Commentaire de Emile Red
sur La Colombie, au-delà des clichés


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Emile Red Emile Red 24 janvier 2008 11:46

Je ne nie pas que Bolivar ait cherché un appui de l’église, n’a-t’il pas une éducation jésuitique, mais ce n’était qu’à but pacificateur, quant à Santander vous dites bien qu’il était "violemment anti-clérical", ce qui reste à démontrer et je dois dire qu’il a soutenu partiellement les approches vers l’église.

D’autre part si le nombre d’indigènes était faible en Colombie, ce qui semble vrai, le nombre de métis excessivement fort perpétuait la culture locale, voir encore aujourd’hui les coutumes séculaires conservées, et n’oublions pas qu’un transit incessant de populations et d’armées à fixé dans toute la Grande Colombie des habitudes extra frontalières, la coca est présente dans toute la région nord Andine historiquement.

Si je consède l’excès du mot "fascisme", n’oublions pas que la plupart des dictatures Sud-Am sont issues à la fois d’un ultra-conservatisme local, d’une forte immigration nazie, d’une église rétrograde et d’un romantisme mussolinien (avoué par certains), vous ne pouvez le nier, le laboratoire Paraguayen de Morinigo n’est pas si loin, il est vrai que la Colombie n’a apparement pas participé à l’opération Condor des années 70. Bref Uribe que vous qualifiez de libéral l’héritier de Turbay Ayala, connu pour son "amour" des droits de l’homme, et il agit dans la même veine du concept de la Securidad Nacional. Bref, je retire le mot "fasciste" mais maintiens que les gouvernements successifs du parti libéral sont d’émanence extrème- droitière.

Vous dites aussi que les massacres du PCC n’avaient pas poussé les FARC à l’abandon de la voie militaire, n’est-ce pas compréhensible alors que les FARC sont la branche armée du PCC dont l’origine est justement une suite de massacre au long des années 60, 70 et 80, jusqu’à l’apparition du M19 ?

Les Farc ont la légitimité du desespoir d’avoir toujours été écartés violemment et traitreusement du processus démocratique.

Oui Uribe est membre du parti libéral, mais comme vous ne convenez pas que le mot "fascisme" peut être appliqué à ce parti, acceptez qu’il n’a, en rien, à voir avec le sens qu’un parti libéral peut avoir ici en Europe, que la mouvance libérale Colombienne doit se comprendre comme dure et policière, tout les accents de la droite extrème sauce Am-Sud.

Quant à savoir s’il a été élu avec 60% des voix, je vous répondrai que le vote ne représente pas toujours les sensibilités des votants (ex : Chirac 82%), surtout dans un pays excessivement cadenassé politiquement et médiatiquement, où l’oposition est réduite à la portion congrue. Son populisme est attachant pour le Colombien de la rue qui en a assez des luttes incessantes, cependant on ne peut omettre la grande part d’ombre du Monsieur, ami d’Escobar, lié aux paramilitaires, dont les enrolement de force, les incarcérations arbitraires, les chantages, les délations sont les armes douteuses, et n’allez pas croire une vision de mon esprit, il a été dénoncé à de multiples reprises par des associations au dessus de tout soupçon.

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Turbay Ayala a écrit une assez bonne biographie de Bolivar...

 


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