dimanche 13 octobre 2019 - par Michel DROUET

De Ligonnès : police et médias, présumés coupables

Il arrive parfois que la faiblesse de certaines de nos institutions, que ce soient celles en charge de notre sécurité et du maintien de l’ordre ou bien celles en charge de nous informer objectivement, soient à l’origine d’un plantage magistral qui affaiblit un peu plus encore et l’une et l’autre et dévoilent des paysages en ruine : c’est ce qui se passe avec la fausse affaire de Ligonnès 

Que fait la police ?

Adulée en 2015, lors des attentats, la cote d’amour de la police auprès des français a fondu comme neige au soleil depuis l’épisode des gilets jaunes, encore qu’il ne faille pas jeter l’opprobre sur l’ensemble d’une profession du fait des errements constatés. Le problème, c’est que les débordements, parfois la conséquence d’un management des troupes douteux et d’un pouvoir politique dépassé, se voient comme le nez au milieu de la figure et font tache.

Autre question posée, la profession a choisi de faire bloc face aux accusations portées sur sa manière d’intervenir et possède même sa petite inspection interne chargée de faire retomber le soufflé avant une éventuelle sanction, la où le manifestant lambda sera traduit immédiatement devant un tribunal en comparution immédiate après une nuit de garde à vue. Le citoyen moyen attend que la « violence légitime » ne soit pas à tout bout de champ invoquée. Les syndicats professionnels ne sont pas non plus d’une objectivité à toute épreuve lorsqu’ils sont (trop souvent) sollicités par des médias paresseux pour donner leur sentiment sur telle ou telle affaire.

Et s’il fallait en ajouter une couche, le Ministre de tutelle ne rate jamais une occasion de protéger ses troupes (c’est aussi son rôle) mais au risque parfois de tordre le bras à la réalité (« l’attaque » de la Pitié Salpêtrière par les gilets jaunes, par exemple).

Tout cela est contre-productif. Cela donne une image très contrastée de notre police soumise à rude épreuve ces derniers mois, et dont les conditions de travail sont parfois indignes. Il ne suffit pas d’augmenter les effectifs, encore faut-il que les moyens matériels soient à la hauteur, les heures supplémentaires payées, la vie familiale respectée et la déontologie rappelée à ceux dont les pratiques ne sont pas excusables.

Au final, l’incompétence et le laisser-faire, comme dans le cas du tueur de la Préfecture (« pas de vagues ») , la guerre entre les directions, les tensions entre la Préfecture de police et Beauvau, des Préfets qui valsent, des Ministres qui changent tous les ans et des épisodes comme celui de Benalla, cornaqué par des policiers pour aller casser du manifestant, sont symptomatiques d’un désordre profond, d’un immobilisme récurrent et d’absence de réforme d’un corps qui en aurait bien besoin.

De Ligonnès : La presse à la ramasse

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Et s’il fallait en rajouter une couche, parlons un peu de « l’affaire » de Ligonnès, où l’on constate que « sur la foi d’information de sources proches de l’enquête », autrement dit des policiers « haut placés » selon des journaleux soucieux de refiler la patate chaude, on a pu assister à un plantage magistral, et sans doute inédit dans l’histoire, de la quasi-totalité de la presse quotidienne et des médias audio visuels français, avec dommages collatéraux sur la personne injustement arrêtée, par ailleurs sur la foi d’une dénonciation anonyme. Un dossier « béton », donc…

Cet épisode est symptomatique du fonctionnement de ce qui devrait être un contre-pouvoir pétri de déontologie, soucieux d’informer objectivement, et qui se contente de reproduire une info délivrée par quatre ou cinq « sources » dont on se demande quel est leur intérêt dans l’affaire. Intérêt personnel, manipulation institutionnelle, ou bien souci de faire oublier les carences mortelles d’une institution qui n’a pas voulu savoir ce qui se passait en matière de radicalisation dans ses propres murs ?

Cette arrestation de Dupont de Ligonnès était donc un tuyau crevé et les uns et les autres auraient dû faire preuve de retenue, c’est-à-dire faire comme le Procureur de Nantes qui avait invité à la plus grande prudence dès minuit trente samedi matin.

