samedi 7 janvier 2017 - par Patrick Samba

Mais que se passe-t-il à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret) ???

Le 5 janvier le Journal de Gien sortait une simple brève, non pas un article en première page, une brève dans un coin de page !, intitulée anecdotiquement, sans préciser qu’il s’agissait de la centrale et le bruit évoqué dans le titre pouvant tout à fait donner le sentiment qu'il provenait d’une maison avoisinante : « Dampierre-en-Burly. Des bruits de vapeur d’eau incommodants pour le voisinage ».

Mais un titre qui faisait découvrir ce qui suit pour qui voulait bien s’y attarder :

« C’est l’équivalent d’un train qui passe au pied de ma fenêtre », confie Dominique Girault, un habitant de la zone horticole des Noues, juste en face de la centrale de Dampierre, en évoquant le bruit sourd émanant de la centrale depuis un mois. « On l’entend même avec la télé allumée », précise-t-il. « Ce vacarme assourdissant transforme nos nuits en enfer, nous sommes épuisés par les nuisances sonores dues aux lâchers de vapeur de la centrale 24 heures sur 24, EDF n’a pas de solution à priori pour faire cesser ces bruits », se plaint ce riverain qui habite là depuis 35 ans : « on est plusieurs riverains et on n’a jamais connu cela auparavant ».

Interrogée, Aurélie Follenfant, responsable de la communication à la centrale, confirme que depuis « début décembre, de la vapeur d’eau a été extraite du circuit situé dans la salle des machines (partie non nucléaire) de la tranche 2 en production, et la mise en service de l’éjecteur de vapeur a également généré des bruits ». Le problème se situerait au niveau du condensateur qui ne transformerait pas toute la vapeur en eau, obligeant à délester le surplus comme le fait un sifflet de cocotte-minute, sans rapport avec les habituels « tirs » de soupapes de temps à autres.

« Les équipes de la centrale ont mis tout en œuvre afin de réduire les nuisances sonores, tout en permettant de conserver l’unité en fonctionnement, pour répondre aux besoins du réseau électrique national », ajoute-t-elle. Une opération de maintenance est d’ailleurs programmée sur le condensateur, mais la forte demande en électricité actuellement conjuguée à l’arrêt de nombreux réacteurs en France [pour une banale histoire d'acier de cuve et de condensateur frelaté et bien entendu dissimulée, et récemment divulguée - ndr -], n’a pas permis semble-t-il de trouver un créneau [pour la réaliser].

« C’est vraiment de la vapeur d’eau qui sort ? On a fait des analyses ? », s’interroge le riverain qui n’hésite pas à téléphoner la nuit à la centrale pour faire part de son désagrément, se plaignant d’un manque de communication auprès des riverains.

Du coté de la centrale, on confirme qu’il s’agit bien uniquement de vapeur d’eau et qu’il « n’y a aucun impact sur la sureté et la sécurité des installations », l’information étant diffusée sur son site internet et auprès des mairies. 

Rémi Bichon (Le Journal de Gien)

 

C’est donc, en terme de bruit, « l’équivalent d’un train qui passe au pied de la fenêtre » des riverains, 24h sur 24 depuis un mois rendant la vie impossible à ces riverains immédiats, et ce n’est qu’au bout d’un mois - un mois ! - que le sujet fait enfin l’objet de la curiosité du journal local, et encore, un sujet bien inquiétant qu’il va traiter sous la forme d’une simple brêve ! Sommes-nous en plein cauchemar, ou est-ce bien la réalité ? Mais dans quel pays vivons-nous ?!! Quel est donc ce pays où EDF informe, ah oui !, elle informe, par le biais « de son site et auprès des mairies », et de quelle façon ? il reste encore à le déterminer, et personne pour s’inquiéter outre mesure de cet évènement pour le moins inhabituel ! Pays de fous où EDF est parvenue, sans chirurgie et à force de communication efficace, à lobotomiser l’ensemble des citoyens d’une commune grassement rémunérée, mais aussi les journalistes (de média tout aussi grassement rémunérés) dont le métier a pourtant pour objet d’informer. France 3 Centre n’était toujours pas au courant le lendemain soir du jour de la parution de la brêve dans ce journal du Loiret. Elle était bien sûr passée totalement inaperçue à l'ensemble des médias du département ! C'est une fichue antinucléaire qui a eu sa vigilance alertée par ce titre apparemment anecdotique, mais forcément un peu curieux pour qui demeure sur le qui-vive à proximité d'une centrale.

Bien, mais alors que se passe-t-il réellement à la centrale de Dampierre en Burly ? L’évènement est-il si anodin que veut bien le dire la chargée de communication ?

On devrait, il faut l’espérer, le savoir dans les jours à venir.

Si du moins un accident grave n’est pas inélégamment survenu dans l’intervalle…

 

Mais en attendant, dites… c’est où la sortie ?

 

 

 

PS : selon des sources mal intentionnées, ce genre de grave dysfonctionnement exigerait l'arrêt du réacteur. Mais à priori la préoccupation financière, dans un contexte de grave turbulence économique au sein d'EDF, aurait prévalu sur la sécurité des hommes. Comment peut-on avoir l'esprit aussi perverti pour émettre une telle hypothèse ?

 



77 réactions


  • JL JL 7 janvier 2017 09:25

    Bonjour,

     
     merci de ces infos.
     
     Il est possible que la sécurité des riverains ne soit pas menacée, mais la nuisance doit être insupportable. 
     
     Ps. Un condensateur est un composant électronique. Les système de condensation de vapeur d’eau sont des condenseurs.

    • Patrick Samba Patrick Samba 7 janvier 2017 10:08

      Bonjour à tous,
      bonjour JL,

      merci de la précision. Et d’ailleurs dans mon commentaire incrusté dans le texte de l’article du journal je répète le mot « condensateur » quand je voulais écrire « générateur de vapeur ».

      Par ailleurs nous avons appris que depuis un mois l’ASN n’avait reçu aucune information !!
      C’est la présidente de l’association antinucléaire locale qui a appris l’existence de cette situation au responsable départemental de l’ASN !!! Il n’était pas plus au courant de l’article.
      Après appel du directeur de la centrale il a rappelé la militante pour l’informer que les agents EDF avaient fait disparaitre le bruit depuis 2 jours. Soit donc depuis la parution de l’article. Ce qu’il a présenté comme une avancée positive peut aussi s’interpréter comme une information inquiétante. En effet la direction de la centrale n’aurait-elle pas subitement décidé d’user d’un moyen qu’elle écartait car pouvant aggraver la situation générale tout en réduisant le bruit ?

