Commentaire de CastoR
sur Les pieds nickelés d'Al-Quaida


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CastoR 14 mai 2009 10:15

Ce choix de pict doit être mis en lien avec la personnalité de l’auteur, lui aussi  :

le choix d’un petit vieux démontre une certaine clairvoyance quant à l’image de soi.

Ce petit vieux se frotte les mains malgré une sale trogne, il faut donc en déduire une haute estime dans laquelle il tient son cerveau (comme quoi, on peut être clairvoyant dans un domaine et être parfaitement aveugle dans d’autres...).

Enfin, il se dégage de cette image le sentiment d’avoir en face de soi un vieux pervers, ce qui tend à confirmer l’analyse relative aux tendances bondage.

En revanche, je ne crois pas qu’il y ait eu un choix éclairé quant au choix de l’image d’un personnage du Muppet Show.
En effet, il me semble bien que, pour éviter la contamination, les téléviseurs avaient été interdits. Il y a fort à parier que l’auteur a simplement remarqué une ressemblance physique certaine.

Autre analyse, le choix du pseudo...

Selon l’aveu même de l’auteur, ce choix remonte à loin, très loin.

Ce prénom, orthographié de manière à donner un sentiment d’anticonformisme et d’originalité, reste malgré tout à connotation vieux-jeu.

Il double encore la sensation de perversité (voir l’analyse sur le bondage) tout en voulant, inconsciemment, rassurer quant à la pertinence des écrits (un petit vieux peut difficilement être taxé de menteur, il jouit d’une sorte de caution morale).

Bref, la construction du personnage est cohérente, du moins lorsque l’on a compris qu’il y a la façade (ce que veut montrer Morice) et le subconscient (ce qui est révélé par le choix).

Villach nous aurait écairé sur le leurre de la vieillesse, doublé de la métonymie de l’image repoussante (avec une pareille trogne, il parait peu crédible que ce mec se double d’un menteur, on doit quand même avoir quelques qualités), mais il est tombé dans l’abyme de Paris-Match et de VSD.


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