Commentaire de velosolex
sur Doit-on donner plus d'allocations familiales aux riches qu'aux pauvres ?....


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velosolex velosolex 25 février 2013 13:52

Décidément, on n’a pas fini de rigoler avec cette formule !

Moi, je la trouve formidable dans ce qu’elle révèle, quand elle intervient dans un débat sur l’égalité, la fraternité, enfin, toutes ces valeurs qu’on connait.
Vraiment, on en viendrait à trouver qu’ils ont de la veine, ces parents, dont les enfants lâchent l’école à 14 ans : « ouf ! Plus de problèmes, plus de fric à verser à la cantine ! »

Qu’une chose à vous dire : Pouvoir aider ses enfants à faire des études, ce n’est pas une charge, mais une chance. Ce que cette fameuse phrase révèle, c’est bien sûr la différence de fortune des parents, et ça, en s’en doutait.

Que les plus riches bénéficient davantage de l’état social que les pauvres, ça aussi en France c’est une réalité : Il suffit d’aller faire un petit tour aux states, et même maintenant en Angleterre pour s’apercevoir que les frais d’inscription à l’université, c’est peanuts, à coté de ceux exigés là bas. Le cout d’un étudiant en médecine, c’est supérieur si je ne m’abuse, à plus de 30000 euros par an, totalement pris en charge par la collectivité.
Il y aurait à dire sur ce système qui dans sa perversion, ne recrute que des enfants adoubés souvent de tuteurs, qu’il faut payer....Ce mélange d’intérêts publics et privés, fait que certaines professions ne sont absolument plus représentatives de la diversité du pays, niches à bourgeois évidentes.
 Que l’on ne s’étonne plus que les gamins soient démoralisés souvent, dés le premier échec, et ne croient plus en leur avenir, bordélisant ainsi l’école, par conséquences indirectes.

Tiens, on pourrait parler aussi des allocations logement versées uniformément à n’importe quel étudiant, qu’il soit le fils d’un smicard, ou la petite fille de Bettancourt ( je change de milliardaire pour pas fâcher)...voilà bien une trahison de l’état social.

Enfants de riches, ou enfants de pauvres, voilà bien des différences qu’il faudrait gommer, non pas en s’en prenant aux enfants, mais bien aux écarts de fortunes, qu’il faudrait compenser, et non l’inverse.


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