Commentaire de Emile Mourey
sur Ma réponse au « Christ philosophe »


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 2008 09:40

 Forest Ent écrit qu’il n’y a pas dans mon article d’argument déterminant… peut-être (bien que j’ai déjà publié d’autres articles dans ce sens qu’il serait bon de relire). Si j’ai écrit dix livres avant de pondre cet article, c’est bien parce que ces histoires ne sont pas simples et que je ne peux crédibiliser mes interprétations que dans un tout. Le problème, il n’est pas là. Il est dans le fait qu’après les questions que je soulève, mon présent article va être classé dans les archives d’Agoravox, qu’aucun journaliste ou autre n’aura l’idée de faire en sorte que le débat puisse se poursuivre et qu’il sera oublié. Comme dit le philosophe, nous ne pensons pas seul. Je suis dans le prolongement d’une interprétation dans laquelle d’autres que moi m’ont précédé. Et en effet, il est significatif que Frédéric Lenoir n’évoque dans son ouvrage, ni Dupont-Sommer ni Tresmontant, les grands oubliés du débat. Leurs interprétations dérangeaient les exégètes de leur époque, de quelque bord qu’ils soient, de même que mon interprétation dérange tous ceux qui écrivent aujourd’hui sur le sujet.

Nos contemporains veulent aujourd’hui des réponses simples, voire simplistes, à des questions complexes. Cela leur permet de se défouler dans des joutes verbales souvent passionnées, parfois violentes. Cela mène à une impasse. Comme l’a écrit Comte-Sponville, nous sommes notre histoire. Il nous faut l’accepter mais  il est de notre ardente obligation d’essayer de mieux la comprendre.


Voir ce commentaire dans son contexte