Des écologistes bien éloignés de nos escrolos de service.

  • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 16:09

    Prix d’achat de l’électricité PV en France

    Pour les projets dont la demande de raccordement est antérieure au 1er juillet 2011 : de 12 à 46 c€ / kWh en fonction de la nature et de la puissance de l’installation, de l’usage du bâtiment concerné.
    source RTE

     multiplier par 1000 pour le MWh soit entre 120 et 460€ le MWh
    pour mémoire rappelons que le kWh est facturé entre 0.14 et 0.16€ le kWh (TTC).. ; la rentabilité financière est certainement présente mais économique loin de là.

  • Bulgroz 23 octobre 2013 16:24

    Pour produire de l’électricité, (chiffres 2012)

    L’Allemagne importe 62 Mtep de charbon et 17 Mtep de gaz.

    La Grande Bretagne 25 Mtep de charbon et 29 Mtep de gaz

    La France importe 9 Mtep et en exporte 6 Mtep.

    L’Allemagne exporte (en net ) pour 22 TWh d’électricité et la France 45,2 TWh soir 2 fois plus.

    L’ électricité Française exportée est de la bonne électricité nucléaire.

    L’Allemagne exporte de l’électicité produite à partir du lignite à bas coûtn et très polluant et de l’électricité des renouvelables (à perte) à cause des pics de production.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 23 octobre 2013 16:36

      La France exporte de l’électricité nucléaire... mais garde les déchets radioactifs correspondants ! La « bonne » affaire !
      Par ailleurs, les « sales centrales électriques allemandes au charbon » alimentent des millions de chauffages électriques FRANCAIS tous les hivers... Sans celà, la France grelotterait car l’option « nucléaire+chauffages électriques » est un flop total...


    • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 16:46

      ah oui et comment ?

      les jours d’hiver froid sont en général ceux-là même où le climat est anticyclonique donc sans vent. La capacité électrique française est suffisante mais il peu y avoir des pointes qui ont augmentées. Il semble cependant, que des techniciens ne soient pas d’accord avec vos dires.

      Dominique Maillard, Président du directoire de RTE.
      (13 mars 2012)
      P80 : La progression de la pointe (102 GW le 08 février dernier) a été de 30% en 20 ans, soit une croissance plus rapide que celle de la consommation moyenne. La sensibilité actuelle est de 2300 MW par degré.
      P81 : Sur les 102 GW nous importions 8 GW soit 7% de notre consommation. Des opérateurs peuvent avoir intérêt à acheter de l’électricité à l’étranger plutôt que de la produire en France, pour autant, évidemment que les capacités d’importation soient suffisantes. Il est possible d’importer jusqu’à 9 GW, 10 GW au grand maximum.
      P85 : L’intermittence. Trois solutions 1) Le stockage d’énergie. C’est selon moi la bonne solution à
      terme, mais il faudra trouver les structures adéquates, des technologies fiables, utilisables à des coûts
      raisonnables. 2) le développement des réseaux. Le Danemark a une capacité d’interconnexion de 5 GW, égale à sa puissance de pointe. Cela signifie qu’à certains moments, si le vent ne souffle pas au Danemark, ce pays peut importer la totalité de son énergie de l’étranger. Quand il y a du vent, il peut aussi exporter la totalité de sa production. 
      3) Des moyens de compensation. Quand la ressource éolienne ou PV fait défaut, on doit pouvoir démarrer d’autres moyens de production.
      P86 : C’est RTE qui paye les MWh de pertes et qui répercute ce coût dans ces charges. Les pertes représentent 2% en volume et 20% du coût du transport. La distribution supporte 5% de pertes parce que l’électricité est distribuée à des niveaux de tension plus bas.
      P93 : Les prix négatifs sont souvent liés à une surproduction d’ENR qui s’écoule parce qu’elle a la priorité sur le réseau.
      P95 : Le consommateur domestique paye son électricité environ 80 €/MWh HT, 115 € TTC. Le coût du transport représente 8€ soit 10% du prix final. 
      Aujourd’hui le consommateur domestique paye moins pour le transport d’électricité qu’au titre de la CSPE.

      NDLR : Mais ce sont les dire sous serments d’un « nucléocrate » devant le sénat donc faux pour le SDN de Lhomme


    • Gaston Lanhard 23 octobre 2013 16:50

      Les déchets radioactifs d’aujourd’hui, c’est 550 ans de production électronucléaire actuelle demain avec la génération IV. 

      On comprend les raisons pour lesquelles vous avez fait prendre du retard aux études du CEA sur cette génération et votre forcing auprès des solfériniens pour qu’ils ne décident rien en la matière.

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