      Par ailleurs si une journaliste de France Bleu Orléans est capable d’écrire le 2 janvier un article comme celui-là : Mesures post-Fukushima : un gros chantier à la centrale nucléaire de Dampierre, sans même faire mention d’anomalies en cours, c’est que soit elle a écrit cet article sous dictée depuis son bureau sans s’être déplacée à Dampierre, soit.... ben oui, soit elle participe à l’omerta...

      Et si une entreprise de « négoce et découpe d’aciers spéciaux » se charge de relayer cet article de France Bleu : Travaux de sécurisation à la centrale nucléaire de Dampierre - Construction Cayola , ne serait-ce pas pour le motif de vouloir rassurer toujours un peu plus, et pas forcément à juste titre ?.....


    • JC_Lavau JC_Lavau 7 janvier 2017 11:04

      @Patrick Samba. Sûr que les services publics sont l’empire du mal, aux yeux des fortunes pétrolières qui financent tes maîtres à ne-pas-penser-juste-trembler.


    • Patrick Samba Patrick Samba 7 janvier 2017 13:11

      @JC_Lavau
      outre le caractère assez incompréhensible de la phrase, je note qu’il y a confusion manifeste chez vous entre « les services publics » et une ancienne entreprise publique désormais privatisée (même si l’Etat en demeure l’actionnaire prioritaire à 80%), et pour laquelle la politique du secret, même auréolée de communication diverse et multiple, reste l’axe de pensée. On ne s’affranchit pas de son origine militaire, pour ce qui concerne le nucléaire, du jour au lendemain.
      La preuve : au bout d’un mois l’ASN n’avait toujours pas été mise au courant des évènements...
      C’est dramatique.


    • HELIOS HELIOS 7 janvier 2017 17:22

      @Patrick Samba


      ahhh, le fantasme du nucléaire... ce qu’on ne comprend pas est toujours l’œuvre de Satan et de ses « chaudières » !

    • baldis30 7 janvier 2017 17:41

      @HELIOS
      de plus EDF a de l’argent et permet d’en faire ... cela excite bien des pensées des manipulateurs d’opinion ...ces derniers restent dans l’ombre avant de bondir au bon moment !


    • sls0 sls0 7 janvier 2017 21:08

      @JC_Lavau
      Le jour où il y a une chiotte bouchée à matignon, c’est sûr que pour Samba ce sera un signe qu’il y a une révolution en France et que on veut nous le cacher.


    • sls0 sls0 8 janvier 2017 18:15

      @sls0
      Un éjecteur que ce soit dans une centrale classique ou nucléaire fonctionne 3-6h maxi pour passer de la pression atmosphérique à 150mb, ensuite c’est des pompes à lames d’eau qui prennent le relai jusqu’à 35mb.
      150mb c’est une température de vaporisation de 50°, 35 mb c’est 25°
      Le rendement de Carnot c’est 1-(T2/T1) en ° kelvin, on comprend l’intérêt d’avoir la source froide le plus froide possible et les ailettes des derniers étages de la turbine n’apprécient pas trop tourner dans un mélange vapeur et d’eau.
      T1 température à l’admission de la turbine et T2 à l’échappement.

      A priori il y avait une entrée d’air partie sous vide supérieure à plus de 50-60kg/heure.
      Ca arrive assez souvent, qu’ils mettent autant de temps pour la trouver et l’étancher c’est déjà plus rare. Il a grandes chances qu’ils n’ont pas voulu casser le vide quand il ont trouvé la fuite, et que la réparation n’a pas fonctionné. Il n’ont pas voulu perdre de temps à casser et refaire le vide, ça doit être ric rac en ce moment coté réseau avec tout les contrôles demandé, ils ont pris la mauvaise décision.
      On perd parfois du temps à vouloir en gagner.
      Un joint mal mis sur une tuyauterie c’est plus que suffisant pour une telle entrée d’air, des joints c’est pas ça qui manquent, un fuite de vapeur ou d’air c’est facile à trouver, une entrée d’air c’est léger en bruit quand il y en a, dans un environnent bruyant dû aux éjecteurs et bien d’autres matériels qui à eux seuls donnent 80-85db.

      Si coté nucléaire c’est borné par des procédures desquels on ne sort pas, coté secondaire hormis le bruit et de la perte de production tant que ça que ça ne touche pas la sécurité des personnes et du matériels ce n’est pas borné, on peut se laisser entrainer pas son crétin de cerveau.

      J’insiste sur les vidéos de science étonnante au sujet des biais cognitifs, c’est que tout le monde y est sensible. Ce n’est pas pour rien que coté nucléaire tout est écrit, on s’est aussi aperçu lors d’incidents stressants avec beaucoup de signaux d’alarme créés sur simulateur, dans la première heure il y a 60% de chance de prendre la mauvaise décision et 15% après 1h. C’est suite à l’accident de TMI qu’on s’y est fortement intéressé. Depuis on a réduit de nombre d’alarmes non nécessaires et surtout sortie les procédures pour atteindre une situation de repli pour tout les cas de figure sans qu’un biais cognitif intervienne.

      Je n’ai pas trouvé d’éléments que je trouve habituellement sur le site de l’ASN, c’est normal, ça ne concerne pas la sûreté donc ils n’ont pas à être informé pas plus que du menu de la cantine.
      Ce n’est que suppositions de ma part avec de grandes probabilités d’être justes.
      Coté EDF il aurait pu en causer, il y avait quand même le bruit et ils devaient se douter que des phobiques style Samba auraient brodé dessus.

      Dans un éjecteur la vitesse sortie du col est de 1300m/s, c’est bruyant, 3h heures c’est chiant.
      Il y a une loi sur le bruit, dans ce cas là EDF était peut être hors des clous, expliquer pourquoi aurait été un preuve de politesse.
      Je suppose qu’une bonne partie des habitants devraient être au courant du pourquoi, ils ont dû demander le pourquoi à leurs voisins (1000 personnes) qui y bossent, c’est peut être pour cela qu’EDF n’a pas trouvé nécessaire d’en parler, franchement à part un samba la plupart des personnes habituellement on en rien à foutre que dans le bled voisin il y a du bruit.