Des taupes « proches de l’enquête », on ne saura rien bien évidemment mais de la presse, on sait désormais que la règle du scoop, prévaut à toute autre considération.

Le pire dans cette affaire c’est que la règle du fait dévoilé puis de son démenti font deux infos, aura marché à plein et les médias auront exploité le filon à fond en faisant d’abord leur une sur une fake new, puis cherché à se dédouaner (sans trop égratigner les sources…) en faisant d’autres unes sur « l’incroyable méprise », doux euphémisme.

Peu nombreux sont les journalistes qui font de l’investigation et passent un temps incompatible avec l’immédiateté du scoop. Cela nous donne des journalistes qui passent beaucoup de temps à téléphoner à leurs « sources » qu’elles soient policières, politiques ou économiques sans voir l’intérêt évident qu’il y a pour les « sources » à manipuler la presse, par ailleurs souvent propriété de chefs d’entreprises influents. La déontologie journalistique, dans ces conditions, en prend un sacré coup et le quasi unanimisme fait tache dans un paysage médiatique en déshérence.

Un journaliste aujourd’hui ne serait-t-il qu’un moine copiste de sources auto proclamées prodiguant la bonne parole, celle que le bon peuple ne peut pas contester et qui est défendue bec et ongles par des journalistes et experts de référence qui se bousculent sur les plateaux des chaînes de télé et qui représentent bien évidemment le haut du panier supposé de la profession ?

Et le présumé coupable arrêté à Glasgow dans tout ça ?

C’est peu de dire que son sort indiffère la presse, qui s’est empressée, à défaut de repentance de botter en touche vers les « sources » ou bien vers la police de Glasgow, c’est encore plus pratique. A peine quelques mots sur l’appel anonyme à l’origine de l’affaire. La presse prêche la méprise et évite de s’interroger sur sa responsabilité, c’est confortable. Pendant 24 heures on aura vu des prises de paroles et des reportages tournés devant la maison du crime à Nantes ou celle du présumé de Ligonnès à l’instar des infos données « en direct de l’Elysée » qui veulent ajouter à la crédibilité, mais qui n’apportent rien de plus qu’un commentaire en plateau.

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Le présumé coupable se serait bien passé de cette pub. On espère pour lui qu’il aura droit à quelques mots de compassion du Ministre de L’intérieur, mais ce n’est pas certain et que l’indemnisation des dégâts causés par la perquisition seront remboursés rubis sur l’ongle, mais ce n’est pas certain non plus et qu’il pourra également faire prévaloir son préjudice moral, à moins qu’on ne le dissuade de le faire.

Dans quelques jours, on verra sans doute apparaître un portrait volé de cette personne (que les médias se sont évertués à nommer « individu ») dans la presse de caniveau et peut-être qu’on lui proposera de l’argent pour raconter son histoire, pour solde de tout compte…

 

Pas un quotidien, pas un média radio, télévisé ou en ligne n’échappera à une remise en cause à la suite de ce raté. Nous attendons que la presse hebdomadaire non soumise au diktat du scoop fasse l’analyse exhaustive de cet emballement mortifère et propose des bonnes pratiques. Il est évident que la technique des sources qui met à mal l’honnêteté d’un quidam, qui jette le doute sur des procédures en cours, notamment lorsqu’il s’agit d’un puissant, ou qui propage de fausses infos sur la viabilité d’une entreprise doit être revue et on espère que ce plantage remarquable sera enseigné et disséqué dans les écoles de journalisme.

La presse mérite mieux que l’affligeant spectacle qu’elle nous offre depuis ces deux derniers jours.

Pour la police, on verra plus tard… 

 



60 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 octobre 2019 17:15

    Effectivement, cet épisode calamiteux ternit, s’il en était besoin, et la police et la presse qui se révèlent tout sauf « professinnels ».

    Le pompon est à décerner au journal de 19h de France 3 hir. Les gars avaient préparé un dossier résumant toute l’histoire sordide du crime, et comme ils n’allaient pas foutre à la bannette un truc pour lequel ils s’étaient fait chier, ils l’ont diffusé intégralement alors qu’ils venaient de dire qu’il y avait une couille dans leur potage !

