lundi 15 juin - par Mervis Nocteau

Otto Gross, le rebelle affolé (Viabilités psychanalytiques en perspective 5)

L' « enfant terrible » (1) de la psychanalyse (2), c'est Otto Gross. Né dans une famille riche qui l'a surprotégé et a désiré « le bien placer dans la vie », Otto Gross est quelque part materné par son père dépresseur et adulé jusqu'à l'éploration par sa mère dépresseuse (parce que mise sur la touche alors, dans l'ambiance patriarcale attaquée par son fils – ambiance pourtant transgenrée déjà au début du XXème siècle) (3) …
Ce climat d'enfance le poursuivit jusqu'à sa jeune mort en 1920, à l'âge de 43 ans : c'était ce qu'on nommerait aujourd'hui un
junkie, qui contracta une pneumonie irréversible, vue la qualité des soins d'époque certes, mais aussi de sa précarisation et de sa fragilisation toxicomaniaque.
Ses collègues psychanalystes et psychiatres (Freud, Jung … ) ont vu en lui un psychotique ordinaire, pourtant prodige dans ses essais. Malheureusement, leurs velléités d'internement (commanditées par ses parents et escomptées par eux aussi) n'eurent pour effet que de l'affoler toujours plus, et de le confirmer dans sa rébellion, car c'était un aspirant révolutionnaire bohème (4). Il s'échappa des milieux institutionnels comme il fuit la surprotection familiale.
On ne peut pas dire que ce fut malin de la part des responsables, et que cela tend à donner raison à l'antipsychiatrie (alors que la psychiatrie a ses raisons). Mais Freud le psychanalyste fut très perplexe à l'égard des méthodes de Jung le psychiatre, qui eut la charge d'Otto Gross dans ses services hospitaliers ; pragmatique toutefois, Freud préférait garder Gross dans le giron psychanalytique, hélas … Et au fond, Jung aura été jaloux et zélateur à l'égard du prodige freudien, à s'avérer salement bourgeois comme les parents Gross. De quoi rendre « parano », en effet …

 

 


Source de l'image

 

 

C'est en effet une erreur freudienne paternaliste, quoique confraternelle, d'espérer garder Otto Gross dans le giron psychanalytique. Otto Gross a toujours été plus biologisant que Sigmund Freud, c'est un fait, à convoquer des auteurs tels que Carl Wernicke (neurologue comme Freud et psychiatre comme Jung). Ainsi Gross put-il écrire que « seules les personnes ayant étudié les sciences de la nature doivent se consacrer aux sciences humaines », dans sa Phylogenèse de l'éthique en 1902. Mais n'en est-on pas là aujourd'hui, de toutes les recherches sur la morale ? … Du moins, dans les pays moins intellectualistes et plus empiristes que la France, car la France tient beaucoup à ses lubies. Le monde anglo-saxon est ici à la pointe, sans tabou racial-génétique, même si le génome ne fait pas tout (5).

On ne s'étonne d'ailleurs pas que, dans son mauvais ouvrage déjà vieux de 10 ans (le Crépuscule d'une idole) le matérialiste-hédoniste-postanarchiste-postféministe Michel Onfray, a fini par valoriser des Otto Gross contre Sigmund Freud – mais tout cela était picrocholin.

Tout cela était picrocholin, oui, pourtant il y a quelque chose d'essentiel pour nos jours, en cette démarche. Car tout comme feu frère Freud est épistémologiquement transgenre dès les débuts du XXème siècle (et il le doit à l'idée d'une bisexualité inconsciente développée par Otto Gross !), Otto Gross est activement néoféministe, ce qui s'appelle néoféminisme depuis la popularisation pour le meilleur et pour le pire, des études de genre vers l'an 2000 – en provenance des États-Unis, Judith Butler et les campus étasuniens post-derridiens, avec leur erreur inventive de French theory.

Les études de genre ont de l'intérêt sociohistorique ès humanités, c'est certain, notoirement en anthropologie culturelle et jusqu'en archéologie – car la discipline est sexiste, et cela lui fait commettre des erreurs d'interprétations. Donc, vraiment, en dehors de ses récupérations idéologiques néoféministes et transgenristes (6) comme contre-idéologiques passéistes et machistes (7), les études de genre présentent un intérêt scientifique. Restons épicènes, et réfléchissons lucidement. Bref !

