mardi 17 octobre 2006 - par Johan

C’est ton tour, bizut’ !

Mais qui sont ces jeunes personnes vêtues de sacs plastique noirs, couvertes de crème à raser, quêtant dans la rue de quoi financer leurs premières vraies beuveries ? Quel est cet étrange jeu de rôle grandeur nature auquel ils s’adonnent ? Quelle est la signification de cette agitation ?

Septembre-début octobre est pour beaucoup l’époque de la rentrée. Depuis notre plus tendre enfance, notre ventre est noué à l’idée de changer notre environnement et notre quotidien. Les rentrées successives rythment aussi les grandes périodes de sa vie. Elles correspondent à l’entrée dans une « dimension » supérieure, avec ses codes, ses références, ses exigences. En cela, il est intéressant de comparer les rites de passage universitaires, religieux, sociaux, et d’en analyser (trop brièvement, j’en conviens) les sens cachés.

La finalité d’un rite de passage est de marquer la fin de la période précédente, afin d’en faire le deuil, de marquer physiquement la fin du cycle, l’acceptation du nouvel ordre, et l’adhésion au maintien de celui ci.

I Le deuil de la vie passée

L’entrée dans une nouvelle ère implique que le mimétisme envers les aînés devient beaucoup plus fort. Désormais ils sont nos pairs, et, comme Suzanne Citron l’a illustré dans Pygmalion à l’école, leur regard et celui de nos maîtres nous façonnent.

Alors le bizut’ doit affronter une épreuve, depuis le saut avec un élastique pas élastique en Afrique, jusqu’à une privation de nourriture, de sommeil, une grosse absorption d’alcool, la construction de la « quille » des militaires, ou une humiliation comme la quête pour financer les soirées d’intégration dont il sortira grandi. La plupart du temps, celle-ci est faite pour être surmontable avec de la volonté.

Un des Marx Brothers ne disait il pas : « Je ne ferai jamais partie d’un club qui voudrait m’avoir pour membre » ? Le bizut’ ne peut revendiquer que la place qu’il a méritée.

II L’acceptation du nouvel ordre

Moins connus sont les bizutages qui visent à s’assurer la docilité du bizut’. L’idée est d’exposer celui-ci à un comportement qu’il aurait refusé, ou du moins dont il dirait qu’il l’aurait refusé.

Par exemple, une option élitiste de la faculté de Droit d’Aix-en-Provence avait mélangé aux nouveaux de la promotion des complices qui répliquaient régulièrement au professeur, avec le ton des fidèles d’une secte « le Droit, c’est ce qui est juste » en latin (Jus est quod justum est, si je ne m’abuse, mais je n’ai pas pratiqué cette langue depuis quelques années). Cette formule, juspositiviste, n’est pas anodine (pas plus que le buste d’Auguste Comte qui trône au milieu de la cour intérieure de la Faculté de Droit de Montpellier).

Similairement, dans une grande école d’ingénieurs de Grenoble, les élèves se sont trouvés confrontés lors de leur première journée à un exercice de math particulièrement corsé, sur lequel même les anciens pensionnaires de prépas se cassaient les dents. Après vingt minutes de difficultés, et un savon humiliant du professeur, c’est une ravissante jeune femme qui, à la surprise générale, se proposait pour résoudre l’équation, avec des calculs hermétiques. Il s’avérait en fait que celle-ci était elle aussi complice d’une bande de deuxième année, qui débarqua par les portes à l’arrière de l’amphi avec force bouteilles d’alcool et rouleaux de papier toilette.

De même, en cette rentrée 2006-2007 est-il amusant de remarquer avec quelle application les étudiants notent les instructions de présentation données par leurs chargés de TD, en particulier ce chargé de Droit administratif qui pousse le vice jusqu’à imposer le nombre de lignes sautées, la place des majuscules, comme cherchant à provoquer une réaction de leur part. Quand celle-ci vint enfin, il fut choquant de remarquer chez les autres élèves l’absence totale de distance prise par rapport au ridicule de la situation.

Vous l’aurez compris, cette fois-ci, c’est la force d’intimidation de l’institution qui est démontrée au bizut’. Celui-ci ayant consenti de nombreux sacrifices pour intégrer sa filière est en définitive disposé à accepter sans renâcler de nombreux abus. Le bizutage lui en fait prendre conscience de manière incontestable. C’est un peu la reproduction atténuée de l’expérience de Stanley Milgram sur l’impact de l’autorité (l’expérience du faux quizz menant à des décharges électriques à chaque réponse erronée).

III La transmission d’un lien aux règles du groupe

Hors de question de bizuter si l’on a pas soi-même été bizuté. De même, toute personne ayant été bizutée se pose la question de savoir si elle doit à son tour bizuter ou non. Le bizutage oblige ainsi le bizuté à se positionner face à la tradition, qui symbolise la règle ancestrale du groupe.

Dans le domaine religieux, le problème se traduit par des rituels à chaque fois cruciaux pour le groupe. Ce sera l’onction, la circoncision, l’excision...

Pour un juif ou un musulman, ne pas perpétrer la circoncision, c’est mettre fin à une chaîne qui remonte à Abraham qui, après le sacrifice retenu d’Isaac, a signé une alliance avec Dieu par ce biais. Ne pas circoncire son nouveau-né, ne pas le baptiser, c’est risquer de se voir soi-même exclu du groupe. L’inverse marquera implicitement l’aval donné a posteriori à la décision de son père, qu’il soit biologique ou symbolique (le parrain des IUT et des écoles d’ingénieurs, par exemple).

Conclusion : le bizutage est un avatar moderne des tests de soumission imposés à l’individu. A la moindre incartade, il lui sera rappelé l’humiliante épreuve dont il a fini par se rendre complice.

A ce titre, les guerres ont également eu ce rôle-ci, impliquant dans des massacres collectifs des jeunes gens innocents, les forçant à torture, à violer, se garantissant ainsi de toute remise en question ultérieure par ses citoyens.

Aujourd’hui, le bizutage n’est plus forcé mais librement consenti. Est-ce un éloignement de la barbarie, ou une forme plus insidieuse de soumission ?



104 réactions


  • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 11:24

    Le bizutage est un révélateur terrifiant de la pire cruauté humaine car exercée dans le cadre de ce qui est le plus élévé dans une civilisation :Le savoir !

    Même si le bizutage est un délit (http://www.education.gouv.fr/bo/1999/31/encart.htm),il existe encore notamment dans de grandes écoles,prépa,fac médecine etc ...

    Témoingnage

    http://www.chez.com/plasly/

    http://www.zetud.net/home/associations-et-vie-universitaire/bizutage-attention-au-lavage-de-cerveau-article164.html

    Association :

    http://www.sos-bizutage.com/

    http://contrelebizutage.free.fr/

    Textes et discussion :

    http://lyceens.free.fr/Themes/Bizutage/document.htm


  • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 11:39

    Exemple type des moutons de Panurges, les bizutés autant que les bizuteurs. L’auteur oublie que ceux qui ne se laissent pas bizutés, peuvent, dans certains corps ou certains instituts, être ensuite rejetés par les corporatismes (instinct grégaire toujours !) post-études. De toutes façons, vu la lacheté intrinsèque de la plupart des corporations françaises, ce n’est pas un problème. Ceux qui ont été capables de résister à la connerie s’en sortent toujours mieux.


  • lss (---.---.94.132) 17 octobre 2006 11:48

    Une civilisation, soi-disant moderne, qui ne trouve rien de mieux à faire que réitérer les rites initiatiques, souvent humiliants, parfois franchement abjects voir dangereux est-elle vraiment moderne ? Comme quoi l’humain reste une bête stupide malgré tout le savoir qu’il prétend accumuler. L’éducation et l’instruction sans sagesse restent égales au néant.