    Autrement dit, ils ont bien étalé l’étendue de leur nullité.

    D’accord avec l’auteur pour s’inquiéter du sort de la victime présumée coupable. La moindre des choses serait de lui présenter des excuses.

    Un qui doit se marrer, c’est l’auteur du canular qui montre à la fois qu’un système délation appelé de ses vœux par macron pour dénoncer les « terroristes » risque d’aboutir à ce genre de bérézina, mais qui montre aussi la légèreté avec laquelle agissent les policiers écossais et français. Entre parenthèses, un des bottages en touche consiste en ce moment à charger les flics de Glasgow.

    Tout ça serait drôle si ça ne se traduisait pas par l’affaiblissement de la crédibilté des services d’un état déjà fragilisé par toutes le mises en cause du rôle des fonctionnaire par leurs patrons eux-mêmes qui trouvent qu’ils sont trop nombreux.

    On dirait que les guignols sont en roue libre, là !


    • Michel DROUET Michel DROUET 13 octobre 2019 18:28

      @Séraphin Lampion
      Nous sommes bien loin de la rigueur qui devrait prévaloir à l’exercice de ces deux professions : policier et journaliste.


  • njama njama 13 octobre 2019 17:49

    Ce dernier soubresaut me(r)diaque sur l’affaire De Ligonnès est assez symptomatique de la valeur actuelle du journalisme qui n’a d’égale que les commérages de poissonnières au marché...

    et dire que la majorité des pigistes ont ramé au moins à bac + 5 pour en arriver là, quelle déchéance du métier !


    • Michel DROUET Michel DROUET 13 octobre 2019 18:30

      @njama
      A part les stars de la profession qui plastronnent sur les plateaux télé, la majorité des pigistes sont là pour transcrire les dépêches de l’AFP.


    • Aimable 14 octobre 2019 07:25

      @CLOJAC
      Pour la vengeance perso , si j’osais je dirais , cherchez la femme jalouse ou rejetée , si la dénonciation est Française bien sur , si elle est Ecossaise , là , il faut chercher l’homme .
      En sommes , tout cela probablement pour une simple histoire de fesses  !
      Pour le reste a mon avis , tout provient de la dérive de la société dont les journalistes et la police ne sont que des « victimes »


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 octobre 2019 07:42

      @CLOJAC
      Je m’interroge toujours sur l’unanimisme de la presse qui a porté Chirac aux nues lors de son décès, alors qu’il était de notoriété publique que son action politique avait été très limitée et que beaucoup de casserole traînaient derrière lui. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a été condamné.
      Dans la fausse affaire de Ligonnes, on retrouve ce même principe moutonnier dans la presse, ce qui me semble inquiétant pour la démocratie.


    • Eric F Eric F 14 octobre 2019 14:29

      @Michel DROUET
      A propos de Chirac, il faut aussi se rappeler que la presse l’avaient souvent ridiculisé lors de ses mandats, et les rétrospectives ou livres qui lui étaient consacrés étaient pour le moins contrastés ; mais voyant sa popularité dans les années qui ont suivi son départ, lui ont rendu de manière posthume un hommage effréné -il n’en demandait pas tant-. Il est vrai aussi que la médiocrité de ses successeurs lui a comparativement donné de l’ampleur.


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 octobre 2019 19:06

      @Eric F
      Je suis d’accord, mais c’est tout de même le signe d’une presse qui oublie sa fonction première qui est d’informer pour prendre en compte des éléments sociétaux et l’émotion autour de la mort de Chirac.


  • robert 13 octobre 2019 17:59

    Bonsoir, je me demande si ce n’est pas une grosse défaillance du système de reconnaissance faciale....


    • Michel DROUET Michel DROUET 13 octobre 2019 18:31

      @robert
      Bientôt nous achèterons leur système au Chinois...


    • Francis JL 13 octobre 2019 18:36

      @Michel DROUET
       
       ce n’est pas un pb de reconnaissance faciale, puisque même les humains ne reconnaissent pas XDL en l’homme arrêté.


