Commentaire de zeugma
sur « Ode à Priape », ou la Bourgogne libertine


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zeugma zeugma 16 mai 2013 09:49

Rhaa lovely, Dionysos pas mort !

Allez aussi voir du côté des poètes(ses) grec(que)s, Anacréon, Alcée, Philétas de Cos, Théocrite et d’autres, plus... la sublime Sapho, dont je livre ce texte à votre souriante concupiscence :

A la bien-aimée

Il me semble l’égal des dieux 
Celui qui de ta voix s’enivre, 
Qui lit son bonheur dans tes yeux, 
Et qui près de toi se sent vivre !

Ce doux souris, quand je te vois, 
Me trouble !... Interdite, oppressée, 
Sur ma lèvre expire ma voix, 
Et ma langue reste glacée !...

Je brûle !... Des feux inconnus 
En moi courent de veine en veine... 
Je n’entends rien... je ne vois plus... 
Je suis tremblante et sans haleine...

J’éprouve une froide sueur... 
Plus pâle que l’herbe flétrie, 
Je ne sens plus battre mon cœur ; 
Je n’ai plus qu’un souffle de vie !

  (Sappho, Melpomène, Ode II).

Et oui, l’ « avant judéo-christianisme » est bien plaisant, pas de fascination-répulsion de la Faute (OK, c’est un autre débat, je provoque un peu)

PS Bise à Gordon, mon ami !


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