Commentaire de poetiste
sur Les maux de l'islam et les nôtres


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poetiste poetiste 3 janvier 2010 21:54

Qu’est-ce qu’une religion ?
 Qu’est-ce qu’une croyance et à quoi ça sert ?
L’instinct grégaire peut réunir des hommes en communauté ? Pour que cette communauté ait une cohésion et une pérennité, il faut lui créer une légende fondatrice, une croyance commune.
Cette légende sera apportée par un prophète dont on dira qu’il a reçu un message divin. A partir de là, on vouera un culte à ce dieu hypothétique qui aurait inspiré le prophète.
La croyance en une légende s’impose par pression sociale, par mimétisme et par la force, une fois récupérée par la politique.
Ceux qui pensent croire de leur plein gré ne sont en fait que les jouets d’une imagination collective qui n’a d’autre but que de se protéger d’autres communautés crées à partir d’autres légendes.
La légende fondatrice, si virtuelle soit-elle, va devenir très prégnante, coercitive. Une religion est née, elle édicte ses lois. Au sein de cette religion, des pouvoirs s’instaurent qui posent partout des interdits, des tabous, des sacralisations, garantissant ainsi leurs prérogatives.
Le croyant de base est marqué au fer, tatoué du signe de cette croyance, conditionné, programmé ; il n’a aucune échappatoire. Tout est prévu pour l’aliéner à cette croyance : condamnation à mort de l’apostat, du non respect de ce qui a été déclaré comme sacré.
Le libre arbitre est proscrit dans une telle communauté. Tout est agencé pour que l’idolâtrie soit de la communauté elle-même et que chacun définisse son identité à partir d’icelle et de rien d’autre.
Si cette religion tribale veut s’étendre, elle devra considérer qu’elle possède la vérité et que les autres, étrangers à ce mythe, sont des mécréants, des sous hommes. Elle ne permettra pas à ses femmes d’épouser ces « étrangers ». L’expansionnisme a de très grosses ficelles quand le peuple est soumis ; aucune remise en question n’est à craindre, le programme fonctionne et la méthode Coué est appliquée dans les écoles, toutes « religieuses », ça va de soi.
Les guerres de religions peuvent ainsi commencer car il y a d’autres légendes fondatrices de civilisations qu’il va falloir combattre. Les ennemis qui se convertiront seront traités avec égards, ainsi ils viendront renforcer les rangs.
Si au sein de la communauté religieuse tribale, des dissidents se manifestent, c’est prévu : on envoie quatre tueurs à gage pour les juger et les éliminer. Ainsi le peuple est-il légalement complice de la tyrannie sur fond de croyance.
Voilà donc une stratégie expansionniste facile à comprendre, nécessitant peu de moyens et pouvant engendrer une civilisation florissante, des conquêtes à travers le monde. Elle durera ce qu’elle durera car les idoles sont toujours renversées un jour ou l’autre.
Si Dieu a créé le monde, l’homme a créé la religion car il faut toujours qu’il réduise ce qu’il touche à sa perception restreinte.
Voilà donc une recette de religion pour ceux qui voudraient jouer les prophètes mais à leurs risques et périls. J’en ai une autre à proposer, elle est inscrite sur un livre qui ne contient qu’un mot sacré (la vie), facile aussi à comprendre mais extrêmement difficile à mettre en œuvre, car d’autres idolâtries attirent les hommes, celle du veau d’or par exemple qui fait fureur en ce moment.
Le croyant prie son dieu ; le trader prie son veau, les espérances sont diverses. Les deux idolâtries sont disjointes.
C’est que chez ces gens là, Monsieur, on ne s’aime pas, Monsieur ; on est à la préhistoire de la conscience à force de croire d’être dans le vrai. Il est dit que l’on ne peut aimer Dieu et l’argent, il faut choisir son maître. Qui est Dieu ?
En politique, s’il est parfait, il ne peut être car chacun sait la boue de la course au pouvoir. Il n’est pas non plus à la bourse, autre boue qui mène à la crise. Disons que tout le monde joue avec des idoles mais si Dieu est, il aura forcément le dernier mot.
A.C

 


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