      J’imagine le scénario :
      RTE : on attend votre production, c’est limite sur le réseau.
      La centrale : C’est bon on démarre dans 5h.
      5h et 5 minutes plus tard RTE et le patron de la centrale : On est pas sur le réseau ?
      La conduite : On arrive pas à tirer au vide en dessous de 150mb on à une entrée d’air quelques part.
      Le patron : Qu’en pense la maintenance.
      La maintenance : On ne sait pas où est l’entrée d’air, difficile à répondre.
      Le patron et RTE doivent reposer la question toutes les deux heures environ.
      Le patron : est-ce que ça empêche de continuer le redémarrage ?
      La conduite : Non mais on risque de devoir casser le vide pour réparer.
      Le patron : Ca fait toujours 5-6h de gagné.
      Entre 24h et 36h on trouve l’entrée d’air.
      La maintenance : On a trouvé l’entrée d’air, c’est un simple soufflet qui s’est fissuré, on en a en stock, c’est 2h pour le changer.
      La conduite et le patron : Ca oblige à casser le vide et on est loin dans le démarrage, c’est 12h sur le planning, il n’y a pas d’autres solutions ? On compte sur nous pour le réseau.
      La maintenance : Oui l’injection d’un produit mais ce n’est pas sûr à 100%.
      Le patron : On est trop critique,on injecte.
      On injecte et ça ne marche pas.
      Le patron : Qu’est ce qu’on fait maintenant ?
      La maintenance : On remplace comme dans le premier scénario ce qui nous oblige à casser le vide.
      Je ne dis pas que c’est ce qui s’est passé mais ça peut y ressembler.
      Le stress dû au réseau, stress dans les décisions, ce n’est pas la partie nucléaire, excellent terreau pour les biais cognitifs.

      Bref un non événement monté en épingle par un phobique qui n’y connait rien.
      La centrale de Dunkerque a eu une de ses soupapes de sécurité qui s’est coincée en ouverture, là c’est horriblement bruyant.

      Ben oui même à EDF il peut avoir du biais cognitif et c’est pas le champion toutes catégories en biais cognitifs qu’est samba qui pourra leur jeter la pierre.


    • Patrick Samba Patrick Samba 8 janvier 2017 20:12

      @sls0
      Très intéressantes informations, sauf que :

      - EDF parle d’extraction de vapeur d’eau et l’ASN parle d’entrée d’air dans le condenseur. Il doit bien y avoir un motif à ces divergences. Sont quand même pas des incompétents à l’ASN (moi, je n’ai jamais prétendu à une compétence technique, c’est pas mon travail. Je me contente de questionner et d’alerter. Et le phobique Samba fait juste état d’un article paru dans la presse locale et s’interroge)

      - Et l’attitude pour le moins curieuse de dirigeants de la centrale qui apparemment n’auraient même pas informé les inspecteurs de l’ASN en visite sur le site jeudi 5. Et ce curieux article de Radio Bleue Orléans. Vous en dites quoi ?

      - Et pourquoi le bruit peut-il être stoppé à la suite de la parution de l’article du Journal de Gien, et avant la visite des inspecteurs de l’ASN, et pas avant ? Il doit bien y avoir une ou des raisons !

      Si vous pouvez nous faire profiter de vos éclaircissements, tout le monde y gagnerait....


    • sls0 sls0 9 janvier 2017 02:47

      @sls0
      EDF dit que.... D’après votre article c’est la conseillère en communication, elle s’y connait peut être en communication mais elle ne connait rien du fonctionnement d’une centrale si c’est vraiment ses propos.
      L’ASN parle d’entrées d’air au condenseur c’est plus juste, par manque d’éléments je parle de la partie du circuit qui est en dépression, le condenseur en fait partie. C’est le fait qu’ils ont tourné longtemps sur injecteurs qui m’a fait penser à l’ensemble, une entrée d’air sur le condenseur se trouve assez vite normalement, c’est des trappes de visites et des joints de liaison turbine/condenseur.
      On extrait les incondensables (entrées d’air, gaz de réactions chimique de l’eau et dégazage de l’eau avec la température. Dans un condenseur il y a un endroit avec plus de tuyaux de refroidissement ou se concentre les gaz.
      En fonctionnement normal on emploie des pompes à vide SCAM dans le 900MW de mémoire, elles ont un bon rendement dans la plage de vide normal (30-40mb). Quand on part de la pression atmosphérique, c’est une grosse quantité à enlever et dans une plage de pression où un éjecteur à vapeur est plus adapté.
      Vu qu’ils tournaient sur injecteur la fuite devait être au dessus de 30m³/h ce qui fait 8-9l/s c’est pas bien gros. C’est parfois difficile à trouver, il y en a des joints, des soufflets, des prises de pressions,...
      Ils sortaient d’une maintenance, un joint, un robinet ou un tuyau dans une mauvaise configuration ça peut arriver.
      Comme on peut voir sur ce schéma 1300MW tout ce qui se trouve à une température inférieure à 100° en dessous de la turbine c’est en dépression, c’est un schéma simplifié,c’est des centaines de mètres de tuyauteries et des centaines de possibilité d’entrées d’air qui sont difficiles à repérer.
      En dessous de l’alternateur il y a le dessin du joint ’’en os’’ qui sert de liaison entre la turbine et le condenseur, il faut pas des jours pour le contrôler.
      C’est un schéma 1300MW, il n’y a pas de pompes à vide, c’est des éjecteur CVI102&103EJ.

      L’ASN c’est la sûreté nucléaire, il y a des parties du secondaire qui les les concernent mais pas à ce niveau. EDF n’avait pas à en parler officiellement, officieusement ils devaient être prévenus du retard sur le redémarrage et sa cause, mais comme ça n’a pas d’impact sur la sûreté il n’en tiennent compte que pour planifier leurs visites ou contrôles.

      - Et pourquoi le bruit peut-il être stoppé à la suite de la parution de l’article du Journal de Gien, et avant la visite des inspecteurs de l’ASN, et pas avant ? Il doit bien y avoir une ou des raisons !

