jeudi 9 janvier - par Désintox

Les fonctionnaires, ces privilégiés

Suite à certains articles dirigés contre les fonctionnaires sur Agoravox, j'ai décidé de me pencher sur la question des privilèges qui leur seraient octroyés.

Le "privilège" des retraites

JPEG Un premier privilège exorbitant des fonctionnaires serait le montant de leurs retraites. Jugez plutôt : elles sont calculées sur le salaire des 6 derniers mois, contre celui des 25 meilleures années dans le privé, et représentent 75% du salaire, contre 50% dans le privé. Sont aussi fantasmés d'autres avantages, comme par exemple, un âge de départ plus précoce ou la prise en compte des années d'études.

Plusieurs de ces arguments sont totalement fantaisistes. L'âge de la retraite est de 62 ans, dans le public comme dans le privé. Dans les deux systèmes, les gens qui partent actuellement à la retraite doivent avoir cotisé 166 trimestres et l'âge d'annulation de la décote est de 67 ans. La décote ? On en reparlera un peu plus loin.

L'argument des 75% est de mauvaise foi. En effet, dans le secteur privé, les retraites complémentaires représentent un tiers de la pension versée à un ouvrier. Or, ces retraites complémentaires n'existent pas dans la fonction publique. Enlevez un tiers de 75%, il reste 50%, comme dans le privé.

La prise en compte des années d'études ? Cela a existé, par exemple pour ceux qui suivaient les écoles normales d'instituteurs, mais c'est fini depuis longtemps. Il est certes toujours possible de "racheter" les cotisations retraite correspondant aux années d'études, mais cela coûte tellement cher que personne ne le fait, dans le public comme dans le privé.

La décote frappe aussi bien le fonctionnaire que le retraité du privé. Rappelons le principe : pour chaque trimestre de cotisation manquant, on vous enlève 1,25% de votre retraite. Dans le privé, la décote frappe uniquement la retraite de la sécurité sociale (c'est à dire 2/3 de la retraite), mais dans le public, la décote porte sur la totalité.

Tout compte fait, le seul privilège qui reste aux fonctionnaires est de voir leur retraite calculée sur les 6 derniers mois plutôt que sur les 25 meilleures années. Des études ont essayé de chiffrer l'avantage que cela représente, ainsi, sur une pension moyenne de 2.321 euros, les employés du service public gagneraient 179 euros par mois de plus que ce qu’ils toucheraient si les règles du privé leur étaient appliquées. Cela fait 8%. Le "privilège" est donc modeste.

Le "privilège" de la sécurité de l'emploi

La sécurité de l'emploi est sans conteste le grand avantage de la fonction publique. Faut-il parler de "privilège" pour autant ? Avoir un travail ne devrait-il pas être un droit ?

Mais la cause est entendue. Pour les libéraux, les fonctionnaires ont ainsi un privilège. Il faudrait donc le leur faire payer. En baissant leur salaire, par exemple. De combien ? Voyons voir, le taux de chômage est de 10%. Pour rétablir l'équité, il faudrait donc baisser le salaire des fonctionnaires de 10% !

Examinons donc les salaires de la fonction publique : ceux-ci sont calculés à partir d'un "point d'indice". De 1993 à 2017, la valeur de ce point d'indice est passée de 46,81€ à 56,23€. Or, en utilisant le calculateur d'inflation, nous constatons que 46.81€ de 1993 représentaient 66€ de 2017. Pour maintenir le pouvoir d'achat des fonctionnaires, il aurait donc fallu porter le point d'indice à 66€ au lieu de 56.23€. Autrement dit, le salaire réel des fonctionnaires a baissé de près de 15%. La sécurité de l'emploi leur a donc été facturée au prix fort  !

Cependant, ce "privilège" existe toujours, alors pourquoi ne pas le faire payer une seconde fois ? C'est bien parti, puisque depuis 2018, le point d'indice est gelé.

Devenez privilégiés !

Les fonctionnaires sont-ils des privilégiés ? Si c'était vraiment le cas, on se bousculerait au portillon pour le devenir. Au contraire, l'État peine à recruter dans certains secteurs, comme l'enseignement qui a vu 1400 postes non pourvus aux concours 2019. Pourquoi cette bonne planque n'attire-t-elle pas tous les fainéants de France et de Navarre ? Et les vacances ? Et les salaires royaux ?

Par ailleurs, que dire des témoignages alarmants qui nous parviennent sur les conditions de travail des hospitaliers ?

Est-ce un hasard si les jeunes se précipitent sur les métiers de commerciaux ou de communiquants plutôt que vers l'enseignement ou les soins ?

Pourquoi attaquer les fonctionnaires ? Pour diviser le peuple, bien sûr !

 

Crédit photographique  : la cocotte en papier est tirée du site Wikimedia , licence Creative Commons, auteur GrandCelinien.



160 réactions


  • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 09:57

    Merci pour cet article qui démontre, s’il en était encore besoin, que la société fabrique des boucs émissaires, uniquement pour établir des comparaisons qui serviront ensuite à aligner tout le monde vers le bas.

    Ceux qui n’ont pas encore compris le principe devraient se méfier : c’est le même qui est à l’œuvre pour les retraites. Quand ils se réveilleront il sera trop tard.

    J’ajoute que j’ai travaillé pendant 45 ans, qu’après avoir été dans le privé, j’ai bifurqué vers la fonction publique, à une époque où les salaires étaient moins élevés que dans le privé (c’était avant les « crises » économiques des années 80). Je n’ai jamais regretté mon choix puisque la promotion interne (et beaucoup de boulot personnel le soir) m’ont permis d’avoir une belle évolution de carrière pendant que ceux qui critiquaient déjà les fonctionnaires et sont restés dans le privé, s’en mordent les doigts aujourd’hui.

    Tout cela est donc affaire de trajectoire personnelle, mais il ne faut jamais oublier que les salariés qu’ils soient du privé ou du public, ont un ennemi commun : le néolibéralisme qui est à la manœuvre et qui a intérêt à opposer les uns aux autres pour faire oublier ses propres turpitudes.


    • Spartacus Spartacus 9 janvier 11:53

      @Michel DROUET
      « pendant que ceux qui critiquaient déjà les fonctionnaires et sont restés dans le privé, s’en mordent les doigts aujourd’hui  »

      Tout est dit dans cette phrase.
      Hypocrisie, mépris, condescendance, suffisance et arrogance des privilégiés...
      Ils jouent les vierges effarouchées mais ont pleinement conscience de leurs privilèges...

      D’un coté ça veut pas admettre que c’est un privilégié, et de l’autre méprise le secteur privé qui se dixit « mordrait les doigts » pour ne pas avoir des privilèges comme lui et dénoncent les inégalités de droits en osant faire des comparaisons...

      Tout est dit dans cette phrase.
      Il ne vient même pas a cette caste le concept et la mentalité d’équité des droits....
      Dramatique ! 


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 12:36

      @Spartacus
      Je crois que vous n’avez pas bien compris mon post, mais ce n’est pas la première fois. C’est comme les statistiques et les pourcentages avec lesquels vous semblez avoir des problèmes, comme la pension moyenne dans la fonction publique plus élevée que dans le privé. Je vous explique pourquoi : c’est tout simplement parce que le nombre d’emplois qualifiés dans le public est plus important que dans le privé (ex : Education Nationale), mais ça avec votre bonne fois coutumière, vous oubliez de nous le dire.
      Vous êtes le genre de type qui fabrique du pâté d’alouette avec les proportions suivantes : un cheval pour une allouette.


