samedi 4 septembre - par Sylvain Rakotoarison

Transgression à Marseille : recruter des profs plus « librement » ?

« Cette ambition pour la jeunesse, c’est d’abord et avant tout le combat pour l’éducation. (…) Si nous ratons l’éducation des enfants, aucune chance de réussir leur vie. Aucune chance ! » (Emmanuel Macron, le 2 septembre 2021 à Marseille).



La venue à Marseille du Président de la République Emmanuel Macron pendant trois jours, du 1er au 3 septembre 2021, a eu l’effet escompté. Tout le monde parle de précampagne du Président sortant et c’est probablement vrai. Mais dans un autre sens, son mandat a encore neuf mois et il ne va pas rester immobile et paralysé de peur d’être considéré en campagne. D’ailleurs, certains l’ont dit en campagne permanente, ce qui peut-être vrai aussi, c’est l’une des tares du quinquennat (qui existait déjà avec le septennat !).

En outre, il ne se serait pas déplacé à Marseille qu’on aurait dit qu’il ne se souciait pas de la deuxième ville de France, qu’il l’avait abandonnée, qu’il préférait promettre des millions en Polynésie française (ce qui n’est pas incompatible), etc.

Bref, Emmanuel Macron est allé à Marseille, et il a eu un certain courage à "affronter" physiquement, je n’aime pas le mot "affronter" mais c’était un peu le cas, la population marseillaise. Il y aurait un réel intérêt à virer toutes les caméras pendant ce genre de visite, car elles pervertissent le dialogue, car les visites présidentielles sont manifestement devenues la foire à la saucisse, c’est à celui qui se fera le plus remarquer pour y placer sa question ou son inquiétude, toujours respectable et réelle, au Président de la République, devant les amis, devant les médias et dans les réseaux sociaux.

Le jour d’après, Emmanuel Macron a prononcé un important discours, appelé "Marseille en Grand", qui expose ce que l’État va apporter à Marseille (on peut le lire dans son intégralité ici). Privé de soleil au moment où il a évoqué le recrutement des enseignants, le Président a dû subir la pluie et la désertion de son public, jusqu’à la fin de l’averse. Il devait alors meubler en tenant son parapluie, avant de reprendre son discours. Moment de solitude.

Mon sujet ici ne concerne pas Marseille même si ce sujet est important. Le maire de Nice, Christian Estrosi, et aussi numéro deux du conseil régional de PACA (on l’oublie un peu vite), expliquait le 1er septembre 2021 que Emmanuel Macron fait à Marseille ce que Nicolas Sarkozy a fait à Paris il y a une douzaine d’années (le Grand Paris), à savoir investir pour redynamiser l’agglomération parisienne (ceux qui vivent à Paris ou à proximité s’aperçoivent depuis une année le nombre de grands travaux qui congestionnent actuellement la circulation). Ce qui est décidé aujourd’hui pour Marseille ne sera certainement pas visible avant l’élection présidentielle prochaine.

Le sujet de cet article est l’éducation. Ce n’est pas un hasard que le Président de la République se soit exprimé sur le sujet le jour même de la rentrée scolaire. Depuis plusieurs années, on dit en lieux communs que l’école n’est pas satisfaisante, et les évaluations internationales ne classent pas la France à un rang honorable, alors que la dépense publique par élève est parmi les plus élevées au monde.

C’est là le talent politique d’Emmanuel Macron : prendre appui sur une situation très dégradée des écoles marseillaises, et proposer des expérimentations. La méthode paraît meilleure qu’une loi de type loi Savary qui systématisait tout idéologiquement. Il s’agit de tester une autre manière de faire que celle en cours à l’Éducation nationale. Bien entendu, ces expérimentations ne pourront pas démarrer avant la rentrée scolaire prochaine, en septembre 2022, dans le cas le plus rapide. Donc, après l’élection présidentielle. C’est donc, pour le Président sortant, un bon moyen de tester son futur projet présidentiel, et sur l’école, il y a forcément des choses à faire.

