Commentaire de sisyphe
sur La pauvreté en Afrique diminue plus vite que prévu


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sisyphe sisyphe 18 mars 2010 12:44

Face aux mensonges, à la désinformation, et aux références de je ne sais quel économiste véreux, rien de tel que les faits :

Le monde a franchi en 2009 le cap « historique » du milliard de personnes sous-alimentées en raison de la crise économique, a annoncé vendredi à Rome l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

"C’est avec un grand regret que je dois annoncer que nous avons plus de victimes de la faim aujourd’hui que jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité", a déclaré à la presse Jacques Diouf, directeur général de la FAO en présentant un rapport de la FAO.

"Un sixième de l’humanité est victime de sous-alimentation, comme jamais auparavant", écrit la FAO dans ce rapport préliminaire consacré à l’insécurité alimentaire.

"Un milliard et 20 millions de personnes souffrent de la faim comme conséquence d’un mélange dangereux entre la crise économique et les prix alimentaires élevés", a expliqué M. Diouf.

Il a déploré cette "combinaison dévastatrice pour les populations les plus vulnérables« qui a révélé »la fragilité du système alimentaire".

La FAO souligne dans son rapport que la situation actuelle "n’est pas le résultat de mauvaises récoltes au niveau mondial« mais est due à  »la crise économique mondiale qui a provoqué baisse des revenus et pertes d’emplois".

En 2009, "compte tenu essentiellement des chocs de la crise économique et des prix souvent élevés des denrées alimentaires sur le plan national, le nombre des victimes de la faim devrait augmenter globalement d’environ 11%", selon les projections de la FAO qui s’appuient sur une étude du Service de recherches économiques du département américain de l’Agriculture.

« Un monde affamé est un monde dangereux », a déclaré pour sa part Josette Sheeran, directrice du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), rappelant que la faim mène "aux émeutes, à l’immigration ou à la mort".

« Nourrir la population doit devenir la principale priorité », a-t-elle ajouté, dénonçant « le triste cap historique » que l’humanité a franchi.

Selon la FAO, la "quasi-totalité des personnes sous-alimentées vivent dans les pays en développement".

Elles seraient "642 millions en Asie-Pacifique, 265 millions en Afrique sub-saharienne, 53 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes, 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord et 15 millions dans les pays développés".

Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est passé de 825 millions pendant la période 1995-1997 à 873 millions pendant celle de 2004-2006, selon l’agence spécialisée des Nations unies. En 2008, il a atteint 915 millions.

« Nous avons besoin d’un nouvel ordre mondial alimentaire », a estimé M. Diouf, évoquant un sommet mondial sur l’alimentation que la FAO souhaite organiser en novembre prochain.

« Le problème de la sécurité alimentaire est un problème politique », a-t-il lancé, réclamant de "de plus importants investissements dans l’agriculture".

Au cours d’un sommet à Rome en juin 2008, les pays membres de la FAO avaient réaffirmé leur engagement à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici à 2015.

Vendredi, M. Diouf a reconnu que cet objectif n’était "plus réaliste".


Le nombre de personnes sous-alimentées augmente constamment, et la crise économique a accéléré le mouvement cette année. Selon le rapport, 1,02 milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde.



- Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a franchi pour la première fois depuis 1970 le seuil du milliard, une progression que la FAO attribue essentiellement à la crise économique mondiale. "Aucune nation n’est épargnée et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres - et les populations les plus démunies - qui en pâtissent le plus", déplore Jacques Diouf, directeur général de la FAO.


- La majeure partie des personnes sous-alimentées proviennent de la région Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l’Afrique subsaharienne (265 millions), de l’Amérique latine (53 millions) puis d’une région comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Dans les pays développés, 15 millions de personnes souffrent de la faim.


- Seize pays ont été identifiés par la FAO comme particulièrement vulnérables
sur le plan économique en raison de crises nationales et régionales. Il s’agit de la Somalie, de l’Afghanistan, de l’Ethiopie, de l’Irak, de l’Erythrée, du Soudan, d’Haïti, du Burundi, de la République démocratique du Congo, du Libéria, de l’Angola, de la Mongolie, de la Corée du Nord, de l’Ouganda, du Tadjikistan et de la Géorgie.


- Du fait de l’intégration des pays en développement aux marchés financiers et commerciaux internationaux depuis 20 ans, la crise frappe simultanément une grande partie de la planète, en particulier un nombre élevé de pays en développement. La récession actuelle s’ajoute à une crise alimentaire qui, dans la période 2006-2008, a fait monter les prix des denrées de base à des niveaux hors de portée pour des millions de pauvres. Fin 2008, les prix des denrées de base restaient supérieurs de 17% en termes réels à ceux de 2006.


- Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde a augmenté constamment
depuis 10 ans. Aucun progrès n’a été effectué pour atteindre les objectifs du Millénaire d’une baisse de moitié des personnes sous-alimentées entre 1990 et 2015, à environ 420 millions de personnes.


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