vendredi 9 juin 2006 - par Marc Bruxman

Une révolution politique après la révolution technologique ?

Les révolutions technologiques ont souvent précédé les révolutions politiques. En bousculant les rapports de pouvoir entre les hommes, les innovations technologiques mettent à mal le système politique qui, parfois, ne s’en remet pas. Nos hommes politiques ne semblent d’ailleurs pas s’y tromper, et craignent beaucoup l’arrivée d’Internet et tout ce qu’il crée comme bouleversements sociaux.

Certains historiens considèrent que c’est l’évolution des techniques du XVIIIe siècle qui a conduit à la Révolution française. Ces évolutions auraient modifié les rapports sociaux de l’Ancien régime et ce faisant, auraient rendu la société instable. Le système politique étant devenu inadapté, il s’est effondré sous son poids, et le renverser fut une formalité. Les modifications politiques qui sont survenues ont alors permis à la Révolution industrielle de prendre son essor.

La société qui s’est reconstruite ensuite était une société adaptée aux nouvelles réalités du monde, et même si elle mit longtemps à se stabiliser définitivement, elle semble aujourd’hui inébranlable. Dans des pays comme l’Angleterre, au contraire, le système politique a su évoluer lentement, avec son temps. Cela a évité une révolution qui eût été fort sanglante.

Il est très intéressant de constater que nous sommes à un moment similaire de notre histoire. A une différence près. Les changements ont été si radicaux qu’une évolution lente, certes souhaitable, va être difficile.

Pendant des siècles, nous avons vécu dans une société "capitaliste" (que je n’emploierai pas au sens péjoratif). Le fait de posséder une grosse somme d’argent et des moyens de production "lourds" était une garantie de succès. En apparence, ce n’est pas près de changer. La société n’a jamais été aussi concentrée en si peu de mains qui possèdent justement la plupart des moyens de production. (cf. fusions/acquisitions...).

L’informatique est venue changer cette donne. Contrairement à la physique, science de la matière, l’informatique, science de l’information, traite de l’immatériel. Une fois un outil informatique créé, il peut être reproduit à l’infini. Pour capitaliser sur un outil informatique, il faut donc créer des outils artificiels (brevets, copyright), sinon seule la première copie d’un programme (ou de données) aura une valeur marchande en tant que telle. Or, ces outils artificiels sont vus comme une entrave par les citoyens, comme nous le constatons avec les problèmes liés au peer to peer ou aux brevets sur le logiciel ou sur le vivant.

Il est à ce titre assez remarquable que non seulement les citoyens voient ces moyens (copyrights, brevets) comme des entraves non souhaitées, mais qu’ils soient en train de réussir à se prendre en main. Des outils comme le peer to peer, le logiciel libre ou les licences Creative Commons sont en train de dévier vers une course non prévue : ils ont créé un modèle économique et un écosystème de production viable autour d’eux. Selon tous les manuels d’économie, l’éclosion d’une économie autour du logiciel libre devrait paraître incongrue. Et pourtant, force est de constater que cela fonctionne !

Parallèlement, de nombreux problèmes, qui autrefois se traitaient de manière physique (secrétariat papier, distribution de CD, distribution de journaux), deviennent des problèmes que l’on peut traiter de manière immatérielle. L’informatique a permis cette révolution. Mais si l’on admet que ce qui est de nature physique se capitalise facilement, et que ce qui est de nature immatérielle se capitalise difficilement (car l’information est un bien liquide et peu contrôlable), alors nous avons détruit la possibilité d’amasser du capital sur toutes ces activités que nous avons rendues immatérielles. Comme de nombreux économistes l’ont déjà remarqué (à commencer par Karl Marx), à partir du moment où tout le monde possède une machine, celle-ci cesse de devenir une richesse pour son propriétaire. C’est tout au plus une barrière à l’entrée pour des concurrents potentiels. Or, vu que dans le cas de l’informatique, la reproduction ne coûte rien, la barrière à l’entrée n’existe pas réellement. Certes, il y a le prix du hardware et quelques jours/homme de développement. Mais c’est dérisoire par rapport à ce que coûtait la construction d’une usine pour un capitaliste du XIXe siècle. Dans un raisonnement purement "capitaliste" (c’est-à-dire motivé par l’accumulation du capital et non par le bénéfice d’exploitation immédiat), l’informatique a donc peu d’intérêt. Sauf qu’elle permet de tels gains de productivité qu’aucune entreprise ne peut s’en passer.

Nos décideurs se retrouvent ainsi dans la peau d’un héroïnomane dépendant. Il savent que la drogue (ici l’informatique) n’est pas la solution à leur problème, mais ils doivent avoir leur dose, sinon la productivité de leur entreprise va décroître (et ils vont couler). Mais dans la plupart des cas, si installer un logiciel et bien gérer son informatique va rendre l’entreprise compétitive (et créer un boost immédiat sur les finances), cet investissement sera très vite obsolète lorsque les concurrents vont faire de même. C’était déjà pareil avec les machines-outils. Sauf que là, comme le logiciel est immatériel, tout le monde est au même niveau très vite. La drogue cesse de procurer du plaisir (des gains financiers), mais le consommateur en est devenu complètement dépendant.

Rapidement, les sociétés qui ne sont plus à même de s’informatiser suffisamment vite meurent, ou se trouve qualifiées de dinosaures. Ces sociétés ont toutes une caractéristique : elles employaient énormément de main-d’oeuvre. Et leurs tueurs sont des sociétés souvent très petites. A titre d’exemple, il vous suffit de comparer Wanadoo (le dinosaure) et Free (le nouveau venu). Ce phénomène ne fait qu’accélérer la transformation.

Au fur et à mesure que la société se transforme, il devient de plus en plus difficile de capitaliser (au sens purement financier du terme). En réalité, seule la capacité à innover en permanence devient réellement déterminante. Et cette capacité dépend avant tout des hommes : les DRH parlent alors de capital humain. Mais ce capital humain est liquidel car la concurrence peut les débaucher. De plus, les relations employeurs / employés tendaient à vassaliser les employés pour leur laisser le moins de marges de manoeuvre possible. Il faut maintenant faire l’inverse pour réussir : libérer l’employé, lui donner les moyens de sa créativité, et tout faire pour le retenir dans son équipe (s’il est bon).

Mais les structures capitalistiques traditionnelles ne sont pas du tout adaptées à ce mode de fonctionnement. La gestion des ressources humaines des grands comptes considère encore la main-d’oeuvre comme interchangeable : c’est l’apport du taylorisme, et c’est ce qui a fait le succès des entrepreneurs du XXe siècle. Au XXIe siècle, il faut travailler autrement. Et c’est là que les grosses structures sont incapables de s’adapter et investissent à tour de bras dans la technologie pour reculer l’issue inévitable. Mais en investissant ainsi sans se réorganiser, elles ne font qu’accélérer le transfert de richesse.

Cet appauvrissement du monde en capital peut se constater dans le rythme des fusions / acquisitions et de la concurrence dans la vieille économie. Confrontées à des ressources cabalistiques de plus en plus rares, les structures de la vieille économie sont en train de s’affronter à mort. De même qu’une guerre déclenche une course aux armements, cet affrontement déclenche une course à la technologie, qui ne fait qu’accélérer le phénomène. Car à ce jeu, très peu de ces anciennes structures vont survivre.

Certes, il faudra toujours produire certains biens physiques. Mais l’automatisation de la production et la baisse des prix liée à l’augmentation de la productivité vont rendre cette production non stratégique. Seule une hausse des coûts de l’énergie pourrait enrayer ce plan, mais il est fort probable que la société se réorganisera très bien autour d’une consommation énergétique plus faible. (Ne serait-ce que parce que les télécoms vont réduire fortement les besoins en déplacement, et que le télétravail va se généraliser : j’écrirai prochainement une chronique à ce sujet).

Ces modifications dans la structure du pouvoir, que nous vivons actuellement, créent toutes sortes de problèmes : chômage, pauvreté, baisse de l’autorité de gens devenus inutiles. De plus, l’Etat est la première des structures inefficaces, en raison de sa bureaucratie. Il est très touché par ce phénomène. Le pouvoir politique en place est de plus en plus affaibli, car il ne contrôle plus la situation, et les gens l’ont compris.

Parallèlement des idéologies politiques nouvelles émergent sur le réseau. Elles sont encore loin d’être prêtes à prendre le relais de nos institutions, mais de façon parcellaire, le logiciel libre, les licences créative commons, les blogs et tous les outils sociaux en train de naître façonnent l’organisation politique de demain. Je me risquerai à prédire que ce monde-là sera collaboratif, mais l’individu y aura une place renforcée, car les travailleurs ne seront plus interchangeables. Les connaissances et l’éducation seront probablement la première valeur demandée à un individu.

Et tout cela n’a rien à voir avec nos sociétés actuelles. Reste donc à voir comment elles peuvent s’y adapter. Si elles n’y parviennent pas, elles vont devenir tellement inefficaces qu’elles s’étioleront d’elles-mêmes. Il serait donc vivement souhaitable que nos politiques s’intéressent à ce phénomène, pour l’accompagner plutôt que le combattre, afin d’éviter un chaos indescriptible. Car, comme le disait Victor Hugo, on ne lutte pas contre une idée dont le temps est venu.



179 réactions


  • mcdog (---.---.155.204) 9 juin 2006 11:37

    Il s’agit là d’une brillante analyse de notre temps qui est à la fois structurée mais aussi très claire. merci pour cet article qui m’a permis de découvrir un phénomène que je ne considérais pas autant.