L’un des problèmes est le système de points pour les affectations des enseignants. Cela dépend de l’ancienneté dans le poste, de l’ancienneté dans l’établissement, du nombre d’enfants, de l’âge, etc. Et les vœux de mutation des enseignants sont plus ou moins suivis selon que le nombre de points est élevé ou pas. En clair, les enseignants les plus chevronnés, les plus expérimentés, ont suffisamment de points pour quitter, le cas échéant, des établissements que je dirais "difficiles", pour enseigner dans des établissements prestigieux, tandis que ceux qui ont le moins de points, les moins expérimentés, les plus jeunes, les moins assurés professionnellement (et même sur le plan affectif), sont affectés dans les zones éducatives difficiles.

Or, c’est l’inverse qu’il faudrait : il faudrait les meilleurs enseignants dans les zones difficiles, mais ces zones ne sont pas très attractives, malgré une prime que l’État propose depuis quelques années.

D’où la proposition d’Emmanuel Macron que les établissements eux-mêmes choisissent leurs propres enseignants. Évidemment, les réactions des syndicats enseignants ont été unanimes, vent debout contre ce qui serait un détricotage du statut de la fonction publique, une transgression par rapport au tabou des fonctionnaires. Du reste, les laboratoires scientifiques non plus ne recrutent pas ses propres chercheurs qui sont recrutés sur concours national. C’est étonnant quand on doit avoir un programme de recherches et constituer des équipes.

Il n’est pas étonnant que l’ensemble des enseignants d’un même établissement ne forme pas nécessairement un tout pédagogique allant dans le même sens, mais une multitude d’individualités, toutes, je n’en doute pas, animées par la bonne volonté et la conscience professionnelle. Pour Emmanuel Macron, cela ne lui paraît pas inconvenant que le chef d’établissement choisisse lui-même ses enseignants susceptibles de tous adhérer à son projet pédagogique.

À ce niveau de la réflexion, et avant de présenter précisément les propositions présidentielles, il convient de formuler plusieurs remarques.

La première, c’est que le principe proposé existe en fait, mais sans le dire explicitement : beaucoup d’établissements avaient recours à des "maître auxiliaires" que la gauche arrivée au pouvoir avait titularisés (au grand mécontentement de ceux qui avaient dû préparer leurs concours, parfois au prix de leur santé ou de la quiétude familiale), et encore aujourd’hui, de nombreux vacataires sont choisis "sur CV" pour suppléer le manque de profs.

La deuxième remarque est que c’est une mesure réellement révolutionnaire puisqu’elle remet toute la fonction publique en question, même s’il s’agit ici de l’Éducation nationale : pourquoi ne pas le faire aussi pour les chercheurs, les infirmières, les policiers, etc. ? Les syndicats sont malins et ont bien vu le danger global que représente la très modeste expérimentation proposée.

La troisième remarque, c’est que malgré cette transgression révolutionnaire, rien ne dit que ce genre de réforme puisse être confrontée à une opposition frontale comme cela a été pour la réforme des retraites. Ainsi, j’en veux pour preuve l’excellente réforme de Valérie Pécresse en été 2007 sur le financement et l’autonomie des universités (loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités, dite loi LRU), que la plupart des enseignants-chercheurs avaient condamnée pour le principe à l’époque. Ceux-ci voient depuis une dizaine d’années tout l’intérêt économique pour leurs laboratoires (en particulier, des initiatives comme l’IHU Méditerranée Infection n’auraient jamais vu le jour sans un partenariat public-privé).

La quatrième remarque, c’est que la sortie des salaires de la grille salariale est en elle-même porteuse de révolution et demandera de nouveaux moyens financiers de l’État. En clair, si on veut recruter les meilleurs enseignants pour les zones les plus difficiles, il faudra leur proposer des salaires attractifs.

On comprendra donc que les réactions syndicales soient : "il veut privatiser l’enseignement", ce qui ne serait en fait pas du tout le cas puisque les programmes seront toujours nationaux et de provenance gouvernementale. Dans cette réflexion, ceux qui ont le plus à y gagner sont les enseignants, qui restent sous-payés (malgré une revalorisation remarquable sous le gouvernement de Michel Rocard), il y a des différences allant jusqu’à 30 000 euros en fin de carrière par rapport à des collègues d’autres pays européens. Et les autres gagnant sont bien sûr les écoliers.