    • Spartacus Spartacus 9 janvier 13:59

      @Michel DROUET

      Quand je vous dit que vous êtes méprisant et suffisant et considérez tous les gens du privé comme des cons.. dixit « qualifiés ».

      Il ne vous est pas venu l’idée o combien saugrenue, smiley , que les droits et les méthodes de calculs et références et cotisation patronales de l’état sans compter sont différencié et soit la majeure raison ?..

      Vous êtes le type qui au championnat de l’hypocrisie gagne une médaille. smiley


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 14:13

      @Spartacus
      Spartacus : grand prix d’interprétation 2019 des posts sur AGX
      Je dis seulement que lorsque j’ai fait le choix de la fonction public, il y avait plein de petits Spartacus qui se foutaient de ma gueule (manque d’ambition, il va gagner des nèfles...
      Ce sont les mêmes petits Spartacus qui quelques années plus tard, quand ça dégraissait sec dans le privé, sont venus me voir pour me demander comment on faisait pour devenir fonctionnaire.
      Alors, que les petits Spartacus devenus grands déversent leur bile aujourd’hui sur les fonctionnaires, comme dit l’autre, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre


    • Spartacus Spartacus 9 janvier 15:10

      @Michel DROUET
      Grand prix d’hypocrisie.
      Comme si être critiqué sur ces choix était une exclusivité des fonctionnaires.  smiley
      Sortez de votre monde, vous verrez que c’est la vie réelle pour quasi tous.
      Je crois qu’en étant patron, j’ai été largement servi par des petits Drouet qui se caricaturaient mes choix et qui plus tard sont revenu me demander d’embaucher leur progéniture ou rendre service. J’en fait pas du misérabilisme.

      Je vous reproche votre déni. Votre absence de recul. Pas vos choix d’être ou pas fonctionnaire. Je m’en fou. Mais pas de ne pas admettre l’évidence et vous conforter dans un déni indécent de réalité.

      Le fonctionnaire est un privilégié parce que les droits ne sont pas les mêmes. POINT.
      C’est pourtant simple a admettre humblement sans essayer de se chercher des excuses.


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 15:39

      @Spartacus
      Non, ce sont les salariés du privé qui sont défavorisés parce qu’ils n’ont pas les mêmes droits que les fonctionnaires, ça change tout !


    • ZenZoe ZenZoe 9 janvier 16:44

      @Michel DROUET
      Ca ne change rien, c’est juste une pirouette de langage.
      Spartacus a raison sur ce coup-là. Il est inacceptable que privés et publics n’aient pas les mêmes droits, c’est tout simple.
      Les fonctionnaires sont avantagés sur toute la ligne par rapport au privé (opportunités de carrière, salaires, retraites...),, vous l’avez involontairement reconnu en écrivant une gaffe (le privé qui se mord les doigts).
      J’ajoute que ces avantages sont financés par les privés, ce qui rend l’injustice encore moins acceptable.


    • foufouille foufouille 9 janvier 16:53

      @ZenZoe

      la caisse des commerçants a toujours été en déficit, les cultos ont aussi souvent demandé des exonérations de cotisations pour acheter leurs nombreuses baraques ( déficit démographique aussi ).


    • Fergus Fergus 9 janvier 17:03

      Bonjour, ZenZoe

      A mon avis, votre avis devrait être plus nuancé.

      Durant des décennies, les salaires du public ont été tellement à la traîne, notamment dans les métiers techniques tels que l’informatique, que des employés de la fonction publique ou des services publics partaient « se faire des couilles en or » dans le privé.

      A titre d’exemple, j’ai connu un informaticien expérimenté à qui l’on a proposé le double de son salaire pour entrer dans une boîte privée. Il est parti. D’autres ont choisi la garantie de l’emploi. Je ne sais pas ce qu’est devenu ce gars. Peut-être a-t-il continué à tracer sa route et à bien gagner sa croûte. Peut-être a-t-il été victime, des années plus tard, d’un plan social.

      Tout cela pour dire qu’il y a eu des avantages et des inconvénients des deux côtés, et bien malin celui qui peut faire une balance objective sur les carrières publiques et privées des personnes en retraite ou qui le seront dans les 10 ans à venir. 


    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 9 janvier 18:04

      @Fergus

      Qu’il y aurait-il donc de scandaleux à ce que , mises à part une ou deux professions « à risque », le taux de cotisations et le mode de calcul de la retraite soient les mêmes pour tous ?


    • foufouille foufouille 9 janvier 18:35

      @Sharpshooter - Snoopy86

      faut dire au culto que sa baraque et ses terres seront saisis en cas de décès ........


    • Fergus Fergus 9 janvier 18:54

      Bonsoir, Sharpshooter - Snoopy86

      Sur le principe, j’y suis favorable. Le problème est que, pour mettre en place un tel système de manière équitable, et sans trahir les contrats de travail signés par les agents en début de carrière, il conviendrait de procéder à de nombreux ajustements que le pouvoir en place n’envisage pas, ou alors de façon aberrante, à l’image de ce qui se passe pour les enseignants. C’est pourquoi, en l’état, je suis hostile au projet et signataire de pétitions demandant son retrait.


    • soi même 9 janvier 20:33

      La réforme des retraites pourra passés quand l’État ferra toute la transparence sur la fiscalité, direct et indirect, car il y a un point où il faut être au claire, la retraite des fonctionnaires leurs régimes spéciaux sont financés par l’Impôt, il y a bien une arnaque et l’autre arnaque les sénateurs ne seront pas impacté par les réformes, qui n’est pas le cas des des professions libérales qui font se faire plumé le croupion.
      Je suis pour la totale transparence des recettes et des dépenses de l’État, sur la transparence de l’imposition est sur les cadeaux fiscaux concéder aux hyper- riches en France qui font l’optimisation fiscale.
      L’État a ouvert la boite de pandore , elle doit maintenant assumez les conséquences. En réalité c’est pas être riche fortuné qui pause problème, c’est la perfidie des directives financières Étatiques qui pose problème. Cela est arrivé à tel point même la cours des comptes n’a plus d’influence sur la dérive étatique qui est en train de devenir le radeau de la Méduse de Luxe.


    • Michel DROUET Michel DROUET 10 janvier 09:20

      @ZenZoe
      Non, pas de gaffe de ma part, j’ai simplement dit qu’il fut un temps, que j’ai connu, où les salariés du privé étaient avantagés par rapport à ceux du public. Par la suite, ce n’est pas le statut des fonctionnaires qui a évolué mais les conditions d’emploi, de salaires et de retraites des salariés du privé qui ont régressé.
      N’oublions pas, enfin que le financement des régimes publics est normalement à la charge de l’Etat et que c’est l’impôt payé par tous (y compris les fonctionnaires) qui y pourvoit.


    • JulietFox 10 janvier 12:26

      @ZenZoe
      « opportunités de carrière, salaires, retraites. ».

      Demandez aux hospitaliers.
      Salaires bloqués, turn over pas possible, etc...
      Vous n’êtes qu’un jaloux aigri, comme le gladiateur de foire.