      Oui la découverte de l’entrée d’air, la loi sur le bruit, des raisons logiques il y en a plein. La première me va bien.
      Cela dit, les inspecteurs de l’ASN viennent de la DRIRE et de ce fait ont aussi la casquette inspection du travail pour le nucléaire (c’est une histoire de facilité d’accès,ils ont beaucoup de droits), vu que ce n’est pas un bruit habituel ils n’auraient pas demandé de mettre une protection définitive, il auraient regardé que les personnes soumises à plus de 85db aient des protections auditives.

      Vis à vis de la loi EDF est soumis comme tout le monde au DÉCRET N°95-408 DU 18 AVRIL 1995 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage et modifiant le code de la santé publique.
      C’est l’hiver, le bruit on devait l’entendre les fenêtres ouvertes, pas sûr qu’une plainte aurait été recevable, des sonomètres étalonnés c’est pas cela qui manque dans une centrale, ils y a des gens qui savent calculer et mesurer, s’ils se sont aperçu qu’il avaient affaire à une personne qui dormait la nuit dans son jardin, je comprends qu’ils ne se soient pas fait chier à répondre.
      Quand je résidait en France du fait que j’avais le matériel et la formation, le maire me demandait souvent de contrôler les problèmes de voisinage. Comme j’expliquais aux gendarmes, bruit c’est très subjectif, le type dont la femme vient de se tirer sera assez aigri pour qu’un murmure à100m le dérange, celui qui vient de gagner au loto n’entendra pas la fête chez ses voisins.
      Peut être la personne que dérangeaient les éjecteurs n’avais pas gagné au loto.
      En cas de bruit, on appelle la mairie qui fait intervenir une personne habilité, elle fait ses mesures, en fonction des résultats, le maire demande à faire cesser la nuisance, si ça bouge pas, le rapport est envoyé au procureur et une semaine après le bruyant reçoit un avis des impôts comme quoi il est redevable de 400€ à titre d’avertissement, il y a rarement un deuxième ou troisième avertissement. OK EDF a les moyens de payer mais n’aime pas ce genre de pub.

      Pour le curieux article de radio bleue que je n’ai pas entendu, je suppose que le journaliste n’avait pas des connaissances nécessaires et que dans ses relations ça n’existait pas non plus. J’avais des amis journalistes, ils ne disaient pas trop de bêtises malgré un vert assez prononcé. Ils se posaient des questions, ils m’appelaient. Les journalistes relaient des dépêches AFP, ou des bruits de couloir, on leur donne plus les moyens de faire leur boulot.


  • JC_Lavau JC_Lavau 7 janvier 2017 09:35

    D’autant qu’ici votre département va construire un centre d’imagerie médicale par Résonance Magnétique Nucléaire.

    - Non au nucléaire !

    Fin de citation.

    Même genre de tag rageur :
    à Rennes, grande affiche publicitaire « Sur ses Jeans, il y avait écrit Jésus ».
    Le tag : « On ne se moque pas impunément de DIEU ! »


    Folklores...

  • JC_Lavau JC_Lavau 7 janvier 2017 09:42

    Pour les kayakistes, je précise que le passage au barrage de Dampierre est à gauche. Ne pas tenter le saut ailleurs. Précisions à


  • pissefroid pissefroid 7 janvier 2017 10:30

    Info détaillée de edf :

    http://tinyurl.com/j98m2vc


    • Patrick Samba Patrick Samba 7 janvier 2017 10:46

      @pissefroid
      toujours aussi zélé défenseur du lobby ! En quoi ce lien aboutit-il à des infos « détaillées » d’EDF ? Il n’y a rien de plus que ce qui est écrit dans l’article du Journal de Gien ou dans mon précédent commentaire !


    • JC_Lavau JC_Lavau 7 janvier 2017 10:56

      @Patrick Samba. Lobby ? Vous avez-dit « lobby » ?

      Comme c’est bizarre ! Et qui finance PisseVerte ?
      Remarque qu’en échange de bons procédés, PisseVerte est actionnaire de BP en retour.

  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 7 janvier 2017 14:35

    Boum

    Quand notre centrale fait boum

    Tout avec elle dit boum

    Tout le monde s’émerveille

     

    Boum

    Toutes les centrales font boum

    Au rythme de ces boums

    C’est le cancer qui s’éveille


    • baldis30 7 janvier 2017 17:45

      @ben_voyons_ !
      je pense que vous avez les compétences pour juger .... je sais ... EDF a de l’argent et pourrait m’embaucher ou embaucher mes enfants ....

      de pas mal de réunions d’urbanisme, en observateur neutre, j’ai retiré bien des leçons et elles ne sont pas tristes


    • BOBW BOBW 8 janvier 2017 12:03

      @ben_voyons_ !
      « Monsieur de Dampierre ayant décrété que tous ses ouvriers étaient décontaminés
       Madame de Dampierre lui a demandé s’il était certain d’être bien vacciné » Taiaut ,au, Taiaut

      ( Le plaisir des dieux)


  • Patrick Samba Patrick Samba 7 janvier 2017 15:24

    France 3 Centre qui devait déplacer une équipe sur le site ce matin, a finalement changé d’idée et a préféré couvrir la venue inopinée de Marine Le Pen à la centrale de St Laurent des Eaux (limite Loiret - Loir-et-Cher) !!

    France 3 Centre ou le sens des priorités.....


    • HELIOS HELIOS 7 janvier 2017 17:27

      @Patrick Samba
      ... priorité... s’il ne se passe rien à Dampierre, pourquoi y aller ?



    • Patrick Samba Patrick Samba 8 janvier 2017 00:01

      @HELIOS

      C’est vrai, il ne se passe rien à Dampierre. C’est d’ailleurs probablement la conclusion qu’a tirée cette journaliste de France Bleu Orléans, capable d’écrire le 2 janvier un article comme celui-là : Mesures post-Fukushima : un gros chantier à la centrale nucléaire de Dampierre, sans même faire mention d’anomalies en cours malgréle potin que décrit le riverain. C’’est donc que : soit elle a écrit cet article sous dictée depuis son bureau sans s’être déplacée à Dampierre, soit.... ben oui, soit elle participe à l’omerta...

      Et si une entreprise de « négoce et découpe d’aciers spéciaux » se charge de relayer cet article de France Bleu : Travaux de sécurisation à la centrale nucléaire de Dampierre - Construction Cayola , ce n’est peut-être pas sans le motif impérieux de rassurer à tout prix.....