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Venons-en précisément à la proposition d’Emmanuel Macron.

Le principal élément, c’est qu’il y a un devoir d’innovation. Même si personne ne met en doute la compétence des acteurs de l’éducation, tout le monde veut que cela change, le statu quo n’est pas possible. Alors, il faut changer, trouver d’autres méthodes. Et à Marseille, la situation est tellement catastrophique que si on se plante, cela ne peut pas être pire quand même. C’est en tout cas un peu la tonalité du discours présidentiel : « La réponse pour réussir ce combat éducatif, c’est au fond et c’est l’esprit de l’ambition que je veux vous proposer à chaque fois, faire plus, innover et faire de Marseille un laboratoire, et le faire avec des exigences, c’est-à-dire un contrat de confiance où chacun fait sa part. ».

Le diagnostic présidentiel est sans ambiguïté dans sa lucidité : « Faire plus, c’est acter qu’à Marseille, nous avons 174 écoles de la vie qui sont considérées dans un état de délabrement tel que l’apprentissage y est devenu impossible. Il n’y a pas d’autres territoires de la République où il y a une telle concentration de difficultés sur le bâti scolaire. ».

Dans ce diagnostic, il y a aussi « un problème avec vos personnels municipaux, et vous avez trop de grèves », ce qui conduit le Président à être exigeant dans l’aide de l’État : « L’État ne vient pas investir pour en quelque sorte que certains viennent prélever leur dîme. Pardon d’être très franc. Comme je suis très ambitieux avec vous, je vous le dis, et donc en même temps qu’on investit, monsieur le maire, moi, j’attends de vous que vous réformiez, je sais que vous en avez l’envie. Et on aura aussi cette exigence dans le suivi, parce qu’on ne va pas se substituer à un système qui n’arrive plus à se financer parce qu’il s’est construit une mécanique qui n’avance plus, par des petits arrangements, par des faiblesses. (…) Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de courage. ». Le discours présidentiel est d’une limpidité biblique.

L’argent n’est donc pas la seule condition. Emmanuel Macron veut trouver d’autres moyens pour recruter "l’équipe pédagogique" : « On doit pouvoir aller plus loin. Et dans les quartiers où la situation est la plus difficile, qu’est-ce qu’on doit pouvoir faire ? En fait, donner plus de liberté en même temps qu’on donne plus de moyens. Il faut qu’on ait des directeurs d’école à qui on permet d’avoir un peu plus d’encadrement. Il faut que ces directeurs d’école, ils puissent choisir l’équipe pédagogique. (…) Les parents me disent : à tel endroit, les profs ne viennent plus, etc. Ça arrive parce qu’il y a des gens qui sont trop fatigués de travailler trop longtemps dans des quartiers difficiles et c’est vrai. Et donc, on doit permettre aussi à nos enseignants d’être relevés parfois quand ils sont dans des quartiers difficiles. On doit surtout permettre aux enseignants de choisir ces quartiers et les projets pédagogiques qui vont avec Ce n’est pas assez le cas aujourd’hui. Et donc, c’est beaucoup plus que les postes à profil, le problème est beaucoup plus grave, c’est de vraiment permettre, de faire un laboratoire de liberté et de moyens, un projet pédagogique qui est adapté aux élèves. » (Note en passant : je ne crois pas qu’il y ait des projets pédagogiques qui ne soient pas adaptés aux élèves).

Il a poursuivi ainsi : « On doit permettre peut-être (…) d’avoir une équipe qui n’est pas simplement faite d’enseignants, mais de pouvoir d’abord choisir les enseignants qui y sont, être sûr qu’ils sont pleinement motivés, qu’ils adhèrent au projet, ce qui est, je crois, normal parce que c’est dur, et de pouvoir aussi y associer des acteurs extrascolaire qui partagent l’objectif. ».