    • thomas 17 octobre 2006 12:14

      Un rite initiatique ca n’a rien d’humiliant confond pas le spirituel avec la frustration.


  • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 11:55

    @ tb

    Tout ce qui ne tue pas rends plus fort ,ok ...pfff

    @ iss

    +1

    Effectivement sous le vernis de la civilisation ,l’homme reste un animal !


    • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 12:17

      Gardzart

      Je suppose que tu t’adresses aux accidentés de la route - non fautifs - en fauteuil roulant ou aux comateux. Ton message va sûrement leur faire plaisir.

      Ensuite, n’insultes pas les animaux.


    • (---.---.121.76) 17 octobre 2006 12:57

      il n’a pas écrit « tout ce qui ne tue pas rend plus heureux » que je sache.


    • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 14:17

      Gardzart, excuses-moi, je n’avais pas lu ton 1er commentaire. Je me mets sous le clavier, rouge de honte. Encore mille excuses.


  • monteno (---.---.179.94) 17 octobre 2006 11:57

    Juste en passant, pour rire un peu ... Il me semble que les deux « grands sujets » qui avaient préoccupés Ségolène Royal lors de son passage aux Affaires( ministre de l’EN sous Claude Allègre) étaient la pillule du lendemain pour les jeunes filles et l’abolition du bizutage....Smile ...


  • armand armand 17 octobre 2006 11:57

    C’est plutôt l’absence de rites d’initiation et de passage dans nos sociétés atomisés, rongés par l’obsession de l’immédiat, qui pose problème. Mais ces rites n’ont pas besoin d’être humilants ou stupides comme le bizutage.


  • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 12:01

    Tout ce qui ne rend pas plus con rend plus fort...

    A l’évidence, le bizutage rend con.


    • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 12:08

      à josé w +1

      tb est visiblement major de promo !


    • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 12:22

      Racontes-nous plutôt ton bizutage Gadzart, qu’on rigole et éventuellement quand tu étais bizuteur. C’est dur d’être un mouton, j’imagine. Allez, exprimes-toi. Tu verras ça soulage, il paraît.


    • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 12:29

      TB, es tu pour ou contre le bizutage ?

      Si oui, tu ne m’as compris !


    • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 12:38

      Absolument contre. Précisèment, je ne tiens pas à interférer pour les autres. Chacun est libre. Perso, j’en ai connu deux et personne n’a osé mettre la main sur moi. C’est pas une question de gabarit, c’est une question de détermination personnelle. Je hais les c... qui se laissent faire.

      Je t’ai peut-être mal compris.


    • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 14:05

      @ tb Mon post précédent était ironique (tout est dans le pfff... pas très explicite !).

      je suis contre le bizutage à tel point que j’ai refusé un poste intéressant à l’ensam (arts et métiers,les garsd’zarts) .

      L’ensam est une des pires écoles en termes de bizutage !


    • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 14:22

      C’est de ma faute, je n’avais pas lu ton 1er post. Et avec ça je donne des leçons ! je suis absolutly désolé. La prochaine fois je regarderai mieux autour de moi, surtout vers le haut.


    • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 14:31

      merci ,trés sympa !


    • LARGOUTA (---.---.139.26) 18 octobre 2006 10:21

      Nous n’avons que faire de tes fantasmes, si tu as quelque chose a reprocher a l’ENSAM développe. Si tu n’y a pas mit les pieds ou ne serais que discuter quelques instants avec l’un de ses élèves, tait toi.

      Copine de gadz et fière de l’être.


  • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 12:09

    Je suis bien content d’avoir fait la fac !

    Une semaine en prépa m’avais suffi pour comprendre que c’était majoritairement des C... (Profs + élèves) avec leur pu...n d’esprit de clan.

    Je me rappelle le regard malade de la fille de seconde année chargée d’organiser le bizutage de ma classe.

    Je me souviens aussi du jour du bizutage pour les Prépa Lettres qui devaient se déguiser en animaux et resté aisi tout une journée. Cela m’a inspiré de la pitié et du dégout.

    J’ai donc choisi une autre route...


    • Fred (---.---.155.75) 17 octobre 2006 15:04

      je suis d’accord, malheureusement toutes ces ecoles d’ingenieurs donnent lieu a des diplomes qui sont beaucoup mieux reconnus dans l’industrie ou les Epics que les diplomes de fac. Aujourd’hui une these en science ne sert que pour les gens qui veulent faire maitre de conf, CNRS ou partir a l’etranger ou alors il faut etre pret a etre payer moins pour 3 ans d’etude de plus. Apres on s’etonne que nos thesards aillent aux US ; la-bas il vaut mieux avoir fait la fac qu’une ecole d’inge.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 15:11

      C’est vrai que je fais mon malin parce que je n’ai pas de problème d’argent.

      Si j’étais né pauvre peut-être n’aurai-je pas eu ce faux courage de suivre la voix qui me semblait la moins « sale ».


  • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 12:21

    Ce bizutage est maintenant plustôt appelé « intégration » !

    On appelle ça « les traditions », « l’usinage » chez les Garsd’Zart ou des réunions se font à la « strass » .

    La violence est moins physique que psychique .Cela forme des « KorpsBruder » mercenaires des StCyr,SciPo,X,mines,Ena,etc !

    La violence augmente exponentiellement avec le Q.I. !


    • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 12:31

      C’est vrai ça, Zart, tout le monde sait aujourd’hui qu’Einstein était un sacré bizuteur.

      Tu connais le test des questions/mauvaises réponses/punitions/ charges électriques proportionnelles ? Résultat : ceux qui envoient les décharges les plus puissantes (fictives mais ils ne le savent pas) ont le profil type du mouton, soumission totale au « maître » et totale absence de « personnalité » ou « caractère ».


    • Garsd’Zart (---.---.64.135) 17 octobre 2006 14:21

      je connais ce test ! C’est comme « la prison fictive » où des cobayes jouent les matons et d’autres les prisonniers : Effrayant !


    • LARGOUTA (---.---.139.26) 18 octobre 2006 12:12

      L’experience que tu décris maladroitement s’appelle l’expérience de Milgram (http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_Milgram), et au contraire elle tant a prouver qu’une très large proportion de la population ( supérieur a 60%) se soumet a l’autorité a partir du moment ou certains conditions sont remplies, et ce quelque soit le niveau de formation, d’éducation, le milieu sociale ou même le sexe. C’est d’ailleurs la partie la plus intéressent des études de milgram puis que c’est l’un des rares comportements humains qui semble relativement constant.

      P.S. C’est Gadz’arts et non Garsd’Zart, et je doute qu’ils organisent quoi que ce soit au sains de la Strass qui correspond a l’admistration de l’école.


    • Garsd’Zart (---.---.64.135) 18 octobre 2006 12:36

      developpe :

      le suicidé de chalons defenestré...

      l’urine sur le bureau du directeur ...

      la directrice de l’ensam (paris) non reconduite car ancienne des arts mais hors usinage ...

      Cluny ressemble plus à Kolberzin ...

      l’opacité de gestion par les anciens de l’assos (« amicale » aussi puissante que certaines fraternites :.).


    • Garsd’Zart (---.---.64.135) 18 octobre 2006 12:39

      c’est adressé à

      LARGOUTA (IP:xxx.x2.139.26) !


  • mathieu (---.---.133.191) 17 octobre 2006 12:31

    je dirai plutot que la violence avec la baisse du Qi et non l’inverse. Il n’y a que les etres stupide qui est le besoin de vouloir de demontré qu’ils sont intelligents et qui est le besoin d’humilier les autres, en somme d’exister. Peut m’importe le bizutage de ces fameuses elites en puissance, vu leurs niveaux intellectuels d’attention particuliere ils n’en meritent pas, ils sont insignifiant a mes yeux.