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 janvier 2017 15:16

      @Patrick Samba. Quand j’étais minot, les locomotives à vapeur étaient bruyantes.

      Cela s’imitait en bans (accelerando pour commencer) :

      Ha qu’chest dur ! 
      Ha qu’chest dur ! 
      Ha qu’chest dur !
      Ch’fiche le camp ! 
      Ch’fiche le camp ! 
      Ch’fiche le camp ! 
      Ch’fiche le camp ! 

      Au passage des aiguillages :
      J’arriverai trop tard !
      J’arriverai trop tard !
      J’arriverai trop tard !
      Ch’fiche le camp ! 
      Ch’fiche le camp ! 
      Ch’fiche le camp ! ...

      Arrive une côte à gravir :
      Ch’fais ce que ch’peux mais ch’en peu plus !
      Ch’fais ce que ch’peux mais ch’en peu plus ! 
      Ch’fais ce que ch’peux mais ch’en peu plus ! 
      Ch’fiche le camp ! 
      Ch’fiche le camp ! 
      Ch’fiche le camp ! ...

      Et l’arrivée en gare est grandiose (rallentendo) :
      Augushtine ! 
      Augushtine ! 
      Augushtine ! 
      Augushtine ! 
      Qu’est ch’que t’as ? 
      Qu’est ch’que t’as ? 
      Qu’est ch’que t’as ? 
      Qu’est che... que... t’as ? 
      Chhheuuu pisssssssse !

  • zygzornifle zygzornifle 7 janvier 2017 15:55

    On a mis un chewing-gum dans le trou, EDF a rétabli la situation il n’y a plus rien a craindre la radioactivité a été arrêté a la guitoune du gardien et embarquée par la police interrogée puis mise en garde a vue 48H .....


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 7 janvier 2017 16:16
    « Mais que se passe-t-il à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret) ??? »

    Pas de panique, c’est juste que ça fume... !

    • BOBW BOBW 8 janvier 2017 20:47

      @Mohammed MADJOUR :« ça fume : » Le directeur responsable, c’est de la beuh ! smiley


  • CN46400 CN46400 7 janvier 2017 16:34

    Les habitants proche des champs d’éoliennes étaient tranquilles depuis un mois, pas de vent pas de bruit, mais on dirait que ça va repartir ze...ze Zee et ça durera jusqu’à l’été quand l’anticyclone reviendra sur l’hexagone pour ré-endormir Eole ! En attendant des brigades anti-éoliennes se constituent un peu partout.


    • baldis30 7 janvier 2017 17:47

      @CN46400
      bonjour,

      surtout que pour un kilowatt de puissance installée en éolien il en faut quatre en nucléaire pour diverses raisons d’électrotechnique, de mécanique et de continuité du service


    • CN46400 CN46400 7 janvier 2017 18:54

      @baldis30

      Sauf que les 4 kw nucléaires sont dispo 365 jours par an et 24h sur 24, alors que le malheureux kw éolien n’est là que si éole est là aussi...


    • Onecinikiou 7 janvier 2017 20:23

      @baldis30


      Vous délirez, c’est strictement l’inverse : pour une même production d’énergie, il faut 3,5X plus de puissance installée éolien pour équivaloir 1KW de puissance installée nucléaire, correspondant à la différence de leur facteur de charge respectif.


    • pemile pemile 7 janvier 2017 20:29

      @Onecinikiou, @CN46400

      Je pense vous n’avez pas encore croisé baldis30 et n’avez pas compris sa déclaration ANTI-eolienne smiley

      Selon lui, pour qu’une éolienne puisse fonctionner, il faut lui FOURNIR 4 fois plus d’énergie qu’elle en produit !!!


    • baldis30 7 janvier 2017 21:15

      @Onecinikiou
      non je ne délire pas vous n’avez rien compris . parce qu’il faut que le nucléaire assure

      a) le synchronisme et ce n’est pas énergétiquement gratuit

      b) le réactif pour fournir le magnétisant à tous les systèmes asynchrones comme l’éolien

      c) la qualité du service c’est-à-dire sa continuité .. est-ce que le vent assure la continuité du service ? d’autant plus qu’aucune éolienne n’est synchrone et doit tourner au-delà de la vitesse de synchronisme pour fournir de l’énergie

      Et tout ceci nécessite que un kw de puissance installée en éolien nécessite 4 kw en nucléaire ( ou hydraulique « très rapide »

      JE NE DELIRE PAS JE CONNAIS MON COURS D’ELECTROTECHNIQUE !

      Si vous n’avez pas compris je vais le prendre autrement ; en supprimant 1kw de puissance éolienne vous pouvez supprimer 4 kw de puissance nucléaire .. est-ce plus clair ?


    • pemile pemile 7 janvier 2017 23:10

      @baldis30 « en supprimant 1kw de puissance éolienne vous pouvez supprimer 4 kw de puissance nucléaire .. est-ce plus clair ? »

      Non, et c’est faux smiley


    • Onecinikiou 7 janvier 2017 23:27

      @baldis30


      Si l’on raisonne en terme d’énergie finale définitivement vous avez tord, tout chose égale par ailleurs 1KW=1KW !

      Or le facteur de charge des « renouvelables » étant de 3 à 6X inférieur à celui d’une centrale thermique, l’énergie finale produite sera nécessairement fonction de ce différentiel, c’est inéluctable.

      Et c’est bien l’énergie finale - c’est à dire la production d’énergie utile - qui nous intéresse en dernière extrémité. Trêve de masturbation intellectuelle par conséquent. 

    • pemile pemile 7 janvier 2017 23:36

      @Onecinikiou « 1KW=1KW »

      Le discours de baldis30 serait plutôt qu’il faut un ventilateur consommant 4KWh d’énergie nucléaire pour faire tourner une éolienne qui produit 1KWh ? smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 2017 12:56

      @pemile. Au Danemark, le contribuable danois finance les économies en investissements des fournisseurs hydro-électriques suédois et norvégiens.

      Grâce à sa superpuissance éolienne, le Danemark exporte beaucoup d’électricité quand son prix est bas, et en importe quand le prix est élevé. Le contribuable danois n’a pas des politiciens bien éclairés.
      Et comment le Danemark parvient à maintenir sa stabilité en fréquence ? Bah ! en s’adossant au réseau allemand, qui est adossé à l’électronucléaire français.

