Commentaire de Roland Verhille
sur Lamentation sur une Union moribonde


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Roland Verhille Roland Verhille 12 septembre 2008 14:30

Forest Ent me semble, au moins dans ce texte, doté d’un esprit napoléonien plutôt qu’humaniste.

D’abord, c’est quoi, la « dimension sociale » invoquée ?

Ensuite, et sans revenir sur ce sujet, son interprétation de la crise économique n’est pas une vérité évidente.

Ensuite et surtout, encore, les chiffres non truqués et correctement lus ne montrent pas une modification de la relation travail/capital en France défavorable aux travailleurs. Ces chiffres montrent que cette évolution défavorable est causée par le troisième larron de plus en plus gourmand dans la répartition des fruits du travail : l’état avec ses prélèvements obligatoires. Forest Ent est victime de leurres.

Ensuite encore, une « dimension sociale », ce serait la protection des égoïsmes d’un groupe humain (national ou européen) à l’égard des autres (pays en voie de développement) ne faisant pas partie du groupe, ou considérés comme des intrus (pays de l’Est), et le contraire à l’intérieur du groupe composé de travailleurs et d’autres ? La « dimension sociale », ce serait une association de riches entre eux ?

Ensuite encore, il n’a jamais été prouvé que l’autarcie fût facteur de développement économique, c’est plutôt le contraire qui a été démontré.

Ensuite encore, Forest Ent mesure mal les bienfaits de nos libertés accrues par l’existence de la Communauté européenne ; les Français se trouvent une peu moins pris entre les griffes de leur état tentaculaire.

Au total, les analyses et réflexions de Forest Ent, qui méritent toujours considération, sont faussées par sa réticence à y intégrer les méfaits de notre étatisme outrancier, cause première de notre croissance économique déclinant jusqu’à presque rien, de notre pouvoir d’achat en régression, et de la ruine de l’état. Le travailleur polonais n’en est pas le coupable, ni le chinois !


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