Commentaire de easy
sur Féminisme en France


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easy easy 26 avril 2011 17:18


A ma connaissance, très limitée, les Nazis n’ont effectivement accordé aucune place de medium ou de direction aux femmes, à l’exception de Leni Riefenstahl

Il est vrai que c’est le manque de bras masculins provoqué par les guerres qui a envoyé les femmes dans la société civile, mais en dehors de ce grand tournant matériel, ça faisait des siècles qu’elles poussaient à la roue.

C’est bien.


Mais du coup, les femmes se retrouvent disons héritières d’une situation fondamentalement androcentriste.
C’est comme si les femmes s’étaient retrouvées aux manoeuvres sur un navire où les hommes avaient été décimés. Elles se seraient retrouvées aux commandes d’un navire conçu par et pour des hommes

Certainement qu’avec le temps, les femmes s’impliquant de plus en plus dans les fondamentaux du navire, notre Système deviendra vraiment androgyne et hermaphrodite mais pour l’instant il reste encore largement étranger à la nature de la femme. La situation actuelle oblige donc les femmes à avoir davantage une position de contestation qu’une position de responsabilisation. Ce bateau n’est pas le leur et elles ne cessent de le dénoncer en prenant l’incontournable et logique position de victime.

Cette victimisation de la femme agace forcément les hommes qui s’en défendent alors en évoquant parfois leur sang versé pendant ces fameuses guerres.

Mais attention, chaque camp, surtout celui des hommes, aurait alors tendance à abuser des morts. Les seuls à pouvoir répondre aux femmes que les hommes ont été les victimes absolues par leur sang versé sont ceux qui en sont morts de l’avoir versé. Pas les hommes en vie, pas ceux qui n’ont jamais offert leur vie à la Patrie.

Chaque camp, surtout celui des hommes, doit prendre garde de ne fonder sa victimitude que sur sa propre victimitude, pas sur celle d’autrui, même pas sur celle de son père ou grand-père, car ce serait faire parler des morts.

J’insiste sur ce point très symptomatique de l’Occidental. Il n’y a qu’ici, sans doute à la suite du brandissement de la crucifixion, que chacun trouve naturel et de bon aloi de discourir d’aise sur le sang versé par autrui. Se poser d’autorité en brandissant la robe ensanglantée d’un inconnu, parfois aux antipodes, soit pour lancer une croisade, soit pour faire cesser une guerre, c’est le méta crédo des Français.

La base de tout discours d’autorité, entre Français, consiste à avoir toujours dans la manche tout un panel de cadavres. Celui qui exposera le plus gros chiffre emportera la discussion. (d’où le Godwin)

Ca a bien entendu de bons côtés du point de vue archangiste mais au bilan il n’y a pas plus faux-cul que cette récupération que chacun fait des cadavres et misères des autres, dont ils ne connaissent en fait rien du tout.

Citer des célébrités, brandir leurs citations, brandir des photos choc venues d’on ne sait où, montrer des images d’êtres faméliques dont on ignore jusqu’à leur nom, c’est le dada de l’Occidental et je pense que c’est une très mauvaise habitude qui structure très mal notre Navire.

Pardon de dériver jusque sur le nucléaire mais concernant Fukushima c’est le même travers qui prévaut. Au lieu de dire uniquement « Oh la la, on ne veut surtout pas de ce genre de cata chez nous et cela parce que ça nous ferait chier » on ne cesse de discourir sur la souffrance des Japonais, allant même jusqu’à envisager leur exode massif vers la France.
Or nous avons un vrai problème à régler ici et c’est celui de nos centrales. 

Ce jeu de dupe permanent fait que pendant qu’on envoie des vivres au Biafra, on écrase tranquillement nos miséreux. Pendant qu’on joue les pleureuses sur les Japonais, on écrase tranquillement nos Gitans. 

Il serait temps de convenir que quiconque brandit quelque doléance non exactement personnelle, quiconque ne pleure pas en son nom propre, cherche à tromper son monde en singeant une empathie formatée. Ce n’est pas de l’empathie que de retourner vers les autres, pour les choquer, une photo qui nous a choqué, c’est du médiatisme.

Jamais les Français n’ont été aussi individualistes, jamais ils n’auront autant utilisé la souffrance des autres pour donner le change.


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