    • mathieu (---.---.133.191) 17 octobre 2006 12:32

      je dirai plutot que la violence augmente avec la baisse du Qi et non l’inverse. Il n’y a que les etres stupide qui est le besoin de vouloir de demontré qu’ils sont intelligents et qui est le besoin d’humilier les autres, en somme d’exister. Peut m’importe le bizutage de ces fameuses elites en puissance, vu leurs niveaux intellectuels d’attention particuliere ils n’en meritent pas, ils sont insignifiant a mes yeux.


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 14:01

      La connerie est une variable independante. La connerie ne depend pas de :

      - La race
      - La reilgion
      - Le QI
      - Le sexe
      - La richesse
      - Les opinions politiques

      La connerie depends souvent du point de vue. On est toujours le con de quelqu’un.


    • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 17:39

      Faxtronic, si hypothèse était vraie, cela signifierait que la connerie n’existe pas, et n’est qu’un point-de-vue.

      Pourtant, la connerie exsiste bel et bien, et certains en meurent tous les jours...

      Non, la connerie est avant tout l’absence de spiritualité.

      Mais bien entendu, il faut bien savoir de quoi on parle et par exemple il ne faut pas confondre la connerie avec l’ignorance ou l’erreur : quadn on dit j’ai fait une « connerie », on dit en fait j’ai fait une erreur...

      Là on parle de la connerie au sens large, la « connerie humaine » par exemple.


    • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 17:40

      Faxtronic, si ton hypothèse était vraie, cela signifierait que la connerie n’existe pas, et n’est qu’un point-de-vue.

      Pourtant, la connerie exsiste bel et bien, et certains en meurent tous les jours...

      Non, la connerie est avant tout l’absence de spiritualité.

      Mais bien entendu, il faut bien savoir de quoi on parle et par exemple il ne faut pas confondre la connerie avec l’ignorance ou l’erreur : quadn on dit j’ai fait une « connerie », on dit en fait j’ai fait une erreur...

      Là on parle de la connerie au sens large, la « connerie humaine » par exemple.


  • miteny (---.---.165.158) 17 octobre 2006 12:53

    C’est une forme de soumission au dieu argent-Etat imposé par une dictature idéologique qui se fait appeler démocratie.

    Tiens heureusement que je ne vote pas et que je ne voterai jamais...


  • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 12:57

    Malheureusement le QI n’a rien à voir avec la spiritualité ni la connerie.

    On peut avoir le QI d’Einstein et bosser une bonne partie de sa vie pour préparer la bombe nucléaire qui mettra à feu et à sang la planète entière, soit parce qu’elle éclatera encore, soit parce qu’elle menacera d’éclater(guerres « préventives » comme en Irak, au Liban ou en Afghanistan...). Bref, on peut être très intelligent et très con, généralement pour des questions d’égo.

    Il ne faut pas confondre l’intelligence du cerveau et l’intelligence du coeur : la connerie se trouve davantage dans le manque d’intelligence du coeur que dans la manque d’intelligence du cerveau, même si cette dernière peut y contribuer.

    L’intelligence de coeur est parfois aussi appelée intelligence de l’ « âme ».

    Un gros mot bien vulgaire pour tout bizuteur patenté (la photo d’illustration de l’article est choisie à dessein)...


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 13:06

      En tant que bouffeur de curé patenté d’AgoraVox, je m’insurge contre cette infamie !!!

      On essaie de nous croire par un raisonnement biaisé que le problème c’est le manque de « spiritualité ».

      Allez donc demander à Torquemada, s’il n’aimait pas bizuter ses amis païens !!

      Et c’est quoi ce délire obsessionnel sur la bombe atomique.

      Jean Paul II a été plus meutrier qu’Hiroshima et Nagasaki réuni en condamnant pour des raisons dites « spirituelles » l’utilisation du préservatif.

      Pour finir sur une note plus humoristique on peut comparer votre « intelligence du coeur » avec « l’intelligence de la main » de Raffarin. smiley


    • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 14:12

      Ais-je écrit que les curés étaient forcément spirtuels, et plus encore, forcément TOUS spirituels ? Ais-je parlé du pape dans mon papier ? Je ne crois pas, relisez bien...

      La main de Raffarin vous a approché d’un peu trop près, car vous semblez lire avec les pieds : est-ce une nouvelle forme de spiritualité que vous souhaitez développer ?

      La spiritualité des pieds des bouffeurs de curé... si certains sont prêts à se faire bizuter par vos « idées », libres à eux.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 14:16

      Veuillez donc expliquez à un pauvre athée comme moi le rapport entre Bizutage et manque de spiritualité.

      Merci.

      D’ailleurs, c’est quoi ce machin, la spiritualité ?


    • ohlala (---.---.124.230) 17 octobre 2006 14:34

      @ Thierry,

      ...Ce qui occupe l’esprit, se préoccupe de l’esprit, s’attache à des valeurs de l’esprit. Mais mon amiMarsupilami te répondrait mieux que moi s’il était là. Et c’’est un autre agnostique qui te dit ça. T’es pas bon, là Thierry.


    • ohlala (---.---.124.230) 17 octobre 2006 14:35

      Excuse moi, Anthony, pas Thierry.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 14:37

      Et c’est quoi l’esprit ? Parce que le cerveau je connais, mais l’esprit...


    • ohlala (---.---.124.230) 17 octobre 2006 14:46

      @ Anthony, tu n’es donc que matérialiste ? Je te parle de sensations, pas de physique. On dit même l’esprit d’un alcool, je crois.


    • ARNO (---.---.26.162) 17 octobre 2006 14:52

      OUI C’est un phenomene physique pour parler de l’evaporation , certains l’appelle aussi « LA PART DES ANGES »

      de plus, les sensations ne sont que des transmission electrique transmises par le systeme nerveux au cerveau.


    • Johan Johan 17 octobre 2006 14:52

      A Anthony,

      L’esprit c’est une forme d’humilité vis à vis de ce envers quoi tu es redevable.

      Lors des triomphes romains, un esclave chuchotait « souviens toi que tu n’es qu’un homme » (on devrait reprendre cette habitude, y compris pour ceux qui se proclament serviteurs de Dieu).

      C’est une certaine gratitude pour la chance qu’on a d’être en vie (vu l’abherration que constitue la Vie).

      C’est surtout une humilité qui incline vers le bien. Une prise de conscience.

      Certains trouvent leur spiritualité en Dieu, d’autres dans la Science, d’autres dans l’Amour, la Justice, le Sport, l’Art, l’Honneur, le Panache (lis ou relis Cyrano de Bergerac).

      C’est une tendance transcendentale qui fait qu’on est prêt à sacrifier une partie de son temps, de sa vie.

      C’est donc relativement différentiable du cerveau, qui peut très bien fonctionner sans se transcender : par exemple une accumulation compulsive des richesses d’un génie de la finance qui ne se préoccupa pas un instant des effets de son activité sur le reste du Monde.

      Bien sûr ma définition est discutable. Ne te gêne pas, ne vous gênez pas.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 15:07

      @Ohlala

      Tu parles d’alcool, là ça commence à m’intéresser smiley

      Effectivement je suis un putain de matérialiste (au sens premier du terme) indécrottable !!

      Qu’y puis-je ?

