Commentaire de ClaiClau
sur AFP : le jour d'après


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

ClaiClau ClaiClau 5 mars 2015 19:44

Je n’ai pas la connaissance suffisante du secteur de l’audiovisuel pour apprécier les candidats à la présidence de France Télévisions. En revanche, je trouverais choquant que la présidente de France Médias Monde soit nommée à la tête de France Télévisions alors que pendant son mandat chez FMM deux reporters de RFI ont été violemment assassinés. Ce serait la preuve qu’aujourd’hui il n’y a pas de sanction lorsqu’on a des défaillances professionnelles dans le secteur public et à haut niveau (dans le privé, on est sanctionné pour beaucoup moins que cela…) au contraire… Cela prêterait également à soulever, dans ce contexte précis, la question du pourquoi et si c’est pour raison d’Etat en lien avec la tragédie de cet ignoble assassinat à Kidal le 2 novembre 2013 : même si ce n’est pas le cas, on le pensera... même tout bas. Si Marie-Christine Saragosse en tant que personne n’est pour rien dans ce drame en tant que responsable de FMM on peut lui poser légitimement des questions comme celle de savoir quelles ont été les consignes de sécurité supplémentaires que RFI a prises dès le 29 octobre 2013, jour de l’arrivée à Kidal de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon et jour de la libération des otages d’AREVA pour laquelle les dernières tractations ont eu lieu à Kidal le matin du 29 octobre 2013 ? Certes, la mission avait été validée par RFI alors qu’on savait déjà tous avant leur départ que le reportage était dangereux car en zone de guerre où l’Etat Français est impliqué. Mais ils ne sont pas morts à cause de balles perdues… Ils sont morts parce qu’ils étaient français et journalistes ! Dès le 29 octobre 2013, moi profane de l’information et de la politique, j’ai tout de suite pris conscience que Claude Verlon et Ghislaine Dupont étaient en grand danger car ils étaient devenus, dans ce nouveau contexte politique et de guerre contre le terrorisme, des otages potentiels « fraîchement » débarqués à Kidal… Depuis ce drame, Marie-Christine Saragosse a donné des directives et, désormais, avant de valider les ordres de mission des reporters pour des zones de conflit, les rédactions des trois entités du groupe France Médias Monde ont pour consigne de ne plus prendre aucun risque et de s’assurer systématiquement que les conditions et le contexte des reportages sont suffisamment sécurisés. Mais trop tard pour Claude Verlon et Ghislaine Dupont qui n’auront pas eu la chance ou plutôt toutes les conditions pour pouvoir revenir de ce reportage à Kidal…


Voir ce commentaire dans son contexte