Commentaire de Emile Mourey
sur Ma réponse au « Christ philosophe »


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Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 2008 18:44

à Zen

J’ai beaucoup de sympathie pour Tresmontant car, moi aussi, je me lamente ; moi aussi, je me plains d’être incompris. La différence que j’ai avec lui est que je ne me suis pas risqué à demander l’imprimatur.

Citation : Son Christ Hébreu marque la rupture avec le monde académique. Refusé par le Seuil, l’ouvrage dans lequel il tente d’acclimater la metanoïa de John AT Robinson, finit par être accepté chez FX Guibert. Après une rétroversion des 4 évangiles, il en compare les différences et les ressemblances et plaide pour un original hébreu.

En dépit des indéniables qualité de traducteur de Tresmontant, la rétroversion ne prouve justement que les qualités du traducteur. L’ouvrage reste intéressant comme jardin de racines grecques et de racines hébraïques. Certains ont tendance à critiquer ce livre parce qu’il contiendrait de trop nombreuses lamentations où l’auteur se plaint d’être incompris et parce qu’il contiendrait quelques lacunes dans la comparaison entre les divers récits des évangiles.

Cet ouvrage fut préfacé par Mgr Jean-Charles Thomas, alors évêque de Corse. Il lui accorda l’imprimatur, ce qui créa une sorte de scandale et la Conférence Episcopale Française modifia les règles d’attribution de l’imprimatur.


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