Commentaire de machiavel1983
sur Aristote juif ? L'argent et le commerce chez Aristote, par Keroas


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maQiavel machiavel1983 18 janvier 2015 20:06

 La question de la chute du baril du pétrole est vraiment intéressante du point de vue de la stratégique géopolitique, c’est kiffant à étudier.

 

Par delà le « story-telling » des médias occidentaux à la botte du soft power américain, qui veut que la baisse des prix du pétrole serait simplement liée à d’un côté, une demande anémiée et de l’autre une offre pléthorique (il est vrai d’ ailleurs que le prix du baril devait baisser … mais pas à ce niveau), il y’ a des questions qui dépassent la simple spontanéité de la dynamique économique.

La crise du pétrole que nous connaissons découle d’une tactique politique s’inscrivant dans une stratégie globale d’encerclement et de guerre économique. La guerre économique qui est menée par les USA et ses vasseaux contre la Russie se déroule sur trois plans : sanctions économiques, attaque spéculative contre le rouble, et baisse du prix du baril.

Mon analyse de question la baisse du prix du baril : c’est un billard à trois bande avec pour acteurs principaux les Etats unis, la Russie et l’Arabie Saoudite et dans lequel chacun de ces acteurs a ses intérêts propres, ses objectifs et essaie de duper les autres. De la bonne politique à l’ancienne, un jeu imprédictible qui nous ramène à cette phrase de Carl Von Clausewitz « « En guerre tout est incertain ».

 

L’hypothèse de l’alliance Washington-Riyad : la production de gaz de schiiste par les États-Unis, même dans le cas ou il ne s’agirait en grande partie d’une bulle, a aussi une réalité physique, elle a augmenté sensiblement ces dernières années. Concomitamment à cela, l’Arabie Saoudite, qui peut continuer à pratiquer des prix bas tout en étant rentable (car ses coûts de production sont très bas), a décidé de maintenir son niveau de production dans ce contexte de baisse des prix.

L’objectif des planificateurs : laisser filer les prix et étouffer les économies Russe en premier échelon, vénézuélienne et iranienne en second échelon, le pétrole étant plus cher à extraire dans ces pays.

Le pari qui est fait, est qu’étant dépendant des recettes en devises que cette matière première lui procure, ces pays s’effondreront économiquement. Il est vrai que le Venezuela souffre et est au bord de la faillite , il y’ a aussi des effets collatéraux important de cette tactique dans des pays producteur de pétrole comme l’Algérie, l’Angola etc.

 Cependant, ce n’est pas tout à fait le cas pour la Russie, le gaz et le pétrole ne représentant que 12 % de son PIB. Paradoxalement, cette situation semble même convenir à la classe dirigeante Russe.


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