      J’ai souvent des conversations avec un très bon ami « mystique », qui me parle de Shakra, de flux d’énergie, d’âme et autre, et je traduis tout ce qu’il me dit dans le language de la raison... Résultat on se comprend, car on est plutôt ouvert (lui surtout smiley)

      D’ailleurs je devais aller tester le Yoga avec lui aujourd’hui, mais j’ai du annuler à cause du débat sur les primaire PS de ce soir (ça aussi c’est matérialiste smiley)

      Je suis comme ça !

      @Johan

      La Raison elle même nous impose d’être humble devant la fragilité de la vie !

      Je n’ai pas besoin de ce machin là, mais comme je dis souvent, chacun son truc !


    • ohlala (---.---.124.230) 17 octobre 2006 15:27

      @ Anthony,

      si tous les matérialistes sont de ton usinage, cool. J’ai assez lu tes posts nombreux pour savoir que ce n’est pas entre nous qu’il y aura problème, tu m’es fort sympathique. Et même de m’avoir tiré d’un mauvais pas la semaine dernière quand un troll « José », faux portuguais, me collait aux basques.

      Concernant les arts martiaux, oui, essaie, tu vas rigoler. J’ai mis des années à admettre (pas « comprendre ») ce qu’un maître japonais voulait exprimer par « énergie avec »tandenn" -mot japonais sans doute- quand il voulait des élèves que tout le mouvement parte de l’abdomen. C’était du karaté. Bon courage. A part ça, et ailleurs, j’ai été bizuthé. Je n’ai jamais bizuthé. Trop con. Même pas envie d’en parler.


    • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 17:23

      Le spirituel, c’est une démarche qui s’inscrit dans les faits et la réalité du quotidien : personne n’est obligé de faire une démarche spirituelle, chacun est totalement libre et c’est tant mieux.

      Il est clair que les bizutés et plus encore les bizuteurs s’inscrivent rarement dans une démarche spirituelle : bien au contraire, ils affirment bien souvent par le bizutage leurs propres règles temporelles, en tout cas les règles de leur petite (ou grande) communauté.

      Des règles de bizutage qui en général n’aiment pas trop la singularité et l’individualité, 2 éléments essentiels de la spiritualité...

      Eividemment, on pourrait expliquer aux ignares-et-fiers-de l’être la spiritualité, mais cela est vain : seule une démarche intérieure de la personne en quête de spiritualité peut lui permettre de comprendre cette notion souvent confondue à tort avec la religiosité, et tout le reste ne fera que la rebuter.


    • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 17:29

      Quand je parle d’expliquer et de comprendre, c’est comprendre avec son coeur, et non pas avec son cerveau : pour comprendre avec son cerveau, il n’y a n’a qu’à ouvrir un dictionnaire.

      Wikipédia, le cyber-dico du cerveau, l’explique assez bien :


  • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 13:24

    J’ai ete bizut, y’a pas de quoi en faire un fromage. Il y a surement des abus. J’en ai jamais vu. Et de bizutheur autoritaire et hargneux, jamais vu non plus. Jái ete bizuthé : au lycee en seconde, en entrant en prepa, en rentrant a centrale, En prepa et centrale j’etait blaze. En prepa ou en centrale, j’etais blase par le bizuthage. Le seul bizuthage que j’ai fait c’etait en premiere, sur un nouveau pion... parce que c’est pas mon truc, je prefere boire des coups avec les nouveaux. Mais bon je n’ai jamais ete tres populaire, car il faut que vous sachiez que le nouveau a toujours une preference pour le bizutheur que pour le non-bizutheur, cela cree des liens.


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 13:31

      quand au faux cours, on me l’a fait. La seul chose que j’ai compris c’est « Il faut oublier le stress des prepas, cecu est du passé ».

      quand a Gadzrt, il a du etre traumatisé par son usinage, qui parait il est tres long.

      Je vous conseille aussi de lire des ouvrages sur les rites d’initiation. Cela est tres proche. Il ne s’agit pas de soumission ou de volonte d’humiliation, il s’agit de faire parti du groupe, du clan.

      Je suis chercheur, mais je ne supporte la mentalite des universites, car je suis clanique. Chacun sa facon d’etre. Mais dans l’industrie et le business le clan est la base. Il y a le group,(la famille,..) et il y a l’exterieur (le sang neuf, ou le concurrent).


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 13:42

      Il y a toujours une forme de soumission dans un rite initiatique pour faire partie d’un clan....

      puisqu’il faut se soumettre au clan !

      Même si il n’y a effectivement pas forcement d’humiliation.

      La fac, par contre, c’est tout le contraire d’un clan : la liberté, l’indépendance, la responsabilisation personnelle, la non-hierachisation des relations sociales (même avec les profs et l’administration), la non-compétition...

      C’était parfait pour moi. Chacun son truc smiley


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 13:50

      Comme tu dis, chacun son truc. Enfin le peu de fois ou je suis rentre dans une univseriste, avec des amis de facs, J’ai tout de meme ressenti cette hierarchie.

      Mais soyons honnetes, il y a autant de personnes inteligentes,autant de personnes libre dans la tete, autant de personnes origineles, dans les ecoles que dans les facs. La difference est principalement le fait d’appartenir ou non a un groupe. On ne peux pas dire ce qui est le mieux, cela depends des gens. Moi je suis clanique, donc cétait bien pour moi. Anthony ne l’ai pas donc la fac c’etait bien. Il n’empeche je ne suis pas un mouton de panurge, et je fais ce que je veux. J’ai juste l’habitude de vivre dans un groupe.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 14:08

      Tu est tout de même moins encadré (et donc moins cadré) à la fac.

      Du genre, si tu prefere le foyer aux cours, personne ne viendra te faire chier.

      En école et en prépa il faut justifier ses absences.

      Il y a aussi une grosse différence en ce qui concerne le rapport à l’autorité, inexistant à la fac, plus présent dans les petites structures.

      Il existe donc quand même un certain formatage « école », inexistant dans les facs (sauf le formatage « mai 68 » de certaines fac de lettres smiley)

      Sur le nombre d’originaux, je ne peux pas de laisser dire cela. J’ai fréquenté un peu les soirées de la fac de lettre de Nice, il y a quelques années, et vraiment, je ne crois pas qu’il existe un endroit regroupant plus d’originaux que ce machin là, même les asiles sembleraient fades en comparaison !!! smiley


    • Stravos (---.---.132.162) 17 octobre 2006 14:13

      Mauvaise habitude : votre maître Diogène n’aurait pas hésité à vous mordre au mollet pour vous apprendre les bonnes manières !


    • Stravos (---.---.132.162) 17 octobre 2006 14:16

      Mon précédent post s’adresse à faxtronic, le « Kunique ».


    • ohlala (---.---.124.230) 17 octobre 2006 14:40

      @ faxtronic, ...(mauvaises manières) : Fuck les clans. C’est quoi les clans, une genre de caste ?


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 14:42

      Diogene avait sa meute. Eh ma foi j’aimerais etre aussi pur et parfait que Diogene, mais je suis moi. Si diogene veux me donner des coups de batons car j’ai une meute, je lui pisserais sur sa besace pour lui faire comprendre que les chiens vivent aussi en meute smiley .


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 14:44

      « Fuck les clans »

      C’est juste ma facon de me sentir dans le monde, en cercle concentrique autour de moi. Je sais, c’est de l’egocentrisme...... . Mais que celui qui ne prefere pas ses enfants a ceux de son voisin me jette la premiere pierre.


    • ohlala (---.---.124.230) 17 octobre 2006 14:49

      OK, d’acc, no problem :=))


    • ohlala (---.---.124.230) 17 octobre 2006 14:55

      @ faxtronic,

      je comprends ta réaction ET ta notion de clan. T’as l’air bien toi, j’te prends dans ma meute sans aucun bizutage.


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 15:00

      Merci du compliment.