 

La théorisation sexuelle d'Otto Gross est édifiante, et semble littéralement constituer l'armature idéologique du néoféminisme/transgenrisme contemporain. Gauchiste révolutionnaire, notre psychanalysant explique que, naturellement, l'hétérosexualité féminine est masochiste (8). Ni plus, ni moins.

Et c'est comme un dogme aujourd'hui, dans les militances, de positionner la femme en tant qu'inexorablement victime du désir masculin – même si d'aucunes préfèrent être parfois brusquées dans l'acte, bien plus que des hommes préfèrent parfois brusquer : cela augmente leurs plaisirs à chacun(e), qui sommes-nous pour juger de leur intimité, or nous ne parlons même pas encore de la minorité SM !

Néanmoins, Otto Gross prend le SM pour paradigme, il faut le dire (9), en cela précurseur de la French theory, une théorie qui tient pourtant à être anti-psychanalyste – alors qu'elle n'arrête pas de faire référence à des auteurs psychanalysants. Nous sommes là en face de cas de freudo-marxismes caractérisés jusqu'à nos jours (10), et l'intellectuel Jordan Peterson a – bon an mal an – raison de parler de cultural marxism. Mais revenons à nos moutons.

Otto Gross est révolutionnaire, parce qu'il escompte revenir à un matriarcat originel présumé : il aura inconsciemment trop désirer épouser sa mère … car on sait aujourd'hui, que ce matriarcat est improuvable, malgré les mouvements matriciens fallacieux. Il y eut certes des parités, avec par exemple un droit d'aînesse absolu dans le Béarn : héritage du ou de la premier(e)-né(e) indépendamment de son sexe. Et aussi des matrilignages (parfois toujours patriarcaux comme dans certains judaïsmes) ainsi que des matrilocations (comme ce fut le cas de certaines tribus amérindiennes, dont les époux rejoignaient « le matrimoine » de leurs épouses, tout en menant la politique et la guerre). Il y eut aussi de grandes cheffes dans toute l'Europe non-chrétienne (reines celtes, aventurières vikings, combattantes slaves, etc.), le reste du monde et des époques restant massivement patriarcal.

Otto Gross, même s'il se trompe sur l'idée d'un matriarcat, n'avait pourtant pas tort dans son aspiration révolutionnaire. Selon lui, les structures sociales jouent beaucoup sur les mœurs sexuelles : la licence sexuelle des années 60, suivie du libéral-libertarisme, nous l'ont aisément démontré. Cela arrange explicitement le capitalisme pourtant bourgeois, dans son exacerbation des pulsions consuméristes (11) … et, ce, même si nos jours sont plutôt au porn-puritanisme étasunien type Madonna et Thérapie Taxi. Tout cela fait socianalytiquement et sociatriquement sens.

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Et donc, Otto Gross affirme que l'hétérosexualité féminine serait fatalement masochiste. Réciproquement, il affirme que l'hétérosexualité masculine serait fatalement sadiste ! Décidément, mektoub ! tout était déjà écrit … Où Otto Gross explique que l'homosexualité féminine est réciproquement sadiste, tandis que l'homosexualité masculine est masochiste. Il s'agirait donc de nos jours, en ingénierie socioculturelle, de valoriser l'homosexualité en effet, afin d'opérer un nivellement de la population, une « démocratisation » bourgeoise, capitaliste et libérale-libertaire.

Cette théorie n'est pas complotiste : elle est littéralement inspirée par Edward Bernays, neveu de Freud et père du marketing, ainsi que du marketeur psychanalysant Ernst Dichter.

Comprenez-vous la démence contemporaine, utilisée par le consumérisme sur une base freudo-marxiste, elle-même prétendue fraîchement révolutionnaire, dans les usages idéologiques des études de genre, depuis la French theory  ? … Tout cela, effectivement, est démentiel, et est source de ce qu'il est convenu depuis peu, de nommer sociétalisme. Ce sociétalisme est désormais une maladie universelle, quand la macronie donne dans les bonnes causes. La raison émotionnelle domine, insufflée par Alain Soral ! Où tout raisonnement sain est présumé « intellectueux » (12).

Otto Gross est un penseur pré-sociétaliste, c'est-à-dire qu'il nous permet récursivement de dire que le sociétalisme est une rébellion affolée (13).