    • Octave Lebel Octave Lebel 10 janvier 19:58

      @Spartacus

      Caste ! Vous ne faites pas dans l’euphémisme. Par contre vous appliquez bien systématiquement la bonne vieille recette qui consiste à opposer les membres de la classe moyenne entre eux puis à ceux des classes encore plus démunis puis …pour détourner l’attention de l’origine, des mécanismes et de l’évolution de toutes ces disparités. Ce n’est pas nouveau comme procédé mais c’est malin et vous avez raison de persévérer parce que chacun connaît mieux le mode de vie de ceux qui lui sont socialement proches et en perçoit les évolutions et les réalités concrètes alors que la levée et la répartition des impôts directs et indirects, des cotisations, le poids des patrimoines, la législation sur l’héritage au-delà de ce qui nous concerne directement échappent à notre expérience. Pourtant c’est là que tout se joue et les initiés le savent et ils ont même des conseils pour s’y retrouver. Vous en faites partis ? 


    • dscheffes 11 janvier 08:49

      @F
      Bonjour,
      Tout à fait d’accord,
      Moi, infirmier hospitalier(fonctionnaire) pendant 42 ans : retraite 2011€.
      Lon épouse infirmière dans le privé(clinique,entreprise,labo)pendant 40 ans : retraite 1998€.
      Ce sont des faits et pas des élucubrations de partisans du libéralisme à tout va...


  • leypanou 9 janvier 10:01

    Dans le privé, la décote frappe uniquement la retraite de la sécurité sociale (c’est à dire 2/3 de la retraite) : faux, les points sont décotés si vous n’avez pas les annuités nécessaires, c’est pour çà entre autres que le système par points est une vaste escroquerie.


    • cevennevive cevennevive 9 janvier 11:01

      @leypanou, bonjour,

      C’est exactement ce qui m’est arrivé lorsque j’ai pris ma retraite. Il me manquait 6 années de versement car, à un moment de ma vie conjugale, j’avais aidé mon époux qui était au RSI.
      Et, la décote était de 5% par années manquantes.
      Je crois bien que la majorité des gens ignorent cela, et que la retraite par points ne fera pas disparaître ce problème, au contraire !


    • Désintox Désintox 9 janvier 13:20

      @leypanou
      Je pense que vous confondez « proratisation » et « décote ».

      • la « proratisation » c’est le fait de toucher une retraite incomplète quand on n’a pas toutes ses annuités.
      • La décote, ça veut dire qu’on enlève encore 5% par année manquante..

      Imaginons par exemple, que 40 annuités soient nécessaires et qu’il vous en manque 4 :

      • Comme il vous manque 10% de vos annuités, on vous enlèvera 10% de votre retraite. C’est la proratisation.
      • Puisqu’il vous manque 4 ans, on vous enlèvera en plus 5% par année manquante. C’est la décote.
      • Donc au total, on vous enlèvera 30% de votre retraite (sur la part de la sécurité sociale dans le privé, sur la totalité dans le public).

      Note : j’ai pris 40 annuités pour simplifier les calculs. En fait, il en faut plus.


    • Fergus Fergus 9 janvier 16:51

      Bonjour, Désintox

      Démonstration exacte et limpide !


  • Spartacus Spartacus 9 janvier 10:24

    Que de farces dans cet article...

    Les privilégiés joues les vierges effarouchés face aux faits.  smiley

    Pour que chacun comprenne bien et sans aucune équivoque le foutage de gueule de cet article :

    Moyenne nationale de pension mensuelle

    -1-salariés du secteur privé (CNAV+ Agirc-Arrco) : 1167 euros

    -2-fonctionnaires de l’État : 2223 euros ( + 90 %)

    -3-agriculteurs et des commerçants : 740 euros et 970 euros.


    On peut ajouter que les castes d’état sont mensongères, minimisatrises, de leurs privilèges, mais pire, hypocrites a un point que vous ne pouvez imaginer.


    Les retraites complémentaires publiques existent bien entendu. La RAFP (retraite additionnelle de la fonction publique, assise sur les primes en est un exemple.

    La RAFP est un fond de pension qui ajoute à la retraite de base des fonctionnaires financée par nos impôts, un complément retraite qui se bonifie grâce au rendement généré par le placement des cotisations sur les marchés financiers. Grâce aux dividendes et plus-values.

    Non seulement ils détestent la retraite par capitalisation « pour les autres » mais ce les accordent pour eux....

    Leur hypocrisie et leur mensonges et omissions et leur culture intellectuelle de vivre aux dépens des autres en niant les faits n’a aucune limite... 

    Et les jeunes ne s’y trompent pas. 3 sur 4 veulent devenir des privilégiés.

    https://www.bfmtv.com/societe/les-3-4-des-jeunes-francais-revent-de-devenir-fonctionnaires-239891.html

    Evidemment si les droits étaient identiques au secteur privé, ils militeraient pour que chacun dispose des mêmes droits....

    Eux militent pour garder des privilèges...

    Il n’existe que 4 pays occidentaux ou il y a des « régimes spéciaux » France, Belgique, Allemagne, Corée du Sud.....

    En Italie les fonctionnaires ont manifesté dans les années 80 pour le droit commun.

    Ici ils sont une honte d’égoïsme et d’irresponsabilité.... Ils luttent pour être différenciés et privilégies...


    • samuel 9 janvier 12:38

      @Spartacus

      pour avoir tous les chiffres (et non ceux sélectionnés) :

      https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/retraites_2018.pdf

      Evidemment, les chiffres pris par ce derniers sont les plus défavorables pour les argriculteurs alors que d’autres situations existent


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 12:41

      @Spartacus
      ah, les belles statistiques de Môssieur Spartacus...
      Il y a davantage d’emplois qualifiés dans la fonction publique que dans le privé, c’est tout !
      Pour les agriculteurs et les commerçants, vous oubliez de dire que ces corporations n’avaient pas voulu rejoindre le régime général en 1945 pour moins payer de cotisations et surtout parce qu’il constituaient à l’époque leur retraite en vendant leur exploitation ou leur fond de commerce, mais les choses ont évolué...
      Votre mauvaise foi légendaire, à moins que ce ne soit votre ignorance empêche tout débat sérieux avec vous.


    • Désintox Désintox 9 janvier 13:34

      @Spartacus
      Au 31 décembre 2017, les 2,8 millions de pensionnés des trois versants de la fonction publique ont touché une pension moyenne de 1786 euros par mois (source officielle).

      La RAFP, quels montants ? On peut toujours mettre en place des dispositifs qui rapportent un timbre-poste par mois.


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 13:40

      @Désintox
      Oui, mais Spartacus, dans sa volonté de manipuler les chiffres n’a pris que les fonctionnaires de l’Etat


    • foufouille foufouille 9 janvier 14:52

      @Spartacus

      « -3-agriculteurs et des commerçants : 740 euros et 970 euros. »

      plus de nombreuses baraques pour les cultos.


    • Spartacus Spartacus 9 janvier 15:20

      @Michel DROUET
      Encore une médaille de l’hypocrisie gagnée...  smiley

      « Pour les agriculteurs et les commerçants, vous oubliez de dire que ces corporations n’avaient pas voulu rejoindre le régime général en 1945 pour moins payer de cotisations et surtout parce qu’il constituaient à l’époque leur retraite en vendant leur exploitation ou leur fond de commerce, mais les choses ont évolué »...

      Cette fois ci c’est l’hypocrisie du mépris et la suffisance envers des agriculteurs et commerçants..

      Se foutre d’eux avec l’argument de ne pas être dans le régime général alors que lui même fait partie d’un régime dérogatoire et privilégié.... Impayable !  smiley


    • foufouille foufouille 9 janvier 15:25

      @Spartacus

      leurs cotisations sont aussi beaucoup plus faible, faudrait retourner à l’école.


