Commentaire de Dany romantique
sur La guerre, la paix et la révolution en Ukraine et en Russie


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Dany romantique 3 mars 2014 11:14

Avec la diabolisation de Poutine la presse française nous refait le coup de l’unanimisme anti-Dieudonné. A part peut-être « l’Huma » historiquement PAS UNE SEULE REDACTION, PAS UNE SEULE VOIX pour dénoncer les gesticulations européennes téléguidées de Washington. Tous les commentateurs s’accordent sur l’anti-russie (ex anti-soviétisme vintage).Une frénésie incroyable.

PERSONNE pour dénoncer les visées de l’OTAN en sous main dont l’obsession de gendarme du monde en devient une caricature. Ces derniers n’hésitent devant rien : ils attisent les guerres de religions arabo-musulmanes en s’appuyant sur les fondamentalistes salafistes contre les chiites en Syrie, en Libye, en Irak, afin de dégager le seul Etat représentant une République islamique au monde (l’Iran) qui résiste à Israël sachant que dans cette affaire les occidentaux risquent d’être débordés par Alqaïda portant l’ennemi absolu. C’est le scénario 30 ans après de l’aide américaine aux talibans d’Afghanistan contre Moscou avant d’en faire les frais aujourd’hui.
Systématiquement l’OTAN cherche à gagner de l’influence en Europe, à n’importe quel prix. Au prix d’une guerre de 10 ans en ex Yougoslavie pour implanter des missiles braqués depuis le Kosovo. Même en bombardant la ville et les civiles de Belgrade avec bénédiction BHL et Kouchner. C’était presque la même extrémité de visée avec la Géorgie si Poutine ne s’était imposé. C’était déjà un soutien inconditionnel pour les fondamentalistes islamistes de Tchéchenie, république de la Russe issue de 1990.
Poutine se fiche pas mal d’un pouvoir pro-union européenne à Kiev, c’était déjà le cas avec la révolution orange. Ce qu’il n’acceptera JAMAIS c’est le cheval de Troie que représente l’OTAN derrière une nouvelle Ukraine.
Si le gouvernement fantoche veut exister à Kiev ce dernier devra inclure et garantir son indépendance vis à vis de l’OTAN.
C’est la condition absolue de la survie des nouvelles autorités pro-occidentales de Kiev, nonobstant les réactions des populations russophones de Crimée et de l’est de l’Ukraine, qui vont avoir leurs mots à dire au nouveau nationalisme exacerbée par l’occident.   


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