    • LARGOUTA (---.---.139.26) 18 octobre 2006 12:37

      Au vue des bêtises qu’il a put écrire ici, je doute franchement que Gardzrt ait jamais mit les pieds a l’ENSAM.


  • Riffifi (---.---.174.253) 17 octobre 2006 13:30

    J’ai eu une discussion il y a peu avec des sources d’un certain âge (dans la cinquantaine) de laquelle est ressortie que les bizutages étaient bien pires avant qu’ils ne le sont maintenant, et différents dans la mesure où l’alcool joue un role beaucoup plus important. Je n’ai pour ma part jamais été bizut (étant étudiant en Hollande où apparemment les gens sont plus softs), mais j’ai comme la plupart d’entre nous je pense entendu moult témoignages d’amis. Ce qui m’a « choqué » dans ce qu’ils racontaient c’est que l’ingurgitation de boissons alcoolisées avait l’air d’être parfois forcée plutot que voulue. Personellement, à partir du moment où l’on me forcerait à boire au point de gacher une soirée (où un week end), je ne trouverais plus ça drole. Par rapport au fait que les bizutage représentent des rites de passage ou d’entrée, faire des choses stupides représenterait une entrée dans la stupidité ? Non. Faire des choses stupides ensemble rassemble les gens. Le tout est de trouver le compromis entre expérience enrichissante et réelle humiliation ou coercition.


    • anto (---.---.178.10) 17 octobre 2006 13:47

      bof quand tu vois la quantité d’alcool qui se boit en ecole ou en pharma/medecine tu réalise que l’objectif n’est pas précisement de « profiter de ton week end » mais de profiter de ta gueule de bois. Comme le disait johan, il faut voir ca comme une epreuve, comme le lancer de tronc d’arbre ou des trucs du style


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 13:52

      Je n’avais pas besoin d’un bizutheur pour me flanquer moi-meme une gueule de bois carabines dans les bodega, a la croix-rousse ou bien a saint-jean.


    • anto (---.---.178.10) 17 octobre 2006 14:12

      oui mais à la base tu reconnaitra qu’il y a souvent un esprit de compétition que tu ne retrouve que dans les cursus qui sont sanctionné par des concours, ou il y a des promotions, etc... ailleurs cet état d’esprit est loin d’être systématique. Tu as dû faire des soirées parrainage ou le seul objectif de ton parrain (et vice versa) était de t’etaler, hmm ? et tu va pas me dire qu’avant d’avoir fait toute cette histoire de bizutage, tu buvais de la manière ? de la même manière tu doit pas traîner avec bcp de personnes qui ne boivent pas (sans te traiter d’alcoolique)... Il faut bien reconnaître que c’est une forme de bizutage puisque ceux qui ne s’y soumette pas sont exclus.


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 14:50

      Merci je ne bois plus depuis bien longtemps, et j ai arrete de boire au cours de ma premiere annee de centrale, apres une soiree trop arrosee ou j’ai bu 20 litres de bieres... , il y a 12 ans.


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 14:53

      Mon premier bizuthage j’avais 14 ans. Puis mon second a 17 ans. ma premiere biere a 16 ans. Ma premier cuite a 17 ans. Donc c’est assez decouple je pense. En plus le bizuthage que j’ai subit etait raremeent lie a la boisson, sauf a centrale, mais a centrale je connaissais deja les bodegas de toulouse. Donc je suis lalle dans les bars et cafe de 17 ans a 20 ans, et puis c’est tout.


    • anto (---.---.178.10) 17 octobre 2006 15:46

      20 Litres !!! smiley et quoi ? t’as fait une hépatite ethylique ? tu bluffes martoni !


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 17 octobre 2006 16:09

      Faxtronic, 20 litres, cela semble physiquement impossible.

      Je vais tout de même étudier ce soir la possibilité d’une telle hypothèse.

      Je réaliserai donc une expérience au protocole assez simple.

      Si vous n’avez plus de nouvelle de moi demain, buvez une dernière bière en ma memoire smiley


  • Johan Johan 17 octobre 2006 14:28

    A Tous,

    Un petit lien sur l’expérience de Stanley Milgram :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram

    2/3 de bourreaux dès qu’on leur en donne l’ordre, ça aide à remettre les choses en place.

    Bien sûr, cet article ne vise pas à faire l’apologie du bizutage, tout au mieux à établir un parallèle qui me semblait intéressant entre les rites d’initiations traditionnels et ceux qui peu à peu les remplacent.

    Comme s’il y avait une attente, un besoin paratgé par le corps social (qui veut s’assurer d’une adhésion pleine et entière de l’entrant) et l’individu (qui veut être reconnu comme pair à part entière du groupe).

    Est ce pour cela que plus le groupe est élitiste plus le bizutage violent ? Peut être bien.

    Sinon, pour répondre à Anthony et Faxtronic, en ce qui concerne leur échange sur l’aide à l’intégration du bizutage, pour avoir moi même suivi des études en faculté, il me semble qu’un noyau dur s’est formé autour de quelques groupes qui se cooptent à savoir :

    1 La Corpo de Droit

    2 Les clubbers (un ami de mon frère qui vient d’entrer en fac à adopté la crète pour s’assurer d’être admis. Un bizutage librement consenti)

    3 La gotha qui se retrouve dans les rallyes et bals où ils ont leurs entrées.

    4 Les options élitistes (moi j’ai suivi une licence d’administration publique, moi il y avait plus sélect)

    Chassez le naturel...

    En effet, la propension à l’élitisme est quasi irrépressible.

    A l’inverse, en école d’ingénieur, les intégrations (bizutages soft dirons nous) soudent nettement plus les promotions.

    Quoiqu’un ami a rejoint une des meilleures écoles d’informatique de France et se fait malgré tout snober, malgré sa place de major en Maîtrise, par les issus de prépa...

    PS : mes respects à Anthony qui a choisi d’entrer en faculté malgré le fait que cette filière est particulièrement ingrate puisque tout compte fait difficile et peu reconnue ultérieurement. Belle preuve de caractère.

    Cependant, même en tant que « pourfendeur de curé », le vide religieux n’est il pas actuellement comblé par des ersatz plus dangereux ?

    Le premier buzz remplace deplus en plus dans les quartiers où j’ai été animateur, la communion ou l’entrée dans un collège où l’on est rudoyé, certes, mais aussi vouvoyé et responsabilisé (lire le temps des secrets de pagnol) ?


  • Gasty (---.---.169.137) 17 octobre 2006 14:36

    Et pour finir le formatage d’entreprise, on ne parle plus de clans mais de collaborateurs.

    On devient con d’entreprise , formatable à souhait, c’est normale on fait partie de la grande famille des bizuteurs et bizutés.C’est la normalité et on est bien ensembles. on se tient chaud, on se donne la main.C’est con-viviable.


    • Gasty (---.---.169.137) 17 octobre 2006 14:48

      Bizuteurs et bizutés (consentant) savent se qu’ils vont devenir, ils apprennent dans cette période à quoi ressemblera leurs vies.


    • faxtronic (---.---.127.45) 17 octobre 2006 15:14

      Cela n’a absolument rien a voir. Je ne connais aucun mouton parmi mes amis de centrales. On est tous independants d’esprit, on fait ce que l’on veut de notre vie. En entreprise, donc pour le boulot, on met notre vie perso, et notre ego aussi (pas notre ambition) de cote, car c’est le boulot, pas une session de developpement personnel.


    • LARGOUTA (---.---.139.26) 18 octobre 2006 12:49

      Si tu as un problème face à l’autorité, et que tu ne la conçoit que comme une forme de bizutage il serait peut être temps de se remettre en question ou de consulter. Que tu le veuille ou non, elle fait partie des rapports humains et elle se justifie pleinement dans le cadre du travail, de l’organisation et plus généralement de le vie en communauté.


