Commentaire de Ecométa
sur D'autres capitalismes


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Ecométa Ecométa 8 août 2009 11:32

Pourquoi d’ « autres capitalismes » : le capitalisme, mot en « isme », signifie littéralement, ou plus exactement, étymologiquement, « usage paroxysmique du capital » ; ce capitalisme par nature tombera toujours dans ses travers paroxysmique : ses abus ! Des travers et des abus que nous connaissons depuis son existence, non pas celle du capital qui est utile et nécessaire à l’économie, mais depuis l’existence du « dogme capitaliste » : de la « doctrine capitalisme » ; depuis la réduction dogmatique de l’économie au seul capital et qui plus est financier ! Contrairement à ce que pensent bien des gens, le « capitalisme financier » n’est pas nouveau, de même que la « mondialisation économique ».

Tout simplement lu dans
« Histoire du XIX è siècle  » de Serge Berstein et Pierre Milza ( © HATIER, Paris, Août 1996). Collection Initial chez Hatier, et plus précisément dans la préface du chapitre 14 intitulé « Transformation et difficultés du capitalisme ».

« A la faveur de la prospérité économique qui caractérise la période 1850-1873, le capitalisme étend son emprise sur l’économie mondiale et achève d’acquérir ses structures juridiques et financières modernes. Mais la grande dépression des années 1873-1895 lui impose des adaptations qui remettent en cause son caractère concurrentiel, tandis que la formation des trusts et des groupes marque l’avènement du « capitalisme financier ». Parallèlement, l’essor de la deuxième révolution industrielle favorise un reclassement entre anciens et nouveaux pays capitalistes. »

On croirait sans aucun doute lire à l’avance notre histoire présente ; une histoire, qui, visiblement se répète avec, bien sûr, exactement les mêmes erreurs : les mêmes stupidités économiques ! En fait tout se passe « comme si » (Méthodologie dite du « comme si » de l’école économique de Chicago) ; rêves d’affairistes libéraux libre-échangistes, « comme si » l’économie mondiale était une économie classique de production et de consommation. Bref, « comme si » l’économie mondiale était une économie internationale alors qu’il ne s’agit en réalité que d’un système d’échanges internationaux à partir de productions nationales. 

Un capitaliste américain, ou des capitaux américains, ou autres, qui s’investissent en Chine, participent d’une production exclusivement chinoise et non internationale : la consommation est internationale, l’échange est international, mais pas la production !  Il n’y a pas à proprement parler « d’économie mondiale » : l’économie mondiale n’est pas un système économique classique... c’est seulement un système, voire sous-système, complémentaire d’échanges internationaux pour les manques et les surplus nationaux qui ne manqueront pas de se produire dans les économies nationales !

Sans nul doute, l’économie détruit plus de richesses, ceci durablement d’ailleurs, non renouvelables ; bien plus qu’elle en crée ! Dire de l’économie que c’est un système de création de richesses relève d’une grande imposture intellectuelle ; l’économie est un système d satisfaction des besoins : système qui pour cela doit produire « à fin » de satisfaire ces besoins en tout genre, et le faire en fonction d’un entendement économique, réellement économique, et non particulier pseudoscientifique, scientiste en fait : économiste, productiviste, optimaliste, scientiste !

L’économie doit être repensée fondamentalement, en dehors de tout dogme : surtout celui capitaliste ! En dehors du dogme capitalise ne signifie pas en dehors d’un capital utile et nécessaire à l’économie comme simple moyen économique, ceci au même titre que le crédit ou la monnaie ! Le crédit, au même titre que l’épargne individuelle ou collective, participe du capital : nombre de capitalistes sont d’ailleurs très endettés et leur fortune, des plus virtuelles, disparaître aussi rapidement qu’elle s’est créé car basée sur du vent et non sur de la vraie production !

En lieu et place d’une approche scientifique dite de l’« individualiste méthodologique », ou aussi « atomiste »,  une approche scientifique plus complexe, « écosystémique » ou « métasystémique » de l’économie ; il n’ a pas d’économie possible sans société : une approche réellement sociétale de l’économie s’impose !


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