    • pemile pemile 10 janvier 2017 13:18

      @JC_Lavau « Le contribuable danois n’a pas des politiciens bien éclairés. »

      Le contribuable danois paye son électricité très cher car le gouvernement a créé les taxes les plus élevées au monde pour inciter à l’économie d’énergie.


    • sarcastelle 10 janvier 2017 13:51

      @pemile
      .

      Pour économiser sur le vent ? 
      Plutôt sur le charbon. Donc dès que le Danemark n’aura plus que des ENR, il réduira massivement les taxes. 
      Pas étonnant non plus qu’au prix du kWh le gouvernement soit mal éclairé. 

    • pemile pemile 10 janvier 2017 14:02

      @sarcastelle « Donc dès que le Danemark n’aura plus que des ENR, il réduira massivement les taxes »

      Non, pour contrebalancer la baisse des taxes sur le charbon, ils ont crée une « taxe de sécurité d’approvisionnement » sur toutes les énergies, renouvelables comprises, utilisées pour le chauffage


    • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 2017 14:31

      @pemile. L’électricité est achetée au prix spot, prix demi-heure par demi-heure.


      Un service n’est pour le moment pas facturé : la raideur en fréquence fournie par un réseau voisin moins volatil. On attend encore l’habileté des taxeurs à taxer l’instabilité des éoliennes, pour rémunérer ceux qui fournissent la raideur en fréquence dont le Danemark est si défaillant.

      Une taxe de redémarrage après blackout, quand il faut commencer par débrancher du réseau toutes les éoliennes, puis ne les rebrancher qu’une par une ? Ce qui peut prendre plusieurs jours.

      Voir les jours et heures de prix négatif :

  • goc goc 7 janvier 2017 18:17

    Bonne année à tous

    Sans vouloir intervenir ans une polémique pro/anti nucléaire que je trouve dépassée (je pense que le vrai problème est de savoir quoi faire des centrales après leur arrêt définitif), je voudrais juste apporter une précision concernant l’origine possible de ces bruits de vapeur

    j’ai participé à la constructions de plusieurs centrales thermiques (charbon) un peu partout dans le monde. Ce genre de bruit existe a la fin de la construction quand on « connecte » la chaudière à la turbine.

    il faut savoir qu’une turbine pour tourner, reçoit de la vapeur à plusieurs centaines de bars depuis la chaudière. Cette vapeur arrive sur les ailettes de la turbine et la fait tourner ce qui permet à l’alternateur couplé à la dite turbine de produire le courant.

    La pression exercée sur les ailettes est telle que la moindre pièce ou le moindre morceau de métal détruirait au moins une de ces ailettes, un peu comme un oiseau qui rentre dans le réacteur d’un avion en vol.
    Or toute le circuit de distribution qui amène la vapeur depuis la chaudière vers la turbine est une construction complexe à base de tuyaux soudés. Et qui dit soudage, dit déchets de soudage.
    Donc pour éviter d’abimer la turbine on doit nettoyer l’intérieur des tuyaux.
    Et donc j’en viens au bruit : la seule façon que je connaisse pour faire ce nettoyage, consiste à envoyer de la vapeur à pleine puissance.
    Et pour savoir si tout est bien propre, on met une plaque de métal en sortie du circuit de tuyaux, et tant que cette plaque n’est pas propre, on continue à envoyer de la vapeur.
    Cette opération peut durer plusieurs jours (voir une bonne semaine), et comme on n’éteint pas une chaudière comme on éteint une lampe, on fait ça 24h/24.
    Cette vapeur étant évacuée à l’air libre (en non dans la turbine, donc forcement a l’extérieur), juste après la plaque témoin, on a un effet de sifflet plus ou moins aiguë suivant la configuration, d’où ce bruit qui est forcément très fort vu la puissance utilisée (la chaudière est à son maximum pour générer la vapeur nécessaire.

    Donc peut-être s’agit-il de cette opération de nettoyage de tuyaux

    ou pas.... 


    • Patrick Samba Patrick Samba 7 janvier 2017 23:48

      @goc
      « polémique pro/anti nucléaire que je trouve dépassée, le vrai problème est de savoir quoi faire des centrales après leur arrêt définitif » : faudrait encore qu’elles soient arrêtées !

      « Donc peut-être s’agit-il de cette opération de nettoyage de tuyaux » : mais le nettoyage ne peut pas justement avoir lieu puisqu’ils ne veulent pas stopper le réacteur !...

      Sinon les interprétations vont bon train :

      - le condenseur est probablement passablement entartré, du coup l’eau qui sert au refroidissement circule mal, en quantité insuffisante, et se met à bouillir ! Les soupapes de sécurité fonctionnent alors de façon permanente d’où le bruit incessant. Pour faire un détartrage il faut arrêter le réacteur, ce qu’ils ne font pas car la demande d’électricité est trop forte, c’est clairement exprimé.

      - Le condenseur ne refroidissant pas suffisamment la vapeur d’eau après son passage à travers la turbine, une partie reste à l’état vapeur (gazeux) la pression dans cette partie du circuit secondaire dépasse la valeur normale et les soupapes de sécurité s’ouvrent, le bruit vient du sifflement du jet de vapeur.

      Cette situation doit provoquer une baisse de rendement de la turbine et ce qui est plus grave c’est que les eaux vaporisées du circuit secondaire sont radioactives (au moins du tritium et plus si des gaines de combustibles sont fissurées, ce qui n’aurait rien d’étonnant vu l’âge du réacteur) et rejetées dans l’environnement.

      - Des fuites internes d’eau dans les générateurs de vapeur, ou un simple passage d’ions ou ondes radioactive peuvent contaminer le secondaire. Par contre la présence de vapeur en aval du condenseur est néfaste au fonctionnement des pompes de circulation du flux secondaire. Le danger c’est qu’un affaiblissement de refroidissement du secondaire peut provoquer affaiblissement de refroidissement du primaire ...