  • Erable (---.---.89.169) 9 juin 2006 13:27

    C’est faux : les révolutions scientifiques et technologiques n’amènent pas forcément des révolutions sociales. La Chine a inventé la poudre mais a stagné sur les plans social et politique. Pourquoi ? Parce qu’une bureaucratie au service des classes féodales a réussi à dominer le pays de façon durable. La science et la technologie peuvent être un moyen d’asservissement si elles sont mises au service des exploiteurs.


    • Stéfan Stéfan 9 juin 2006 14:02

      @Erable : l’auteur de l’article n’a pas écrit « forcément », il a écrit « souvent ».

      Relire la première phrase de l’introduction : « Les révolutions technologiques ont souvent précédé les révolutions politiques. ».

      Donc pas la peine de s’énerver.


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 15:50

      ...les révolutions scientifiques et technologiques n’amènent pas forcément des révolutions sociales

      Bien sûr que cela entraine une révolution sociale c’est l’évidence même :

      • la bombe atomique à modifié de manière durable la société
      • la révolution française fait suite à la révolution industrielle qui a fait émerger une classe nouvelle, celle de la bourgeoisie entuendue en tant que puissance de l’argent. (la société française de l’ancien régime ne connaissait que trois classes)

      ...La Chine a inventé la poudre mais a stagné sur les plans social et politique

      ..ben voyons. La morgue crasse des occidentaux ?!?

      Parce qu’une bureaucratie au service des classes féodales a réussi à dominer le pays de façon durable

      Qu’est ce qu’on se marre. Il n’y a pas de bureaucratie dans la féodalité. Ou alors tu entends le terme de féodal dans un sens qui m’échappe.

      La science et la technologie peuvent être un moyen d’asservissement si elles sont mises au service des exploiteurs

      C’est évident, une lapallissade même je dirais, vu que c’est toujours le cas, systématiquement et invariablement.


    • Garib (---.---.106.214) 9 juin 2006 20:09

      Bien sûr que la Chine a eu une bureaucratie au service de la féodalité, comme les énarques français sont une bureaucratie du capitalisme et l’equivalent existe sous d’autres formes dans tous les pays dits « riches ». Le problème est précisément que ces bureaucraties ne cessent de se renforcer depuis les années 1980.

      Et la Chine a en effet longtemps stagné, non pas par manque de puissance scientifique et technologique, mais parce que la bureaucratie a étouffé la société de l’époque, et ça a duré très longtemps.


    • dom (---.---.199.201) 10 juin 2006 14:08

      on peut aussi noter, dans l’exemple de la chine et de la poudre que la vision d’un progrès peut fortement différer selon les peuples et suivant les âges. La poudre chez les chinois a très longtemps été réservée aux feux d’artifices, les chinois trouvant déshonorant de l’utiliser pour le combat. Ce seront les temps modernes et industrieux qui appelleront l’utilisation des fusils, la perte de sagesse vis-à-vis d’une découverte donc, un « progrès ».


    • Daniel Milan (---.---.162.220) 10 juin 2006 14:17

      Je ne savais pas que la poudre chinoise était la meilleure !


  • Erable (---.---.89.169) 9 juin 2006 13:33

    L’article d’Isabelle Debergue :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9933

    a visiblement fait mal !


    • Garib (---.---.45.188) 9 juin 2006 20:14

      Rien de très étonnant. L’article d’Isabelle Debergue n’est pas de ceux qui cachent la m... sous le tapis, et rien que cela, ça « pose problème »...


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 juin 2006 13:35

    Cet article mérite le détour par les questions qu’il soulève. Pourriez-vous indiquer quelques références sur les liens entre Révolution et technique ?

    Dans le sillage de cette piste, on peut aussi associer les Révolutions industrielle et politique de 1848, mais aussi la « révolution nazie » sous l’égide des techniques de diffusion hertziennes, et aussi des techniques utilisées dans le déplacement

    Précision, les sciences physiques traitent aussi de l’information.

    Pour le reste, le fond reste la question de la nature de la révolution sociale induite par les technologies de l’information. D’abord il y aura-t-il une révolution ? Mais ce qui est sûr, c’est que le monde se présente comme un espace où la sélection sera non pas naturelle mais dépendant d’artifices, notamment pour ceux qui auront un déficit de connectivité et seront amenés à dépérir, à l’instar des paysans au siècle dernier


    • Marc P (---.---.131.164) 9 juin 2006 17:47

      Bonjour Bernard,

      Article intéressant certes mais comme qui comme vous m’a immédiatement suggéré que la principal révolution est que sont généré des « in » et des « out »... les in seront plsu faciles à gérer que les out je le crains....

      J’en était resté quant à moi à une révolution technique catalysée et mobilisée par et au service d’une révolution en route... Sans cette contibution des savants, la rév de 1789 aurait pu faire long feu, un peu plus qu’un pétard mouillé...

      c’est ce livre superbe de D Guedj que j’ai en tête....

      http://www.evene.fr/livres/livre/denis-guedj-la-revolution-des-savants-12584.php

      mais la rev industrielle est sans conteste à l’origine de la société et de l’économie actuelles...

      bien à vous....

      Marc P


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 17:53

      « Sans cette contibution des savants, la rév de 1789 aurait pu faire long feu, un peu plus qu’un pétard mouillé... »

      Quand on voit le nombre de savant guillotiné, c’est sur que pour la révolution, le savant c’est vachement important..


  • Johan Johan 9 juin 2006 13:40

    Alors comment va t on elaborer un nouveau modele ?

    Je crains que l occident ne perde sa force en abandonnant toute production industrielle, delocalisee dans des pays a main d oeuvre bon marche.

    Les politiques vont ils lacher le morceau aussi facilement, j ai plutot l impression que comme depuis qu ils sont tirailles entre l Europe et le communautarisme, ils vont inventer toutes sortes de moyens de se rendre indispensable (la moitie du PIB de la France est redistribuee par l Etat), le tout de facon suicidaire car absolument intenable.

    Et au plus ce sera intenable, au plus ce sera bien tenu, par la surveillance et l opression.


    • Erable (---.---.89.169) 9 juin 2006 13:57

      Les délocalisations de la recherche, ou les très bas salaires de la main d’oeuvre intellectuelle en Russie par exemple, montrent une réalité contraire aux bavardages de l’article.

      Le travail intellectuel est asservi comme le travail intellectuel par de puissantes machines de pouvoir dont l’appareil répressif se nourrit des apports scientifiques et technologiques que lui fournit une nomenklatura « prestigieuse » exploitant chercheurs, ingénieurs...


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 20:42

      « chercheurs, ingénieurs »

      Aucune loi n’interdit chercheurs, ingénieurs de devenir patrons, s’ils en ont les capacités.


  • BarryAllen (---.---.17.100) 9 juin 2006 13:49

    Excellente analyse, pourvu que vous ayez raison (et que la transition se fasse sans trop de heurts).

    Gare aux commentaires des dogmatiques traditionnels du capitaliste !


    • Erable (---.---.89.169) 9 juin 2006 13:53

      Transition vers quoi ? Ce qui se met en place, ce sont des pouvoirs de plus en plus incontrôlés et absolus, les « élites » scientifiques et technologiques aidant !

      C’est vers une DICTATURE PLANETAIRE qu’on va.


    • BarryAllen (---.---.17.100) 9 juin 2006 13:57

      Merci pour ce commentaire nuancé et argumenté qui invite au dialogue.


    • Erable (---.---.89.169) 9 juin 2006 14:00

      « Nuancé » ? Regardons donc le rôle de la science et de la technologie dans les guerres de la dernière décennie !

      Et, pour ce qui est du dialogue, les électroniques des avions de guerre "dialoguent beaucoup...


  • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 14:15

    « Les modifications politiques qui sont survenues ont alors permis à la Révolution industrielle de prendre son essor. »

    C’est la mythologie Marxiste. En fait il n’y a pas de Révolution Industriel en France avant les année 1830. La Révolution de 1789 est un événement largement aléatoire.

    « La société qui s’est reconstruite ensuite était une société adaptée aux nouvelles réalités du monde, et même si elle mit longtemps à se stabiliser définitivement, elle semble aujourd’hui inébranlable. »

    La société française actuel n’est absolument pas adapté aux réalité du monde, bien au contraire !

    « Cet appauvrissement du monde en capital peut se constater dans le rythme des fusions / acquisitions et de la concurrence dans la vieille économie. »

    Comprend pas. Si je possede uns société, et que je m’en paye une autre, le capital est stable, non ? Celui à qui je l’ai payé a bien eu du capital en échange !

    « Mais les structures capitalistiques traditionnelles ne sont pas du tout adaptées à ce mode de fonctionnement. La gestion des ressources humaines des grands comptes considère encore la main-d’oeuvre comme interchangeable »

    Ah, les 35 heures !

    « Et c’est là que les grosses structures sont incapables de s’adapter et investissent à tour de bras dans la technologie pour reculer l’issue inévitable. Mais en investissant ainsi sans se réorganiser, elles ne font qu’accélérer le transfert de richesse. »

    En quoi délocaliser « transfert de la richesse » ??

    « les travailleurs ne seront plus interchangeables. »

    Ils vont devenir fongible, oui.


  • CP (---.---.229.45) 9 juin 2006 14:23

    Si on fait abstraction de la nature de la société dans laquelle se produit le « progrès scientifique », on tombe dans des raisonnements démagogiques et ultra-conformistes.

