Commentaire de Jesrad
sur L'iniquité entre univers financier et univers productif


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Jesrad (---.---.20.126) 2 août 2006 15:14

« Je pense qu’il y a un petit oubli dans l’article, c’est que la monnaie ne consiste pas seulement en pièce, billet mais aussi en instrument de type chèque, carte bancaire. C’est ça la monnaise scripturale »

Les chèques et cartes bancaires sont des moyens de paiement, ils sont juste un substitut au liquide, c’est pour ça qu’on les appelle « monnaie scripturale ». Ils servent à transférer de l’argent, si cet argent n’existe pas dans les comptes bancaires correspondants, le chèque ou la carte bleue ne le fait pas apparaître de nulle part : le paiement est alors rejeté. Ils ne créent pas de monnaie, mais représentent de la monnaie, c’est une différence énorme.

« Le volume de cette monnaie ne varie pas en moyenne lors d’un crédit puisqu’il inclue les crédits : En moyenne quand quelqu’un demande un crédit à une banque, une autre personne à fini ses remboursements. »

En réalité, plus de cinq fois sur six personne n’a remboursé avant. L’argent est crédité sur un compte, mais cet argent ne correspond à rien de tangible, il est attribué sur la foi que la banque pourra tenir cet engagement, pas sur le fait que la banque a effectivement reçu cette somme de l’extérieur.

« Il y a cependant bien un effet de création de monnaie par le crédit mais celui ci est amorti par l’inflation, les glissements d’usage, les impayés, les vols, la destruction de monnaie délibérée par les banque centrales, etc... »

L’effet multiplicateur des crédits n’est pas amorti par l’inflation, les vols et les impayés, voilà bien une idée étrange ! Si c’était le cas les banques ne feraient aucun profit en dehors de la vente de leurs services, et n’auraient aucun intérêt (littéralement) à émettre des prêts. Etes-vous certain de savoir de quoi vous parlez ?

De plus les banques centrales ne détruisent la monnaie que lorsque cette monnaie vient rembourser un emprunt préalable. Entretemps le teux d’intérêt courant sur cet emprunt force la création de monnaie supplémentaire, sur laquelle un intérêt court aussi, etc... Cette destruction de monnaie n’affecte pas les banques

Il me semble que vous n’avez pas bien compris le fonctionnement de la BCE, ni celui du système bancaire.


Voir ce commentaire dans son contexte