  • Johan Johan 17 octobre 2006 14:43

    A oui au fait !

    Je suis allé voir un film espagnol sympa : La Méthode. Tous les postes en entreprise passent par un « bizutage » : l’entretien d’embauche (et la période d’essai le plus souvent).

    Je vous donne pas l’intrigue pour ceux qui aiment être surpris, voici un lien pour ceux qui veulent en savoir plus :

    http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=54252


    • anto (---.---.178.10) 17 octobre 2006 14:56

      je ne pas suis sûr que l’on puisse parler de bizutage pour rentrer dans une entreprise (sauf peut etre pour un premier emploi et encore...). La période d’essai est une période ou l’entreprise et l’employé se testent mutuellement . Bien sûr la marge de manoeuvre de ce dernier est plus réduite mais il ne s’agit pas d’une initiation.


    • Johan Johan 17 octobre 2006 17:21

      Ce n’est pas une initiation mais un test.

      L’an dernier j’ai eu une conf donnée par un recruteur :

      Aux filles : vous préférez être dessus ou dessous ?

      Vous voulez avoir des enfants ?

      On va voir jusqu’où on est prèt à abandonner pour l’entreprise. Jusqu’à quel point on peut supporter avant de s’énerver ou de mettre un poing dans la gueule de son vis à vis.


  • Dragoncat (---.---.246.87) 17 octobre 2006 16:10

    Je suis né en 1967. A la sortie du lycée, voulant faire des études « longues » -j’envisageais trois à quatre ans - j’ai été obligé de faire une « préparation militaire ». A l’époque (préhistorique pour certains), le départ au service était obligatoire à 22 ans. Il fallait faire cette « prépa » (deux fois une semaine dans l’année) et l’obtenir (il y avait des perdants) pour pouvoir repousser son service à 25 ans.

    Pour faire court, les gars qui nous encadraient ont passé quinze jours à se régaler de faire chier tous ces « fainéants d’étudiants ». Rien de physiquement dangereux mais des exercices suffisamment humiliant pour pousser quelques uns d’entre nous (moyenne d’âge 20 ans) à quitter le « stage » avant la fin en pleurant.

    Pendant ces 15 jours, j’ai entendu mes camarades de jeux se plaindrent à juste titre de ces pratiques dégradantes, lamentables, honteuses etc. smiley

    A la fin des 15 jours, ceux qui étaient reçus, dont j’étais (2 recalés sur 90 personnes environ) se sont vu proposé de revenir l’année suivante, pour faire partie de l’encadrement.

    Pour être précis, il n’y avait ni paie ni avantage : le seul intérêt était de revenir au même endroit avec un grade minimum pour faire chier la « fournée » suivante. Et là, à ma grande surprise, j’ai vu plus de la moitié des victimes considéré cette proposition le sourire aux lèvres, visiblement tentés.

    Tous ceux qui avaient passé 15 jours à morfler et à se plaindre trouvaient soudain amusant de revenir faire subir les mêmes choses à d’autres. Une anecdote qui en dit long sur la nature humaine.

    Pour info, j’ai eu le bon réflexe d’envoyer se faire foutre ceux qui venaient l’oeil pétillant me proposer de perdre 15 jours de ma vie à humilier les autres.

    Je ne jette pas la pierre à ceux qui subissent dans le cadre d’un bizutage scolaire. Il n’est pas toujours facile de trouver le courage de rompre avec l’attitude du groupe au risque de se faire marginaliser ensuite.

    Mais pour ceux qui sont du « bon côté du manche », ce sont au choix des sadiques au petit pied qui éprouvent un sentiment de puissance à humilier les autres sans risque, ou encore, des lâches trop heureux de faire subir aux autres ce qu’ils n’ont pas eu le courage de refuser.

    Pour faire court, le bizutage est dans 95% des cas (je ne dis pas 100% par prudence) une des formes les plus lamentables d’expression de la lacheté.


    • Jojo (---.---.63.253) 17 octobre 2006 18:20

      @Dragoncat

      « Une anecdote qui en dit long sur la nature humaine. »

      J’ai remarqué cela aussi lors de mes études. Chaque année, je me suis placé en observateur, pour voir qui étaient les bizuteurs et quel était le profil du bizuté-type.

      « Pour faire court, le bizutage est dans 95% des cas (je ne dis pas 100% par prudence) une des formes les plus lamentables d’expression de la lacheté. »

      Cela correspond tout à fait à mes observations. J’ai remarqué notamment que la plupart des bizuteurs étaient soit des redoublants, soit des fumistes, rarement les « bons », ce qui rejoint les remarques plus haut sur leur QI.


    • Dragoncat (---.---.246.87) 17 octobre 2006 20:19

      Merci de votre commentaire. Je trouve toujours éminement suspect le fait de vouloir trouver des excuses à ce type de pratique.

      Cordialement...


  • (---.---.25.44) 17 octobre 2006 16:39

    mardi 17 octobre 2006, 16h19

    Etats-Unis : Bush signe la loi autorisant interrogatoires agressifs de suspects

    « nous afons les moyens de vous faire parler »


  • Vincent (---.---.52.252) 17 octobre 2006 17:15

    Les bizutages subits au cours du cursus scolaire sont à la mesure de l’imagination des bizuteurs et de leur propension à transgresser les codes établis.

    Cela va d’un petit 6émé enfermé dans un casier pendant la récrée, à l’étudiant balancé du 3ème étage dans un matelas pour vérifier les théories de Newton, en passant par une main piquée en salle d’autopsie laissée accrochée à une poigne de bus.

    En entreprise c’est la même chose, dès que vous avez un apprenti dans un atelier vous lui faites aller chercher la lime à épaissir auprès du contremaître et pour l’apprenti cuistot ce sera l’huile de coude.

    Ces grands classiques relèvent tous du principe du dominé à dominant.

    Ceci dit comme cela est précisé plus haut, le bizutage a quand même pour vertue de formater les étudiants et les promos on parle beaucoup des grandes écoles, mais pas assez à mon avis des faluchars, leurs rites initiatiques sont tout aussi répréhensibles que ceux des grandes écoles.

    A propos des grandes écoles, il faut savoir que l’esprit corporatiste qui naît de ces bizutages, perdure longtemps après, il n’y a qu’à voir la façon dont se comportent les Gadzarts, faites en rentrer un dans une société, et deux ou trois ans plus tard, ils seront 5 ou 6, pour au final verrouiller complètement les postes clé de cette société, je les compare à des virus.

    Cet esprit corporatiste prend naissance au cours de l’usinage.

    Il en va de même pour toutes les autres grandes écoles, elles sévissent toutes des domaines différents et se livrent des guerres de pouvoir sousterraines.

    Les bizutages vous aides à faire parti du sérail, ils vous donnes l’accès aux réseaux et donc à votre épanouissement professionnel.

    Refuser un bizutage : c’est se blacklister pour l’annuaire de la promo, se faire coincer à tous les coup par les profs qui pour la plus part sont des anciens.

    Pour conclure, j’ai été bizuté, j’ai bizuté avec un peu plus d’imagination et de perversité que me prédécesseurs, je n’en suis pas mort, j’ai toujours de très bonnes relationS avec mes camarades de promos et on se fait régulièrement suivre les bons plans.

    Et pour finir une dernière remarque.

    A la question posée une fois par mon chef de service (un gadzart) :

    et toi t’as fait quelle école ?

    Je lui ai répondu :

    Moi ! J’ai fais l’école de la vie !!!!