    Avec les oligarchies qui contrôlent actuellement la planète, on peut craindre par exemple que le savoir en matière de clonage humain ne devienne de plus en plus confidentiel et qu’il soit utilisé, non pas dans l’intérêt de tous, mais dans celui des super-riches. Y compris pour affirmer définitivement leur domination et mettre fin par la voie génétique à toute contestation sociale.

    Le jour où ils sauront comment faire pour que les enfants des riches soient, de naissance, plus grands, plus forts et surtout plus intelligents que les enfants des « non riches », ça en sera fait de toute idée républicaine.


    • CP (---.---.229.45) 9 juin 2006 14:28

      Lire également « IBM et l’Holocauste » d’Edwin Black, Robert Laffont 2001, pour voir comment la technologie de pointe d’IBM a aidé le III Reich à exterminer les victimes des persécutions nazies.


    • couillu (---.---.47.175) 9 juin 2006 19:32

      Oui mais vu comment on a du mal a comprendre comment fonctionne le cerveau, vu comment on a du mal à cloner des brebis qui restent « normales » tout au long de leur vie, etc...

      A mon avis le clonage humain est pas pour tout de suite, et la modification génétique pour nous rendre intelligents on va l’attendre encore plus longtemps


    • Garib (---.---.18.143) 9 juin 2006 20:18

      A Couillu : Tant mieux si le clonage humain n’est pas pour tout suite, car je n’ai pas l’impression qu’il soit prévu de nous rendre plus intelligents, bien au contraire... Sauf les fistons des oligarchies.


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 20:46

      « Le jour où ils sauront comment faire pour que les enfants des riches soient, de naissance, plus grands, plus forts et surtout plus intelligents que les enfants des »non riches« , ça en sera fait de toute idée républicaine. »

      La République, c’est juste le droit de vote, donc pas de probléme.

      Par ailleur c’est déja le cas, car l’élite reste stable, donc il y a selection naturel, et transmission héréditaire de l’intelligence, comme l’a prouve Bourdieu. Certes les plus intelligent, ceux qui sont dignes d’entrer dans cette élite, le font, et ca ne fait donc qu’agmenter la différence de niveau avec le reste de la population.


    • Teufel (---.---.198.39) 10 juin 2006 12:10

      Encore un qui a fait semblant de lire Bourdieu...total contre-sens !!!


    • Teufel (---.---.198.39) 10 juin 2006 12:15

      Un article fait à la va vite...des commentaires le plus souvent désolants ! Du plus mauvais AV.,du microtrottoir à la petite semaine...


    • Garib (---.---.18.215) 12 juin 2006 01:57

      Le commentaire de Mizo est très pertinent. La science est au service des puissants. Bien sûr, ce qu’on dit peut ne pas plaire...


  • Actustragicus (---.---.66.121) 9 juin 2006 14:26

    Votre analyse sur la mise en danger du capitalisme par les « nouvelles technologies » me semble pertinente globalement, mais je ne suis pas tout à fait d’accord sur l’enchaînement de causes que vous avancez, qui est trop simple : une « révolution » technologique n’entraîne pas de « révolution » politique, c’est une illusion sémantique - l’utilisation du même terme semble établir un lien qui n’est que superficiel. Par contre, une avancée technologique peut permettre l’apparition d’une nouvelle activité économique, ou d’un nouveau rapport social, qui, lui, aura des conséquences politiques. Le capitalisme est né de la nécessité de regrouper ses forces pour produire de nouveaux biens de consommation, alliée au libéralisme politique qui a soustrait ce mode d’organisation au contrôle de l’Etat. En gros, pour exploiter une mine de charbon, il faut s’y mettre à plusieurs et donc constituer un capital, la motivation étant le partage des bénéfices. (La question en suspens étant de savoir si cette organisation collective doit ou peut se faire sous le seul contrôle de ses associés, ou bien de la société entière -autrement dit, en fonctionnement privé ou public-. Dans un premier temps, cette question n’a pas été essentielle, car aucun inconvénient politique ne semblait pouvoir sortir d’une simple association d’intérêts. Mais la concentration capitalistique que permettait le système finissant par donner d’énormes pouvoirs d’influence aux maîtres d’oeuvre, il a bien fallu se rendre compte que la sphère d’action du système capitaliste allait bien au-delà de la simple production économique, d’où son implication dans la sphère politique.) Mais je reviens au point qui nous occupe : le capitalisme est né de la nécessité de regrouper ses forces pour la production de biens. La question essentielle aujourd’hui est que les « nouveaux biens » concernés par les nouvelles technologies ne nécessitent absolument pas de regrouper ses forces. L’automatisation a permis à beaucoup de petites entreprises de fabriquer ce qui n’était accessibles qu’aux grandes, et tout ce qui relève de l’immatériel peut être conçu, produit et distribué par une seule personne. Pour ces activités-là, le capitalisme ne sert donc à rien. Il reste utile pour d’autres (on ne peut pas encore construire de voiture dans son salon) ; mais tout un pan de l’économie, qui est précisément le plus rentable, donc le plus sensible politiquement car assurant un maximum d’influence à ses possesseurs, n’a plus vraiment besoin du capitalisme pour exister. C’est pourquoi l’existence de ces technologies pourrait effectivement menacer le capitalisme, non pour le voir disparaître (sauf si par ailleurs on confiait les organisations économiques qu’il dirige aujourd’hui à des structures publiques, selon que la structure économique considérée a ou non une grande influence politique, ce qui est une autre histoire) - non pour le voir disparaître, donc, mais pour le cantonner au domaine où il est opportun, càd la production de biens matériels. C’est donc une vraie lutte politique qui s’annonce, initiée par des puissants qui voudraient bien le rester en tentant de soumettre l’ensemble de l’activité humaine au modèle économique capitaliste... en dépit du bon sens.


    • CP (---.---.229.45) 9 juin 2006 14:30

      Qui a les moyens d’exploiter les découvertes scientifiques ? Au premier chef, celui qui détient le pouvoir. Alors, ne fantasmons pas !

      Les oligarchies capitalistes ont très bien appris à maîtriser le monde scientifique et ce qu’il produit.


  • Pehem (---.---.78.114) 9 juin 2006 14:28

    Très intéressant, cet article. Merci.

    On nous parle de la société de l’Information, mais c’est en réalité la société de l’Innovation qui se prépare. Ce sont les nouveautés qui vont se vendre. La société de l’Information ne serait que le terrain favorable.

    La nouvelle ère que vous décrivez me semble créer un modèle économique où ce n’est pas la _production_ mais _l’innovation_ qui crée la valeur. Mathématiquement, la société change de nature : ce n’est plus son évolution, mais c’est la _vitesse_ de cette évolution qui crée sa richesse.

    Questions : Quelle durée de vie peut-on supposer pour un tel modèle ? Où se trouve la limite à l’innovation, s’il y en a une ? A quoi ressemblerait une crise de l’innovation ?


    • CP (---.---.229.45) 9 juin 2006 14:33

      La « liberté d’entreprendre » a cessé d’exister depuis belle lurette avec la consolidation du pouvoir du capital financier à l’échelle mondiale. « Innover » demande des moyens, un « financeur »...


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 20:47

      Et ? Je ne vois pas le probléme.


    • Marsupilami (---.---.36.13) 9 juin 2006 14:47

      Ouaf !

      Bravo Demian, j’ai tout compris... et je suis pour une fois 100 % d’accord avec toi sur la critique que tu fais de cet article. J’allais écrire le même commentaire que toi (mais dans un style nettement moins ampoulé, évidemment...).

      Houba houba !


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 16:01

      Tiens, revoilà le débiteur de stupidité gratuite :

      Vous parlez d’inventions techniques du dix-huitième siècle, sans jamais nous en citer aucune

      Pourtant de votre histoire : les machines à tisser installée à Lyon au XVIIIème qui furent piétinées par les ouvriers et détruite, puisqu’elle détruisait des places de travail. De cet évènement viens d’ailleurs le mot -sabotage- au sens ou on l’entend aujourd’hui puisque ces machines furent piétinées par des ouvriers portant des sabots.

      On suppose tout de même que le fait d’écrire un article fasse appel à l’intelligence du lecteur ou du moins à une culture minimale. Ce qui évite de re-créer un manuel scolaire complet.


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 16:03

      Une dissertation, de ce niveau, se voudrait plus illustrée et étoffée par l’antithèse, qui apparaît sitrop peu dans le cours de votre article, pour convaincre ou pour nous garantir votre débat intérieur le plus objectif, sinon objectivé.

      Ouai c’est ça ! Si tu vois freud et hegel au buffet de la gare, tu les salue pour moi et tu leurs demande d’arrêter de boire.


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 16:25

      Sans vouloir insister, j’ai appris cela à l’école en cinquième année primaire (je ne connais pas la correspondance chez vous - chez nous à 11 ans)


    • zoï (---.---.58.60) 9 juin 2006 18:39

      Monsieur West n’a pas tort. Même si le 18em siècle a inventé (ou réinventer) la machine à vapeur, les applications n’ont débuté que dans les années 1820, en Angleterre. Le 18em siècle est un siècle scientifique - c’est vrai - mais cela n’en fait pas pour autant un siècle technicien comme le sera le 19em. Il reste qu’on ne peut titiller l’auteur de l’article là-dessus, puisqu’il se contente de faire référence à certains historiens. On aimerait tout de même savoir lesquels...