    • goc goc 8 janvier 2017 04:49

      @Patrick Samba

      ou peut-être tout simplement ils ont rajouté une nouvelle tranche, sachant qu’une chaudière nucléaire est capable de faire tourner 2 tranches de 900 ou 1200Mw. De plus il est justement préférable de mettre 2 tranches sur une même chaudière, ce qui permet d’arrêter une tranche (pour maintenance) sans arrêter la chaudière

      Quand à l’arrêt des centrales, de toute façon il faudra bien le faire un jour, ne serait-ce que quand tous les tuyaux seront bouffés, ou quand le coût de production sera trop élevé face à de nouveaux systèmes de production d’énergie


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 janvier 2017 08:23

      @Patrick Samba. Et le pire c’est quand tu claques la porte, tu peux fausser le pivot d’échappement des gaz rares. C’est pourquoi la banquise aura définitivement disparu en 2014, et les ours polaires avec.

      J’ai bon ?

  • alinea alinea 7 janvier 2017 21:47

    Nuisances ? C’est le progrès qui veut ça !
    ne pensez pas que je galéje, je suis assez anti nuc pour me le permettre !
    Les habitants du bled dont j’ai oublié le nom, qui héberge la centrale électrique au bois EON subit des nuisances innommables ( peut-être me reprochera-t-on de ne pas donner un lien ?)
    dans certains villages des Landes, l’odeur infecte des élevages de canards gras, et de cochons s’étend dans toutes les demeures.
    Ce ne sont que des cendres, des bruits de camions, des odeurs de fiente et de mort ; je n’ai pas d’écho des environs des milles vaches, des usines Doux, mais ce que je sais, c’est qu’aucun important n’ y vit.
    C’est la rançon du progrès Je ne parle pas des villages au bord des routes, où les maisons sont vides ni des odeurs d’usines à papier, ni du lisier que le paysan répand, ni des zones autour des aéroports. ; c’est le progrès vous dis-je, .tant que c’est pas moi qui le sens, qui l’entend, qui le vit...


  • Patrick Samba Patrick Samba 8 janvier 2017 15:52

    Des nouvelles du front :

    - Dans les faits deux inspecteurs de l’ASN ont effectués une visite - de routine ? - le jeudi 5 janvier à la centrale. Le « vacarme » avait cessé avant leur arrivée, et ils n’ont apparemment pas été informés des évènements, ce qui apparait proprement inouï ! Ou alors ils n’en auraient pas informé le responsable de l’ASN région Centre et Limousin, qui l’a été par la présidente de Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisay le vendredi 6.

    - Les explications avec le temps deviennent de plus en plus confuses. Au départ il s’agissait de rejet de vapeur d’eau en raison d’une anomalie de condensation sur le condenseur du réacteur 2. Désormais il s’agirait d’une entrée d’air dans ce condenseur avec rejet non pas de vapeur mais d’air (ce qui rendrait l’éjection plus bruyante ?)

    A suivre.... 


  • joletaxi 8 janvier 2017 16:35

    bon, je propose d’attendre le communiqué officiel de l’agence Cabaneltass


  • baron 8 janvier 2017 17:08

    Si il y a un lâché de vapeur sous pression, c’est qu’il y a un problème de refroidissement de l’eau du circuit secondaire qui devrait normalement être renvoyé vers le circuit secondaire après reffroidissement par de l’eau froide extérieure.

     Cela semble être un symptôme de dysfonctionnement. Reste à savoir, pourquoi il faut évacuer autant de chaleur rapidement ?

  • Patrick Samba Patrick Samba 8 janvier 2017 21:09

     
    Les associations antinucléaires locales (Loiret) et régionales (Centre - Val de Loire) ont émis un communiqué de presse :

    Nous avons appris par le Journal de Gien du 5 janvier que les riverains de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly sont à bout. L’un d’eux explique qu’un vacarme assourdissant transforme ses jours et ses nuits en enfer et que sa famille est épuisée par les nuisances sonores dues aux lâchers ininterrompus de vapeur de la centrale 24h sur 24 et ce depuis un mois ! Par ailleurs, EDF, sans égard pour ces riverains laissés dans l’ignorance et finalement interrogée par leurs soins, leur a répondu qu’elle n’avait pas de solutions pour faire cesser ces bruits.

    L’association pour le contrôle et l’information sur la radioactivité en région centre (ACIRAD), qui siège à la CLI de Dampierre, ainsi que l’association Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye, ont adressé un courrier au Préfet, à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et au président de la CLI (Commission Locale d’Information) de Dampierre pour demander des éclaircissements et exiger que des réparations soient réalisées sans tarder.

    L’ASN n’a pas été informée de ce dysfonctionnement par le CNPE de Dampierre ce qui est illégal. Elle l’a appris par nous-mêmes le 6 janvier !

    Renseignement pris, les explications restent confuses. Un jour il s’agirait d’un défaut de fonctionnement d’un condenseur du réacteur n°2 ne parvenant plus à transformer toute la vapeur en eau entraînant la nécessité d’un délestage massif et bruyant de vapeur dans l’atmosphère. Un autre jour il s’agirait d’une entrée d’air au condensateur nécessitant son éjection tout aussi bruyante. Si ce condenseur appartient au circuit secondaire (dans lequel il n’y a pas d’éléments radioactifs), l’existence de microfuites, dans une installation vieille de plus de 36 ans, pourrait entraîner des rejets importants de gaz radioactif compte tenu des volumes rejetés sur un mois. Mais le danger majeur réside dans une réduction du refroidissement du circuit primaire par affaiblissement du refroidissement du circuit secondaire.  Des analyses des rejets ont-elles été effectuées ? 

     


    • Patrick Samba Patrick Samba 8 janvier 2017 21:13

      (suite) 

      La réparation nécessiterait la mise à l’arrêt du réacteur 2. Mais en cette période hivernale où la demande en électricité est très forte, EDF choisit de reporter la réparation ! En effet, de nombreux autres réacteurs sont à l’arrêt actuellement, notamment pour vérification des aciers non conformes produits par Creusot Loire et le forgeron japonais JCFC. Ce choix ne se fait-il pas au détriment de la sécurité de la population ? 

      Ne peut-on voir dans cette situation les conséquences de choix déplorables en matière de politique énergétique :

       –  maintien bien au-delà de leur durée prévue de fonctionnement  d’installations vieillissantes rafistolées

       – existence encore bien trop prégnante du « tout électrique » notamment en matière de chauffage dans des logements mal isolés,

       -  retard dans la mise en place d’un mix énergétique recourant aux énergies renouvelables.

      On voit également encore à l’œuvre l’incapacité d’EDF à informer correctement les populations malgré l’assurance répétée d’une plus grande « transparence ».