    Depuis il est parti, et l’épidémie s’est enrayée smiley


    • Dragoncat (---.---.246.87) 17 octobre 2006 17:24

      @ Vincent

      Vous avez bizuté, été bizuté et vous n’en êtes « pas mort ». Grand bien vous fasse. Ce n’est pas le cas de tous. Dans le régiment du train de Fontainebleau, début année 90, un bizutage consistant à enfermer un « bleu » dans une armoire et à jeter le tout par la fenêtre s’est terminé par la mort du « bizut ». J’ai eu personnellement des amies (deux) qui ont quitté des écoles de commerce parisiennes, choquées, après s’être faites maquillées de force et avoir subies des attouchements pendant le bizutage.

      Certains commentateurs vont surement m’opposer qu’elles manquaient de sens de l’humour ou qu’elles n’avaient pas « l’esprit de corps ».

      Je comprend mal votre propos. Vous nous décrivez l’esprit de corps comme un « virus » pour dire ensuite que ce n’est pas si mal car ça vous aide à trouver du boulot ???

      Soit je vous ai mal compris, soit je ne suis pas aussi cynique que vous.

      Cordialement...


    • Dragoncat (---.---.246.87) 17 octobre 2006 17:25

      @ Vincent

      Vous avez bizuté, été bizuté et vous n’en êtes « pas mort ». Grand bien vous fasse. Ce n’est pas le cas de tous. Dans le régiment du train de Fontainebleau, début année 90, un bizutage consistant à enfermer un « bleu » dans une armoire et à jeter le tout par la fenêtre s’est terminé par la mort du « bizut ». J’ai eu personnellement des amies (deux) qui ont quitté des écoles de commerce parisiennes, choquées, après s’être faites maquillées de force et avoir subies des attouchements pendant le bizutage.

      Certains commentateurs vont surement m’opposer qu’elles manquaient de sens de l’humour ou qu’elles n’avaient pas « l’esprit de corps ».

      Je comprend mal votre propos. Vous nous décrivez l’esprit de corps comme un « virus » pour dire ensuite que ce n’est pas si mal car ça vous aide à trouver du boulot ???

      Soit je vous ai mal compris, soit je ne suis pas aussi cynique que vous.

      Cordialement...


    • Dragoncat (---.---.246.87) 17 octobre 2006 17:25

      Oups - bug et double réponse - désolé !


    • gunter (---.---.134.130) 18 octobre 2006 11:49

      Bonjour,

      Une petite remarque pour commencer : les faluchards abusent peut-être de la beuverie (j’en connus ...) mais ce corporatisme se base sur le volontariat, à la différence du bizutage.

      Ce que j’ai remarqué au niveau du transfert de rôle d’une année sur l’autre de bizuth à bizuteur, c’est que les plus virulents des bizuteurs, sur fond de sadisme à peine dissimulé, étaient en général les bizut les plus timides, les moins intégrés, bref ceux qui prenaient le moins cela à la rigolade, non pas que ce soit toujours possible, mais j’ai eu pour ma part la chance d’un bizutage bon enfant en école d’ingénieurs. En revanche je n’ai pas participé au bizutage de la promo suivante, par principe. J’aurais pu avoir la maturité et le courage suffisants pour refuser ma propre « initiation » mais comme souvent quand on ne connait pas on fait comme tout le monde, ce qui est peut-être un des rôles du bizutage selon ses défenseurs : aplanissement social, même si on peut en débattre compte tenu de la relative absence de mixité sociale de ce type d’écoles, et intégration à une « culture de clan ». Si c’était à refaire je dirais non.

      Je peux dire que le bizutage dans certaines écoles belges par exemple sont assez intenses (essentiellement basées sur alcool et spécialité de l’école, exemple on joue avec des animaux morts pour une spécialité bio). Dans ces écoles on retrouve, non désavoué par l’administration ou le professorat, le « blacklistage » dont parlait un commentateur plus haut de tout étudiant « non initié » : accès aux annales, annuaire, voire soirées et vie étudiante en général.

      Pour finir je dirais que les dérapages qui selon moi sont les plus choquants sont, outre les tendances sadiques de certains (l’être humain, future « élite » selon les bonnes dires de l’école en question , est quelquefois surprenant de bassesse), sont les pratiques potentiellement dangereuses : alcool, expériences de Newton ratées, flamme olympique, soupe à stan (qui connait ces deux joyeuses inventions qui ont conduit jusque 30 personnes à l’hosto ?) et tout ce qui concerne les débordements d’ordre sexuel (ca vient très vite surtout dans des promos mixtes dont j’étais, ... heureusement pour mes camarades féminines, le bon sens et la retenue n’avait pas quitté l’ensemble des bizuteurs et les excessifs avaient été rapidement contraints de se calmer par les plus modérés)

      F.


  • Stravos (---.---.132.162) 17 octobre 2006 17:33

    Merci à l’auteur pour cet article, celà nous change des énièmes Sarko-Ségo qui encombrent ce site. Je ne comprend pas que prés de la moitié des votes le jugent sans intéret. Sans doute que les gens ne se sentent pas concernés... Mais ils ont tord, car une pratique jugée annecdotique ou marginale renseigne mieux sur la société ( et donc sur nous même) que des colonnes de chiffres... Petite réflexion qui me vient et que je balance à la sagacité de vos neurones : la vie n’est-elle pas au fond qu’un long et inavouable bizutage ? Le seul fait d’avoir à bouffer, pioncer ou déféquer n’est-il pas à lui seul un perpétuel bizutage qui s’oppose à notre désir de « faire l’ange » ? En tout cas, Dieu est un mauvais plaisantin...


    • Johan Johan 17 octobre 2006 17:46

      A Stravos,

      Merci beaucoup de votre post. Certains de mes articles qui me plaisent beaucoup ne passent pourtant même pas la sélection. Il faudrait que je me fasse mon blog...

      Pour répondre à vos remarques :

      Comme le dit Shiva, népalais qui a vécu en coloc avec moi à Londres de mai à juillet :

      « Nobody dies virgin, life rapes all of us. »

      « Nul ne meurt vierge : la vie nous viole tous. »

      Mais tout va bien : les religions nous répètent que ce n’est qu’un bizutage pour entrer au Paradis...


  • loga (---.---.82.176) 17 octobre 2006 17:49

    Est ce que les concours d entrée aux gdes écoles et le fait de réussir dans le 10 premiers ou 100 premierset même deréussir tout court n est pas déja une selection initiative.

    Le bizutage peut étre drôle sans humiliation commune ,surtout sil y a des etudiants ( es)qui n ont pas 18 ans-ex essayer de vendre aux passants ,habillés en doc savants style comédie de Moliére,des proverbes ou des maximes à la pierre dac ou du célebre conficius , déclamés avant avec le plus grands sérieux .


    • Johan Johan 17 octobre 2006 18:10

      A Loga,

      Il est notable que la sélection ne véhicule pas les mêmes notions.

      A la limite, plus la sélection est dure, au plus le gruope social doit « mettre au pas » le nouveau venu, de manière à marquer que même s’il était le premier de son lycé, de sa fac, de sa prépa ou de son concours, il n’est rien face à l’institution.

      Prends l’exemple des profs. Coucours très difficile et gueguerres permanentes, mesquineries,... aucune notion de « clan » pour reprendre une expression précitée. Peut être par manque de « bizutage » qui intègrerait dans un corps homogène (sans juger de ce qui serait le mieux). Ils restent les premiers de la classe.

      En ce qui concerne ta vision du bizutage « sympa », le bizutage devient en effet de plus en plus sympa : collectes, canulars... Quoique : la peur de parler en public était la première peur des américains, dans les années 90. Avant la peur de la mort.