    • couillu (---.---.47.175) 9 juin 2006 19:39

      Oui mais sans la révolution, est ce que toutes ces belles inventions du XIXe auraient été inventées ? Sans le rab de liberté obtenu, est ce qu’on aurait découvert tout ça ?


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 19:57

      « la pierre molle du dur... »

      A mon grand regret, j’ai le devoir de vous annoncer que Demian à craqué...


  • minijack (---.---.80.91) 9 juin 2006 14:47

    Bien vu. La Révolution est en marche. Rien ne pourra l’arrêter.

    La difficulté pour RDDV à faire passer si douloureusement son projet DADvSI, avec un accouchement qui n’a jamais connu autant d’étroitesses (tant d’écart de votes que d’esprit) le démontre bien.

    La manipulation qui a visé et qui est parvenue à faire sauter l’article 1 relatif à cette si dérangeante idée d’une « Licence Globale », constitue une tentative désespérée dans un combat d’arrière garde pour préserver les privilèges de notre vieux monde.

    Mais dans les révolutions, les privilèges sont les premiers à tomber ! Les « majors » découvrent soudain qu’elles sont déjà mortes, et les grandes industries médiatiques aussi. Comme par hasard, ce sont les mêmes ! (voir « les medias en France ») Mais pas seulement les médias, l’Eglise aussi, les religions en général, subissent des poussées de fièvres révolutionnaires. L’impact mondial, complètement inattendu et visiblement terrifiant pour l’institution romaine, d’un simple roman comme Da Vinci Code et tous les sites consacrés aux aspects cachés de l’histoire, à tort ou à raison, sont là pour démontrer que les gens en ont ras le bol de se laisser manipuler.

    Au XXe siècle, la petite lucarne a remplacé la chaire des églises utilisée au cours des siècles précédents, mais peu à peu avec Internet, la communication, secteur stratégique s’il en est, échappe complètement aux dirigeants et aux grands médias. Et ce n’est pas un mal quand on voit l’utilisation que Bush en a faite pour sa propre « croisade » économico-pétrolière !

    Le monde se réinvente sans cesse, et c’est bien. Espérons seulement que les nouveaux mass medias indépendants et collectifs qui sont en train de naître sous nos doigts de ProNetaires sauront s’auto-organiser et s’auto-discipliner sans passer les intellectuels par pertes et profits, comme il arrive trop souvent dans les révolutions.


    • Mizo (---.---.19.88) 9 juin 2006 14:53

      C’est une blague ? Regardez le monde autour de vous, en France comme à l’étranger ! C’est tout le contraire d’une révolution qui se passe en ce moment.


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 14:55

      « La difficulté pour RDDV à faire passer si douloureusement son projet DADvSI, avec un accouchement qui n’a jamais connu autant d’étroitesses (tant d’écart de votes que d’esprit) le démontre bien. »

      Non, c’est toujours comme ca pour les petites lois.

      « Mais pas seulement les médias, l’Eglise aussi, les religions en général, subissent des poussées de fièvres révolutionnaires. L’impact mondial, complètement inattendu et visiblement terrifiant pour l’institution romaine, d’un simple roman comme Da Vinci Code et tous les sites consacrés aux aspects cachés de l’histoire, à tort ou à raison, sont là pour démontrer que les gens en ont ras le bol de se laisser manipuler. »

      Arf ! La théorie du complot, qui resurgie des que les gens ne comprenent rien du tout au monde dans lequel ils vivent.

      Non, l’Eglise rappel juste que c’est un roman, et que ce n’est pas trés respectueus (Brown n’a qu’à faire des histoire sur Mohammed si ca l’amuse tant !) Aprés si pour vous Harry Poter est la Réalité, libre à vous !


    • minijack (---.---.80.91) 9 juin 2006 15:06

      Vous n’y êtes pas.

      Je ne dis pas que Dan Brown révèle des vérités cachées qui devraient remplacer les dogmes établis. Je dis simplement que le succès de son roman (qui n’est qu’un roman, j’en suis d’accord) révèle un vrai questionnement sur les possibles embrigadements psychologiques des peuples par ceux qui détiennent le pouvoir de communication.

      Et je constate que les peuples du Net ont entre les mains la seule arme qui puisse les défendre de ces lavages de cerveaux généralisés.

      je ne dis rien d’autre.


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 15:09

      « révèle un vrai questionnement sur les possibles embrigadements psychologiques des peuples par ceux qui détiennent le pouvoir de communication. »

      On ne peut pas vraiment dire que l’Eglise à le pouvoir sur la communication.. Tout au contraire, les journalistes et autres umoristes passent leur temps à la calomnier et la diffamer..

      « Et je constate que les peuples du Net ont entre les mains la seule arme qui puisse les défendre de ces lavages de cerveaux généralisés. »

      Ca peut aussi être un instrument d’intoxication. Imaginez Hitler avec internet ?


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 16:28

      Juste. Aujourd’hui c’est l’ancrage d’une révolution ou si l’on préfère son évolution logique. Le contrôle systématique, par la technologie, en est la conséquence parfaitement logique.


    • (---.---.3.110) 9 juin 2006 19:02

      Imaginez les Allemands sous Hitler pouvoir lire les informations anglaises ou americaines plutot que la seule propagande nazie.


    • Garib (---.---.45.184) 9 juin 2006 20:20

      Comme si la Toile appartenait à tout le monde ! Vous divaguez. A qui appartiennent les réseaux de communications, qui les contrôle ?


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 20:50

      « Imaginez les Allemands sous Hitler pouvoir lire les informations anglaises ou americaines plutot que la seule propagande nazie. »

      Qu’est-ce que ca aurait changer ? Rien, car les allemands n’adhéraient pas à l’Idéologie Nazi, mais à la personne de Hitler. En plus, les pressions étrangéres ca produit aussi sec un regroupement auprés du chef de l’Etat. Par contre les Anglais et les américains auraient pu lire la propagande Hitlérienne (« Vous vous battez pour les Juifs etc.. »). Pas sur que ce soit trés trés bon..


  • Renaud D. (---.---.195.18) 9 juin 2006 14:52

    Merci pour votre excellente analyse, exprimée avec limpidité et simplicité.

    Je partage tout à fait l’avis de ceux qui attribuent les causes de la Révolution française à l’apparition des technologies qui ont conduit à la révolution industrielle. Les forges et les métiers à tisser, pour ne citer qu’eux, nécessitaient un financement lourd.

    En France, la puissance financière était attachée à la terre. Les propriétaires terriens - grande noblesse et Eglise - n’avaient aucun intérêt à investir dans un modèle économique basé sur la production industrielle qui les auraient contraints à partager le pouvoir financier avec les entrepreneurs. Le colbertisme, qui consistait à accorder des privilèges de production aux personnes proches du pouvoir, en résulte.

    En Angleterre, les propriétaires fonciers, peu rémunérés par leurs terres, ont investi en nombre dans le commerce avec l’orient et l’Amérique en développant des sociétés à l’actionnariat ouvert. Voltaire lui-même a pu investir librement en Angleterre.

    La Révolution française, avec la confiscation des biens de l’Eglise et des émigrés, a permis une distribution de capitaux à la bourgeoisie d’affaire fondant les bases du capitalisme français plus d’un siècle après l’Angleterre.

    En fait, l’Angleterre avait déjà fait sa révolution cinq siècles plus tôt avec l’intégration des lois normandes qui affranchissent l’action individuelle d’un contrôle tutélaire de l’Etat.

    Qu’en sera-t-il de la réorganisation sociale après la révolution de l’information ? Nous sommes à la croisée des chemins.

    La révolution de l’information peut amener la création de réseaux citoyens à travers toute la planète sur lesquels ont peut espérer voir fleurir une forme nouvelle de démocratie participative.

    En retour, le pouvoir économique dispose d’une technologie propre à assurer un contrôle étroit de chaque individu. Il en résulte que tout réseau informel susceptible de remettre en cause le pouvoir peut être immédiatement démantelé.


    • Mizo (---.---.19.88) 9 juin 2006 15:00

      La révolution française a été la conséquence d’une profonde crise sociale. Certes, le développement de l’industrie a fait apparaître une nouvelle classe sociale, la bourgeoisie industrielle, dont Robespierre était le représentant. Robespierre a été renversé par les milieux financiers et spéculateurs qui ont fini par s’imposer.

      Mais les découvertes scientifiques et techniques sont toujours mises au service des classes dominantes, et LEURS EFFETS HISTORIQUES NE SONT PAS TOUJOURS LES MEMES. On n’est pas au XVIII siècle.

      A présent, la science et la technologie fournissent surtout des outils pour tuer la démocratie.


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 15:03

      « Certes, le développement de l’industrie a fait apparaître une nouvelle classe sociale, la bourgeoisie industrielle »

      Pas avant 1830.

      « La révolution française a été la conséquence d’une profonde crise sociale. »

      Non, financiére. C’est d’ailleur son résultat : deux fois plus d’impot pour le peuple.


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 17:09

      Non, financiére. C’est d’ailleur son résultat : deux fois plus d’impot pour le peuple.

      Tout à fait juste. Alors que Louis XVI avait tenté de remettre en place cette « bourgeoisie naissante », ces salopards ont provoqués volontairement la fameuses famine prélude à c’te révolution qui fut fomentée par les bourgeois et jamais par le peuple. Le peuple lui a juste payé le prix fort à commencer par le massacres des invalides (faudrait-il, pour être politiquement correct, dire une « solution élégante et définitive » au probléme de la misére de l’époque ).


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 17:11

      ...remmettre en place...

