Commentaire de astus
sur Pour vivre librement sa mort


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astus astus 30 octobre 2014 23:03

« Plus de 60% de ces patients sont hospitalisés pour une pathologie dont l’évolution prévisible et les symptômes nécessitent des soins palliatifs. Près de la moitié de ces personnes décèdent au cours de la nuit qui suit leur entrée aux urgences.« 
il faut les tuer avant ?


-----------------> non bien sûr, il serait préférable qu’il y ait une plus étroite continuité entre les soins classiques et les soins palliatifs pour que ces personnes âgées puissent bénéficier d’ une sédation adaptée à leur cas, et que les familles soient associées à ces démarches.

 »L’absence d’accompagnement des mourants aux urgences aboutira alors souvent à la situation paradoxale et tragique d’une mort sur un brancard dans une salle ou un couloir« 
 
-----------------> c’est en effet un manque de place et de personnel, mais aussi une formation insuffisante des soignants pour s’occuper en priorité des personnes les plus vulnérables qui n’ont plus la possibilité de le faire savoir ce qui est à souvent l’origine de la maltraitance ainsi que je l’explique dans cet article.
 
 »Plus la situation sociale est celle d’une grande vulnérabilité, moins le choix de sa fin de vie, voire de sa mort, est possible« 

------------------> ces personnes en situation de grande fragilité cumulent malheureusement pour elles tous les handicaps et c’est principalement  pour cela qu’il faut revoir certaines orientations hospitalières.

 »80% des médecins n’ont reçu aucune formation à la prise en charge de la douleur« 

-----------------> c’est hélas la situation actuelle que certains ici semblent vouloir pérenniser. Mais mieux former les médecins n’est en rien les former à »tuer" : il n’y a que la maladie qui tue, avec ou sans soins. La médecine ne maîtrise ni la vie ni la mort. De plus ce mot laisse entendre qu’il n’y a aucune différence entre quelqu’un qui en assassine une autre d’un coup de fusil, et un praticien qui pour apaiser la douleur d’une personne en fin de vie donne avec l’accord de cette personne et celui de sa famille une sédation facilitant une mort apaisée qui serait intervenue de toute façon à plus ou moins brève échéance. Il me semble clair que les intentions qui sous-tendent ces actions sont fondamentalement différentes, et à dire vrai incomparables.Il faut arrêter de tout confusionner car cela n’aide pas à avoir un débat serein sur ces questions. 
 

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