    • Eric F Eric F 14 octobre 2019 14:41

      @robert
      Le seul critère a été une correspondance très partielle des empreintes digitales, et certainement une extrapolation de ce qu’ont du dire les policiers écossais. Après ça, durant les premières heures, pas le moindre doute n’est venu à l’esprit des « sources policières » françaises ni des journalistes, alors qu’ils avaient été d’une prudence exacerbée concernant le profil du tueur de la préfecture (dont le modus operandi était pourtant une caractéristique manifeste).
      Le lendemain, Il n’y avait pas besoin de test ADN dès lors que le « cursus » de la personne arrêtée était attestée par ses voisins dès le soir de l’arrestation.

      J’espère que la personne dont le nom a été livré en pâture demandera aux médias qui l’ont cité ou ont diffusé la photo des dommages et intérêts. Dire que dès fois, on floute la photo d’un multirécidiviste !


  • Fergus Fergus 13 octobre 2019 18:01

    Bonjour, Michel

    Dans une société de l’immédiateté et de la concurrence effrénée entre les médias, la quête du scoop ou, à défaut, de l’alignement le plus rapide possible sur ceux qui ont déjà sorti l’info, est une véritable calamité tant elle est porteuse de possibles dérives journalistiques, et  on le voit avec cette affaire  d’énormes plantages. 

    A l’exception d’un quotidien, tous les journaux ont titré sur l’arrestation de Dupont de Ligonnès sans même prendre la peine d’assortir cette nouvelle d’un prudent conditionnel ! Tout cela démontre un manque ahurissant de professionnalisme. Nul doute qu’il y aura des remous et des remises en cause. Mais l’affaire estompée, il est à craindre que les médias ne retombent très vite dans les mêmes travers, hélas !


    • Michel DROUET Michel DROUET 13 octobre 2019 18:24

      @Fergus
      Bonjour Fergus
      La faculté à ne rien apprendre de ses erreurs est malheureusement très présente.


    • Fergus Fergus 13 octobre 2019 18:43

      @ Michel DROUET

      En effet. J’ajoute que je suis évidemment en total accord avec vous sur le volet policier. Merci pour cet article.


  • pemile pemile 13 octobre 2019 18:08

    Chef, y’a quelqu’un qui dit s’appeler Mimi Mathy mais ses empreintes ressemblent à celles de Teddy Riner, du coup, ch’ai pu à qui j’ai affaire !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 octobre 2019 18:13

      @pemile

      en plus, elle a eu recours à la chirurgie esthétique, elle est méconnaissable ! elle mesure 1 m 80


    • Cyrus Cyrus (TRoll de DRame) 13 octobre 2019 18:15

      @pemile

      grâce aux empreintes de nutella ils pensait coincer maurice 


    • John Orion 13 octobre 2019 18:32

      Pemile, ;

      En mode Joséphine elle peut peut-être prendre l’apparence de Teddy ? smiley

      Il Vous faudrait la perturber pour voir les failles possibles de son système ... smiley

      Attention que sur la fin le système ne vous fasse quand même pas tourner en ’rond" ...  smiley


  • Francis JL 13 octobre 2019 18:34

    Cette affaire est glauque. Je ne sais pas si c’est XDL qui a commis ce meurtre monstrueux

    qu’on lui impute sans jugement exit la résomption d’innocence , mais je crois que l’assassin qui soi-il, soit a réussi le crime parfait ; à l’instar de l’assassin de Grégory Villemin.

     

     A-t-il agi seul ? Agit-il encore seul ?


    • jocelyne 13 octobre 2019 18:44

      @JL
      Bonsoir, on ne saura jamais ce qu’il s’est passé comme pour Gregory et des 10aines d’affaires, donc pas besoin de se torturer l’esprit, de plus cela améliorera quoi ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 octobre 2019 18:48

      @JL

      Ddans le dérapage flico-médiatique incriminé dans l’article, peu importe « l’affaire » qui en est le prétexte.
      Ce qui est mis au jour, c’est qu’on peut faire marcher les godillots et les plumitifs en leur mettant l’au à la bouche et qu’ils se lancent sur la piste de la b^éte comme une meute sur un os lancé par un rigolo dont le seul but est de vérifier que les chiens sont encore plus cons que lui !