      ...remettre ä sa place voulais-je dire


    • Garib (---.---.45.190) 9 juin 2006 20:29

      Arras, la ville dont Robespierre était député, était bien une ville industrielle naissante en 1789. Même les feuilles de chou officielles de la ville le rappellent :

      http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/arras/histoire_arras.htm

      Le développement industriel n’a pas été homogène dans l’Europe occidentale. Certaines régions ont été plus précoces que d’autres en la matière.

      Quant à la révolution bourgeoise, elle n’a pas commencé en 1789 mais dans la première moitié du XVI siècle avec la République de Genève rejointe par Lausanne, Bâle... Ce fut la montée en force du calvinisme, qui se propagera à la Hollande, ensuite à l’Angleterre de Cromwell et à l’Amérique, etc... La Révolution française fut la plus radicale, mais aussi l’une des dernières.


    • pierrot (---.---.141.25) 9 juin 2006 20:41

      Pour Garib

      Bien vu et juste.


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 20:51

      Aujourd’hui, on considére que Bourgeois et Aristocrates était le même groupe, avec les même interets. Une révolution n’était pas indispensable, c’est la populace de paris qui à tout fait foiré =>4 millions de morts.


    • Renaud D. (---.---.195.18) 9 juin 2006 21:15

      Quant à la révolution bourgeoise, elle n’a pas commencé en 1789 mais dans la première moitié du XVI siècle avec la République de Genève rejointe par Lausanne, Bâle... Ce fut la montée en force du calvinisme, qui se propagera à la Hollande, ensuite à l’Angleterre de Cromwell et à l’Amérique, etc... La Révolution française fut la plus radicale, mais aussi l’une des dernières.

      Tout à fait d’accord. La Révolution Française fut d’autant plus radicale que l’aristocratie terrienne ne voulait rien lâcher de son pouvoir financier alors même que les entrepreneurs voyaient leurs concurrents prendre du poids dans toute l’Europe. Le pouvoir en France, très centralisé, était d’autre part beaucoup plus résistant aux pressions que les municipalités suisses, allemandes ou hollandaises. Face à cette résistance, seule une action très violente, inscrite dans la durée, a pu finalement l’emporter.

      Nous sommes bien dans le cas où la résistance des mentalités des décideurs politiques aux évolutions profondes de la technologie, donc de l’industrie et du commerce, a causé une révolution politique.

      Les technologies du XVIIIe siècle n’étaient d’aucun secours à l’aristocratie française pour maintenir son pouvoir. La révolution de l’information, rendue possible par la technologie numérique, profite quant à elle au pouvoir politique qui en use sans limites pour contrôler les citoyens.

      L’enjeu face auquel nous sommes placés exige une prise de conscience et une rupture dans la mentalité citoyenne.


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 22:58

      « Quant à la révolution bourgeoise, elle n’a pas commencé en 1789 mais dans la première moitié du XVI siècle avec la République de Genève »

      Venise, Florence, les USA étaient des républiques depuis un certain temps..

      « Tout à fait d’accord. La Révolution Française fut d’autant plus radicale que l’aristocratie terrienne ne voulait rien lâcher de son pouvoir financier »

      Ce sont des aristocrate qui ont fait la Révolution (« Les Lumiéres », c’est l’idéologie de l’aristocratie). Par ailleur les bourgeois étaient aussi des propriétaire terrien, et les aristocrates des « capitalistes ».

      « Le pouvoir en France, très centralisé, était d’autre part beaucoup plus résistant aux pressions que les municipalités suisses, allemandes ou hollandaises. »

      Complétement faux. C’était tout au contraire un vaste bordel, avec 20 systéme de droit différent et des priviléges partout et pour tous.

      « Face à cette résistance, seule une action très violente, inscrite dans la durée, a pu finalement l’emporter. »

      N’importe quoi. Les chefs de la Révolution ont plongé le pays dans la guerre civil pour savoir qui aurait le pouvoir, ca n’a aucun rapport avec une quelconque résistance, mais avec de la pure ambition personnel.

      « Les technologies du XVIIIe siècle n’étaient d’aucun secours à l’aristocratie française pour maintenir son pouvoir. »

      Ah ? Une hausse de productivité de ses terres n’aurait pas aidé ? Pourtant ce semble avoir marché au XIXéme, puisque les aristocrates dominent le XIX..


    • Renaud D. (---.---.195.18) 10 juin 2006 12:03

      Venise, Florence, les USA étaient des républiques depuis un certain temps... Venise 1000 ans, Florence 800 ans, les USA 13 ans. Quel amalgame entre citées-état italiennes, les USA et les révoltes et révolutions de l’époque pré-industrielle ! Dans les trois cas que vous citez, il s’agit de républiques proclamées à la suite de leur prise d’indépendance.

      Ce sont des aristocrate qui ont fait la Révolution (« Les Lumiéres », c’est l’idéologie de l’aristocratie). Par ailleur les bourgeois étaient aussi des propriétaire terrien, et les aristocrates des « capitalistes ».

      Certains aristocrates ont même financé la révolution. Le but restait le même : sortir du système de privilège attaché aux manufactures qui interdisait toute initiative économique. L’abolition des privilèges a été votée le 4 août 1789 par le Tiers Etat et le bas clergé. Non par la noblesse.

      Complétement faux. C’était tout au contraire un vaste bordel, avec 20 systéme de droit différent....

      Un vaste bordel dirigé par une monarchie absolue. En quoi le bordel est-il antinomique d’un pouvoir centralisé ?

      ...et des priviléges partout et pour tous

      Quelque chose aurait changé et l’on ne m’en aurait rien dit ?

      Les chefs de la Révolution ont plongé le pays dans la guerre civil pour savoir qui aurait le pouvoir, ca n’a aucun rapport avec une quelconque résistance, mais avec de la pure ambition personnel

      Qui parle de résistance ? Je parle de violence et de durée. La révolution française a été violente (des centaines de milliers de morts), elle a duré 10 ans, et même 80 ans si ont prend pour date l’instauration définitive d’une république. C’est long.

      Ah ? Une hausse de productivité de ses terres n’aurait pas aidé ? Pourtant ce semble avoir marché au XIXéme, puisque les aristocrates dominent le XIX.

      La hausse de la productivité des terres au XIXe siècle finançant la Révolution française en 1789, y a comme un lapsus.

      @ Mizo : Vous avez zapé mon dernier paragraphe : « En retour, le pouvoir économique dispose d’une technologie propre à assurer un contrôle étroit de chaque individu. Il en résulte que tout réseau informel susceptible de remettre en cause le pouvoir peut être immédiatement démantelé. »

      La comparaison entre les effets des avancées technologiques du XVIIIe et les effets des avancées technologiques d’aujourd’hui porte et ne peut porter que sur les changements provoqués par ces technologies dans la structure des réseaux d’informations.

      Les réseaux de pouvoir s’établissent sur des réseaux d’information. Ces réseaux s’immergent dans les réseaux économiques. Au XVIe siècle, l’invention de l’imprimerie bouleverse directement les réseaux d’information tandis que l’ouverture des routes maritimes modifie profondément la structure des réseaux financiers, modification qui permet à son tour au XVIIIe siècle une mutation des technologies (pas d’argent, pas de machine à vapeur). Une parfaite illustration de ces phénomènes nous est donnée par l’anglais Thomas Savery, véritable précurseur de l’homme d’affaire moderne qui a su à la fin du XVIIe siècle allier capitalisme, technologie et... marketing direct en envoyant des prospectus par la poste pour vanter les mérite de ses machines à vapeur auprès des propriétaires de mines, propriétaires terriens dont beaucoup s’étaient enrichis par le commerce et eux-mêmes hommes de pouvoir.

      Tout se tient. Changement des structures des réseaux d’information = changement des structures des réseaux de pouvoir. Les pouvoirs les plus souples (sur le plan constitutionnel, qui traduit également une certaine souplesse des esprits...) ont pu se réadapter, voire souhaiter ces changements (Angleterre). Les pouvoirs les plus rigides résistent jusqu’à s’effondrer. C’est la Révolution française.

      Entre ces deux modèles, tout est arrivé.

      L’Internet influe - qui peut le nier - sur la structure des réseaux d’information. Les enjeux en termes de pouvoir sont donc considérables. L’article de Marc Bruxmann m’a semblé parfaitement clair sur ce fait.

      Maintenant, on peut toujours relire l’histoire de chaque invention et de chaque république pour tenter de mettre en défaut cette observation. Cela ne me paraît pas être la meilleure façon de se préparer à ses conséquences (voir ci-dessous le post concernant IBM et la Shoah).

      Nous devons nous investir dans les réseaux d’information, ou sortir de ces réseaux. Donc, soit nous investir dans une nouvelle démocratie participative qui prend en compte cette nouvelle structure des réseaux, soit sortir de la démocratie. Il n’y aura pas de démocratie de secours.

      Je suis partisan de la première solution. Beaucoup de personnes semblent avoir déjà choisi la seconde, soit de façon active en participant au pouvoir, dont ils sont les idiots utiles, soit de façon passive en ne voyant pas le coup venir.

      Je crois à une prise de conscience qui permet de rester optimiste.


    • Romain (---.---.10.200) 9 juin 2006 16:36

      Les majors doivent s’adapter, proposer un contenu, faire en sorte qu’il soit plus intéressant d’acheter l’oeuvre et les goodies qui vont avec plutot que de télécharger un fichier. Votre comparaison n’as rien à voir. Un être pensant ne peut pas être assimilé à un fichier ou une simple information. Tout comme comparer une oeuvre artistique et une chose matérielle en expliquant que télécharger c’est comme voler dans une boulangerie une baguette de pain.


