Commentaire de DDZ57
sur Les Anglicismes rampants - Substantifs(1)


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DDZ57 26 avril 2016 17:36

@ricoxy « (…) vous pouvez être inquiété(e) pour (…) »
De la même manière sur votre site, que je viens de découvrir en lisant cette page (merci pour le travail effectué) : « Nous sommes le (…) et vous vous êtes (re)connecté(e) à cette page à (…), heure du serveur. »
« Les hommes et les femmes politiques »

->
« Le 21 mars 2002, l’Académie française publie une nouvelle déclaration pour rappeler sa position à ce sujet et, en particulier, le contresens linguistique sur lequel repose l’entreprise d’une féminisation systématique. Si, en effet, le français connaît deux genres, appelés masculin et féminin, il serait plus juste de les nommer genre marqué et genre non marqué. Seul le genre masculin, non marqué, peut représenter aussi bien les éléments masculins que féminins. En effet, le genre féminin ou marqué est privatif : un « groupe d’étudiantes » ne pourra contenir d’élèves de sexe masculin, tandis qu’un « groupe d’étudiants » pourra contenir des élèves des deux sexes, indifféremment. On se gardera également de dire les électeurs et les électrices, les informaticiennes et les informaticiens, expressions qui sont non seulement lourdes mais aussi redondantes, les informaticiennes étant comprises dans les informaticiens. De la même manière, l’usage du symbole « / » ou des parenthèses pour indiquer les formes masculine et féminine (Les électeurs/électrices du boulevard Voltaire sont appelé(e)s à voter dans le bureau 14) doit être proscrit dans la mesure où il contrevient à la règle traditionnelle de l’accord au pluriel. »

Source : « Féminisation (des noms de métier, de titres, etc.) »
Voir aussi : Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades et titres – déclaration du 21 mars 2002 et « La féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres – Mise au point de l’Académie française du 10 octobre 2014 » (avec le texte complet de la déclaration faite en séance, le 14 juin 1984) sur site de l’Académie française.

(…) Chaque fois que des hommes politiques ou des spécialistes du politiquement correct1 se croient obligés de dire les Parisiens et les Parisiennes, les chômeurs et les chômeuses, les infirmiers et les infirmières, les étudiants et les étudiantes, au lieu de les Parisiens, les chômeurs, les infirmiers ou les étudiants, termes qui incluent à la fois le masculin et le féminin, ils soulignent, sans le vouloir, entre les hommes et les femmes, une différence sournoise contre laquelle les féministes, à raison, ne cessent de s’insurger. Moi qui croyais que nous étions égaux, solidaires… Eh bien non ! Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Comme à l’église du temps de nos grands-parents.

Source : Julien Lepers – Les fautes de français ? Plus jamais ! Pages 256-259 et Les mauvaises manières ça suffit ! Pages 174 et 175.

1 Le fameux « politiquement correct », cette entreprise d’anesthésie générale de notre langage où, sous couvert de simplification, il est devenu inconvenant d’appeler un chat un chat…

Source : Jean-Loup Chiflet : 99 mots ou expressions à f… à la poubelle, page 58.


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