    • Francis JL 13 octobre 2019 18:51

      @Séraphin Lampion
       
       c’est une vision des choses ; ce n’est pas la seule envisageable.


    • Francis JL 13 octobre 2019 19:07

      @jocelyne
       
      pour dire les choses plus clairement, sauriez vous répondre avec certitude à la question : quand a-t-il été dit vrai ? Quand on a dit qu’on avait arrêté Xavier de Ligonnès ? Ou bien après, quand on a démenti ?
       
      Même question dans l’affaire d’Outreau : Myriam Badaoui a-t-elle dit la vérité quand elle a accusé ? Ou bien quand elle s’est rétractée et a chargé le juge Burgaud  ? Et pourquoi la justice a-t-elle privilégié la deuxième hypothèse ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 13 octobre 2019 19:15

      @jocelyne
      Sauf à abandonner tout sens critique, il me semble sain de débattre. L’absence de débat n’améliorera rien.


    • Michel DROUET Michel DROUET 13 octobre 2019 19:16

      @JL
      Vous posez de bonnes questions et celle de la présomption d’innocence n’est pas la moindre.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 octobre 2019 19:17

      @JL

      Alors parlons-en.

      Pour comprendre le dérapage qui s’est produit dans l’enquête sur l’assassinat du petit Grégory, il faut revoir le film « c’est arrivé près de chez vous » dans lequel la presse est tellement avide de scoops qu’elle filme en direct des crimes commis par l’assassin qui les a convoqués.

      A Epinal, l’enquête piétinait parce que le « petit juge » Lambert n’avait pas l’envergure requise et que le gendarmerie n’avait pas fait preuve d’une grande rigueur. Les ténors de la presse présents dans une ville de 30 000 habitants où il ne se passe jamais rien avaient besoin de fournir de la matière à leurs lecteurs et ce sont eux qui on mis le père de Grégory sur la piste de Bernard Laroche qu’il s’est empressé d’aller descendre d’un coup de fusil. Du coup, on avit un coupable de quelque chose de concret et du sensationnel, sauf que c’était la première fois en France que c’était la presse qui créait l’évènement et ne se contentait plus de le relater. Depuis, au lieu de se recentrer sur le cœur de métier, de nombreux journalistes ont pensé que la recette n’était peut-être pas mauvaise et l’ont mise en œuvre.

      Sauf que, comme dans l’affaire de Ligonnès, à partir deu moment où tout le monde a marché dans la bout avec des grosses bottes, il devient difficile de repérer la piste du passage d’un écureuil. Dans les deux affaires, la question n’est pas celle du « crime parfait », mais celle de l’impossibilité de mener à bien une enquête dicrète quand trop de voyeurs pervers s’ingénient à inventer des fausses pistes.


    • Francis JL 13 octobre 2019 19:30

      @Séraphin Lampion
       
       oui, il y a de ça aussi.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 octobre 2019 19:40

      @Séraphin Lampion

      Y’a eu aussi la Marguerite Duras de la touffe qui est venue faire son petit pipi.


  • sicome 13 octobre 2019 19:06

    c est une operation d« enfumage » pour détourner l attention des affaires GOULARD, ROUEN, ELECTIONS LR, KURDES etc ...c reussi pendant 48 heures les medias n ont parle que de cela...


  • sicome 13 octobre 2019 20:02

    il y a qq annees j avais pris un vol pour Édimbourg , a cause du vent nous avions atterri a Glasgow , ville de 500000 habitants , a l époque sans moyens de reconnaissances des passagers, et il y est donc, meme maintenant, sans doute facile  de berner la police de l aéroport pendant qq heures ( ce qui n aurait pas ete le cas dans une capitale )surtout avec un Quidam qui n a pas du comprendre ce qui lui arrivait et sans relations .Travail d amateurs , seuls les « GOGOS » peuvent y croire  plus d une seconde RIRES 


    • sicome 14 octobre 2019 03:08

      @kimonovert le 1er signe d intelligence est d avoir compris qu on a pas compris , alors je precise , je disais simplement que les petits aeroports de province c est comme les hôpitaux de petites villes , le materiel et le personnel y est moins performants 


    • Eric F Eric F 14 octobre 2019 15:05

      @kimonovert
      Une simple carte d’identité sans données biométriques

      suffit pour bien des pays hors de l’espace Schengen, c’est le cas de la Grande Bretagne, mais même pour la Turquie ou la Tunisie par exemple.
      Concernant la reconnaissance faciale par rapport à des photos d’interpol, la morphologie du visage de la personne arrêtée est tellement différente de XDDL qu’aucune opération esthétique ne pourrait y parvenir.