Une méthode radicalement différente : « Le système a beaucoup bougé, nos enseignants font un travail extraordinaire et sont très engagés, et je les en remercie. On doit aussi continuer de mieux les rémunérer (…). Si on veut aller plus loin et plus vite, le rythme pour ces quartiers, doit être beaucoup plus fort. Et donc, je veux ici qu’on puisse en quelque sorte innover et mettre en place, à côté de ces investissements dans les bâtiments, une méthode radicalement nouvelle pour l’éducation de nos enfants. Inventer ici l’école du futur. (…) Il faut le faire dans les endroits qui sont les plus en difficulté parce que c’est là où on doit mettre très vite beaucoup plus de moyens et avoir des équipes motivées. ».

La mesure concrète : « Je veux qu’on puisse le commencer très vite ici et donc, que ces 50 écoles, on puisse les définir avec les élus, les familles, les parents d’élèves, les associations et évidemment, nos enseignants, qu’on les définisse dans les prochains mois et qu’on puisse lancer ce projet dans les premières écoles, où on pourra donc adapter, repenser les projets d’apprentissage, les rythme scolaires, les récréations, la durée des cours, les façons d’enseigner, et qu’on puisse commencer dès la rentrée 2022-2023. Et évaluer ensuite ces résultats et, s’ils sont concluants, les généraliser. Et on fera cette même innovation dans plusieurs autres quartiers de la République. ».

En d’autres termes : « Au fond, l’idée est simple : donner plus de liberté pour obtenir plus de résultats. Et je suis convaincu que c’est ainsi qu’on y arrivera. ». L’ambition présidentielle sur le terrain éducatif est donc très forte (sur les autres terrains aussi, lire le reste du discours), faire que les directeurs d’école recrutent eux-mêmes leur équipe pédagogique dès la rentrée 2022, et généraliser la mesure en cas de réussite, auquel cas, Marseille sera le nouveau modèle éducatif.

Dans ce très long discours, il y a beaucoup d’autres mesures tout aussi importantes. Mais je pense que la proposition de la liberté de recrutement fera date et on en parlera encore longtemps. Le fait d’ailleurs de placer cette problématique sous l’angle de la liberté est une donnée intéressante, cela veut dire que tout ce qui vient de l’État semble contraindre (notons que la technocratie qu’on reproche à "Bruxelles" est aussi importante voire plus prégnante en provenance de l’État).

Recruter un enseignant comme n’importe quel salarié dans une entreprise, pourquoi pas si c’est pour qu’il y ait une adhésion mutuelle au même projet ? Après tout, un humain, directeur d’école, est mieux placé qu’un froid robot du ministère pour s’occuper des ressources humaines.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (02 septembre 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Transgression à Marseille : recruter des profs plus "librement" ?
Discours du Président Emmanuel Macron le 2 septembre 2021 à Marseille (texte intégral et vidéo).
L’école publique gratuite de Jules Ferry.
Alisha, victime d’un engrenage infernal.
Genrer la part du Lyon ?
Daniel Pennac, ministre de l'éducation nationale.
René Haby.
Le handicap et l'école.
La féminisation des noms de métiers et de fonctions.
Les écoles ne sont pas des casernes.
La laïcité.
La réforme du baccalauréat.
Prime à l’assiduité.
Notation des ministres.
Les internats d’excellence.
L’écriture inclusive.
La réforme de l’orthographe.
La dictée à l’école.
La réforme du collège.
Le réforme des programmes scolaires.
Le français et l’anglais.
Le patriotisme français.
Jean-Michel Blanquer.
Jean Zay.
Vincent Peillon.
Alain Devaquet.
Alain Savary.

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59 réactions


  • bernard29 bernard29 4 septembre 11:06

    bonjour ; 

     Vous dites  ; « Dans ce très long discours, il y a beaucoup d’autres mesures tout aussi importantes. »

    c’est tout a fait vrai et ce qui est important , ce sont aussi les méthodes proposées pour tenter de parvenir à un début de solution qui sont essentielles. C’est pour cela que vous avez raison de traiter et de développer sur la question de l’ éducation.. 

