Commentaire de easy
sur Racisme : une plaie purulente ! La réponse...


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easy easy 25 octobre 2012 18:12

Autrefois, le Français se croyait supérieur tant en termes de capacités qu’en termes d’éthique, parfois même se croyait-il supérieur selon le jugement de Dieu.

Depuis un siècle, cette sorte de racisme est invalidée par les preuves que les autres peuvent penser et faire comme les Blancs. Même l’éthique des autres semble parfois sinon souvent meilleure. Même le jugement de Dieu ne semble plus favorable aux Français blancs.
Il n’y a en tous cas pplus aucun doute, dans l’esprit des Français blancs, sur les capacités des uns et des autres : elles sont équivalentes. 


L’ancien racisme est mort.


Mais, s’y est substitué une autre forme de rejet beaucoup plus politique, idéologique versant dans « Ils ont les mêmes capacités que nous mais ils ont un objectif, des valeurs, des considérations, des priorités, qui sont différentes et incompatibles »

Ce rejet anime tous les camps. Dans chaque région du monde il y a des gens qui rejettent l’autre non plus pour ses capacités puisqu’on les sait égales ou équivalentes, mais pour sa volition, sa vocation et sa vision différentes. 


On n’a pas trouvé de nom pour cette sorte de rejet qui n’est pas inédit dans l’Histoire mais qui est devenu ces temps-ci très central des mécanismes de rejet.

Comme ce rejet se fonde par ailleurs sur un concept consistant à dire qu’un peuple et une nation n’existent que dans la mesure où les gens sont animés d’un même objectif de groupe, que dans la mesure où ils croient en un même totem (et mêmes tabous) on pourrait le nommer xénophobie. 
A la difficulté près qu’en raison des immigrations (nombreuses dans tous les pays) ce n’est pas vraiment l’étranger qu’on rejette, c’est surtout l’immigré, le naturalisé, qui refuse le totem national qui est rejeté. Alors comment mieux nommer ce rejet puisque xénpophobie ne convient pas bien ?

Le mot le plus juste serait valeurisme ou totémisme. « Nos valeurs, notre totem (et notre tabou) sont meilleurs que ceux des autres ». Car c’est vraiment cela que les Français pensent, c’est cela que les Saoudiens pensent, c’est cela que les Thaïlandais pensent, c’est cela que les Autraliens pensent.

Mais va savoir pourquoi, valeurisme n’est pas retenu, et totémisme non plus. (peut-être parce que chaque nation à un peu de mal à définir très précisément ses valeurs ou son totem)

Faute d’autre mot, en considérant que l’immigré, le naturalisé qui refuse le totem national et souvent d’une autre couleur, on récupère et on ressert le mot racisme, pourtant inadéquat. 

Tant qu’on n’aura pas trouvé le mot juste pour désigner ce rejet (qui existe dans tous les pays à masses d’immigrés) qui ne porte que sur le refus du totem national, on devra se contenter du mot racisme et on sera dans la confusion la plus totale. 

Tout le monde aboie sans savoir exactement à quel propos



Prenons donc, en tous cas provisoirement, ici, le mot totémisme.
D’une part, les Français blancs, de vieux jus soli, ont-ils tous le même totem (ou bouquet de totems) ?
Avant 1950, ça n’était pas évident du tout. Ils n’étaient à peu près d’accord que pour dire « Sales Boches » Mais à part ça et la baguette de pain, ils n’étaient pas d’accord sur grand chose.
Or, depuis que des immigrés faisant souche ici prétendent importer une religion exotique (autrefois rivale) voilà les Français qui se disent de fondamentaux chrétiens. Ils ont chié sur les curés pendant un siècle mais les voilà soudain à se réclamer du bénitier. Soit. Ils en ont le droit et ce n’est pas plus mal.
Mettons donc que les Français de vieille souche aient comme totem commun leur constitution, leur manière de voter, leur manière de se marier et leurs mille avatars chrétiens. Mettons qu’ils aient aussi de commun, faut le dire vite, le droit à la pilule, à l’avortement, au Pacs, ...


Si c’est à peu près ça le totem des Français de vieille souche, est-ce que les totems que les Français de souche récente veulent implanter sont compatibles ?

Il y avait comme une sorte de « Pourquoi pas » qui a prévalu entre 1950 et 1970. Il n’y avait pas d’interdictions contre les totems d’immigration. Mais depuis 1970, il semble que des incompatibilités soient apparues. Une partie des totems importés ne conviennent pas aux Français de vieilles racines. D’où l’actuel totémisme.


Est-ce négociable ? Je pense que tout est négociable mais il faut que chacun convienne de la nécessité de négocier, donc de modifier ses prérogatives. Chacun doit mettre de l’eau dans son vin et en toute logique de jus soli, les nouveaux entrants doivent consentir à mettre plus d’eau dans leur vin que les natifs. A moins que ces entrants soient en position de force comme l’ont été les colons américains face aux Amérindiens.

 


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