    • sicome 14 octobre 2019 18:38

      @kimonovert la ville de glasgow a 500000 habitants  


  • nono le simplet nono le simplet 14 octobre 2019 05:17

    le ridicule ne tue pas ... sinon, il y aurait eu une hécatombe dans le monde des médias ... un génocide ... une extinction massive ... et un début de contamination dans la police ...


    • nono le simplet nono le simplet 14 octobre 2019 09:32

      @exol
      tu ne devrais pas te poser trop de questions existentialistes ... ça va te faire mal à la tête ...
      « où vais je, où cours je, où gambade je, dans quel état j’erre ? »


  • Ruut Ruut 14 octobre 2019 09:05

    Comme quoi le Fake NEWs omniprésent de nos médias officiels devient de plus en plus visible….


  • Julot_Fr 14 octobre 2019 09:19

    Police et media sont les organes de controle du regime d occupation sioniste


  • zygzornifle zygzornifle 14 octobre 2019 09:41

    Ils se sont jetés sur Ligonnès comme un sénateur sur un billet de 500€ ....


  • Spartacus Lequidam Spartacus 14 octobre 2019 09:47

    Bon article qui aborde la presse manipulée par les « informateurs ».

    Quand a ce qu’elle se remette en cause, ça parait compliqué.

    La règle du « scoop » ou la règle du « moins j’en fait mieux je me porte ».

    C’est quand même pour un journaliste d’attendre qu’on l’appelle que d’aller chercher l’info hors du périphérique. Trop d’embouteillages.

    Les ONG écolos sont aussi les reines de la manipulation de la presse.

    Avec 80% des stats commentées qui vient d’études faites sur des confettis, comme le nombre d’ours blanc en décroissance ou les soi-disant million de signataire d’une pétition bidon montré comme des vérités.......


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 octobre 2019 10:15

      @Spartacus
      On pourrait également parler de l’incendie de l’usine Lubrizol totalement occulté pendant deux jours suite au décès de Chirac...
      La manipulation de la presse est aussi l’oeuvre des grandes entreprises qui peuvent supprimer leur budget pub si la ligne éditoriale d’un média ne leur plait pas. Si le média appartient à un grand groupe, c’est encore plus simple : les journalistes sont priés de ne pas moufter devant les errements de leur actionnaire principal.
      A côté de ça, les écolos sont des petits joueurs.


    • lloreen 14 octobre 2019 10:53

      @Michel DROUET
      L’information est totalement dévoyée, orientée et contrôlée par un syndicat international du crime organisé et cela entraîne des répercussions sur la marche du monde.Les médias ont toujours servi les intérêts des puissants et sans leur collusion ils n’auraient jamais réussi à manipuler les populations jusqu’à les faire consentir à leur auto-destruction durant les conflits mondiaux.


  • lloreen 14 octobre 2019 09:57

    Tout ce capharnaüm est orchestré par les criminels qui se sont accaparé le pouvoir par leurs pratiques mafieuses ;il ne s’agit plus d’informer le grand public mais de le manipuler dans un but qu’il ignore dont on peut présumer sans risquer de vraiment se tromper que ce sera dans l’intérêt de ces mafieux dont les exactions explosent à la figure des gens de façon un peu trop rapprochée pour ne pas reconnaître leur signature.

    Cette façon de monter les choses en épingle et de les laisser retomber comme un soufflet sortant du four s’appelle de la propagande.

    Toutes ces affaires relèvent du fait divers.Certains sont tristes mais tous les jours en feuilletant le journal, il est question de suicides, de meurtres, de vols, de viols sans que cela n’intéresse le moins du monde la population.

