Commentaire de Clouz0
sur Sociologie des bouchons Franciliens


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Clouz0 Clouz0 24 septembre 2012 18:08

Ah, le bouchon parisien !

Toujours à vouloir tirer la couverture à lui ce sacré parisien !
Que ça serait lui qui aurait le plus gros bouchon, que sa vie serait un enfer sur roues, que, bien des malheurs il subit ce pauvre parisien...

Mais permettez, et l’enfer de la campagne, en parle-t-on jamais ?
Tiens, rien que ce matin, sur la petite route que je prends pour quitter la maison et rejoindre l’ordinateur du bureau... Bouchon !
Un tracteur tout crotté avec sa remorque bien large qui tient les 3/4 de la route et qui roule à 15 à l’heure. Faut pas vouloir le suivre de trop près sinon ta voiture ressemble vite à une taupinière ambulante.
Chercher à doubler ? Bernique. La route est prévue pour se croiser à peine, en mettant 2 roues dans le bas côté et en frôlant le profond fossé, mais sûrement pas pour doubler un tracteur. 
Et des tracteurs à la campagne y en a, et peut-être plus que des taxis à Paris.
Résultat, ce matin, 1 minute et 12 secondes de plus que d’hab pour faire les 6 kilomètres quotidiens. Et j’en fais pas tout un article moi, Sandro !
Et les jours où Josianne Dutruc décide de sortir avec sa voiturette sans permis pour aller faire les commissions au Leclerc ?
D’accord elle est toute petite la voiturette à Josianne, mais Josianne, elle, elle tient tout le lit, une habitude chez elle, comme celle de laisser son cligno à gauche depuis l’embranchement de son chemin jusqu’à son point d’arrivée. Ben pareil, tu suis. En rêvant de plus en plus fort que tu vas la foutre au tas au prochain virage.
Bouchon !
Et je te parle pas de la camionette de gendarmerie qui roule à 90 sur la seule ligne droite où tu te tapes habituellement un 130 avec le mistral dans le dos.
Bouchon !
Ni du parisien en vacances dans un de ces innombrables gites ruraux ( à croire que t’es le dernier à pas faire gite ) qui a décidé de se remettre au vélo avec son fils de 3 ans et qui t’arrête du plus loin qu’il peut pour le laisser apprendre tranquillement « sans les roulettes ». 
Et évidemment le mouflet se plante (c’était couru d’avance) et il saigne d’un genou. Alors le père plante son vélo au beau milieu de la route et se précipite pour aller constater les dégâts. 
Et hop, Bouchon encore !
Ni des chasseurs qui ont décrété de faire la battue au sanglier et qui déboulent avec 25 camionnettes, des gilets fluos orange pour éviter de se tirer dessus (ce qui ne suffit généralement pas) et 12 chiens par chasseur qui courent partout sur la route.
Bouchon encore !
Alors, les bouchons parisiens, par rapport au quotidien des campagnes.... 
De la rigolade !

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