    • ZenZoe ZenZoe 9 janvier 16:54

      @Michel DROUET
      Il y a davantage d’emplois qualifiés dans la fonction publique que dans le privé, c’est tout !

      ,

      C’est parce que les fonctionnaires bénéficient d’opportunités de carrière que n’ont pas les privés : formations, avancement souvent automatique, concours, année sabbatique, possibilités de mutation etc. Ces opportunités sont plus facilement disponibles et intégralement financés par le contribuable.


    • Fergus Fergus 9 janvier 17:09

      Bonjour, Michel Drouet

      Pour les commerçants et les agriculteurs, il a fallu en effet fallu leur mettre quasiment le couteau sous la gorge pour les obliger à cotiser à un système de retraite. Ils sont assez largement responsables de la maigreur de leurs pensions !


    • Odin Odin 9 janvier 21:07

      @Fergus

      Bonsoir,

      « Ils sont assez largement responsables de la maigreur de leurs pensions ! »

      Retraité, j’ai travaillé comme employé, cadre, cadre sup, puis entrepreneur. Lorsque j’analyse les versements des différentes caisses pour ma retraite je constate une anomalie de taille.

      Le versement de ma retraite, pour chaque caisse, n’est pas proportionnel aux cotisations payées.

      Si l’Agirc et l’Arrco correspondent à mes cotisations avec un plus pour l’Agirc, la SSI (ex RSI) est une honte. Si je devais espérer recevoir une pension correspondante à mes cotisations à la SSI, je devrais attendre l’âge de 163 ans, alors que pour les deux autres caisses ce serait en dessous de 96 ans.

      La responsabilité de cet écart est un manque d’équité et non pas un manque de cotisations. Mais pour comprendre cela, il faut avoir cotisé à ces différentes caisses et avoir quelques notions de comptabilité. 


    • soi même 10 janvier 00:30

      @Spartacus, la farce c’est que les syndicats étatiques ne défendent que leurs intérêts, il est clair que cette réforme est intimement lie au fait que l’État ne veut pas s’engager à payée ce qui est due, et cherche tous les subterfuge pour envoyez aux calendes grecs tous ceux qui non pas remplie le cotas de points et par ailleurs à raflé le magot des caisses indépendantes.


    • Garibaldi2 10 janvier 03:18

      @Spartacus

      Vous devenez lassant Sparta quand vous parlez d’un problème dont vous ignorez tout, malgré les infos qu’on vous a fournies déjà !

      La MSA (agriculteurs) est gérée PAR LES AGRICULTEURS !

      L’Organic (commerçants) était géré par les commerçants, jusqu’à ce qu’ils fassent avec les artisans (AVA), l’erreur de demander au gouvernement Raffarin, de créer le RSI, toujours gérés par les commerçants et artisans, mais qui a fini absorbé par les URSSAF.

      Les régimes vieillesse de base de la MSA, de l’Organic, et des AVA, étaient (sont) renfloués par le régime général des salariés, et d’autres caisses, comme celle des avocats.

      Les agriculteurs, les commerçants, les artisans, ont décidé de créer leur propre régime au lendemain de la guerre.

      Ca n’a pas été le cas des fonctionnaires dont le régime a été imposé par l’état avec un certain nombre de contraintes, dont la grille des salaires, la valeur du point d’indice, la mobilité imposées, et la modicité des salaires par rapport au privé. Quand quelqu’un s’est engagé dans la fonction publique, il a signé un package, dans lequel figure la retraite.

      Ca n’est pas pour rien que Macron se trouve maintenant coincé avec le problème des salaires des enseignants ! Si les enseignants passent dans le régime général il va falloir sérieusement augmenter leurs salaires pour annuler le deal de départ, et pour attirer des jeunes dans la profession !

      C’est curieux, il n’y a pas si longtemps, des gens comme vous crachez à la gueule des enseignants, fainéants, gavés de vacances et ne bossant que quelques heures par jour, et avec des retraites dorées ! Malgré cette image idyllique, on est en manque de candidats, et je n’ai pas entendu dire que les familles de Neuilly sur Seine orientaient leurs gamins vers cette profession !


      Vous voulez faire la même analyse avec les médecins, les infirmières, les aides-soignantes de l’hôpital public ? !!!


    • Michel DROUET Michel DROUET 10 janvier 09:25

      @ZenZoe
      L’avancement ou la formation n’ont rien à voir avec la qualification des emplois qui est déterminante au moment de l’embauche (par exemple, les enseignants, qui représentent une part très importante du nombre de fonctionnaires sont recrutés à Bac+5).
      Il existe dans le privé des conventions collectives qui font la part belle à la formation où à la mobilité dans les grandes entreprises. Tout cela résulte du dialogue social (quand il existe bien évidemment)


    • Michel DROUET Michel DROUET 10 janvier 09:28

      @Fergus
      Bonjour Fergus
      Oui, ce qui est aujourd’hui présenté comme un progrès par le gouvernement pour ces catégories, n’est en fait que la prise en compte d’une évolution négative des professions concernées en particulier sur le plan de la capitalisation liée à leur outil de travail.


    • JulietFox 10 janvier 12:30

      @Spartacus
      EN 1946 LE GVT DE L’ EPOQUE A DEMANDE AUX ARTISANS ET AUTRES AGRICULTEURS ETC... DE COTISER AU REGIME GENERAL
      ILS ONT DIT : NON
      Je ne vais pas pleurer sur la paysannerie, qui s’est mise volontairement dans la bouse.


    • Pere Plexe Pere Plexe 10 janvier 16:33

      @Spartacus
      agriculteurs et des commerçants : 740 euros et 970 euros

      Ben oui tout le monde (Spartacus, Pernot, Macron...) le dit nos pov’ zagriculteurs y tirent péniblement un Smic.
      Du coup pas la peine d’aller voir la réalité des chiffres !
      Pourtant un coup d’œil rapide sur le net suffit à démasquer les menteurs.
      Pour les revenus : le RCAI moyen mensuel était de 2300€...assez semblable au salaire moyen en France (c’est un des rares chiffres assez comparable à un salaire, bien que la réalité montre que s’en est en fait assez éloigné)
      Pour 2018 ce serait d’ailleurs plus dans les 2700€ pour les damnés de la terre, en progression de 18%
      Et déjà assez loin de la flûte servie à outrance. Rien de fantastique dans ces revenus mais rien de misrable non plus.
      Là ou ça devient cocasse c’est quand on regarde le patrimoine de ces pov’paysans.
      On découvre alors qu’ils sont, en moyenne, millionnaire !


    • Ouam Ouam 11 janvier 05:01

      @Pere Plexe
      « ....Ben oui tout le monde (Spartacus, Pernot, Macron...) le dit nos pov’ zagriculteurs y tirent péniblement un Smic.... »
       
      Merci, tres interessant ton lien.


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 12 janvier 09:18

      @Michel DROUET Cela veut dire quoi « un emploi qualifié ». Qui décide qu’un emploi de boulanger-patissier est moins qualifié qu’un emploi de prof de collège sinon des fonctionnaires à la fois juge et partie. Il y a une différence fondamentale : si le boulanger n’est pas qualifié en tant que boulanger et fait du mauvais pain, il se fera battre par un concurrent et devra mettre la clé sous la porte tandis qu’un prof de français peut être aussi mauvais que l’on veut, avoir des résultats déplorables, il pourra pousser sa carrière jusqu’au bout et toucher tranquillement sa retraite.