    J’ai écouté ce formidable discours de bout en bout et le président Macron m’a semblé vouloir être un fédérateur d’énergies pour lancer ce « Marseille en grand » comme ils disent. C’ était un discours dynamisant, à mon avis, qui marquera les esprits à Marseille et peut être dans d’autres villes 

     


    • Aristide Aristide 4 septembre 11:23

      @bernard29

      Oauuhhh, des propos de campagne, des promesses comme toujours, des postures, des propositions iniques ... et vous voilà à avaler ce discours lénifiant sur l’action gouvernementale à quelques mois des elections.

      Allons, 5 ans !!! Et c’est maintenant qu’il aperçoit des difficultés des quartiers et des grandes villes (*) ? Je l’encourage à aller à Toulouse et dans toutes les grandes villes, des quartiers entiers laissés sous la loi des bandits ou des extrémistes, ...

      (*) Et pas seulement des grandes villes, des villes moyennes et petites souffrent de la même manière ...


    • bernard29 bernard29 4 septembre 11:36

      @Aristide

      c’est aux villes de s’inspirer du discours de Marseille pour tenter de résoudre leurs difficultés.


    • amiaplacidus amiaplacidus 4 septembre 12:53

      @bernard29

      J’espère pour vous que vous faites dans l’ironie et le second degré. Parce que si vous êtes sérieux, je vous conseille vivement de consulter.


    • ZenZoe ZenZoe 4 septembre 14:17

      @bernard29
      Mince alors, vous visez un maroquin chez LREM ?
      Sinon, ce qui compte, c’est l’excellence des actions, pas des discours, enfin, je dis ça je dis rien...


    • bernard29 bernard29 4 septembre 14:39

      @ZenZoe

      mais les actions, c’est par un partenariat avec les collectivités et les citoyens. Le discours c’est la qualité des actions et des méthodes à engager, c’est l’orientation et le sens,

      dans lequel les gens vont travailler. En fait vous êtes plus jupitérien et jacobin que Macron. Vous voulez qu’il définisse et fasse les actions à lui tout seul, qu’il agisse partout et tout le temps. Enfin, soyez raisonnable. : Il faut travailler avec le terrain .


    • charlyposte charlyposte 4 septembre 15:05

      @bernard29
      LOL smiley


  • Docteur Faustroll Séraphin 4 septembre 11:14

    Pour ce qui est des enfants, il sait de quoi il parle, comme pour le reste. Ce qu’il en connait, c’est ce que lui raconté sa mère.


    • zygzornifle zygzornifle 4 septembre 14:33

      @Séraphin

      Il a vu en boucle le film « chéri j’ai rétréci les gosses », les retraites, le chômage et tout le reste ..... 


    • charlyposte charlyposte 4 septembre 15:17

      @Séraphin
      Hum, ya des boules de pétanque qui se perdent dans la nature ! il est temps de bien viser une fois pour toutes. smiley


  • Aristide Aristide 4 septembre 11:17

    Recruter un enseignant comme n’importe quel salarié dans une entreprise, pourquoi pas si c’est pour qu’il y ait une adhésion mutuelle au même projet ? Après tout, un humain, directeur d’école, est mieux placé qu’un froid robot du ministère pour s’occuper des ressources humaines.


    Sauf que ce n’est pas le recrutement mais ce que l’on nomme des mutations de postes. En fait, cette supercherie marconienne provoquerait simplement le choix du chef établissement d’enseignants sur des critères assez flous, par exemple, un ancien collège, un guars du même syndicat, ... Calquer sur le public, le fonctionnement du privé n’est surement pas le plus efficace. Au moins sur ce domaine, on imagine assez vite que les « meilleurs » chosisront toujours les meilleurs postes, ...

    Quand au projet éducatif, c’est une escroquerie de le justifier par cela, comme si tous les enseignants n’étaient pas concernés par ces projets quel qu’ils soient !!!

