Commentaire de astus
sur Pour vivre librement sa mort


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astus astus 30 octobre 2014 18:38
A Katherine :

Dans cet article vous pourriez constater en le lisant vraiment qu’il y est seulement question de faire le choix personnel et libre, mais nullement imposé à quiconque, d’accepter l’échéance inévitable de la mort tout en refusant la déchéance évitable des moments ultimes grâce aux directives anticipées de fin de vie ce qui n’a vraiment rien d’une position totalitaire. Je ne sais pas en outre si vous avez parmi vos proches des personnes âgées ou si vous-même approchez de cette situation mais dans le rapport déjà cité, que je vous conseille à vous aussi de lire pour être mieux informée il est notamment écrit ceci :

"(...) plus de 13 000 personnes âgées (≥75 ans) décèdent aux urgences chaque année.Plus de 60% de ces patients sont hospitalisés pour une pathologie dont l’évolution prévisible et les symptômes nécessitent des soins palliatifs. Près de la moitié de ces personnes décèdent au cours de la nuit qui suit leur entrée aux urgences.(...) plus d’un tiers de ces patients en fin de vie subissent des traitements intensifs inappropriés (...) L’absence d’accompagnement des mourants aux urgences aboutira alors souvent à la situation paradoxale et tragique d’une mort sur un brancard dans une salle ou un couloir, dans une situation de stress intense pour les proches, ou dans la solitude et l’indifférence générale. (…) Plus la situation sociale est celle d’une grande vulnérabilité, moins le choix de sa fin de vie, voire de sa mort, est possible. (...) 80% des médecins n’ont reçu aucune formation à la prise en charge de la douleur"

Ainsi comme les talibans qui veulent le bien d’autrui en leur faisant du mal vous souhaitez que cette situation indigne perdure tout en croyant que ce sont les autres qui sont des montres ou des fanatiques. Étonnant non ? 

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