    • zoï (---.---.58.60) 9 juin 2006 18:14

      Bien vu Mr West. Les Grecs avaient les connaissances suffisantes pour enclancher une révolution industrielle, mais la pratique généralisée de l’esclavage rendait sans intéret une telle révolution des techniques. C’est là une des conséquences de la célèbre définition d’Aristote de l’esclave comme « objet animé ». Il est triste de songer qu’une civilisation si douée pour le Beau, grande émancipatrice des hommes face aux Dieux, ait eu comme fondement matériel la souffrance des esclaves. A la décharge des Grecs, il faut néanmoins rappeler que l’ensemble des sociétés antiques pratiquaient elles aussi l’esclavage.


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 20:53

      « Les majors doivent s’adapter, proposer un contenu, faire en sorte qu’il soit plus intéressant d’acheter l’oeuvre et les goodies qui vont avec plutot que de télécharger un fichier. Votre comparaison n’as rien à voir. »

      Bien voyons, c’est la victime qui a tort avec vous !

      Il faut interdire tout fichier musical sur le net, et voila.


  • Romain (---.---.10.200) 9 juin 2006 15:21

    Annalyse trés pertinente mais les politiques ne lacheront pas le morceau aussi facilement même si ils doivent pour cela restreindre les libertés au nom par exemple de la sécurité pour faire passer la pillule.

    Peut on aller contre le progrés technique ? « on ne lutte pas contre une idée dont le temps est venu » Malheureusement si, ils vont lutter quitte à aller vers une catastrophe car c’est le systéme économique lui même qui est menacé par cette possiblité de dupliquer à l’infini pour un cout energétique dérisoire tout ce qui peut être transformé en information.

    Si révolution politique il doit y avoir, son niveau de violence sera lié aux décisions politiques actuelles et surtout à la maniére dont vont réagir les acteurs concernés (Médias, distributeurs/vendeur d’information en général). Vont ils choisir de s’adapter ou de lutter ?

    Pour le moment ils ont clairement choisi la lutte, ce qui entrâine des situations vraiment grotesque dont la finalité sera forcément le contrôle total du réseau.(interdiction/fermeture des sîtes de paroles de chansons ou de diffusion de clips vidéos, le ministre de la culture Francais qui veut s’attaquer au « problème » du journalisme citoyen, certains aspects de dadvsi, brevets logiciel...)


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 16:48

      Annalyse trés pertinente mais les politiques ne lacheront pas le morceau aussi facilement même si ils doivent pour cela restreindre les libertés au nom par exemple de la sécurité pour faire passer la pillule.

      Indépendament que, pour un temps seulement, cette révolution leur échappe, ils font cependant bien de restreindre certaines « libertés ». Car la liberté n’est pas un absolu. C’est une question de choix, et ce choix est toujours binaire : oui ou non, blanc ou noir...etc. La liberté afin de pouvoir s’épanouir complétement demande un cadre, des bornes afin de pouvoir fonctionner.

      Le « je suis libre et je fais ce que je veux » n’a pas de sens (toute l’absurdité de la pensée d’un gide).

      Quand aux ProNetaires ce n’est justement qu’un concept qui entre parfaitement dans les vues et le « plan » de cette exploitation nouvelle, non pardon moderne.

      Avant, afin de créer le parfait « veau d’engrais », on avait la télé qui maintenait le veau en un état passif. Maintenant c’est le net qui permet d’être actif. Quelle est la différence : aucune si ce n’est que l’on saura plus précisément quoi retirer des manuels scolaires, quoi vendre (du pain et des jeux ciblés) et toute les extension sont possible. Rien de bien nouveau sous le soleil.

      Pour voir, essayez de contacter par mail une personne irakienne, vivant en Irak afin qu’elle vous donne des nouvelles fraîches, de l’actualité vraie et non pas la bouillasse de nos médias et de nos commentaires frelatés sur le texte des médias. Vous serez surpris du contrôle exercé.


    • Romain (---.---.79.35) 9 juin 2006 18:26

      Je ne pense pas que cette révolution leur echappe. Ils ont trés bien compris que beaucoup de choses seront remises en causes avec le devellopement massif d’internet, des blogs, de l’information, de la démocratie... Ils ne veulent pas restreindre les libertés pour nous protéger mais pour SE protéger.


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 19:43

      « Quand aux ProNetaires ce n’est justement qu’un concept qui entre parfaitement dans les vues et le »plan« de cette exploitation nouvelle, non pardon moderne. »

      Là est le piège effectivement ! Mais c’est à nous de l’éviter... puisque nous le percevons !


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 20:13

      Cher Demian

      Attends je vais essayer... ça à l’air d’être fun !

      ==

      Car de marbre vouloir être face au rêve, n’est ce pas là l’Horrible ? Point d’oeil regardant pap et mam dans le sombre destin. Debout et amusé ils vécurent ! Pour me lever à mon tour... je m’amuse ! Et onirique est mon baton de pelerin !

      ==

      Ha ouais, ça l’fait bien ! Trop cooool !

      Mais bon, je t’arrive pas à la cheville... T’es trop fort man !


    • (---.---.141.25) 9 juin 2006 20:48

      Là est le piège effectivement ! Mais c’est à nous de l’éviter... puisque nous le percevons !

      Là est bien le combat. Mais... nous nous le percevons. Nos enfants, pas une seule seconde. ET quand il s’en apercevrons la technique sera déjà largement banalisée. Certains en réchapperons d’autre, la majorité, pas du tout. Le problème est d’échapper à la banalisation.

      Mais le problème est qu’il n’y a plus assez de vrais violents ! Plus que des brutes épaisses.


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 20:58

      à (IP:xxx.x21.141.25)

      Excusez moi si ma réponse vous parait un peu « barrée »... Un peu mystico-philosophico-utopico-livresque...

      Le fait est que j’y crois... à cette réponse.

      Nos enfants verront exactement ce que nous saurons leurs montrer. Il n’y a rien à « banaliser » depuis les mots ignobles d’un LePen, jusqu’à la glace à la vanille que l’on savoure à deux sous un parapluie... En passant par l’incidieuse influence d’internet sur nos modes de pensées.

      Rien n’est « banal » et nos enfants n’attendent rien d’autre de nous que le gite, le couvert, et le « savoir être » !

      Il n’y a qu’à le leur donner...


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 21:34

      « ils sont déjà meilleurs que nous »

      Ha y est ! collé !


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 21:43

      « Ca chante j’dis pas ! mais tu sembles encore trop sonné par les classiques pleurards, [...] »

      Heu... Demian...

      C’est vexant tout de même... te rends tu compte combien tes critiques sur mon texte peuvent me faire de mal ?

      Il ne me reste qu’une seule grande boîte de kleenex pour m’endormir... mais ça tu t’en moques... savoir que je vais pleurer dans mes draps, alors ça, ça ne te touche pas bien sûr...

      Mon style na moi, est Hyper Super Mega Dément (comme disais ma grand mère)

      Quand au tiens il est... Ha.... Y’a t’il un mot pour le décrire ? Tant de beauté... Tant de force... HAaaaa... Je défaille ! Prenez ma main Monsieur... touchez mon coeur comme il bat fort !


  • frederickh (---.---.102.41) 9 juin 2006 15:29

    Intéressant article et intéressante analyse.Merci.

    Un monde nouveau est déjà à nos portes sans que nous ayons eu le temps d’y penser vraiment ou suffisamment ! La preuve en est dans les « institutions vénérables » qui, à contre courant, essayent de fonctionner encore avec de vieux paramètres et tentent d’arrêter, en vain, la marche du temps !

    La « majorité » des Politiques, philosophes et religieux s’amusent encore dans la « Cour des Miracles ». Le « plus part » des scientifiques et surtout les financiers ont déjà mis en place une nouvelle distribution des cartes qui n’est pas, par la brutalité de l’accélération, en faveur de tous les partenaires de ce jeu.

    A une vitesse de plus en plus grande, au berceau de ce « Nouveau monde » on trouve les principales révolutions, parmi celles importantes, dont on parle plus ou moins (ou de plus en plus), selon les actes du théâtre médiatique conventionnel et souvent burlesque : la mondialisation, la révolution informatique, la révolution génétique, entre autres, qui transforment pas mal notre présent et certainement, d’une façon plus radicale, notre proche avenir.

    Face à ces transformations sociales et à l’irruption massive des nouvelles technologies de l’information et de la communication, il est aujourd’hui nécessaire d’encourager la réflexion critique sur la société qu’on voudrait aider à construire.

    Encourager l’accompagnement à l’élaboration (Utopie...) de propositions visant une autre orientation de l’avenir fondée sur la solidarité, la justice, la paix et le respect des droits de l’homme afin de répondre à La question qui se pose et se posera à nous : allons-nous en subir les effets, ou allons-nous orienter ces prouesses technologiques en fonction de notre conception humaniste du progrès ?

    « Le monde est divisé en trois catégories de personnes : un petit groupe qui fait des choses, un groupe un peu plus important qui regarde les choses arriver et une forte multitude qui ne saura jamais ce qui s’est passé. » (Nicholas Murray Butler /1862-1947) smiley)

    Bien à vous.


    • arachne (---.---.48.27) 9 juin 2006 19:16

      D’accord sur la problématique générale de cet article et sur ce commentaire associé .