    Le froid robot est un système contractualisé entre représentant de l’EN et les syndicats enseignants. Il me semble assez juste avec la prise en compte de listes différentes en fonction des choix professionnels, des critères de selection connus de tous, ... Rien empêche de les améliorer, c’est dans la concertation et surement pas avec une réforme de ce type tombée d’en haut !!! 


    • Fergus Fergus 4 septembre 11:59

      Bonjour, Aristide

      Cette proposition de Macron relève à mon avis de la triangulation, elle vise avant tout à couper l’herbe sous le pied de son ou sa futur(e) adversaire LR en matière d’éducation.


    • bernard29 bernard29 4 septembre 13:24

      @Fergus

      ça m’intéresse beaucoup de Macron puise bousculer les habitudes ou ouvre des perspectives. Et à Marseille, il ne l’a pas fait seulement pour certains enseignants et certaines situations enracinées. C’est très bien. 


    • Aristide Aristide 4 septembre 13:56

      @bernard29

      Bousculer les habitudes ? Il se caractérise par des propos tellement lénifiants qu’il ne sort rien.


    • mac 4 septembre 14:06

      @Aristide
      Les illuminés voient souvent des choses que les autres ne voient pas...


    • mac 4 septembre 14:10

      @Fergus
      Bref de la politique politicienne...
      Je ne suis pas à la retraite et je n’ai le temps de m’intéresser à ce genre de trucs.


    • zygzornifle zygzornifle 4 septembre 14:36

      @bernard29

      On verra dans 6 mois ce qu’il restera du discours du marchand de sable Macron et ou est passé le pognon ...


    • bernard29 bernard29 4 septembre 14:47

      @zygzornifle

      contrairement à ce que vous pensez, je trouve qu’un milliard 5 pour un tel plan (transports etc etc..) ce n’est pas beaucoup pour l’Etat. A voir avec les sommes déversées sur Paris et sur les lignes TGVs..
      Ce qu’il restera dans six mois, !! mais cher ami c’est quand même de la responsabilité des marseillais, non ? Macron aura fait son travail, d’impulsion, ’engagement et de participation au suivi.


    • charlyposte charlyposte 4 septembre 15:08

      @bernard29
      Des caméras partout pour veiller à ce que tout ce passe bien via le trafic de drogue ! smiley


  • mac 4 septembre 11:24

    Nous faire croire que c’est avec cette méthode que l’on va trouver de meilleurs enseignants qui seront mieux payés ?

    De qui se moque-t-on ? La réalité sera probablement tout autre, on embauchera des tâcherons venus de nulle part , sous payés et le le reste sera fait en télé enseignement. L’école à deux ou trois vitesses, celles du triangle d’or parisien, les écoles privées sous contrat et de nombreuses écoles publiques au rabais...


    • HELIOS HELIOS 5 septembre 00:57

      @mac

      interressante votre vision des choses... mais a l’inverse (en même temps comme il dit, l’autre, là) les municipalité qui ont plus de moyens que d’autres auront de meilleurs profs, surtout dans quelques quartiers dont on ne peut pas dire qu’ils ont beaucoup de « chances »... lol ! 


  • Iris Iris 4 septembre 12:10

    Comme si ça pouvait résoudre les problèmes des tiekars, en plus l’auteur le dit lui même, les chefs d’établissement peuvent déjà recruter des vacataires et des auxiliares.

    Les solutions ne sont pas là bien sur, c’est juste un prétexte pour privatiser un peu plus.

    Pas certain du tout que ça lui fasse gagner des votes.


  • ZenZoe ZenZoe 4 septembre 14:21

    C’est sûr qu’avec la liberté de recruter, les meilleurs profs de France et de Navarre vont candidater tout de suite à Marseille.


  • zygzornifle zygzornifle 4 septembre 14:37

    Partant de ce principe il faudrait également recruter les directeurs d’établissement pour savoir s’ils ont les compétences nécessaires pour recruter les profs ....


