Commentaire de JL
sur Une politique fiscale aux antipodes de ce qu'il faudrait faire...


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Francis, agnotologue JL 2 mai 2011 10:41

Bonjour Albert Ricci,

j’approuve dans l’ensemble cet article.

Sur la fusion de l’IR qui serait retenu à la source j’ai deux réserves : d’une part, je ne vois pas comment il sera possible d’établir la progressivité, vu que certains disposent de plusieurs sources de revenu. Personne à ce jour n’a encore répondu clairement à cette question. Ceci dit, une flat tax serait déjà un progrès, vu que l’IR actuel est scandaleusement dégressif !

L’autre réserve est expliquée ci-après :

Les baisses d’impôts sont dans l’air du temps, c’est clair. Or ce sont les classes moyennes qui paient, donc ce seront les classes moyennes qui devraient en profiter.

Mais cela doit sérieusement défriser nos oligarques. La bonne solution pour que ce ne soit pas les travailleurs des classes moyennes qui en profitent c’est de préllever à la source !

Démonstration : quand l’IR sera prélevé à la source, il deviendra une charge pour les entreprises, au même titre qu’actuellement, simple jeu d’écriture ; mais justement, par ce tour de passe passe, toute baisse ultérieure de cette charge profitera au « résultat comptable » et non pas aux salaires. Et le résultat c’est quoi ? Les profits !

Exemple : un salarié qui perçoit 3500 euros de salaire et paie 500 euros mensuels d’IR ne percevra plus que 3000 euros nets, et l’entreprise paiera 500 euros de charges au titre de l’IR de ce monsieur. Dans l’hypothèse d’une baisse de 20% de l’IR, le système actuel laisse 100 euros de plus à notre exemple, mais dans le système de retenue à la source, l’entreprise paiera 100 euros de charges en moins ; et il est peu probable qu’elle augmente le salaire net de son collaborateur.

Le prélèvement à la source permettra donc de baisser les impôts sans que les salariés n’en voient la trace. A contrario, les actionnaires récupèreront doublement cette manne : la part qui revenait aux salaires plus la leur !




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