Commentaire de Elliot
sur Paul Krugman : “Le vrai risque pour Berlin est que la Grèce prouve qu'il y a une vie hors de l'Euro”


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Elliot Elliot 29 mai 2015 00:08

Le problème n’est sans doute plus de convaincre les gouvernements que la mise en place de l’Euro fut une erreur, l’Allemagne en premier lieu doit se mordre les doigts d’avoir acheté la réunification en acceptant de saborder le DM et de participer à la création d’une monnaie commune qui recouvrait des situations économiques et sociales non seulement différentes mais avec parfois des niveaux de divergence qui transforment l’Euro en un fardeau insupportable pour des populations entières.

Le problème est qu’ils sont empétrés dans cette faillite et qu’ils sont obligés de recourir systématiquement au mensonge pour la nier et faire oublie l’erreur de conception de départ.

Maintenant comment fait-on pour sortir de l’impasse, quand on est dirigeant d’un de ces pays en proie à l’atonie économique et au désarroi social ?

Plutôt que de faire son aggiornamento et de tirer les conséquences d’une utopie en voie de déclassement, attitude qui réclame courage et sens de l’état et implique des sacrifices, on choisit la fuite en avant qui consiste d’abord à vouer les Grecs à l’abstinence punitive sachant ou spéculant sur le fait qu’ils ne se résoudront pas à quitter la zone Euro qui semble pourtant la seule issue pertinente possible.

Ils espèrent que la  montée de Podemos ( c’est déjà une victoire que d’arriver à talonner le PSOE et le parti populaire qui continuent de bénéficier de réflexes pavloviens bien ancrés dans les mentalités ) restera un avertissement sans frais et que, par le miracle de la multiplication des pains ( la BCE fait maintenant mais beaucoup trop tardivement marcher la planche à billets ), la confiance va subitement revenir.
C’est oublier les leçons de l’histoire ( souvenons-nous du destin des assignats dont la création a montré beaucoup d’analogies avec la situation que nous vivons actuellement ) car la création de monnaie prélude à sa destruction

.
Comme,pour des raisons dogmatiques, on ne peut plus recourir à l’inflation, cette destruction devra prendre d’autres formes ( un racket sur l’épargne ? ) qui toucheront les classes moyennes et populaires qui n’ont guère les moyens de la mettre bien au chaud à l’abri dans des paradis complaisants.

Ainsi donc les sacrifices que l’on dit vouloir leur éviter, ils les subiront en fin de compte, capital et intérêts.


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