 

On commence à bien comprendre que cet article, tout comme celui sur Jacques Lacan, ne s'intitule « Viabilités psychanalytiques en perspective » que pour le référencement internautique. Car il s'agit clairement de morbidités psychanalytiques. Or, il y a pire :

Psychanalytiquement, Otto Gross pose les concepts de « propre » et d' « étranger » à soi (8). Otto Gross prétend qu'il y aurait « une humanité naturelle propre  » suivie d'une « socialité artificielle étrangère ». Cela est crucial dans son psychanalytisme. Et c'est sur la base de ce rousseauisme, avec en arrière-fond l'idée d'un « bon sauvage » ultra-indépendantiste « corrompu par la civilisation » – surtout patriarcale, – que fonctionne idéologiquement le psychodrame grossien, avide de révolution. Qu'est-ce à dire ? …

Cela sanctuarise le soi, exactement dans les termes hygiénistes petits bourgeois des militances métrosexuelles de nos jours, jusqu'à la bourgeoisie-bohème. Tout un hygiénisme plus ou moins new age, avec l'économie prétendument « verte » mais aussi « spirituelle » du développement personnel, de la « psychologie » de libraire et autres « secrets ésotéristes » édités en série. Cela explique aussi toute l'idéologie derrière le management maniant les notions de cocooning, housing et nursing. Le soi est sanctuarisé, parfois au nom de l'écologisme, alors que la biologie enseigne que nous sommes de la tourbe en interaction dynamique constante. Ce « soiïsme » est raccord avec l'hygiénisme bourgeois qui ne pense qu'à son petit soi, et donc avec le capitalisme idoine. Il cultive une guerre chaude démentielle (14).

 

Encore pire :

Il faut ajouter que le soiïsme est une forme de racisme. De même que Pierre Bourdieu évoquait « un racisme de l'intelligence », il y a là « un racisme de la présence au monde ». Ce racisme de la présence au monde, était parfaitement manifeste chez Aïssa Maïga lors des Césars. Est-il vraiment encore question de « peuple noir » (un peuple qui n'a d'ailleurs jamais existé en dehors de la culture nord-atlantique, type « Mama Africa »)  ? Non. Il n'est question que de petits soi noirs, fonctionnant en tribus postmodernes … mais les tribus révolutionnaires d'Otto Gross sont d'abord et avant tout de vieille Europe d'époque 1900. Elles se composent des nihilistes (la bande à Netchaïev … ), des anarchistes (la bande à Bonnot … ) comme des communistes (la bande à Baader … ) et même des absurdistes (la bande à Artaud, Beckett, Camus, Ionesco … ) qui pourtant conspuaient les autres.

De manière générale, tous les militantismes fonctionnent en bande/tribu, distinguant nettement leur soi des autres, par ce « racisme de la présence au monde » inspiré par la distinction psychanalytique du propre et de l'étranger affectifs d'Otto Gross. Cela est foncièrement dépressif dans leurs velléités de suppressions à tire-larigot, jusqu'aux récentes statues déboulonnées dans le monde nord-atlantique : le « racisme de la présence au monde » écrase l'héritage sans vergogne.

Tout cela est sociotique (socio-psychotique) puisque les descendants se constituent en bande pour renverser des choses qui n'ont plus lieu … un peu comme il est aisé de combattre le nazisme toujours, bien que nous vivions dans des mondes tendanciellement nazifiants jusque dans ces bandes (cela dit, qui se sent encore concerné par ces statues ? L'esprit de pesanteur morale et de vengeance grégaire peut bien se défouler sur ces symboles, dans un sens : aux vulgaires la vulgarité, comme toujours ! sans distinction de race ni de rien).

 

À la fin, pour conclure sur Otto Gross, il ne reste rien de valable au plan théorique, Michel Onfray était donc en terrain familier (propre non-étranger … ) à convoquer ce brillant mais torturé biologiste psychanalysant.

Pas étonnant que cela ne donne rien, de nos jours, non plus. En même temps, Gross comme Onfray (15) se veulent « nietzschéens de gauche » alors que Nietzsche était inégalitariste et conspua les mouvements révolutionnaires. De base, donc, il faut avoir sauté une marche dans la démarche, par peur d'une inquiétante étrangeté … qui les faits rebelles affolés, comme tous nos militants.

 

 

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(1) L'expression est devenue fameuse grâce à Jean Cocteau dans les Enfants terribles : un climat foncièrement incestuel malsain, dans une fratrie (cf. 1, 2, 3).