    • charlyposte charlyposte 4 septembre 15:13

      @zygzornifle
      Au bout c’est la lobotomisation de tous les élèves smiley tout baigne chez les missionnaires macronisés smiley


  • devphil30 devphil30 4 septembre 18:25

    Il m’en rate par une , la groupie du poudré


  • ETTORE ETTORE 4 septembre 21:08
    devphil30 4 septembre 18:25

    Il m’en rate par une , la groupie du poudré


    C’est vrai,,il est vent-debout du matin au soir, toujours sur ce fil, relatif au discours Macronicien, destiné à la Bonne Mère. 

    Une fidélité éditoriale à toute épreuve.

    Mais remarquez bien, les limites de ses avancées verbales ......

    On y retrouve la sempiternelle ritournelle de « l’énergie, impulsion, engagement..... »

    Je crois, que certains flyers éditorialistes, ont été distribués, pour garnir la queue de la comète, afin qu’elle persiste, après le passage du corps vaporeux central, Quelques graillons, qui sont en charge d’entretenir les contours plats, d’un théâtre d’ombre à la chinoise, qui risque de se diluer bien vite, dans la noirceur ambiante généralisée.,

    Tenir la lampe de poche, est un acte de bravoure, surtout quand on cherche des traces d’un fantôme.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 09:57

    Débarrassez-nous de cette bande de pédophiles pervers. Ils étaient au courant : JACK LAND, HOLLANDE, MACRON, Mythe ERRANT, BHL, Libé.....L’anniversaire de la mort de Pierre Bergé approche. N’hésitez pas à cracher sur sa tombe https://blogs.mediapart.fr/jean63/blog/081117/et-pierre-berge-personne-nest-au-courant-revelations-sur-un-scandale-etouffe


    • charlyposte charlyposte 5 septembre 11:19

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Il est vrai que Miterrand avait une énorme emprise sur pingeot, une jolie et jeune fille qui en fait a ratée sa vie via cette emprise ridicule et malsaine smiley comme quoi il faut de tout pour faire un certain monde.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 11:25

      @charlyposte
       et dire que je suis amie avec l’amie de la nièce de Mythe errant... que le monde est petit..


    • charlyposte charlyposte 5 septembre 11:57

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Une emprise de 1963 à 1996... c’est dire la valeur du droit de cuissage et celle des mots du gourou smiley une religion qui ne dit pas son nom !


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 12:05

      @charlyposte je ne peux dévoiler ici ce que Rocard a dit de Mythe errant. Mon compagnon Olivier avait fait le tour de la Suisse en en delta-plan (ou autre engin)..Un jour, ils se sont trouvés tous les trois : Mythe-errant, Rocard et mon Ol.....on peut dire que l’entretien fut glacial...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 09:58

    JACK LANG... A propos de transgression... Rako ferait mieux de la boucler...


    • charlyposte charlyposte 5 septembre 10:32

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Jack bientôt accro aux embryons ! on ne stoppe pas le progrès de la sensualité latente smiley


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 10:00

    Oui, oui. avec des homosexuels qui expliquent, exemples à l’appui que l’homosexualité est normale...C’était sous Hollande et Macron n’a rien dit...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 10:01

    A des enfant de 4 ans : leur dire que le genre n’est pas déterminé. Que l’homosexualité est normale. Merci Macron. DEGAGE...


    • charlyposte charlyposte 5 septembre 10:29

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Brigitte est pédophile, mais non reconnue chez la femme ! dû moins pour le moment, à voir dans 10 ans si tout va bien smiley


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 10:09

    Fais ce que je dit mais pas ce que je fais.... On connaît la chanson. Le bal des faux-culs au pouvoir..


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 10:36

    La gauche pédophile se moque bien du peuple. Leur objectif est de placer leur mignons.... Les sans-dent. Il est vrai que pour une fell..n. Rako, vous puez...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 10:38

    Je sais beaucoup, beaucoup de choses.... le grand-père de mon compagnon décédé était le médecin d’ATTALI....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 10:47

    Rako doit être homo. On sait parfaitement que les « mignons » et précieux détestent le peuple.. Ce n’est pas par hasard qu’ilsse retrouvent dans les métiers de l’esthétique ou comme Bern côtoyant les grands de ce monde...Cachez cette merde que je ne saurais voir en se bouchant le nez. Trop peur de se voir dans un miroir... Alors, on camoufle. un petit coup de chirurgie esthétique, un coup de blush et on est bluffé.. caché cette MRD que je ne saurai voir......