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 janvier 16:09

      @Bernard Mitjavile
      Merci pour l’exemple ! Un boulanger qui fait bien son boulot et qui mène bien son affaire a toutes les chances de mieux gagner sa vie qu’un prof de collège.
      Donc au départ, il y a la qualification et après il y a ce qu’on en fait.
      Pour le reste, ce n’est pas moi qui a décidé d’utiliser le terme de « qualifié » mais il est couramment utilisé pour établir des comparaisons. Il induit un niveau d’études et de diplôme, c’est tout et ce n’est pas un autodidacte comme moi qui dira que c’est le graal.


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 janvier 16:56

      @Bernard Mitjavile
      J’ajoute que je ne vois pas l’intérêt de comparer un boulanger à à prof de collège.


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 janvier 16:57

      @Michel DROUET
      à un...


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 12 janvier 20:39

      @Michel DROUET c’est vous qui le faites en généralisant et disant qu’il y a davantage d’emplois qualifiés dans la fonction publique que dans le privé, c’est tout ! comparant des choses qui ne le sont pas alors que sur le fond, il s’agit simplement d’une injustice entre les régimes de retraite et leur financement quelque soit le niveau de qualification qui se limite selon vous au nombre d’années d’étude après le bac..


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 janvier 21:09

      @Bernard Mitjavile
      Vous n’élevez pas le débat. Ce n’est pas moi qui suit à l’origine du terme « emplois qualifiés » mais vous feignez de ne pas comprendre.
      Le niveau de financement des régimes de retraites est directement lié au niveau de rémunération perçu et ce n’est pas le fameux régime universel (qui ne l’est déjà plus) à points qui y changera quelque chose.


  • Scuba 9 janvier 10:42

    @ l’auteur

    un petit mot sur la Prefon ?


    • Désintox Désintox 9 janvier 13:22

      @Scuba
      « Prefon » est une sorte de livret d’épargne. Comme tout le monde, les fonctionnaires sont « libres » d’épargner.


    • Spartacus Spartacus 9 janvier 15:33

      @Désintox
      Encore un privilège « spécial » accordé aux castes et refusé au secteur privé...
      Privilège de l’offre
      Privilège de cotisations déductibles
      Privilège de rente garantie

      Une épargne offrant plus de droits fiscaux pour les fonctionnaires que n’importe quel produit d’épargne traditionnel de retraite pour les salariés du public...

      Encore et toujours des privilèges pour les castes...
      Encore et toujours de la minimisation, du déni et le jeu de la vierge effarouchée quand on met les faits en face de la réalité...


    • Scuba 9 janvier 16:10

      @Désintox
      un livret d’épargne ?!?!
      ou un système de retraite par capitalisation, réservé aux fonctionnaires.
      Si ça marche pour les fonctionnaires, pourquoi ne pas le généraliser ?
      Et avouer finalement que la retraite par capitalisation est en partie seulement - une solution au problème actuel du financement des retraite ?


    • Fergus Fergus 9 janvier 17:13

      Bonjour, Scuba

      « un système de retraite par capitalisation, réservé aux fonctionnaires »

      Oui, mais il existe d’autres systèmes du même genre ailleurs dans les services publics ainsi que dans les grandes compagnies de banque et d’assurances. Il n’y a rien là de choquant, chacun étant libre de cotiser ou pas. Pour améliorer sa pension, au risque de voir s’effondrer les caisses en question.


    • Désintox Désintox 9 janvier 17:39

      @Spartacus
      Non. Tout le monde peut ouvrir un plan d’épargne retraite.


    • Garibaldi2 10 janvier 03:27

      @Spartacus

      Vous vous foutez de la gueule du monde Sparta, la Prefon c’est une assurance retraite facultative comme en propose Garance (ex MNRA) créée par les AVA (artisans) ou Médicis créée par l’Organic (commerçants), dont les cotisations sont aussi déductibles au titre de la loi Madelin. De même, les cotisations versées sur un Plan d’épargne populaire sont déductibles.


    • Ruut Ruut 10 janvier 05:53

      @Spartacus
      Les véritables privilégiés sont au gouvernement.

      Le salaire a vie du Président il saute dans la nouvelle réforme j’espère, question d’égalité et de moralité.


    • Michel DROUET Michel DROUET 10 janvier 09:29

      @Ruut
      Les véritables privilégiés sont aussi au CAC 40


    • Scuba 10 janvier 10:59

      @Fergus

      Je ne dis pas que c’est choquant, je me demande pourquoi ce n’est pas généralisé à l’ensemble de la population ?


    • JulietFox 10 janvier 12:32

      @Spartacus
      Qui vous a empêché d’être fonctionnaire au lieu de leur cracher dessus ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 10 janvier 13:16

      @JulietFox
      Il a calé dans l’épreuve sur l’égalité d’accès du citoyen au service public... smiley


  • ZenZoe ZenZoe 9 janvier 10:49

    Déjà, mettre tous les fonctionnaires sur le même plan ne mène à rien.

    Comment comparer la situation de la fonction hospitalière, 60 heures hebdomadaires exténuantes et stressantes, et la fonction territoriale avec, tiens, pour prendre un exemple de certaines villes, leurs 32 heures de tchache près de la machine à café ou carrément chez eux ?

    Et à l’intérieur même de la fonction d’état, comment comparer le travail des policiers (pas très populaires sur ce forum, mais un travail très difficile néanmoins) avec celui de certains profs (comme Rosemar qui chouine mais passe le plus clair de son temps sur Ax et son blog ?

    Pour finir, un rappel : un privilège ne se justifie absolument pas dans une société qui se veut égalitaire. Il a même vocation à établir des ségrégations entre les gens, et je ne comprends pas que certains les défendent encore, plus de 200 ans après la révolution !


    • cevennevive cevennevive 9 janvier 10:53

      @ZenZoe, bonjour,

      Mille bravos ! Tout à fait juste !


    • Eric F Eric F 9 janvier 20:57

      @kimonovert
      La pénibilité générale de l’enseignement a effectivement été pris en compte par des horaires réduits (pas dans le primaire toutefois) et des congés longs, mais cela devrait alors être proportionné à la « dureté » de l’environnement, prof de dessin dans le 16ème étant moins « sous pression » que prof de math ou de français (voire d’histoire) dans le 93. Idem pour l’approche de la retraite, il faudrait presque définir des affectations de pantouflage pour la fin de carrière.


    • eau-pression eau-pression 9 janvier 21:17

      @Eric F
      Avoir établi un même temps de travail pour tous les professeurs, quel que soit l’intérêt, le respect et l’effectif des élèves en face d’eux mène à d’énormes inégalités.
      Par ailleurs, vous oubliez un peu vite les temps de préparation et de correction qui font que le temps de travail effectif moyen d’un professeur dépasse sans doute les 35 heures.
      Pour les vacances, dans le principe, elles devaient comporter des temps de formation professionnelle.

      Ce sont juste des rappels, en aucun cas un argumentaire pour ne rien changer dans la boutique. Mais là, c’est la société dans son ensemble qui est concernée.


  • Bon article, mais les grèves ne changeront pas les choses. Pour les enseignants, on peut ajouter la rigidité du système de mutation, l’impossibilité depuis Jack Lang de choisir directement un établissement public ou privé (merci la gauche !) et des salaires sous la moyenne de l’OCDE. Confidence pour confidence, j’aurai 25 ans de moins je partirai voir ailleurs, à mon époque il n’y avait pas encore ERASMUS pour émigrer vers des cieux plus cléments...