    Dans cette affaire de la préfecture de Paris-pas n’importe quelle préfecture de province... un fait divers tragique sur fond de malaise au travail et de harcèlement par les collègues a servi de toile de fond pour secouer une fois de plus l’opinion après les attentats (Bataclan, Nice, Strasbourg,...), l’incendie de Notre-Dame, la catastrophe de Toulouse (AZF), celle de Rouen...

    Qu’attend Greta Thunberg pour téléphoner à Arnold et le prier de la conduire illico presto au volant de sa voiture électrique (pour laquelle il fait la publicité) chez Monsieur Macron qu’elle pourra apostropher violemment et le sommer de lutter sur le champ pour « sauver la planète » ?

    Ce négativisme ambiant n’a qu’un but:Persuader les français que tout va mal.

    Or, il se trouve que les choses vont en s’améliorant.Les français se réveillent, lassés de servir d’exutoire à l’associé-gérant des Rothschild qui le financent et lui délivrent sa feuille de route pour continuer à vider les caisses de l’état et à démanteler les meilleures entreprises, vidant tous les jours plus les poches des français.

    De plus en plus, les français échangent sur les réseaux sociaux ; ils font des vidéos, se regroupent, débattent.

    Dès le 18 juin 2015, un collectif de français a crée un conseil national de transition qui est un outil juridique reconnu par le droit international pour reprendre leur souveraineté.Toutes les informations figurent sur son site, d’ailleurs régulièrement piraté...

    https://www.conseilnational.fr/

    Ce collectif a même crée une « Cour Suprême » et délivré des mandats d’arrêt à l’encontre de monsieur Macron et de ses complices.

    https://www.mesopinions.com/petition/justice/approuver-mandats-arret-delivres-cour-supreme/52273

    Le malaise en France est tel que la police nationale, privée de moyens depuis des décennies parce que les imposteurs au pouvoir se servent dans la caisse pour financer leurs milices para-militaires privées (eurogendfor, eurocorps et autres « troupes spéciales »), se retrouve dans la rue ce qui est vraiment l’ultime signal d’alarme pour dénoncer que rien ne va plus.

    Cet énième fait divers sert, à n’en pas douter, à discréditer la police nationale démantelée de longue date et monter d’un cran supplémentaire la volonté du tout contrôle dont la France est à présent le premier pays à s’équiper de technologies où le quidam sera totalement contrôlé à son issu alors que les criminels au pouvoir continueront leurs exactions dans la plus parfaite impunité.

    https://www.lesinrocks.com/2010/11/07/actualite/actualite/le-passeport-biometrique-un-pretexte-au-fichage/


  • lloreen 14 octobre 2019 10:32

    Il existe des informations dignes d’intérêt concernant le grand public dans la mesure où elles ont un impact sur la vie de la population et qu’elles touchent l’intérêt général.

    Celles-ci évidemment, sont systématiquement occultées...

    https://lanceuralerte.org/2019/10/04/milliardaires-multinationales/


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 octobre 2019 11:49

      @lloreen
      C’est effectivement le genre d’article qu’on ne trouvera pas dans les Echos, journal appartenant à M. Arnault.


  • lloreen 14 octobre 2019 10:37

    Autre information concernant l’intérêt général...passée sous silence alors qu’il s’agit d’une FRAUDE gravissime entraînant des conséquences désastreuses pour le futur des populations...

    Richard Ferrand accusé d’avoir faussé un vote sur la PMA

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=FbcHB53_3-Y

    Ces gens fraudent, volent, massacrent. Il est grand temps que leurs exactions soient dénoncés et qu’il y soit mis un terme.


  • lloreen 14 octobre 2019 10:37

    Pardon:dénoncées


  • ZenZoe ZenZoe 14 octobre 2019 11:47

    Aujourd’hui, tout le monde peut tout savoir de la vie de l’homme mis en garde à vue, à quoi il ressemble, où il a travaillé, avec qui il vit et où, et même quand sa mère est morte.

    Les journalistes français et britanniques (si on peut encore leur donner ce titre), même après leur bourde, ont continué dans l’outrage en se précipitant dans son village écossais pour recueillir des témoignages de voisins.

    Il fallait bien amortir le voyage !