(2) Voir aussi : Intelligences (Viabilités psychanalytiques en perspective 2).

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(3) Lire la préface de Psychanalyse et révolution, essais d'Otto Gross, écrite par Jacques Le Rider.

(4) D'ailleurs singulièrement proche du personnage de Jaromil, issu du roman la Vie est ailleurs de Milan Kundera, dans l'âme.

(5) Pas plus que l'épigénétique ne fait tout, puisqu'il y a des variétés socioculturelles en anthropologie évolutionnaire. Un Européen central n'est pas un Africain central, c'est ainsi, même s'ils peuvent partager la même langue et la même morale, culturellement, et qu'ils ont une Histoire évolutionnaire.

(6) Au fond, nous avons affaire à une suppressivité issue d'une dépression civilisationnelle, comme l'analyse le psychanalyste montant German Arce Ross.

(7) À noter que la notion de machisme vient de machia, combat, souligne une guerre des sexes que cultivent les récupérateurs idéologiques néoféministes et transgenristes – sans souci de la contradiction : seuls comptes leurs émois activistes révolutionnaires.

(8) Lire Psychanalyse et révolution, essais d'Otto Gross.

(9) Et l'on songe alors à Jean-Paul Sartre dans l'Être et le néant. Jean-Paul Sartre qui, sans les sexuer, fait une phénoménologie des positions sadistes et masochistes, dans la relation d'une personne l'autre (d'un pour-soi/pour-autrui l'autre).

(10) Avec encore le psychanalyste devenu psychotique aussi Wilhelm Reich, ou bien Louis Althusser qui tua sa femme dans une crise de démence. C'est dire comme « psychanalytisme et gauchisme » font mauvais ménage … en quoi Michel Onfray a raison de droitiser Sigmund Freud dans son Crépuscule d'une idole, mais semble bien fou lui aussi, à valoriser ces psychanalystes de gauche. Cela peut finir en surréalisme rock, type Bertrand Cantat (Noir Désir) tuant Marie de Trintignant à Vilnius – mais s'il faut faire la distinction entre l'art et l'artiste, on ne saurait faire la distinction entre l'artiste et l'homme.

(11) Il faut lire Jean Baudrillard, De la Séduction et la Société de consommation.

(12) Où l'on commence à juger non-négligeable, l'influence pédophile des milieux hassidiques, qui prendrait moralement le chou de toute la planète par médias interposés. En effet, les mœurs adultes d'un bébé violé, se renferment et deviennent perverses à ne plus prendre autrui que comme une chose, dont on dispose à sa guise par répétition des violences, du moins dans les cas non-résorbés. Des constats psychanalytiques et psychiatriques, réalisés par une personne préposée : Sigmund Freud, dont le père était un hassid libéral.

(13) Cela vaut pour toutes les bonnes causes. Mais on songe particulièrement, au-delà de l'actualité brûlante, à Extinction Rebellion : le groupe propulsé par les médias, dont le nom sonne explicitement comme une extinction de la rébellion. Ce n'est pas contradictoire, puisque c'est promu par la bourgeoisie « rebellocratique subventionnée », dirait Philippe Muray. C'est une rébellion affolée – de l'agitprop capitaliste !

(14) Voir aussi les éléments complémentaires, et l'idéologie de Star Wars.

(15) Avec Albert Camus, Henri Lefebvre, Dorian Astor, par exemples.

 

 


Vincent Cassel joue le personnage secondaire d'Otto Gross dans ce film.

 

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21 réactions


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 juin 14:10

    Bonjour,

    Nietzsche n’est pas récupérable en politique, ni de gauche ni de droite ni d’Onfray

    A quand un papier sur Binswanger, pour explorer les étages supérieurs de l’inconscient ? 


  • blablablietblabla blablablietblabla 15 juin 17:09

    "étages supérieurs de l’inconscient ? 

    " Bernard Bernard.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 15 juin 23:00

      J’ai cherché une référence, sans rien trouver de concluant. Pas longtemps non plus, puisque c’est une blague, que je n’ai pas immédiatement comprise. Laissez ce monsieur tranquille.


    • Satan la bite Le Vilain Petit Tailleur 16 juin 00:23

      @Mervis Nocteau

       Laissez ce monsieur tranquille.