  • oncle archibald 9 janvier 13:05

    Quand on parle des avantages des fonctionnaires ceux qui les défendent parlent toujours des mêmes : les profs en zones dites sensible ou prioritaires qui effectivement doivent faire face à des élèves difficiles voire très difficiles allant parfois jusqu’à la provocation physique, et du personnel des hopitaux médecins internes infirmiers aides soignants qui eux aussi font face à des patients difficiles et assurent leur service au prix d’un dévouement sans limites et d’heures supplémentaires qui ne leur sont jamais payées dans certains services, notamment aux urgences, mais pas tous les services loin de là .....

    Et on ne parle jamais des secrétaires du Conseil Régional du Conseil Général ou de la Mairie qui ont eu accès à leur poste par piston politique, qui sont en surnombre de façon honteuse, qui ont le temps de lire et de se faire les ongles aux frais du contribuable qui assure leur rémuneration, ni des architectes et urbanistes des services départementaux qui ont eu accès à leur poste de la même façon et qui ont le temps de faire du black pendant leurs heures de travail rémunérées par le même contribuable, voire qui recrutent pour ce travail dissimulé parmi les gens qui viennent les consulter gratuitement, ni des « agents techniques municipaux » dont les locaux dans ma petite ville de province sont appelés par toute la population le « parc à fainéants » ...

    Et il y en a qui parlent d’amalgame ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 13:49

      @oncle archibald
      Le bon vieux cliché du piston dans les collectivités locales... Ce n’est rien du tout à côté des emplois de cabinets, de la communication et autres postes de contractuels politiques.
      Alors le ou la petite secrétaire rentrée par piston, c’est de la merde de chat et de toute façon, cela ne peut concerner que des emplois au plus bas de l’échelle.
      Maintenant, si vous trouvez qu’il y a trop de passe droits dans la Fonction Publique Territoriale, faites comme moi et militez pour la suppression d’une couche du mille feuille (le Conseil Départemental), cela diminuera le nombre d’élus bien payés et qui ne servent pas à grand chose ainsi que leurs faire valoir des cabinets et de la com.
      ah, mais j’oubliais, il est plus facile de dénoncer les « privilèges » des fonctionnaires que de mettre le doigt sur ceux des élus.


    • oncle archibald 9 janvier 14:22

      @Michel DROUET

      Oui oui, rien n’est important, mais quand les secrétaires du privé mises au chômage bien qu’elles aient été sous payées lorgnent du côté de celles qui « travaillent » au conseil général parce que leur oncle est un militant en vue du parti majoritaire à cet endroit et qu’il a pu « l’y faire entrer » comme 95 % du personnel de cette aimable administration elle tire la gueule. C’est humain ? C’est encore plus insultant quand ceux qui siègent la viennent, la main sur le cœur, tenir des discours d’égalité et de fraternité.

      Et puis cher ami mon propos était du choix des exemples qui amènent à devoir plaindre tous les fonctionnaires, ces bagnards de la société, par sélection des exemples. J’ai donc simplement invoqué l’exemple inverse. Est ce juste ? Normal ? Inévitable si l’on veut discuter « honnêtement » des avantages comparés des fonctionnaires et des salariés du privé ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 15:45

      @oncle archibald
      Vous vivez dans quel monde ? 95 % du personnel d’un Conseil départemental pistonné ? On est en plein délire !
      Je précise tout de même que la voie d’accès principale à la Fonction Publique Territoriale est le concours et que cela concerne certainement 95 % des recrutements. Auriez vous fait une confusion ?


    • Fergus Fergus 9 janvier 17:19

      @ Michel DROUET

      « Le bon vieux cliché du piston dans les collectivités locales... Ce n’est rien du tout à côté des emplois de cabinets, de la communication et autres postes de contractuels politiques. »

      Et encore oubliez-vous tous ces « fondés de pouvoir », « conseillers personnels » et autres « chargés de mission » dotés dans le top management des grands groupes privés de titres ronflants sur le papier mais que l’on ne voit jamais ou pas dans les locaux de ces boîtes !


    • Fergus Fergus 9 janvier 17:20

      Erratum : ... jamais ou presque dans les locaux..


    • oncle archibald 9 janvier 18:07

      @Michel DROUET : « Vous vivez dans quel monde ? 95 % du personnel d’un Conseil départemental pistonné ? »

      Je vis dans un département géré par les socialistes sans alternance politique depuis plus d’un siècle et je constate qu’il est impossible d’avoir une chance fut elle minime d’accéder à un emploi au CG si l’on n’est pas au minimum identifié comme un sympathisant avéré. Avoir un militant encarté dans sa famille est un plus très efficace. Etre soi même encarté est un sésame.

      Je dis ça des socialos parce que ce sont les dominants chez moi mais je suis certain que c’est pareil ailleurs quand un parti domine sans alternance depuis bien trop longtemps.

      Vous croyez que l’éventail (j’allais dire le fromage, oups !) des tendances politiques des employés d’un CG est le même que celui de l’ensemble de la population ? Vous vivez dans quel monde ? Chez les bisounours ? Bonne nuit les petits faites de beaux rêves ! La réalité est cruelle dans la fonction publique territoriale, notamment pour ceux qui refusent la prostitution politique.


    • oncle archibald 9 janvier 18:23

      @Michel DROUET : "la voie d’accès principale à la Fonction Publique Territoriale est le concours et que cela concerne certainement 95 % des recrutements.« 

      Hi-hi-ho dirait ma petite fille Zoé qui n’a pas froid aux yeux !

      Je cite non pas quelque torchon relevé dans un journal vendu mais une circulaire du ministère de la fonction publique :

       »Ces métiers sont en principe accessibles par concours, qui garantissent l’égalité des chances. Pour les emplois de 1er niveau de qualification, il existe une procédure de recrutement direct sans concours.«  

      .... et la promotion en interne fera le reste ...

       »Tous les concours ne se déroulent pas selon les mêmes modalités. D’une manière générale, ils comportent une ou des d’épreuve(s) écrite(s) et une ou des épreuves orale(s). Les épreuves commencent par une épreuve de pré sélection, d’autres directement par une épreuve d’admissibilité«  .

      ..... et qui est le jury souverain de ces »concours" ? Qui dit qui a droit d’avancer encore et qui doit revenir à sa maison sinon les élus des collectivités en question ... Faudrait quand même pas nous prendre pour des canards sauvages !


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 19:22

      @oncle archibald
      J’en déduis que vous maintenez le % de 95 % d’emplois pourvus par copinage, alors il va falloir assumer parce que je suis prêt à interroger le Département dont vous parlez et à faire un article dessus parce que ce serait tellement dingue d’avoir une collectivité dans cette situation qu’il conviendrait d’alerter le Procureur de la République. Dans cette situation, le Préfet du Département, qui n’aurait pas fait son travail de contrôle de légalité aurait également du soucis à se faire.
      Donc, j’attends que vous m’indiquiez de quel Conseil Départemental il s’agit.
      Merci d’assumer vos propos si vous voulez être crédible.


    • oncle archibald 9 janvier 21:24

      @Michel DROUET

      Trop facile comme procédé. Intimider pour faire reculer. Entre la théorie et la pratique il y a des océans, vous l’ignorez ? Ces Messieurs régnants, les roitelets de village, de canton de départements et de régions ne sont pas tombés de la dernière averse, ils savent « donner bonne mine » à leurs décisions qui sont toutes bien entendu au dessus de tout soupçon d’impartialité. Vous nous prenez vraiment pour des canards sauvages.