    Quant aux flics qui ont laissé fuité la fake news, j’espère qu’ils seront lourdement sanctionnés, mais au fond, je n’y crois pas. Ils vont continuer à bavasser avec la presse. Au lieu de faire leur boulot de flics, par exemple de regarder ce qui se passe sous leur nez, chez eux, dans leurs bureaux.. Branquignols va !


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 octobre 2019 12:01

      @ZenZoe
      On peut penser également que les « sources hauts placées » font partie du système de régulation de l’information destiné à garder une emprise sur la presse.


  • Eric F Eric F 14 octobre 2019 14:20

    Si on fait une « analyse causale » du fiasco médiatique de l’affaire du faux-vrai XDDL, on trouve le problème des « sources d’informations » policières. Les médias ont des « informateurs bien placés » (bien bavards surtout), là où le secret de l’enquête et de l’instruction, la prudence et la retenue devraient être de mise. Dans l’affaire en question, le nom de la personne arrêtée ayant été communiqué (ce qui, du reste, est proprement scandaleux), il n’était pas difficile de reconstituer son passé, dès le premier soirs les témoignages des voisins qui le connaissent en continu depuis des décennies avaient établi que ce ne pouvait être « la personne la plus recherchée de France ».

    A cela s’ajoute l’effet d’opportunité pour la presse de mettre en exergue des faits divers pour masquer les vrais problèmes politiques ou économiques, et les difficultés du quotidien. Cela procède du « circenses » pour distraire le peuple.

    Par ailleurs, si on voit souvent des représentants syndicaux de la police consultés sur une affaire, c’est qu’il ne semble pas y avoir de chargés de communication officiels (contrairement aux pays anglo-saxons) et que les policiers lambda sont « officiellement » tenus à la réserve.


    • Fergus Fergus 14 octobre 2019 16:16

      @ Eric F

      Sur le dernier point, j’ai toujours trouvé surprenant, et même choquant, que ce soit systématiquement des syndicalistes et non des officiers de police chargés des enquêtes en cours qui s’expriment sur les affaires dans les médias.


  • Désintox Désintox 14 octobre 2019 17:12

    En effet, on ne peut que s’étonner de l’emballement médiatique autour de cette affaire.


  • cevennevive cevennevive 14 octobre 2019 17:51

    Ne trouvez-vous pas qu’il y a certaines similitudes avec l’affaire Gaston Dominici ?

    L’on ne saura jamais ce qu’il s’est vraiment passé, et nous n’en avons cure.

    Cette affaire ignoble est soit du domaine de la tuerie cruelle et incompréhensible, soit de l’insondable abysse des services secrets.

    Je pense aussi à l’affaire du pain maudit de Pont St Esprit dont nous commençons à savoir un peu le pourquoi...


  • Francis JL 14 octobre 2019 18:03

    ’’Cette affaire ignoble est soit du domaine de la tuerie cruelle et incompréhensible, soit de l’insondable abysse des services secrets.’’

     

     Les deux, non ?

     

     ps. insondable abysse ? Allez savoir. Défaillance c’est sûr.


  • zygzornifle zygzornifle 15 octobre 2019 07:32

    Comme je suis grand avec des lunettes je vais me faire imprimer au dos d’un tee-shirt « NON je ne suis pas De Ligonnès »


  • Dédé15 15 octobre 2019 09:17

    Commenter ce nouvel épisode grand guignolesque ?

    Il ne se suffit pas à lui-même ?

    Nos « élites » politiques, médiatiques etc...ont touché le fond depuis longtemps et continuent à creuser. On n’est plus très loin du Nobel de physique pour la découverte du noyau terrestre.


  • Abou Antoun Abou Antoun 15 octobre 2019 12:05

    Pierre Lazareff  :

    « Les deux mamelles du journalisme moderne sont l’information et le démenti. »

    Rien de nouveau sous le soleil donc : Une fausse nouvelle (on dit maintenant ’fake news’, suivi d’un démenti cela fait deux informations.

    Plus sérieusement cette affaire illustre de manière éclatante le fonctionnement des merdias, prêt à diffuser n’importe quoi pourvu que cela provienne de milieux dits ’autorisés’. La presse ’libre’ en tant que contre-pouvoir n’existe plus. Il reste le web. Jusqu’à quand ?


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