Commentaire de Morpheus
sur Amis, ne vous trompez pas de constituante


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Morpheus Morpheus 17 avril 2013 17:15

C’est peut-être cette foutue notion de « propriété » qui empoisonne le raisonnement. A qui appartient le processus ? A qui appartient la nation ? A qui appartient la décision ? ...

Si nous voulons une vrai démocratie, cette notion de propriété doit nécessairement disparaître, parce que la réponse à ces multiples questions qui concerne l’intérêt général est « au peuple », c’est-à-dire à tous - donc à personne en particulier (ni à des individus, ni à des groupes d’individus).

C’est une notion que nous avons parfois du mal à concevoir, parce que tout dans nos vies et nos parcours nous a mené à ne concevoir nos rapports que selon un intérêt privé, personnel, individuel et, hélas, conflictuel.

La vrai démocratie est une autre culture, une autre façon de penser et de concevoir les rapports humains, les rapports au pouvoir (« pouvoir » dans tous les sens du terme, en particulier « capacité d’agir »), la façon de « gouverner », etc.

Changer de culture, c’est changer de croyances (c’est-à-dire d’opinions, puisque l’étymologie de « opinion » = croyance). Pour cela il faut commencer par VOULOIR une autre culture, et accepter de RENONCER aux vieilles croyances (au moins dans le but de les réévaluer).

Tâche noble pour nous adapter et évoluer, rendue indispensable par l’ensemble des signes qui montrent que la société actuelle et sa culture a atteint ses limites : la culture est face à ses propres contradictions et ses échecs > elle DOIT changer pour s’adapter. Noble, donc, mais oh combien épineuse. Les cellules de la chenille en train de muter en papillon sont en tension, et certaines se révoltent, refusent le changement de code génétique, s’accroche a son vieux code, tandis que d’autres acceptent la mutation et deviennent cellules de papillon. On appelle cela une crise...

Cordialement,
Morpheus


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