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 22:38

      @oncle archibald
      Tout est dit ! De la gueule, mais c’est tout. Pourtant, lorsqu’un citoyen constate quelque chose d’illégal, il se doit de le signaler à la justice ; Vous, non, vous vous comportez comme un complice, à moins que vos pseudo révélations ne soient que du vent, juste pour faire le beau sur un site, parce que, au fond, vous savez pertinemment que vos affirmations sont fausses.
      Bonne nuit quand même !


    • oncle archibald 10 janvier 10:49

      Plus faux cul que Michel DROUET tu meurs !

      Cet "Ancien cadre territorial (Directeur) ayant exercé des fonctions d’encadrement dans différents services d’un Département de l’ouest" sait très exactement comment se pratiquent les recrutements dans ces services et joue les vierges effarouchées, jurant la main sur le cœur qu’il n’y a que quelques rares pistonnés.

      Je ne sais pas dans quel département vous exerciez vos talents mais ce qui me parait probable c’est que vous auriez approuvé mes propos s’ils avaient émis au sujet d’un département qui vote à droite depuis plus d’un siècle. Aucun sectarisme dans mes remarques, juste le constat que le pouvoir corromps et que pour le garder on n’est pas toujours tres regardant sur les méthodes.


    • pemile pemile 10 janvier 10:56

      @oncle archibald « Plus faux cul que Michel DROUET tu meurs ! »

      Non, il vous demande de sourcer, de quel département vous parlez, et vous vous débinez, why ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 10 janvier 13:23

      @oncle archibald
      J’étais justement dans un département qui votait à droite depuis longtemps et je n’ai jamais constaté 95 % de pistonnés, 5 % tout au plus.
      Aucun sectarisme dans vos remarques ? Non juste de la bêtise crasse d’un français très moyen qui parle sans savoir et qui se défile quand on lui demande de sourcer ses propos : courage, fuyons, telle semble être votre devise.
      Je n’ai aucune leçon à recevoir de vous.


    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 10 janvier 14:39

      @Michel DROUET

      Je pense que vous êtes tout autant de bonne foi que Tonton

      J’en conclus :
       5% de pistonnés dans les collectivités territoriales de droite
       95% dans celles de gôche 


    • Michel DROUET Michel DROUET 10 janvier 15:21

      @Sharpshooter - Snoopy86
      Je m’attendais à ce genre de propos, alors je précise qu’il y a eu un changement de majorité sans changement de doctrine de recrutement aux deux tiers de la période couverte par mes fonctions, doctrine par ailleurs très bien cadrée par le dispositif législatif en vigueur que vous semblez ignorer
      Essayez encore de justifier l’injustifiable...


    • oncle archibald 10 janvier 22:28

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Et oui, bien que ça en dérange quelques uns il n’y a pas qu’à Levallois Perret que l’on achète les voix des contribuables avec quelques faveurs .... c’est degeu mais c’est humain, comprehensible, le pouvoir corrompt mais c’est toute leur vie, c’est ce qui leur permet de se croire supérieurs.

      Ce qui est moins ragoûtant ce sont les faux culs qui profitent du système et souhaitent qu’il perdure mais en prétendant le cœur sur la main que tout va bien, et que si quoi que ce soit merdouille dans ce pays c’est la faute « de l’autre », de celui qui est « mauvais » par axiome fondamental puisqu’il n’est pas du « bon côté ».


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 janvier 09:00

      @oncle archibald
      Que vous trouviez « compréhensible » et « humain » le fait de corrompre les électeurs montre définitivement que nous ne sommes pas du même bord.
      Personnellement, si j’avais eu connaissance de tels faits, (je parle des 95 % de pistonnés dans votre Conseil Général) je n’aurais pas hésité un seul instant à les dénoncer auprès du Préfet, en charge du contrôle de légalité ou au Procureur de la République.
      Si vous n’avez pas le courage de le faire personnellement, je vous signale que vous pouvez contacter l’association ANTICOR qui est rompue à ce genre de dossiers.
      Je vous rappelle également que l’ex Président Chirac a été condamné pour emplois fictifs. Cela ouvre des perspectives, non ?
      Le ferez-vous ? J’en doute. il est plus facile de « dénoncer » des faits imaginaires bien à l’abri derrière son pseudo, juste pour dénigrer la fonction publique.


  • Désintox Désintox 9 janvier 13:26

    "Quand on parle des avantages des fonctionnaires ceux qui les défendent parlent toujours des mêmes : les profs en zones dites sensible ou prioritaires qui effectivement doivent faire face à des élèves difficiles voire très difficiles allant parfois jusqu’à la provocation physique, et du personnel des hopitaux médecins internes infirmiers aides soignants "

    Ma foi, les enseignants et les hospitaliers représentent déjà une bonne part de la fonction publique, non ?


    • oncle archibald 9 janvier 14:27

      @Désintox

      Ainsi d’après vous tous les enseignants et tous les hospitaliers sont harassés par leur tâches, sous payés toute leur vie, et pas mieux traités que les autres au moment de prendre leur retraite ? Amalgame ridicule basé sur une minorité qui effectivement en prend plein les dents et finalement est bien pratique pour la « démonstration ». Amalgame, généralisation, mensonge, on va aller loin avec ça.


    • Valas Valas 9 janvier 15:44

      @oncle archibald
      Faute de temps, je prends rarement le temps d’écrire un commentaire. Mais là, en voyant cet échange, là je suis obligé d’intervenir.
      Étant dans la fonction publique territoriale et ayant une femme enseignante, je peux confirmer certains points :

      • Du coté des collectivités, tout le monde peut constater sur place l’existence écœurante de secrétaires pistonnées par les élu(e)s, de chefs de missions (placards dorés) et d’ingénieurs incompétents pistonnés par leurs réseaux « syndicaux ou directement de l’administration ». Même si le nombre de ces « planqués » augmente, la proportion de cette gangrène par rapport au nombre total de titulaires et contractuels (en nette augmentation depuis quelques années) ne dépasse pas les 10%.

      • Du coté de l’enseignement, même si ma femme gravit les échelons de manière « normale », comme ses collègues, son salaire net a peu évolué depuis 20 ans. Pourquoi ? Parce que d’une part l’indice a été gelé à plusieurs reprises et d’autre part les cotisations augmentent. La situation est donc concrètement pire que ce qui est décrit avec des chiffres globalement arrondis dans l’article. Le décalage entre l’évolution salariale et l’inflation est affligeant. Pendant ce temps, un phénomène, qui touche tout le monde, prend de l’ampleur depuis quelques années : les jeunes, les yeux collés à l’écran de leurs smartphones, respectent de moins en moins les adultes. D’ailleurs une proportion grandissante de ces élèves étudie davantage leurs droits juridiques avant de dédaigner jeter un coup d’œil sur leurs devoirs. Conclusion, de manière globale et selon, bien entendu la situation géographique (ville, banlieue, zep ou rurale), l’enseignant, coincé entre une administration devenue technocrate et des élèves dont l’agressivité se développe de manière inquiétante, grince désormais des dents pour aller travailler sous cette pression. Si une occasion se présente pour faire autre chose même dans le privé, certains n’hésitent même pas à mettre leur statut de fonctionnaire à la poubelle pour reprendre le sourire dans une entreprise privée.

      Ah oui, j’oubliais, nous avons effectué des simulations au sujet des retraites... Je retourne dans le privé incessamment sous peu.

