Commentaire de ddacoudre
sur 2008, année noire


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ddacoudre ddacoudre 2 octobre 2007 00:48

Bonjour forest je viens de lire tous les commentaires, tu en as suscités beaucoup.

J’avoue que depuis mon dernier article sur la krackette je n’ai plus regardé son l’évolution.

Durant ces plus de trente dernières années l’augmentation de la part du capital par rapport à celle du travail a accru la recherche de placements financiers à haut rendement.

Je ne crois pas aux crises, lorsque tous les ans on est en crise soit c’est une erreur de diagnostic soit c’est une maladie de longue durée. La dette n’est pas pour un État une difficulté majeure si elle dispose d’une puissance productive efficace et d’une bonne capacité innovation et de recherche. Ce sont là trois facteurs qui en racinent la confiance et font accepter les déconvenues prévisibles. Cela ne veut pas dire qu’il n’en résulte pas des conséquences.

Pour rester sur ton article j’espère que tu n’auras pas raison non pas que les chiffres ne corroborent pas le raisonnement, mais que les États prendront les mesures pour en compenser les incidences et prendront des mesures pour diriger les capitaux disponibles vers des investissements productifs en taxant les placements spéculatifs.

L’on peut le faire malgré quelques arrangements de bilans qui concourent à la spéculation. Certes la quantité d’opérations est fabuleuse mais nos techniques informatiques ne le sont pas moins.

La spéculation si elle est humaine car dépendante de notre nature qui rechercher toujours la facilité, est la plaie du système capitaliste même si l’on peut comprendre que c’est par ce truchement que se font et défont des richesses assurant ainsi le renouvellement des personnes à l’exception des quelques spécialistes qui réalisent leur plus value toujours aux bons moments.

Je ne crois pas que la solution viendra de notre raison il nous est impossible de quitter notre mode de vie comme un croyant son symbole.

Pourtant ce que j’espère « irraisonnablement » c’est une lucidité des citoyens devant seulement un système.

S’assurer une durabilité d’un système libéral n’a pas que des défauts, sauf à ne pas vouloir comprendre qu’il y a un seuil ou la richesse ne sert à rien, si elle n‘a pas une utilité communautaire, hormis satisfaire son ego.

Cela, d’autant plus que la « souveraineté du peuple » a le pouvoir de dessaisir tout particulier de sa richesse, mais ce n’est pas tant cela qui est important.

C’est surtout, que l’évolution de notre civilisation s’est construite sur la technologie.

Cette technologie se manifeste aujourd’hui par la puissance de cerveaux qui ne sont pas les nôtres, les ordinateurs, et il y a un danger à leur confier notre existence, si leur puissance ne peut-être comprise de ceux qui y sont soumis, si le moindre incident les pousse à la panique et à la paranoïa, si les hommes ne peuvent pas comprendre leur destin au moyen de leur être sensible.

Ceci n’est pas en contradiction avec le fait que toute notre activité sociale ou/et notre univers puissent être traduis en langage mathématique.

Il ne faut pas se méprendre entre les mathématiques qui tentent de définir ce que nous sommes, et qui sont d’une utilisation scientifique, et celles qui comptabilisent notre organisation sociale culturelle qui ne sont que le reflet de cette activité, et par-là même sont relatives, comme les valeurs que nous définissons avec.

Nous en avons l’exemple quand il suffit de dire aux hommes qu’ils manquent de l’argent, pour voir aussitôt tout le monde stocker, se jeter dans des valeurs refuges, alors qu’ils ont tout à leur disposition, la matière première, la technologie, leur capacité de travail, et qu’ils ne risquent rien, qu’ils ne manquent ni de nourriture, ni de quoi se vêtir, ni de quoi s’abriter, ni de la capacité d’émettre de la monnaie.

Pourtant, au seul cri de « il manque de l’argent » tous croient que ce qu’ils ont n’existe plus. C’est cela la paranoïa ; se croire menacé par un danger imaginaire, ce qui est le cas avec la monnaie qui n’est qu’un système fictif, système fictif sur lequel la communauté a tout pouvoir. Tout pouvoir parce que nous disposons des moyens de suivre efficacement notre activité micro économique grâce à notre technologie.

Si bien que la monnaie qui disparaît du marché financier peut être aussitôt remplacée. Ceci en ayant recours à l’escompte ou autre, à des relations de confiance. De toute manière ce n’est pas parce que quelques bulles financières éclatent, parce que des rentiers vont se remplacer, parce que le rêve de tous d’être riches s’écroule, qu’il faut paniquer.

Cette confiance là ce n’est pas un particulier qui peut nous la donner, car cette confiance se trouve dans « l’intelligence » de la communauté, et cela, il n’y a que la communauté qui peut l’apporter, mais encore faut-il que ses acteurs en prennent conscience, car la communauté sera à la hauteur de leur aptitude et connaissance individuelle.

Je peux tout de même dire que nous sommes dans ces situations, au comble de la débilité, mourir d’angoisse quand nous avons tout à notre disposition. Un comble de débilité qui autorise les plus intelligents à se séparer de ceux qui ne sont pas capable d’assumer leur responsabilité de dirigeant.

Si chaque individu est libre de prendre les risques qu’il veut avec son argent, cette liberté peut s’exercer tant qu’il n’altère pas l’existence d’autrui. Cela, au nom même de la fameuse « loi naturelle » qui dit que chacun peut faire ce qu’il veut pourvu qu’il ne mette pas en danger autrui.

Comme quoi, avec la dialectique on peut faire des miracles. Ainsi la communauté doit pouvoir prélever sur ceux qui sont en droit de jouer avec les risques, un pourcentage de leur revenu afin de couvrir les risques qu’ils engendrent, et qu’ils font courir à cette même communauté dont ils tirent leurs ressources.

Alors il ne faut pas venir m’expliquer qu’il vaut mieux une guerre que la taxation des spéculateurs. Pourtant c’est parfois ce que je crois déceler.


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