      La question en effet est maintenant : Comment faire en sorte que tous ceux qui font le choix moral et potentiellement juridique et politique, de chercher à mettre ces nouvelles technologies au service d’une forme d’« humanisme progressiste » permettant d’incarner plus réellement les idéaux de « liberté , égalité , fraternité » , puissent suffisamment clairement se reconnaître entre eux dans un projet explicite commun ?

      Quels marqueurs symboliques pourraient de façon encore plus précise que la traditionnelle devise « Liberté Egalité Fraternité » ou l’ Article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’ Homme qui reprend également ces trois valeurs, marquer notre commune adhésion à constituer des réseaux d’outils de « nouvelles technologies » au service d’un tel projet commun ?

      Quel ensemble d’associations, de mouvements de pensée , de « clubs » intellectuels ou tout simplement de personnes individuelles pourraient ici suffisamment être mises en réseau , pour au moins clarifier leur adhésion de principe à un tel projet et mutualiser ainsi à la fois les idées et les ressources ? Par définition même d’un tel projet, il ne peut pas y avoir en soi de concurrence « compétitive » pour ce projet , mais seulement des variantes complémentaires dans l’exploration de l’espace commun des libertés possibles.

      La mouvance « altermondialiste » ne me semble ici qu’une version trop restrictive de l’interprétation commune à donner à un tel projet d’ Egale Liberté Partagée , d’autant plus que certaines composantes d’un tel mouvement peuvent être potentiellement très « liberticides » , à la manière de ce qui s’est passé pour le totalitarisme « communiste ».

      L’expression « valeurs républicaines et démocratiques » peut être elle trop facilement être mise à toutes les sauces ,de même que « valeurs humanistes » , ou pourquoi pas « Nouvelles Lumières » . Quels sites existants actuellement et déjà fédérateurs de telles idées qui nous paraissent communes ?

      Agoravox est-il un site suffisamment explicite sur ses orientations en termes de valeurs pour être déjà considéré comme explicitement intégrable à un tel réseau ?


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 19:40

      « Quels marqueurs symboliques [...] »

      Les marqueurs symboliques sont pléthores, sur la toile, mais ils sont jeunes...

      http://www.demexp.org/html/rubriquee61d.html

      http://www.ubuntu.com/

      http://etienne.chouard.free.fr/forum/index.php

      ...

      « Comment faire en sorte que tous ceux qui font le choix moral [...] puissent suffisamment clairement se reconnaître entre eux dans un projet explicite commun ? »

      C’est aussi ma question, mon attente plutôt... car « se reconnaitre » peut et doit prendre du temps, pour forger le lien.

      N’était le temps qui presse... ces nouveautés technologiques nous sembleraient tout simplement merveilleuses.


    • Marsupilami (---.---.191.205) 9 juin 2006 19:21

      Ouaf !

      Des fois je suis d’accord avec toi D.W. Ça doit être, sur ce fil de discussion-ci, mon côté artiste en réaction aux interventions grossières d’Adolphos dans le domaine de la culture et des arts, auxquels cette caisse enregistreuse doit être totalement étranger, sinon pour spéculer sur les créations d’autres que lui.

      Nobody’s perfect, comme disait Norma Jean Baker...

      Houba houba !


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 17:09

      « D’autant que l’internet serait à l’origine : une invention martiale ou militaire. »

      ça n’a aucune importance, c’est certes une volonté, militaire, de réseau « non centralisé » qui a crée l’Internet.

      Mais désormais, la créature, n’est plus entre les mains de son créateur, et son principe fondateur de « décentralisation » fait qu’il est déormais tres difficile de prendre le controle de tout internet d’un coup.

      Le risque, n’est plus militaire. Le risque, c’est les milliards de dollars des Multinationales, et la puissance de leur lobbies qui risque de « véroler » l’internet, d’en faire une machine à vendre plus qu’une machine a communiquer.

      C’est les politiques qui auront la plus grande responsabilité de la chose si cela arrive, car ils n’ont qu’à dire « NON » au lois que demandent les Marchands d’internet... C’est a dire, pour aujourd’hui, les majors.


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 18:53

      « Parce que vous pensez les forces martiales si charmeresses blandices qu’elles laisseraient échapper un tel outil ? »

      Ben quoi, ils sont pas charmants nos militaires ? avec leurs beaux uniformes ?

      La timidité m’empêche d’évoquer ici leurs beaux outils...


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 19:11

      mldsieuaqpkaudh ispzekdi eiirjhir piejf qslpoe izkaioq fhuoia sjuao cjieokeukio sjquaiokfhty !

      ça c’est envoyé !

      :D


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 22:00

      Scopitonne deluxe arrière et babord sentait fort le sky bleuzoïde que l’ours avait négligemment déposé sur la fleur rosacée de l’héroïne guadeloupeenne.

      J’aime bien quand mon talent est reconnu !!

       smiley


  • www.jean-brice.fr (---.---.6.224) 9 juin 2006 15:49

    Pour le moment, la démocratie bat de plus en plus de l’aile : tant qu’on n’a pas remis le SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL sur les rails, on ira de pire en pire. Pour en savoir plus, lisez ou cliquez RUEFF (Jacques) ...


  • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 16:16

    Il y a de vrai dans cette article que l’Etat est maintenant en concurence avec les autres Etats pour l’accueille des entreprises. Cela passe par une gestion publi rigoureuse, et des impôts justes. Ce qui remet en cause l’Etat français tel qu’on le connait, injuste et gaspilleur, dans son existence même.


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 17:24

      « Le capitalisme sait très bien gèrer les biens immatériels. Comme les abstractions des chiffres... »

      C’est bien pourquoi, il ne faut reprendre à zéro la notion de « propriété intellectuelle » car cette notion qui a été inventée à une époque ou pour qu’il y ait « musique » il fallait un « musicien ».

      Cette notion a bien passé le cap de moyen de production de masse quand sont apparut les disques et les cassettes vidéo.

      Mais aujourd’hui Chacun peut, pour une somme relativement modique, avoir chez lui un studio d’enregistrement doublé de matériel de reproduction, et de diffusion.

      La notion de « propriété intellectuelle » doit être revue, car S’il est vrai que l’artiste apporte quelque chose au consommateur, les distributeurs (majors) n’apportent plus rien. Ce qu’ils font avec leurs usine, et leurs camion, je peut le faire avec mon internet et mon graveur...

      C’est a eux de se remettre en cause, comme s’est remis en cause le « pony express » à l’arrivée du « télégraphe ». Ils apparaissent désormais comme des profiteurs du talent des artiste, des profiteurs de leur noyautage des circuits marketing,... brefs, des inutiles qui profitent d’une situation dominante.

      ça ne pourra pas durer, les majors pourrons aboyer, la caravane du téléchargement passera.

      Et la notion de « proprité intellectuelle » n’est pas a revoir qu’en matière artistique. Les brevets sur le « vivants » que prennent Monsanto et autres, sont véritablement à la limite d’outrepasser la déclaration universelles des droits de l’homme. En asservissant les producteurs de NOURRITURE à des contrats commerciaux léonins, ils asservissent toute la chaine alimentaire qui dépends de cette production, c’est à dire... qu’au final... ILS NOUS ASSERVISSENT !!! NOUS, LES HUMAINS !!!


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 17:31

      Le fait que les majors apportent ou non, que chacun puisse faire de la chanson dans un studio, n’a aucun rapport avec la propriété, qui est un droit, qui est exclusif.


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 18:03

      « Comme si vous n’aviez plus de quoi acheter un dikse genre rollin’ stona, ce qui fait même partie du fun quand on l’achète... »

      là n’est pas TOUTE la question.

      En achetant un disque, j’achète au prix du talent, non seulement le talent, mais également la reproduction mécanique du produit. C’est un distinguo qui s’impose depuis que la reproduction du produit ne vaut pour ainsi dire plus rien.

      Quand au « fun » il n’est pas dans l’achat d’un disque il est dans les concerts « live » !

      « vous vous attaquez au génie humain lui-même. »

      C’est me préter beaucoup de mérite, mais je n’en crois rien, si le génie humain était contre moi, Il serait contre les blogs, contre les licences « créative commons », contre Linux, contre tout le monde du « libre ». Du coup il se retrouverait face à bien plus forte partie que ma petite personne.

      Et franchement, je crois que le génie humain, est du coté du logiciel libre, du coté de l’organisation collaborative du travail, du coté du commerce équitable, du coté des médicaments génériques contre le sida (et autres), du coté de la resistance à Monsanto,... Bref du coté de ceux qui, sans être organisé en lobbies comme les majors, remettent effectivement en question la notion de « brevet » et de « propriété intellectuelle »

      Aujourd’hui le « génie humain » n’est plus dans une tête isolée, il est dans ceux qui veulent « collaborer » et dont la tête n’enfle pas au point de se déclarer « géniaux ».

      ça c’est vraiment génial !!!!


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 18:29

      Merci du compliment, c’est pas si souvent qu’on m’appose le qualificatif de « chou » !  smiley

      Mon propos ne porte pas que sur l’Art.

      Mais sous semblez vouloir passer sous silence les problèmes de « propriété intellectuelle » quand cela porte sur le vivant, ou sur des médicaments qui permettent de sauver des vies...

      Si je suis si « dur » avec le lobbies des majors, c’est qu’il tente de faire avaliser par les gouvernants des notions qui viendrons AUTOMATIQUEMENT faire jurisprudence sur le terrain de la « propriété intellectuelle » de Monsanto, de Microsoft, de Bayer, de RhonePoulenc, de Merell Dow,...

