Commentaire de SciFi
sur Crise suite : la vie régulée des anges


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SciFi SciFi 24 octobre 2008 16:02

@Péripate

Pour la Nouvelle-Zélande, je faisais allusion à la privatisation des banques et des chemins de fer, qui ont permis à l’Etat de récupérer du cash et de se désendetter.
Ce qui s’est passé, c’est que les banques se sont évidemment concentrées sur les centres urbains, délaissant les zones rurales. Quant aux chemins de fer, ils ont fermé les lignes les moins rentables et n’ont pas entretenu le réseau.
Le résultat au bout de quelques années : les petites villes éloignées des gros centres se sont désertifiées, faisant tomber le commerce et l’industrie locale. L’Etat a été obligé de reprendre à sa charge ces activités. Il a créé une banque nationale adossée aux bureaux de poste et a repris le réseau ferré, mais sa rénovation sera longue. Les zones qui avaient été délaissées se repeuplent petit à petit. Mais les petites industries locales (les scieries par exemple), ont disparues et leurs sites rasés. Nulle réglementation fautive dans ce cas, seulement des entreprises qui gèrent ce qu’elles ont acheté, prennent leurs profits et partent ailleurs.

Pour les ententes délictueuses, ce que je voulais dire, c’est qu’il y avait un préjudice pour le client, l’entente sur les prix n’étant pas nécessairement généralisé (exemple : Crédit Agricole / BP pour éviter les rachats de prêts, Lafarge/Knauf etc. sur les plaques de plâtre, etc. ). Le facteur concurrence s’en trouve réduit ou annulé et l’information n’est pas publique. Ce comportement n’est pas induit par une réglementation, et l’entreprise s’octroie une liberté qui réduit voire supprime celle du client.

La réglementation que vous pointez du doigt, est celle qui cherche à régenter a priori et complètement un système. Là, vous avez raison : outre un volumineux corpus de base censé prévoir tous les cas, on entre dans un système pervers de corrections successives jusqu’à l’asphyxie. Tout simplement parce que de telles règles ne peuvent prévoir les évolutions du système et seront toujours en décalage par rapport aux réalités. Se reposer sur ces règles, c’est constater trop tard qu’une situation anormale s’est développée.

Une bonne réglementation est basée sur des règles simples, la plupart du temps issues du bon sens (la liberté et sa limite naturelle, par exemple, y compris pour les clients).

Mais il faut aussi un système de contrôle, capable de s’adapter aux évolutions et de limiter les dérives, qui peut observer ce qui ce passe à tout instant et qui peut agir. En ce sens, les zones d’ombre doivent être proscrites, il ne doit pas y avoir d’échange avec des zones non contrôlées.



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