      >pour une fois je vote pour , pas de racolage , un argumentaire censé , une participation au debat dans le theme de l’ article , ca me vas , je ne lui en demande pas plus . je vais donc me contenter de lui metre un vote positif sans aller croiser le fer sous son message .

      ca n’ enleve bien sur rien a notre antinomie et griefs mutuels.

       Nietzsche n’est pas récupérable en politique, ni de gauche ni de droite ni d’Onfray

      >Par essence , le nihilisme , ou les anarchisme ont vocation a briser le moule a voir le monde autrement . Des que ceux ci se clanisent en anarchisme de gauche de droite , ou de n’ importe que quoi on rentre forcement dans des cases doctrinales .
      Seul bemol , s’ il avait rajouter et macron ca aurais pu mieux le faire .

      A quand un papier sur Binswanger, pour explorer les étages supérieurs de l’inconscient ? 

      > je vais ouvrir la page Binswanger tout a l’ heure , je me suis arreter en philo en terminale D , pas glorieux dans cette matiere malgres mon douze a l’ epreuve ecrite.

      Mais la je trouve interessant d’ essayer de le faire sans antiseche smiley

      L’ idée d’ un inconscient superieur me gene , elle brise mon moule conventionelle .
      Elle est pas fausse non plus vu la complexité du cerveaux humain , et de qu’ il semble contenir (apparence ou realité ?) 
      C’ est encore un territoire inconnus plein de surprise et tres mal compris .

      Pour ma part , l’ idée relai qui me vient pour ménager la chèvre et le choux , 
      est de considerr ca du centre vers l’ exterieur , mais je suis conscient de passer d’ un sterotype verticla a un autre .

      @bernard 
      Tu peut repondre a a guise ...ou pas 
      je n’ entere pas la hache de guerre , j’ en fait juste temporairement abstraction .
      Tu as fait un commentaire correct , il as sa place ici a mon avis de lecteur .


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 16 juin 11:14

      Sang noir, quel mélodrame.

      Sur l’anarchisme, Proudhon pour commencer est un socialiste assimilé. Netchaiev un nihiliste. Kropotkine un collectiviste. Donc on bigle gravement, quand on s’imagine l’anarchisme dépolitisé. Et il est logique d’obtenir des anarchismes de droite ensuite (la formulation de l’entame de l’article Wikipedia est actuellement édifiante à ce sujet : si l’anarchisme n’est de droite, alors on dit anarchisme tout court, donc l’anarchisme est a minima gauchisant), tels que le libertisme. Les anarchistes (gauchisants, donc) sont avant tout des rageux qui se prétendent eudémonistes d’éprouver des joies malignes contre l’être, au prétexte de ses maux.


    • Satan la bite Le Vilain Petit Tailleur 16 juin 19:17

      @Mervis Nocteau

      A partir du moment ou on se soumet ou si on soumet les autre a un ordre ou une doctrine ce n’ est plus de l’ anarchie .

      Dans cette définition peut être simpliste des chose personne n’ est vraiment anarchiste , on se trahit toujours soit même a un moment ou un autre en se soumettant ou en dominant .

      L’ anarchie est une utopie ,impossible pour notre espèce .

      Les tendances que tu évoque on un sens en philosophie ou en sociologie , mais le nom de ces école de pensée est trompeur .On pourrais les renommé anarchisme de resillience face aux autres ecole de pensée .

      Inversement , on peut renommé ce que je pense être anarchique , de l’ autosuffisance ou de l’ indépendance .

      Il y a beaucoup de confusionnisme dans le fait d’ utiliser les même mots pour des chose différente .

       


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 16 juin 20:16

      Il n’y a aucune espèce anarchiste. Tout au plus, des espèces à caractère solitariste. Et dans l’ensemble, au mieux, quand on y réfléchit la tête sur les épaules, on a du libertisme. Comme tu dis, l’anarchie est une utopie : c’est un monde ouaté. L’autosuffisance ou l’indépendance nécessitent des ressources territoriales, comme tout, et implique une organisation du conflit en conséquence. Point.


  • Laconique Laconique 15 juin 20:28

    Lu sur Wikipedia :


    « C’est à Monte Verità en 1906 qu’il aide au suicide son amie et patiente Lotte Hatemmer en lui procurant du poison. » 


    « Durant l’été 1910, il s’y installe avec la peintre Sophie Benz qui se suicide en sa présence l’année suivante. » 


    Décidément, cet Otto Gross était entouré de « suppresseuses »...


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