      (cf. http://www.monde-diplomatique.fr/2000/01/BULARD/13280.html)

      Je vous rapelle que ceux là n’ont rien, mais alors rien,... de « chou ». Les morts que provoquent leurs intransigeances dans le domaine des « brevets », ne figurent pas dans leurs bilans comptable... Sans doute parce qu’ils n’existent pas.  smiley


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 18:45

      « Vous savez au moins à qui vous vous attaquez : ce qui est le début de la sagesse et de la reddition parfois... »

      RENDS TOI GUILLAUME ! TU ES CERNE !

      Ha bon ? par qui ? Par le « genie humain » auquel soit disant je m’attaque ??

      Mais c’est qu’il serait presque marrant le Demian ! smiley


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 20:58

      « Si je suis si »dur« avec le lobbies des majors, c’est qu’il tente de faire avaliser par les gouvernants des notions qui viendrons AUTOMATIQUEMENT faire jurisprudence sur le terrain de la »propriété intellectuelle« de Monsanto, de Microsoft, de Bayer, de RhonePoulenc, de Merell Dow,... »

      Et ou est le probléme ? C’est normal que ce qui est le resultat d’un effort soit protégé comme n’importe quoi d’autre. C’est le principe de l’Egalité (le truc au millieu dans la devise de l’Etat). Je ne vois pas ou est le probléme. Vous en voulez, vous payez, vous n’en voulez pas, vous vous en dispensez.


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 21:14

      « Vous en voulez, vous payez, vous n’en voulez pas, vous vous en dispensez. »

      C’est avec de tels raisonnement que l’on arrive à :

      « Rien d’autre à vous vendre comme semence que celle avec le gène terminator... où est le problème ? Vous en voulez, vous payez, vous n’en voulez pas, vous vous en dispensez. »

      « Mais n’oubliez pas le contrat d’exclusivité sur dix ans que je vous ais fait signé parce que vous vouliez la promesse d’achat de votre production que vous ais faite. »

      « Si vous n’en voulez pas de mon »terminator« , et que vous allez vous fournir ailleurs, je vous ruine par proces ! »

      « C’est comme ça, vous êtes un esclave par contrat ! »

      « Ou est le problème ? »


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juin 2006 23:02

      «  »Rien d’autre à vous vendre comme semence que celle avec le gène terminator... où est le problème ? Vous en voulez, vous payez, vous n’en voulez pas, vous vous en dispensez.«  »

      Ce ne sont pas les écolos qui ont justement gueulé pour avoir ce géne ? Faudrait savoir ! De toute façon, oui, personne ne vous oblige à acheter.

      «  »Mais n’oubliez pas le contrat d’exclusivité sur dix ans que je vous ais fait signé parce que vous vouliez la promesse d’achat de votre production que vous ais faite.«  »

      Et ? Personne n’oblige personne.

      «  »Si vous n’en voulez pas de mon « terminator », et que vous allez vous fournir ailleurs, je vous ruine par proces !«  »

      Effectivement, il faut respecter sa parole. Je ne vois pas de probléme. Quand vous emprunter sur 10 ans, j’imagine que vous savez à quoi vous en tenir, non ?


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 11 juin 2006 12:48

      Très juste : toute pratique protectioniste et monopolistique est anti-libérale et anti-économique. C’est de la collaboration concurrentielle que nait le dynamisme économique dans le cadre d’une compétition régulée ouverte.

      De plus, dans le domaine de l’information et de l’innovation, la source essentielle de la plus-value est le savoir qui ne peut être vendu comme un bien matériel, car celui qui est le vendeur en dispose encore après l’avoir vendu ! Et l’on ne peut être propriétaire d’un cerveaux (sujet de droit) comme d’une machine à vapeur (objet de droit).

      Le droit d’auteur ne peut donc pas être confondu avec celui de qui en achète les fruits pour en faire, via la mise à disposition démultipliée par la vente, un objet de profit temporaire.

      De plus le pouvoir de mise à disposition ne peut plus être protégé, sauf à instaurer une société de contrôle permanent qui du reste serait inefficace du fait même que le monopole centralisé de la technique est impossible (dès lors que le savoir et les oeuvres sont disponibles à tous sur Internet et que toute protection peut être « débloquée ») et serait rapidement ressentie comme insupportable.


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 11 juin 2006 16:44

      Je ne dis pas autre chose : le droit d’auteur n’est pas à confondre avec celui de qui met l’oeuvre à la disposition de clients et en fait un commerce. C’est pour cela que le droit en France reconnaît un droit moral de l’artiste distinct du droit commercial sur son oeuvre et me semble plus rigoureux que le droit aux USA qui ne fait pas une telle distinction . Il est plus facile encore de bien séparer les deux grace aux NTI dans la mesure où le pouvoir de diffuser peut être fait par n’importe qui sans investissement très couteux et donc tendre vers la gratuité. Toute technique largement diffusée ne peut plus prétendre au semi-monopole et si la concurrence est ouverte le taux de profit tend vers zero.

      Enfin le capital intellectuel n’est pas aliénable, contrairement au capital matériel ou financier. Ce qui revalorise d’autant le droit moral et éventuellement commercial (qu’il faut distinguer) de l’artiste aux dépens de celui du simple marchand de soupe qui prétend monopoliser la diffusion des oeuvres à son profit exclusif..


  • Manu Manu 9 juin 2006 17:40

    Article intéressant. J’ajouterai que s’accompagne une autre révolution : celle de la diffusion des idées. Internet permet une diffusion et un échange sans précédent d’idées sans passage par la case média traditionnel (presse, TV), donc moins policé. D’ailleurs, les récents propos du ministre de la culture tenderaient à faire croire qu’après avoir repris en main le monde musical (ou plutôt l’avoir laissé aux mains des majors), il allait s’attaquer au monde de l’information : en deux mots, reprendre le contrôle des idées !

    Voir http://musique.fluctuat.net/blog/3233-renaud-donnedieu-de-vabres-2.html


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 18:12

      Excellente remarque et excellent lien.

      Le but fondamental des idées est effectivement d’être diffusées. C’est à desespérer de la formation de nos élites quand notre ministre de la culture se fait le champion des idées « estampillée » bonnes.

      En fait sa démarche n’est pas une erreur de jugement, c’est une tentative de récupération du pouvoir grandissant d’internet sur les consciences de chacun.

      ça, il aimerais bien que nos consciences soient sous (son) controle... qu’elles soient « estampillés » bonnes !... par lui !


    • frederickh (---.---.102.41) 9 juin 2006 18:34

      @ Manu (IP:xxx.x41.241.212) le 9 juin 2006 à 17H40

      « il allait s’attaquer au monde de l’information : en deux mots, reprendre le contrôle des idées ! » A moins que je me trompe ou que le Site que j’ai voulu visiter rencontre momentanément des difficultés (Hakers & Co, ce qui est le moindre pire smiley), il me semble fort bien qu’ils ont commencer à trier !

      Le Site concerné est celui desOGRES qui est déjà dans le collimateur du Sieur « présent - partout - sur - Internet », notre Nikolaï Sarkozy !

      J’espère me tromper.


    • frederickh (---.---.102.41) 9 juin 2006 18:45

      Effectivement il s’agissait bien d’une attaque massive sur l’hebergeur du site LesOgres.Org.

      Edifiant ! N’est-ce pas ?

      « Vendredi 11h30 Le site LesOgres.Org n’est plus du tout disponible, actuellement l’hébergeur semble avoir bloqué tout accès. Nous ne savons pas encore si c’est pour résiter aux attaques (des centaines de sites hébergés peuvent être bloqués de ce fait), ou si c’est suite à une pression. 14h : Suite à contact avec l’hébergeur du site, il est confirmé que des attaques pirates sont bien à l’origine de l’inaccessibilité totale du site. La situation pourrait être renormalisée prochainement, mais elle restera précaire. Des dizaines d’ordinateurs sont monopolisés pour réaliser ce genre de blocage (« dddos »). Les solutions radicales de RESISTANCE sont donc clairement à mettre en oeuvre désormais. En France on ne peut plus s’exprimer librement sans subir des menaces infâmes et des attaques... Les hébergeurs français ont du soucis à se faire, car ils vont perdre tous leurs clients du fait d’une législation de plus en plus fascisante. Le nouveau lien de secours est donc, en attendant :

      http://membres.lycos.fr/lesogres/


    • Sam (---.---.102.130) 11 juin 2006 19:51

      J’ai constaté le même problème...


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 18:41

      « Voilà la vérité [...] »

      Pauvre moi, dire que je passais à coté de LA vérité sans la voir.

       smiley

      COmment pourrais je remercier Demian qui m’a ouvert les yeux... Et vous savez quoi ? J’ai vu la lumière !

      Si, c’est possiiiibleuu !!!


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 9 juin 2006 19:01

      @Demian

      Ha ben ZUT, j’avais crue la voir LA vérité...

      Mais là je vois plus rien du tout ! Dommage ! Pasque le texte il en jette grave avec pleins de mots compliqués...

      Sauf « Tour de france », ça j’ai compris !

      Demian, c’est le poulidor de la poésie ! Sans rire !

      Bientot, il pourra faire de la pub pour les rasoirs !


    • Vilain Petit Canard (---.---.117.250) 12 juin 2006 09:25

      Hélas Demain, je crois que tu as raison. Bravo pour ton nouveau style, plus clair et plus accessible : comme ça on voit mieux que tu as des choses intéressantes à dire !


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