Commentaire de Elisa
sur Le véritable enjeu politique de 2012


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Elisa 3 novembre 2010 11:02

Tout-à-fait d’accord avec votre analyse mais un peu moins sur votre conclusion. Renvoyer le choix à 2012 c’est entrer dans le jeu de la personnalisation pour ne pas dire poepolisation voulue par ceux que vous dénoncez.

Le mouvement social contre la loi sur les retraites et surtout l’appui majoritaire qu’il a trouvé dans l’opinion prouvent qu’il y a une distance très grande entre les fausses oppositions représentées à l’heure actuelle au Parlement et la réalité du peuple français.

Il est d’ailleurs manifeste que tous les « clivages » identitaires et racistes qu’ont tentés Sarkozy et ses sbires n’ont pas atteint leur cible : le peuple français ne s’est pas massivement rallié au parti de la peur et de l’exclusion des boucs émissaires successifs qu’ont leur a tendus.

Pour affronter le capitalisme et le néoconservatisme, il ne suffit pas de trouver le « bon candidat » pour 2012. Il faut au plus vite qu’un débouché politique donne espoir à ceux qui se sont battus récemment : la France est d’autant plus respectée et admirée qu’elle demande l’« impossible ».

Après les retraites, c’est la sécurité sociale qui est dans le collimateur. C’est le mouvement social qui préparera le mieux l’avenir du pays à condition qu’il élabore des objectifs précis et des modalités d’action unitaires .

Pourquoi, alors que tous les manifestants contre le projet sur les retraites en demandaient de fait le retrait, les responsables des confédérations syndicales n’ont-ils pu se mettre d’accord sur l’exigence de ce retrait ?

N’est-ce pas cette pusillanimité qui est en grande partie été responsable de l’actuelle démobilisation (j’espère provisoire).


Voir ce commentaire dans son contexte