Commentaire de Bois-Guisbert
sur Le RSA est-il xénophobe ?


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Bois-Guisbert 2 octobre 2008 16:34

« La France est délivrée après soixante ans de joug du parti radical et anticatholique (professeurs, avocats, juifs, francs-maçons). Le nouveau gouvernement invoque Dieu et rend la Grande-Chartreuse aux religieux. Espérance d’être délivré du suffrage universel et du parlementarisme. Toutefois, le spectacle de la collaboration avec l’Allemagne l’écœure bientôt.  »

C’était l’époque où Mauriac écrivait dans Le Figaro « Les paroles du maréchal Pétain, le soir du 25 juin, rendaient un son presque intemporel : ce n’était pas un homme qui nous parlait, mais du plus profond de notre histoire nous entendions monter l’appel de la grande nation humiliée. Ce vieillard était délégué vers nous par les morts de Verdun et par la foule innombrable de ceux qui, depuis des siècles, se transmettent ce même flambeau que viennent de laisser tomber nos mains débiles. Une voix brisée par la douleur et par les années nous apportait le reproche des héros dont le sacrifice, à cause de notre défaite, a été rendu inutile...  »

« Notez en fin de paragraphe que l’intolérance finit aussi par écoeurer...  »

Ca, c’est un pur procès d’intention smiley

«  En 1936, Cioran publie la Transfiguration de la Roumanie (Schimbarea la faţă a României) où il développe une pensée passablement xénophobe et antisémite : « Les Hongrois nous haïssent de loin tandis que les Juifs nous haïssent du cœur même de notre société » et « Le Juif n’est pas notre semblable, notre prochain, et, quelle que soit l’intimité entretenue avec lui, un gouffre nous sépare  ».

Je ne vois pas où vous voulez en venir… Cioran avait 25 ans en 1936 et il vivait en Roumanie, son pays d’origine. Il entretenait ses compatriotes d’une situation qu’ils pouvaient vérifier, ou contester, en fonction de leurs observations et sensibilité personnelles. Je suis donc à la fois beaucoup trop jeune et beaucoup trop étranger pour juger de la pertinence, ou non, de ses propos.

« Bien plus tard, Cioran biffe les passages les plus antisémites pour l’édition française  »

La parution en est annoncée pour ce mois-ci et, compte tenu du fait que Cioran est mort en 1995, je ne sais absolument pas ce qu’il en est. Mais quoi qu’il en soit, on censure tout le monde, de nos jours. A commencer par Voltaire.

Le libertaire à géométrie variable Pauvert réédite « Les Décombres », de Rebatet*, amputé de 125 pages, et ceux qui préfèrent les ouvrages en papier, plutôt qu’en ligne, ne retrouvent l’intégrale des pamphlets de Céline qu’en édtion pirate. Cela met Cioran en excellente compagnie...

• A voir absolument, la conclusion d’une citation de Georges Steiner, sur Wikipédia toujours – décidément -, mais d’après Pierre Assouline. Alors…,
 


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