      Conclusion, la majorité des personnes ayant encore un emploi, que ça soit dans la fonction publique ou dans le privé, se font presser comme des citrons jusqu’au bout par des vampires qui ne sont pas dans le besoin avec la complicité d’un bon nombre de « second couteaux » dont une partie d’entre eux a en charge la caméra qui filme la scène.


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 15:47

      @Valas
      Merci pour cette mise au point.


    • Désintox Désintox 9 janvier 17:43

      @oncle archibald
      « Ainsi d’après vous tous les enseignants et tous les hospitaliers sont harassés par leur tâches, sous payés toute leur vie »

      Je n’ai pas dit cela dans mon article. Je n’ai pas dit non plus que le statut de fonctionnaire n’a pas d’avantages, j’ai simplement relativisé ceux-ci, en expliquant que les retraites des fonctionnaires sont assez proches de celles du privé (mais un peu plus fortes quand même, j’ai donné les chiffres) et qu’on a fait payer aux fonctionnaires l’avantage de la sécurité de l’emploi.


    • Désintox Désintox 9 janvier 18:06

      @kimonovert
      « Il y a 3 FP :  »
      Je suis au courant, merci !


    • Eric F Eric F 9 janvier 20:47

      @Désintox
      « les enseignants et les hospitaliers représentent déjà une bonne part de la fonction publique, non ? »
      Oui, mais ce ne sont pas la totalité des enseignants qui sont en « zone sensible », ni la totalité des hospitaliers qui sont dans des services tendus. Et les nombreux administratifs bénéficient exactement des mêmes avantages que les postes sous pression. Donc la notion de « pénibilité » devrait être étendue à ces « pressions », par des critères tenant compte du stress et de l’ambiance hostile, et pour le reste, les critères de retraites devraient être identiques entre public et privé (en incluant le parapublic à forte capacité de blocage du pays, mais le gouvernement leur a déjà cédé).


  • zygzornifle zygzornifle 9 janvier 13:36

    Bien sur que ce sont des privilégiés ,

    Regardez les salaires dans le privé chez Auchan , Carrouf , FNAC , Darty et autres et chez les petits bouclards c’est encore pire , ils sont tous au SMIC plus 10 balles pour les mieux payés et ils auront une retraite de merde voire pire comparé au public , en plus ils vont bosser malades car autrement il y a 3 jours de carence , la on entend pas grogner les syndicats qui les laissent crever dans leur coins .... 


    • ZenZoe ZenZoe 9 janvier 14:12

      @zygzornifle
      la on entend pas grogner les syndicats qui les laissent crever dans leur coins .... 

      Tiens, un autre privilège ! Les fonctionnaires ont tous les syndicats aux petits soins pour eux avec grèves et blocages, qui leur assurent de garder leurs avantages. Les privés, chômeurs, intérimaires et autres précaires peuvent aller se brosser.


    • Brunehaut 9 janvier 14:32

      @zygzornifle
      Si vous compariez ce qui est comparable ? Au lieu de d’opposer la caissière au prof, prenez son équivalent dans le privé : bac + 5 et niveau concours CAPES ou agrégation ... Ils sont où là, vos smicards dans le privé ? Et pourquoi votre hargne se déverse-t-elle sur les infirmiers hospitaliers mais pas sur les professions libérales, bien mieux considérées et rémunérées ? Parce qu’elles sont plus utiles socialement ? Vraiment ? Et vous ? Quelle a été votre utilité sociale ?


    • Albert123 9 janvier 16:31

      @Brunehaut

      on va surtout arrêter de se la péter avec les concours qui sont surtout des examens de démonstration de soumission à l’ordre établi.

      « Quelle a été votre utilité sociale ? »

      être ponctionner à hauteur de 70 % de la valeur produite par mon labeur pour permettre aux fonctionnaires de ne pas avoir à penser à la façon de ramener du pognon à la maison.

      fonctionnaires qui pour certains d’entre eux, ont également pour fonction de nuire à ma productivité avec l’application de normes et de réglementations à la con qui nient totalement la réalité économique d’un marché qu’ils n’ont pas à subir de leur coté.

      donc encore une fois on va aussi arrêter de la péter avec la fameuse utilité sociale du fonctionnaire, capable aussi d’éborgner du GJ au passage


    • oncle archibald 9 janvier 16:50

      @Brunehaut :

      Et si on comparait ce qui est comparable, la rémunération ramenée à l’heure de travail effective .....

      Par exemple entre un enseignant agrégé dans l’éducation nationale et celui d’un ingénieur de même niveau d’études dans le secteur de la production industrielle .....

      Pour l’un c’est 16 heures par semaine face aux élèves plus un temps de vacances pour le moins très avantageux puisqu’il est exceptionnellement long et coincide avec celui de ses enfants, pour l’autre c’est minimum 45 heures par semaine sans paiement des heures supplémentaires puisque cette notion est exclue du statut des cadres et des vacances à prendre par coup de tranches de deux semaines maxi avec bien sur le telephne pro et lordi portable à portée de main au cas où ...

      Avec « en prime » l’épée de Damoclès du cadre « vieillissant » qui devient « trop couteux pour l’entreprise » et que les jeunes qui viennent de rentrer rêvent de faire virer pour prendre sa place ...

      Rien n’est simple et les « comparaisons-démonstrations » qu’on nous colle sous le nez sont truquées !


    • zygzornifle zygzornifle 9 janvier 16:52

      @Brunehaut

       A la FNAC (que je connais très bien) il y a des bac+5 et même des licences qui bossent au SMIC car ils n’ont JAMAIS pu trouver un emploi correspondant a leurs études et donc ils rament comme des « sans dents » , a un moment étant adjoint de direction en magasin spécialisé on même embauché un ancien directeur de chez Darty au SMIC car le mec crevait de faim ....


    • Désintox Désintox 9 janvier 17:45

      @ZenZoe
      « Tiens, un autre privilège ! Les fonctionnaires ont tous les syndicats aux petits soins pour eux »

      Tout le monde peut se syndiquer !


    • Désintox Désintox 9 janvier 18:02

      @zygzornifle

      Il faudrait aussi faire un article sur les salaires et les conditions de travail des jeunes. Les bac+5 quasiment payés au SMIC sont légion, dans le privé comme dans le public (contractuels).

      En plus, il y a l’ubérisation.


    • Albert123 9 janvier 18:14

      @kimonovert

      « Beaucoup vous ont précédé dans le délire »

      si seulement ce n’était qu’un délire ...


    • zygzornifle zygzornifle 10 janvier 10:17

      @kimonovert

       Je connais bien.

      Passé d’adjoint de direction payé correctement a livreur de repas a 836€ par mois après une période infructueuse de recherche d’emploi ....


    • JulietFox 10 janvier 12:43

      @zygzornifle
      Faux : dans mon coin des syndicats se montent (avec difficulté) dans les surfaces de vente)


    • Brunehaut 10 janvier 16:24

      @oncle archibald
      Je vous propose un truc : les profs  tous  limitent désormais leur temps de travail au temps de présence devant les élèves puisque c’est le seul que vous reconnaissez. J’en rêve depuis longtemps ... Et là, on va rire ! A genoux, les parents viendront nous supplier de reprendre le travail, le nôtre, en grande partie invisible. Malheureusement, ça n’arrivera jamais : les enseignants sont trop cons. Et les gens de votre espèce pourront continuer de nous cracher à la gueule... 


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