  • ETTORE ETTORE 5 septembre 14:55

    Mélusine...

    Connaissez vous, ce que l’on appelle « les ronds de sorcières » ?

    Ce sont des « arrangements circulaires herbacés » au milieu des prairies, qui sont le fait de certains champignons, qui développent en sous terrain, p leurs racines, et qui offrent ces « ronds obscurs » en plein champ, permettant au cueilleur averti de remplir son panier de ces succulents « pieds bleus ».

    Voyez vous, il en est de même, avec ce que vous fustigez.

    On les voit, on les reconnait, mais leur ballet des sorcières est VIP.

    Tout le monde ne peux pas pas les cueillir, faut un PASS porc !


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 15:06

    Simone Veil...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 16:23

    Peu de personnes le savent, mais dans le Conte Blanche neige et les sept nain on décrit les sept phases d’une prose de coke...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 16:23

    Une prise de coke..


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 septembre 17:45

    Ce qui se passe est très très grave. Car les français devraient le savoir. 11 personnes du gouvernement français de Macron font ou ont fait partie d’un club ultra-secret dirigé par le fameux Duhamel. Des pédophiles bien sûr... Pourquoi Zemmour n’y va pas franchement. Il suffirait d’un livre. A-t-il lui aussi des choses à cacher ????


  • Arnes Arnes 6 septembre 09:09

     2 éclairages :

    1-En Loire Atlantique où je vis maintenant et en Vendée, l’enseignement privé catholique est prépondérant et est plébiscité à cause de sa qualité. Chaque chef d’établissement recrute, évalue, forme et dynamise l’équipe enseignante ; l’enseignement est quasi gratuit pour les foyers modestes, et le chômage est parmi les plus bas de France.

    Je suis navré de constater ce fait, ayant été éduqué dans l’école républicaine laïque, gratuite et égalitaire supposée parfaite, mais qui en réalité a perdu la plupart de ses qualités. 

    2-En Angleterre, mon ami Frank est directeur d’une « academy » dans une zone défavorisée où il recrute ses profs (interviewés par lui, ses adjoints et un panel d’élèves), fixe leur salaires, les évalue (lui, ses adjoints et leurs élèves) et s’en sépare s’il le faut. Le taux de réussite des élèves au GCSE (super brevet) est passé de 40% à plus de 80% ; ceci dû à la cohérence et au dynamisme de l’équipe éducative. Frank est devenu consultant en éducation et a même reçu un OBE (Décoration pour services rendus) remise par le prince Charles.

    Il n’est donc pas inéluctable que notre système éducatif continue à s’enfoncer dans la médiocrité ; des solutions existent même s’il faut bousculer quelques vaches sacrées. Les enseignants dans leur grande majorité ont prouvé lors de cette pandémie qu’ils avaient des ressources de créativité pour assurer leur enseignement malgré des conditions à priori ingérables. Bravo à eux.


  • Jean de Beauce Jean de Beauce 6 septembre 16:29

    On recrute dans les écoles REP par le mouvement informatisé pour OBLIGER les profs à exercer dans les zones de non-droits, en bidonnant les barêmes depuis l’ère Allegre. Il est ridicule de permettre un recrutement « libre » s’il n’y a pas de volontaires pour postuler...


  • ETTORE ETTORE 7 septembre 22:02

    RâKotonanobis@

     les visites présidentielles sont manifestement devenues la foire à la saucisse,


    Alors là, Rakoto, permettez moi de vous féliciter pour votre clairvoyance.

    Si, si, Bravo !!!

    Et moi qui désespérait de votre copinage imbu ....

    Bon allez y mollo quand même, quand vous abattez le f(R)oc ; pour virer sous le ventS, tachez quand même de ne pas vous prendre la bôme en pleine poire.


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