Commentaire de Roungalashinga
sur Et si on se posait... Le temps du croiquisme


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Rounga Roungalashinga 10 novembre 2011 15:46

Expérience à réaliser pour que le concept devienne (ou pas) une théorie :

Prennez un prêtre, un imam, un rabbin, un gourou, un astrologue, un défenseur des siences occultes et son meilleur disciple. Demandez à l’homme qui prétend détenir la vérité et de la diffuser avec justesse de définir “dieu” ou son pendant en une phrase. Assurez-vous que son disciple partage totalement le point de vue de son maître à penser. Séparez les protagonistes et demandez-leur de définir en une phrase un mot clé de la définition de dieu. Choissisez un nouveau mot clé dans cette phrase et demandez leur de le définir en une phrase... Trois quatre définitions plus tard, on s’aperceverait qu’il y a une nuance manifeste entre ce que pense le gourou et ce que pense son disciple. Nous pouvons donc supputer que la représentation de dieu ne peut être que personnelle, que si on appronfondi deux visions qui nous semblent similaires, elles finiront par se dissocier. On pourrait même envisager que deux personnes qui participent à la même manifestation pourrait se retrouver oppossées si l’on dévellopait la raison pour laquelle elles ont manifesté.


La représentation de Dieu ne peut être que personnelle, mais elle ne peut être qu’imparfaite. Le but de l’expérience mystique est justement d’anéantir en soi toute représentation de Dieu, de s’extirper de l’esprit tout ce qu’on peut apporter de personnel à propos de l’idée de Dieu. C’est pour cela que toute théologie, à partir d’un certain point, ne peut être que négative (théologie apophatique) : « Dieu n’est pas ceci, ce n’est pas cela non plus ». La vision qu’on peut avoir de Dieu, jamais complète mais proportionelle à la grâce qu’on peut recevoir, est un vide pur comme un diamant, mais un vide débordant de plénitude.
C’est pour ça que votre expérience ne peut marcher que si l’on prend des pratiquants qui en sont resté à un bas niveau d’expérience spirituelle, et qui accordent encore trop d’importance aux dogmes qui leur servent de béquilles.


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