Commentaire de franco-chinois
sur Etre patriote aujourd'hui


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franco-chinois 26 juillet 2010 23:02

Bonsoir Guy,

Oui on s’ecarte du sujet, le patriotisme. Certes.

Or il n’empêche pas de constater que toutes les contradictions aux quels nous sommes soumis, notamment concernant le sens du mot « patriotisme », sont issus de la logique d’identité, bien imprégnée dans la langue indo-europenne et qui formate la pensée occidentale.

Mon metiers de chercheur en science dure, consite à trouver des universels - des invariants spatio-temporels. Or même dans ces phénomènes « simples » car non vivants - mécaniques au sens classique -, par exemple le cas de la turbulence, doit être pris en compte par une interaction « triadique » - car non linéaire -, à travers les interactions entres les différentes échelles spatio-temporelles. Et depuis que je m’interesse aux problemes de la société humaine, je m’apperçois de plus en plus, que la langue nous formate la pensée, que les logiques sous-jaccents dans chaque langue, nous guident dans les raisonnement afin de voir une réalité « unique et cohérente ».

Une langue, est un savoir, une connaissance et une description du monde - peinture et/ou analytique. Elle comprend tout, science dure, molle, théologie, ...

Le probleme de Belgique, se retrouve à une autre echelle dans la Chine, ou encore dans le monde globalisé. Universalisme ? Multiculturalisme ? Diversité ? Mixité ? Transculturalisme ? Si nous ne basons plus notre raisonnement - la construction des rationalités - sur les logiques, sur quoi nos langues vont elles pouvoir continuer à former des raisonnements et donner sens ? Si nous ne faisons plus d’analogie, en combinaison des écoles naturaliste, tôtemiste et aniministe, comment pourrons nous mieux nous comprendre par nous même ?

Les problemes d’un pays ne peut se resoudre par simple « patriotisme » ou « nationalisme », ou par la logique d’identité. L’histoire des deux geurres mondiales nous l’ont enseigné. Il y a des circonstances bien differentes (ou le tiers, ou le relationel) selon l’evolution de l’histoire, les logiques, l’etat de l’economie, l’etat geographique, les tensions ou les relations amicales avec son voisinage immédiat ou lointain, les échelles démographiques, ....

Puisque vous n’aimez pas le mot Trinité, j’empoie alors le mot trilectique.

Je pense à la logique du tiers-inclus car elle est omniprésente dans la trilectique - Yin/Yang/Qi -, dans la langue chinoise. Il y a des mots privilegiers ou mis en valeurs pour expliquer cet element tiers, le relationnel. Ces mots là ne trouvent pas d’equivalent dans la langue indo-europenne. Inversement, des mots pour décrire l’identité, sont très riches dans la langue indo-europenne, et sont difficiles de trouver leurs equivalents dans la langue chinoise. Je rappelle que le mot Nous, en chinois, se traduit littéralement par le « Je au pluriels ».

Ni F. Jullien, ni JF. Billter, ni aucun « sinologue » digne de ce nom, n’ont bien capté cette logique du tiers-inclus car ils ne sont pas, hélas, géomètres - au sens du Platon.

Peut-etre que je me suis trompé de métier...

Amicalement.


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