      Curieusement depuis la parution de l’article du Journal de Gien, et seulement depuis cette parution, les bruits auraient cessé. Ce n’est apparemment pas la visite – de routine ? - de deux inspecteurs de l’ASN le jeudi 5 janvier qui serait à l’origine de cet arrêt du « vacarme » puisqu’il avait cessé avant leur arrivée, et qu’ils n’ont apparemment pas été informés des évènements, ce qui apparait proprement inouï !. Un brutal silence mais à quel prix ? Et pourquoi seulement jeudi 5 puisqu’une solution existait contrairement à ce qu’affirmait EDF ? Le remède employé ne serait-il pas plus dangereux que le mal à traiter ?

      Voilà pourquoi des citoyens se sont rassemblés le samedi 7 devant la centrale, exigeant réponses à leurs questions et arrêt sans délai du réacteur 2 pour réparation  (photo jointe). 

       


  • Ruut Ruut 9 janvier 2017 12:31

    Si 1/3 des routes étaient couvertes de cellules photo voltaïques 0 centrales nucléaires ne seraient nécessaires.
    Et en plus moins de pertes dans les lignes.
    ......
    C’est quand les centrales a sel de Thorium fiables et non polluantes mais qui ne permettent pas de produire des armes nucléaires ?
    ....


  • sarcastelle 9 janvier 2017 13:45

    Cet enregistrement sonore pris à la centrale de Dampierre -sur-SNCF laisse entendre de nombreux bruits de fuites de vapeur radioactive au tritium :

    .

    • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 2017 17:34

      @sarcastelle. A côté, on peut même voir La bête humaine.


    • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 9 janvier 2017 21:27

      @sarcastelle

      n’importe quoi !
      Vraiment !
      Ah, fine plaisanterie !
      Bravo !
      M’enfin !

      C’est le bruit du deutérium qu’on entend, pas du tritium !!!
      (avec peut-être un soupçon de polonium, mais je n’ose m’avancer)


  • sarcastelle 10 janvier 2017 20:13

    Bon, dites, Samba, ce n’est pas parce que vous êtes tombé sur un os avec sls0 qu’il faut déjà renoncer à dire leur fait aux « mauvais » participants... Où vous cachez-vous ? 


  • Patrick Samba Patrick Samba 10 janvier 2017 21:45

    Communiqué d’EDF sur son site :

    Publié le 10/01/2017

    L’unité de production n° 2 de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly est actuellement connectée au réseau électrique national.
     
    Le condenseur, situé dans la salle des machines, partie non-nucléaire de l’installation, permet de refroidir la vapeur d’eau qui sort de la turbine. En fonctionnement normal, un robinet évite que l’air extérieur ne rentre dans le condenseur.
     
    Début décembre, ce robinet laissait passer de l’air. Afin d’empêcher l’air d’entrer dans le condenseur, les équipes de la centrale ont mis en service un éjecteur de vapeur d’eau pendant 11 jours, avec un fort débit. Cette première intervention a permis de faire barrage à l’entrée d’air, mais produisait un bruit perceptible par les riverains.
     
    Du 30 décembre au 03 janvier 2017, compte tenu des conditions climatiques très froides, les intervenants ont augmenté le débit de vapeur de l’éjecteur, dont le bruit était à nouveau perceptible par les riverains.
    Grâce à la mobilisation des ingénieurs de la centrale, une deuxième solution technique, qui n’exige qu’un faible débit de vapeur, a été mise en œuvre le 3 janvier. Elle permet de prendre en compte la gêne des riverains et de supprimer l’impact sonore, tout en conservant l’unité de production en fonctionnement.
     
    Ces solutions techniques n’ont aucun impact sur la sûreté de l’installation, la sécurité du personnel et l’environnement. 
     
    Une intervention immédiate sur le robinet n’est pas nécessaire, les équipes du site étudient cependant le moment le plus opportun pour intervenir sur ce dernier.


    • sarcastelle 10 janvier 2017 23:19

      @Patrick Samba
      .

      Un banal problème de robinets, en somme.
      Exemple : « une piscine de désactivation du combustible irradié d’un volume de 2000 m3 fuit dans le fleuve à raison de 25 000 GBq à l’heure. Sachant que l’eau qui fuit est contaminée par du sambium 222 de période 27,44 ans et du patrickium 96 de demi-vie 228 secondes, plus 1,3% de tritium, combien d’eau nouvelle faut-il verser à l’heure dans la piscine pour tenter d’éviter la catastrophe majeure inéluctable en France ? »



    • pemile pemile 10 janvier 2017 23:26

      @sarcastelle « Un banal problème de robinets, en somme. »

      Ouais, mais dommage qu’un « banal problème de robinet » semble plus que long et galère à résoudre, non ?

      Dans n’importe qu’elle autre type de centrale, arrêt, réparation expresse et redémarrage, non ?


    • sarcastelle 11 janvier 2017 07:37

      @pemile

      .
      Excusez-moi, mais si je vois que vous êtes compétent en matière de gestion des centrales et de leurs incidents, la lecture du message de M. Samba ce jour à 7 heures 20 me dissuade de répondre quoi que ce soit, de peur de dépasser le mur du çon après avoir lu cet expert. Admirons-le plutôt en silence. 

  • Patrick Samba Patrick Samba 11 janvier 2017 07:20

    "Afin d’empêcher l’air d’entrer dans le condenseur, les équipes de la centrale ont mis en service un éjecteur de vapeur d’eau"

    En quoi le fait d’évacuer de la vapeur va-t-il empêcher l’air d’entrer ???? Ça bouche la prise d’air ??

    Enfumage ?

    Et si la première solution technique est un éjecteur de vapeur (le responsable de l’ASN a parlé d’éjecteur d’air), en quoi consiste la deuxième solution technique ? Là EDF ne précise pas. Il y a des choses à cacher ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 janvier 2017 09:22

      @Patrick Samba. Je te suggère de remonter une génération en arrière, et de poser enfin la vraie question : qu’est ce que pôpa et môman avaient donc tant à te cacher ?


  • Patrick Samba Patrick Samba 12 janvier 2017 16:09


    Reportage France 3 Centre du 12-13 de ce jour, à 3 min 20 :

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/emissions/jt-1213-centre


Réagir