      Il conserve pourtant les 3 caractéristiques que j’ai décrit et demeure un istrument de violence sociale. Moins barbare, certes, mais toujours aussi présent.


  • Stravos (---.---.132.162) 17 octobre 2006 18:19

    Dixit un internaute : « La violence augmente exponentiellement avec le Qi ». Je le pense aussi, même si celà scandalise notre bon sens. Car, dans notre société, pour que leur intelligence soit socialement reconnue, beaucoups d’êtres humains sont prets à sacrifier le reste (corps, affectif ect...). D’où cette difficulté : pourquoi Einstein n’a-t-il pas un flingue dans sa poche ? Je crois qu’à la différence de la plupart d’entre nous, Einstein n’a rien sacrifié, lui. Privilège des génies sans doute, génies qu’il ne faut pas confondre avec leur clones névrotiques : les surdoués et autres bourreaux de travail. A la différence du simple surdoué qui n’aspire qu’à être une machine parfaite, le génie, lui, conserve une part inaliénable de poésie, ce qui lui permet parfois de réinventer sa discipline... Exemple fameux : Einstein et son violon, Lewis Caroll et Alice... Je suis pour ma part convaincu que l’on peut entendre des coups d’archets derrière les équations, même si celà ne m’est encore jamais arrivé !


    • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 18:58

      Einstein n’aurait-il pas écrit à Roosevelt pour lui suggérer l’utilisation d’une bombe atomique ?

      N’aurait-il pas alors « sacrifié » quelques dizaines de milliers, voire centaines de milliers de Japonais ?

      Evidemment, ce ne sont que des hypothèses, mais affirmer qu’Einstein n’aurait rien sacrifié n’a pas grand sens, en tout cas d’un point-de-vue historique...


    • T.B. (---.---.21.162) 17 octobre 2006 20:50

      José,

      « Le 2 août 1939, il écrivit une lettre à Roosevelt qui contribua à enclencher le projet Manhattan[1]. En 1945, lorsqu’il comprend que les États-Unis vont réaliser la première bombe atomique de l’histoire, il prend même l’initiative d’écrire une nouvelle fois à Roosevelt pour le prier de renoncer à l’arme atomique. Après la guerre, Einstein milite pour un désarmement atomique mondial, jusqu’avant sa mort en 1955 où il confesse à Linus Pauling : j’ai fait une grande erreur dans ma vie, quand j’ai signé cette lettre »

      merci encore wikipédia le [1] renvoie à la 1ére lettre.

      Le 2 août 1939, les nazis avaient déjà envahis l’Autriche, les Sudètes mais pas encore la Pologne.


    • José w (---.---.25.142) 17 octobre 2006 21:18

      Oui, Einstein est revenu assez rapidement sur sa première lettre selon les échos qui nous parviennent, mais un peu tard semble-t’il, car les bombes avaient été lâchées, créant un précédent pour le moins fâcheux...

      C’est pour cela que je précisais que même Einstein n’est pas forcément tout blanc-blanc comme le laissait accroire le post précédent, prétextant un génie intellectuel qui l’aurait immunisé contre la faute spirituelle et l’aurait prémuni contre un quelconque sacrifice...

      Cela dit, Einstein a regretté cette 1ère lettre, et on peut lui en être gré : il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et comme on dit, mieux vaut tard que jamais !

      L’erreur est humaine...


    • Stravos (---.---.132.162) 18 octobre 2006 08:28

      Einstein n’a rien sacifié de sa personnlité, tel était le sens de mon propos. Mais il est indéniable qu’il a commis des « erreurs ».


    • Stravos (---.---.132.162) 18 octobre 2006 08:30

      Lire « personnalité » : j’ai sacrifié l’orthographe de manière grossière !


    • chantecler (---.---.4.246) 18 octobre 2006 08:57

      @ José:Einstein a mis en garde Roosevelt sur l’avance de l’Allemagne nazie en matière nucléaire.Et lui a recommandé de rattrapper le retard :ce qui a été fait avec des gens comme Fermi,Feinman etc.Ce qui est amusant, c’est que Hitler n’y « croyait » pas car cela venait des « juifs ».Einstein n’a pas participé au projet et a encore moins recommandé à Roosevelt d’utiliser la bombe atomique.Roosevelt est tombé trés malade.C’est le vice -président Truman qui a repris le pouvoir,un mec assez fasciste, et qui ,quand il a eu le dossier nucléaire sous les yeux ,qu’il ne connaissait pas, a décidé trés rapidement de l’utiliser.....Les dernières années d’Einstein ont été endeuillées par cet ignominie.


  • wledoux (---.---.58.172) 17 octobre 2006 21:18

    Avant de lire, soyons bien en phase. Je ne fais pas du tout l’apologie du bizutage et de ses risques et humiliations. Je trouve ça honteux. Je tiens cependant à montrer que le rite d’intégration est autre chose que du sadisme dans certaines écoles, et qu’il est même un bon moyen pour donner à une promotion d’élèves de la confiance et de la cohésion.

    Dans mon école, il y a 10 ans le bizutage était une humiliation pure et simple. Il suffit pour s’en apercevoir de lire les anciens numéros du journal de l’école où chaque année les anciens se plaignent que le bizutage était trop gentils cette année. extrait de 2001 : « les bizuts avaient pas très peur, et on se serait cru plutôt en colonie de vacances qu’a un bizutage. Il est loin le temps (NDLR : en 1996) où on marchait à 4 pattes en recevant de la soupe de poisson et des oeufs sur la tête. »

    Aujourd’hui l’esprit à bien changé. Le but recherché est de rendre les étudiants solidaires afin d’avoir un vrai esprit dans chaque promo, mais surtout de rendre leur vie étudiante la plus riche possible, en les encourageant à prendre part dans les associations étudiantes et les diverses activités qu’elles proposent.

    Notre bizutage n’en est pas vraiment un, ça dure deux semaines, pendant lesquelles chaque soir une activité est organisée.

    Le premier jour les nouveaux doivent se déguiser et ils se présentent un par un aux anciens. Ceux qui ne sont pas déguisés sont en général arrosés avec de l’eau tiède. Cette étape soude les bizuths entre eux, car en attendant leur tour ils ont tous quelquechose en commun. C’est la naissance de leur promotion. C’est dans l’adversité que se créent les liens. J’ai été choqué durant les quelques experiences que j’ai eu en FAC de voir à quel point les étudiants sont seuls et s’ignorent cordialement les uns les autres. Ce n’est pas le cas dans mon école, et je suis convaincu que l’intégration n’y est pas pour rien.

    Ensuite, plus question d’être ’humiliés’.

    Bowling, Tournoi de belote, Barbecue, Boite de nuit, le but est de faire découvrir la ville, de créer des liens, de connaitre quelques anciens étudiants afin d’avoir des gens à qui se référer en cas de problème. Cette période s’achève par une soirée de cloture du bizutage ou les bizuths doivent préparer un spectacle qui en général est sacaggé par les anciens élèves. Dur d’avoir travaillé pour rien, mais cela arrive tellement souvent dans le milieux professionnel.

    Il y a toujours de la frustration, un peu de soumission, mais d’années en années, le bizutage a bien changé. Espérons que ça va continuer et que de nombreuses autres écoles suivent le même chemin.

    Evidemment il y a des rites des traditions stupides, des normes comme s’il en pleuvait. Mais je tiens à faire remarquer qu’il y a autant sinon plus de normes dans le monde de l’entreprise. Sans parler la relation de soumissinon entre les niveaux hierarchiques (Combien refusent d’aller chercher régulièrement un café à leur supérieur)

    Est-ce que les normes des écoles sont une préparations aux normes des entreprises, ou bien au contraire sont à l’origine de la reproduction des normes dans le milieu professionnel ?


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